Nitram
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🎬 iTz_AvenGer 🎥
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21 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 février 2026
Nitram est un drame glaçant et profondément dérangeant, porté par une performance exceptionnelle de Caleb Landry Jones, d’une intensité rare. Son interprétation, tout en nuances et en malaise, marque durablement.
La mise en scène de Justin Kurzel est sobre, presque clinique, ce qui renforce le réalisme et la tension psychologique. Le film évite le sensationnalisme et privilégie l’étude de personnage, rendant l’ensemble encore plus troublant.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 octobre 2025
En évoquant une tuerie de masse ayant eu lieu en Australie en 1996, le réalisateur Justin Kurzel décide de centrer son récit exclusivement sur son auteur en brossant ainsi un portrait sordide d’un marginal en manque d’amour. Le cinéaste en voulant dénoncer la facilité de se procurer des armes en feu dans son pays passe quelque peu au travers car trop complaisant dans son récit vis-à-vis de l’auteur de cette atrocité bien que ce dernier soit incarné avec brio par l’acteur Caleb Landry Jones regard vitreux et allure débonnaire demeurant ainsi le principal atout d’un long-métrage froid et malaisant dans son approche d’un tragique fait divers.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2025
Un adulte assez arriéré prend de plus en plus de libertés, malheureusement sans limites il les dépasse toutes pour le malheur de tous. Bien réalisé et joué on rentre dans cette mécanique infernale avec effrois.
olympe1707
olympe1707

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juin 2025
Il existe des films puissants, pesants, désagréables et au final impressionnants : Nitram fait partie de ceux-ci.

Nitram vit chez ses parents, où le temps s’écoule entre solitude et frustration. Alors qu'il propose ses services comme jardinier, il rencontre Helen, une riche héritière marginale qui vit seule avec ses animaux. Ensemble, ils se construisent une vie à part. Elle seule sait l'aimer tel qu'il est. Lorsqu'elle disparaît tragiquement, la colère et la solitude du jeune homme ressurgissent. Commence alors une longue descente qui va le mener au pire.

Le réalisateur australien Justin Kurzel dresse, dans ce long métrage singulier, le portrait psychologique du meurtrier de la tuerie à grande échelle de Port-Arthur en Tasmanie, en 1996, ayant fait près de 35 morts et une vingtaine de blessés. Là où « Elephant » de Gus Van Sant restait sur une approche très factuelle d’une fusillade similaire (celle de Columbine aux Etats-Unis), ici le film s’intéresse surtout aux fragilités mentales de son personnage principal.

La violence est omniprésente mais elle n'est le plus souvent que suggérée. C'est un climat de tension qui règne, de souffrance et de rage mal contenues. Le personnage n'est que sensibilité exacerbée.
Il ne sait pas gérer ses frustrations, alors chaque fois il va un peu trop loin, comme lorsqu'il ne sait pas décoder ni les signes ni les paroles lorsque des inconnus ne souhaitent pas faire plus ample connaissance. Son attitude en devient gênante, voire glaçante lorsqu'on lit la violence enfouie sur son visage presque grimaçant, celle-ci prête à exploser à tout moment. Il n'a absolument aucune aptitude sociale, et le plus souvent (mais pas toujours) il ne semble éprouver aucune empathie. Et pourtant paradoxalement, dans la majeure partie du film on le sent aussi extrêmement humain, exubérant dans ses effusions de joie, à la manière d'un enfant, ou de souffrance qu'il contient si mal. Il est par ailleurs tellement impulsif et destructuré qu'il est incapable de considérer que ses actes et ses paroles puissent avoir le moindre impact sur autrui. Il ne vit que l'instant présent. Jusqu'au dernier quart, où là il devient méthodique, décidé à exécuter un plan fomenté depuis un certain temps. Toute l'humanité dont il avait pu faire preuve, ou qu'il avait feintée à la perfection, ne fait plus partie de lui. Il avait été dépeint comme un humain impulsif, spoiler: mais au final c'est véritablement un psychopathe, allant jusqu'à tuer aussi des enfants. L'horreur à son paroxysme.


