Nitram
Note moyenne
3,5
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65 critiques spectateurs

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Garvey
Garvey

16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2022
Un récit qui donne le vertige jusqu'au malaise. Les interprètes sont tous formidables. La mise en scène est très réussie, notamment par ses cadrages.
Palpitant et glaçant
Seb Rillette
Seb Rillette

10 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2022
La descente aux enfers d un jeune paumé, psychopathe, qui va tuer 35 personnes en Australie. De fabuleux acteurs pour un scénario sans concession, âpre. La musique, les sons ( aboiements, bourdonnements)sont omniprésents et renforce le sentiment d oppression. On sort de ce film lessivé tant la tension est palpable du début à la fin. Une réussite dans le genre dramatique.
Regine C.C
Regine C.C

46 abonnés 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2022
Biopic d'un tueur de masse australien. Portrait d'un ange exterminateur qui était né avec un pétard à la main. Enfant, il passe dans une émission sur les enfants brûlés à la suite d'un accident de pétard et annonce qu'il n'a pas l'intention d'en rester là. Je ne suis pas psychologue mais probablement qu'à ce stade, une action préventive aurait sans doute été possible. Puis on le retrouve jeune adulte, marginal, négligé, toujours des pétards à la main, face à des parents vieillissants complètement dépassés. Si la mère a décidé de se désintéresser du problème, le père lui témoigne encore une certaine empathie. De même qu'une ancienne actrice à qui il a offert ses services et qui lui redonne une certaine humanité par l'affection qu'elle lui témoigne. On comprend que l'issue finale ne sera pas tant dans sa vie constituée d'échecs successifs et de désirs inassouvis mais dans la mort accidentelle de son amie mais surtout celle de son père qui s'est suicidé et dont il rend responsable la société.
Le prix d'interprétation masculine reçu par l'acteur semble amplement mérité.
Joselito
Joselito

35 abonnés 132 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mai 2022
Décevant. Très bons interprètes, drame tiré d'un fait divers terrible mais le film ne tient que par le risque permanent que représente la personnalité schizoïde du personnage.
Peut-être aussi sur une série un peu facile
d'hypothèses sur les facteurs déclenchant les crises.
(Que personne ne soit attachant n'est pas le problème, "Bruno Reidal" l'a montré en constituant un grand film).
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2022
Ce film est captivant, dès le début on est aspiré par l'évolution mentale de cet homme qui est malade, très très bonne interprétation, on est avec lui dans son monde ça ne peut que mal finir ....
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2022
Pas facile de proposer un long-métrage sur une tuerie de masse comme celle qui a eu lieu en 1996 à Port Arthur en Tasmanie (Australie).
L'idée est ici de suivre l'auteur de ce massacre (Martin "Nitram" Bryant) dans les quelques mois qui ont précédé son geste fou, et de tenter de "comprendre" quel cheminement personnel avait bien pu l'amener à cette horreur.
Dès le début du film, on réalise que ce garçon est malsain et totalement toxique dans ses rapports avec les autres, il a d'ailleurs un traitement médicamenteux à vie permettant de le stabiliser.
Ce drame est donc ultra pesant, l'acteur Caleb Landry Jones est impressionnant de froideur et de nocivité dans le rôle de ce personnage complexe et tourmenté de l'intérieur.
La réalisation est également à la hauteur de cette tragédie, avec un style sec, tranchant, épuré, et pudique quant à la boucherie finale.
Fétide et assez dérangeant.
Site CINEMADOURG.free.fr
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mai 2022
Décidément je n'arriverai jamais à adhérer pleinement au cinéma de Kurzel que je trouve trop psychologisant et qui réutilise toujours les mêmes tics du cinéma indépendant. Sa vision des white trash est assez stéréotypée et la dernière partie du film qui se voudrait glaçante n'a strictement aucune puissance, n'est pas Gus Van Sant qui veut. Néanmoins le film est habité par Caleb Landry Jones qui livre une impressionnante interprétation et confére à son personnage une grande profondeur. Les seconds rôles, Judy Davies en tête, sont eux aussi remarquables de justesse et le film leur doit beaucoup. Si l'ensemble est esthétiquement soigné et l'interprétation convaincante, il manque au film une certaine profondeur notamment dans son approche des relations entre les personnages. Pas un grand film mais une œuvre assez singulière.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 mai 2022
Quel film ! J'ai adoré
Jeu d'acteur au top
Mise en scène au top
Le message véhiculé à travers ce film est clair, en espérant que les choses changent pour de bon...
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2022
Dans l'esprit d'un «Elephant», le réalisateur des «Crimes de Snowtown» et de «Assassin's Creed» revient sur la plus grande tuerie de masse perpétrée en Australie, et signe son film le plus abouti.