En filmant les mois qui précèdent l'innommable, le film s'axe donc beaucoup sur la psychologie du personnage et ça me plait, et je ne peux que comprendre, car comme moi-même, le réalisateur, choqué par cet événement tragique, a cherché à entrer dans la tête de l'assassin. C'est un drame absolument terrible, mais lorsque l'on s'intéresse un tant soit peu à la psychologie/psychiatrie, il existe un tel mystère autour de ces cerveaux habités par la folie que ça en devient fascinant. D'autant plus lorsqu'a priori il n'y a pas de traumatismes vécus dans l'enfance, du moins d'après l'histoire. Si ce n'est qu'il a grandi avec une mère plutôt castratrice et un père totalement effacé, laissant tout passer. Nitram n'a pas vraiment pu se construire. Mais cela n'explique pas tout, loin s'en faut!

Je pense qu'aucun autre acteur que Caleb Landry Jones aurait pu interpréter avec une telle perfection ce rôle-là. Je l'ai découvert il y a quelques jours seulement dans Dogman, de Luc Besson, où il campait aussi le personnage principal. Je l'ai trouvé tellement époustouflant que j'ai fait des recherches sur lui, et c'est ainsi que je suis tombée sur Nitram. Le jeune acteur texan donne vie à ce personnage incandescent et troublant, enfermé dans une solitude qui l'obsède, avec un talent qui lui a valu le prix d'interprétation masculine au dernier festival de Cannes. Son jeu est tout simplement stupéfiant d'intelligence et d'émotion. Il dégage un tel charisme que j'ai personnellement été envoûtée. Je souhaite vraiment que sa carrière décolle, impatiente de le voir jouer d'autres rôles majeurs.

Au-delà du simple portrait, l'histoire de Nitram et des personnages qui gravitent autour de lui est vraiment prenante. Il ne s'agit pas d'une pure "dissection psychologique", mais d'une histoire passionnante lorsque l'on sait comment celle-ci prendra fin. Il y a du suspense, et sa relation avec Helen, femme solaire, est sublime. On se laisse porter par les moments de bonheur vécus par ces deux marginaux.
La photographie est très belle, c'est un film très esthétique, et même si Nitram est constamment sur le fil du rasoir, le réalisateur le rend attachant dans la première moitié du film. Je ne sais pas s'il aurait dû, ne serait-ce que par respect pour ses victimes. Mais l'Art est libre, et heureusement! En tout cas j'ai tellement aimé cette pépite du cinéma indépendant que je l'ai regardée à deux reprises, en l'espace de quelques heures. Et d'ailleurs c'est bien la première fois que j'écris une critique aussi longue!

À travers ce portrait glaçant, qui fait autant froid dans le dos que la tuerie qui en découle, le réalisateur propose un puissant plaidoyer contre la négligence de certains gouvernements (notamment États-Unis et Australie) vis à vis de la réglementation sur le port des armes à feux.
Izasia
Izasia

22 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juin 2025
Puissant ...Pas une scène de l'irréparable ,de l'indicible ..donc du non montrable ....
Kurzel .évite la complaisance ressentie en visionnant " we need to talk about Kevin " ( ,que j'ai aimé malgré tout ).
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2025
Justin Kurzel est un cinéaste qui sait manier la tension et l’atmosphère avec une précision clinique. Après Les crimes de Snowtown et Macbeth, il revient avec Nitram, un drame psychologique qui s’attaque à un sujet aussi délicat que dérangeant. Dès les premières minutes, l’ambiance est pesante, les dialogues rares et les silences lourds de sens. La mise en scène, froide et distante, plonge le spectateur dans une spirale de malaise qui ne le lâchera plus jusqu’au dénouement.

D’un point de vue purement technique, Nitram est un film soigné. La photographie de Germain McMicking joue habilement sur des tons désaturés et une lumière naturelle qui renforcent la sensation d’oppression. La musique de Jed Kurzel est minimaliste mais efficace, tandis que le montage maintient une tension constante, bien que le rythme global du film souffre d’une certaine lenteur qui finit par desservir son impact.