À travers un drame psychologique à la tension grandissante, Kurzel dresse le portrait d'un cerveau malade, blessé et instable, et le décortique jusqu'à son point de non-retour.

Mention spéciale à l'incarnation sans failles de Caleb Landry Jones, très justement récompensé par le Prix d'Interprétation Masculine au dernier Festival de Cannes.
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2022
Une prestation MAGISTRALE de Caleb Landry Jones. Je comprends pourquoi il a eu un prix d'interprétation à Cannes. Le film est terrifiant dans ses petits détails. On suit la longue dépression d'un futur responsable d'une tuerie de masse. C'est un film coup de poing. J'ai été vérifié sur intenet tellement l'histoire est incroyable....et tout est fidèle. Petit bémol, le réal prétend faire un film anti-armes à feu, je vois un peu une tentative d'explication d'un crime de masse.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2022
Il semble que le réalisateur ait voulu être au plus près de la réalité des faits mais en se focalisant sur le cheminement de Martin Bryant/Nitram plutôt que sur les tueries elles-mêmes, puis en portant une réflexion sur la législation des armes. Dans un premier temps on peut se demander pourquoi le récit détourne ou change un peu le cours des événements comme par exemple le fait qu'en vrai Nitram vend la ferme et que sa mère a obtenu la tutelle peu de temps après l'héritage, ou pourquoi occulté le fait que ce jeune homme avait un QI très inférieur à la moyenne ?! Mais heureusement, les personnages sont parfaitement croqués, les liens unissant la famille sont assez complexes pour enrichir une histoire déjà déchirante, et surtout, quelle quator d'acteurs ! Quatre performances remarquables avec en point d'orgue peut-être le déjeuner de présentation. Pour ce qui concerne les armes on s'interroge vite sur la facilité d'achat mais le film survole tout de même le sujet qui est rattrapé facilement à la fin. Un bon moment à défaut de convaincre sur tous les plans.
Site : Selenie
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 mai 2022
Difficile de ne pas rester bouche bée devant la prestation exceptionnelle de l'acteur principal qui joue juste de bout en bout comme d'ailleurs les autres acteurs dont son père sa mère et Helen. Un film complexe au point de vue psychologie du personnage entre son appartenance à ce monde et ses relations familiales puis amicales entretenues avec son employeur solitaire. Une vraie claque émouvante, un tourbillon de sentiments.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2022
Il existe des films puissants, pesants, désagréables et au final impressionnants : Nitram fait partie de ceux-ci.

L'idéal est de voir le film de Kurzel sans en connaître la teneur, mais je suppose qu'il sera bien difficile d'y parvenir ici tant la presse présente le film comme le portrait du jeune homme qui a commis l'irréparable.

Si on supporte donc la pesanteur inhérente au film, on ne peut qu'être bluffé par le jeu exceptionnellement sensible de l'acteur Caleb Landry Jones (justement récompensé par le prix d'interprétation à Cannes), la maîtrise de la mise en scène et l'habileté de l'écriture.

On sort rincé du film, perplexe sur la nature des sentiments éprouvés, entre admiration pour la construction du film, respect pour les performances et la pudeur de la caméra (les scènes de fin) et dégoûté par l'impression de gâchis et d'impuissance qui suinte de cette histoire montrée dans toute sa sèche vérité.

Du cinéma à l'os.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2022
Description clinique de la personnalité du tueur de masse qui fit en 1996, le plus grand nombre de victimes, sur l'île ( elle forme aussi un Etat) australienne de Tasmanie et dans le pays.