L’un des points forts du film réside sans conteste dans son casting. Caleb Landry Jones livre une performance remarquable, oscillant entre passivité et éclats de rage incontrôlés. Son interprétation évite toute surenchère et confère au personnage une étrangeté glaçante. Judy Davis, dans le rôle de la mère autoritaire et distante, est tout aussi convaincante, tandis qu’Anthony LaPaglia campe un père brisé avec une justesse remarquable. Essie Davis, en héritière excentrique et solitaire, apporte une touche d’humanité à ce tableau autrement sinistre.

Mais si le film excelle dans la peinture d’une atmosphère suffocante, il peine à aller au-delà du simple constat. Kurzel adopte une approche quasi documentaire, refusant de prendre position ou d’offrir une analyse approfondie du personnage et de son environnement. Si cette neutralité permet d’éviter toute tentative de justification ou de pathos inutile, elle donne également au film un côté clinique et détaché qui le prive de véritable impact émotionnel.

Le plus grand défaut de Nitram réside peut-être dans son scénario, qui manque de relief et de profondeur. La progression dramatique est prévisible, et le film se contente souvent d’illustrer les faits sans chercher à explorer ce qui les a réellement déclenchés. L’absence de point de vue affirmé empêche le spectateur de véritablement s’investir, et malgré la montée en tension progressive, le récit finit par donner l’impression d’être un peu creux.

L’ultime acte du film, pourtant essentiel, est traité avec la même froideur clinique que le reste, ce qui peut laisser un sentiment d’inachevé. On assiste à la descente aux enfers du personnage principal sans que le film n’apporte d’éclairage nouveau sur les raisons de son passage à l’acte. Il en résulte une œuvre qui impressionne par sa maîtrise formelle et ses performances d’acteurs, mais qui manque d’un supplément d’âme pour marquer durablement.

En définitive, Nitram est un film ambitieux et bien réalisé, mais qui ne parvient jamais totalement à transcender son sujet. Sa mise en scène maîtrisée et ses performances remarquables sont indéniables, mais son manque d’implication émotionnelle et d’approfondissement thématique l’empêchent d’être réellement percutant. Une œuvre qui intrigue et dérange, sans pour autant laisser une empreinte indélébile.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2024
Une histoire vraie qui prend le temps d'exposer les multiples facettes de son personnage principal jusqu' au point de non retour.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 482 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 décembre 2023
Immersion terrible dans ce terreau de perdition, de chute emportant les autres.
L'expérience est très réussie, à défaut d'être confortable
Nadia T
Nadia T

6 abonnés 501 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2023
J'ai aimé ce film


Surtout quand on sait qu'il s'inspire d'une histoire vraie. Intéressante la relation avec la riche héritière des moments suspendus.. On se demande si elle était "normale" aussi. À voir
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 novembre 2023
En 1996 en Tasmanie survint la plus grosse tuerie que l'Australie ait connu, l'œuvre d'un déséquilibré à l'existence marginale. Et c'est sur cet événement que Justin Kurzel revient en nous présentant le point de vue du tueur. Peut-être une tentative d'expliquer l'inexplicable mais surtout une charge virulente contre le port d'armes en Australie. J'ai découvert Caleb Landry Jones dans Dogman, c'est donc tout naturellement que j'ai voulu m'intéresser à ses autres films. Ici il incarne Nitram dans ce drame intimiste et malaisant sur le désœuvrement de l'arrière pays tasmanien et les raisons qui ont amené à ce drame. Encore une fois il est criant de vérité, sa prestation peut même s'avérer pour certains l'unique intérêt du métrage tant il prend la lumière. Pourtant le reste du casting n'est pas en reste avec notamment un étonnant Anthony LaPaglia bien loin de FBI Portés Disparus ... Malgré beaucoup de longueurs voire de lourdeurs, il est bien difficile de décrocher de cette œuvre atypique et édifiante dans laquelle Kurzel a intelligemment évité le sensationnalisme en ne montrant rien de la tuerie en elle-même. Simplement, son métrage veut dire beaucoup et nul doute qu'il réussit sans mal à faire passer ses messages. C'est à voir une fois au moins.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2023
Tout petit déjà il aimait manipuler les pétards et s'en vantait.
Adulte, il est présenté comme désoeuvré, insaisissable, la malveillance à fleur de peau.
Sa mère (DAVIS excellente) est inquiète, catastrophé et surtout résignée.
Connaissant l'issue tragique, il est très intéressant de voir comment est suggéré l'inexorable!