Le point fort de "nitram" mot anacyclique tiré de Martin, surnom moqueur donné dès son enfance au futur criminel ( Nit signifie insecte et évoque la condition de paria, Ram signifie bélier, enfoncer avec force) , porte sur la description de son contexte familial, de sa pathologie comportementale, sur les rencontres marquantes qu'il fit et qui lui servirent de détonateur dans son passage à l'acte.

Tres bien interprété ( à mon sens c'est l'actrice qui incarne la mère qui domine la distribution) c'est pourtant l'acteur principal, certes convainquant, qui obtint le prix d'interprétation masculine à Cannes en 2021.

Je ferais néanmoins deux réserves. La première porte sur des longueurs concentrées dans sa première partie qui produisent parfois un manque de rythme (un peu) dommageable à l'ensemble du travail présenté à l'écran.

Ensuite et c'est plus dommageable, le caractère de vérité présenté par le réalisateur dans son scénario est contestable.

Il y a des éléments, pourtant importants dans le déroulement du drame et dans le portrait familial ( nitram avait par exemple une soeur) et personnel du criminel ( sa schizophrènie diagnostiquée qui est une maladie mentale d'une extrême gravité, sans parler de son âge
: il était sensiblement plus jeune que l'acteur au moment des faits) qui ne sont pas donnés au spectateur ( sans parler de certains événements accomplis lors de la tuerie qui ajoutent le sordide au sordide)

Par contre, je m'inscris en faux à propos de remarques faites par certains critiques professionnels qui prétendent que le criminel est présenté comme sympathique. Certes cet aspect est subjectif, mais à mes yeux du moins, il ne l'est jamais.

Moins réussi que "Elephant" de Gus Van Sant et du film également intitulé " elephant" qui l' a inspiré, ce dernier signé par Alan Clarke, sur le même thème ( les conséquences de la vente libre d'armes) , c'est néanmoins un film très honorable que je recommande.

Toutefois, il ne me semble pas qu'il s'adresse en premier lieu au grand public en ce qu'il privilégie tres largement l'aspect psychologique et la part de folie dans la personnalité de l'auteur, aux scènes du massacre proprement dit, opportunément éludees à l'écran.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mai 2022
« D’après une histoire vraie qui a bouleversé l’Australie », nous annonce-t-on dès le début du film. Cette histoire vraie, c’est la tuerie de Port-Arthur, une fusillade qui s’est déroulée le 28 avril 1996 et qui fit 35 morts et 23 blessés. A l’origine de cette fusillade, un homme, Martin Bryant. Alors que, vivant à Los Angeles en 2018, Shaun Grant, le scénariste de "Nitram", déjà très choqué au moment des faits, s’est replongé dans les conséquences de cette tuerie dans son pays suite à deux fusillades de masse qui venaient de se dérouler aux Etats-Unis. A sa grande surprise, il s’est aperçu que, plus de 20 ans après la tuerie de Port-Arthur, la législation australienne concernant les armes à feu s’était relâchée depuis les décisions prises en 1996 suite à cet évènement, que de nombreuses préconisations datant de cette époque n’avaient jamais été appliquées et qu’il y avait en 2018 davantage d’armes à feu en Australie qu’en 1996 !
Pour répondre à la question qu’il se posait depuis 25 ans, « Qui peut bien commettre une chose pareille ? » et pour tenter de faire comprendre à ses concitoyens, et tout particulièrement à ceux qui sont favorables à la liberté de posséder des armes à feu, le danger qu’il y avait à ne pas contrôler davantage la vente des armes, Shaun Grant a considéré que le moyen le plus efficace était de réaliser un film adoptant le point de vue de l’auteur du massacre, un film qui fasse passer du temps auprès d’un personnage dont on comprendrait très vite qu’il ne devrait pas avoir accès à de telles armes. Comme réalisateur du film, présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, on retrouve un « spécialiste » des tueurs frappadingues, Justin Kurzel, dont le premier long-métrage, Les crimes de Snowtown, déjà scénarisé par Shaun Grant et sorti en 2011, s’était emparé de l’histoire de John Bunting, le plus célèbre des tueurs en série australien.
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