2 faits rendront possibles le passage à l'acte : fascination devant un reportage télévisé sur une tuerie dans une école britannique et facilité d'acheter des armes de grand calibre chez un armurier sans port d'arme et sans enregistrement (merci l'argent liquide). En effet, le film est militant dans sa cause contre le commerce des armes à feu en Australie et sa législation laxiste.
1h20 pour dépeindre les fêlures du personnage et 10 mn pour le passage à l'acte final : une meilleure proportion aurait éviter certaines scènes inutiles et trop longues (surf, chiens, sautes d'humeur injustes, père défaillant mollasson,...)
LANDRY et sa performance d'acteur restera dans nos mémoires...
elriad

517 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2023
Un film puissant sans aucun pathos ni aucune facilité dans la dramaturgie, porté par un Caleb Landry Jones magistral récompensé à juste titre par une palme du meilleur acteur. Face à lui, Judy Davies, livre une partition exceptionnelle dans le rôle de sa mère. Tiré d'un fait réel terrible qui reste la plus grande tuerie de masse de l'histoire de l'Australie, " Nitram" ne tombe jamais dans la démonstration de l'image (on ne verra d'ailleurs aucune tuerie, ce qui en fait une vraie force cinématographique, car le réalisateur filme au plus près la psychologie des personnages, s'attache à ce trio de protagonistes fils-mère-Helen et jamais l'ennui ne gagne le spectateur, tant la tension est présente, sous-jacente. Magnifique.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2023
Caleb Landry Jones n'a pas tournè avec Justin Kurzel pour de l'argent, on s'en doute! il faut d'autres raisons pour aller chez ce cinèaste australien! Pour Caleb, c'est le plaisir de jouer un rôle complexe, celui du tueur à la chaîne, Martin Bryant, condamnè à perpètuitè lors de la tuerie de Port-Arthur dans les 90's! Le plaisir de bosser aussi avec quelqu'un d'encore plus atypique que lui dont on sait que la folie sera toute entière dans "Nitram" (2021). Avec plus ou moins de rèsultats, il va de soi, mais une authenticitè et un goût de sortir des sentiers battus qui correspondent bien à Caleb Landry Jones! Kurzel pousse ses acteurs, les laisse se comporter en dangereux sociopathe, en hèritière marginale ou en parents brisès du rôle : on cherche, on explore les personnages, on se libère, on est triste, on est terrifiè! Des acteurs remarquables pour un sujet pas très drôle, sans doute parce qu'il s'inspire d'un fait rèel qui glace le sang! Prix d'interprètation à Cannes mèritè pour Caleb Landry Jones, futur grand acteur de demain avec une tronche qui casse les codes de la beautè...
novemberromeo
novemberromeo

54 abonnés 780 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2023
Qu'est-ce qui est le plus dangereux : l'arme... ou celui qu'il la tient, même si on peut légitimement s'interroger sur le fait d'acheter cela comme une simple marchandise ? Ce film dépeint de manière remarquable l'ensemble des personnages, à commencer par le jeune Martin, son amie Helen, son père sans autorité et sa mère autoritaire et lucide.
Lhistoire s'attache à vouloir démontrer la mécanique qui a amené ce jeune homme à commettre un tel massacre à Port-Arthur, que rien ne saura jamais excuser. Au-delà du portrait de celui qui a subi des vexations de la part de la société, on découvre surtout celui d'un benêt, reconnu handicapé mental depuis son enfance, à la fois violent et candide ; manipulateur et naïf, qui a évacué sa frustration et voulu qu'on se souvienne de lui par l'irréparable. Les plans séquences et le montage sont excellents, mais on pourra regretter une photographie un peu terne. Une oeuvre qui peut faire date.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2023
Portrait dérangeant mais pas transcendant d’un déséquilibré à la dérive, porté néanmoins par l’interprétation percutante et primée à Cannes de Caleb Landry Jones. 3,25
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