Godland
Note moyenne
3,6
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115 critiques spectateurs

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lemulet
lemulet

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2022
L'objectif est atteint: faire une photo de l'Islande du XIXième siècle.
On sent une dent contre le clergé danois qui n'aurait pas eu le respect d'adapter son message aux moeurs des islandais.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 590 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 décembre 2022
Ai vu "Godland" film danois de Hlynur Pàlmason. Assurément un film dont la forme est époustouflante. Le cadre et la lumière sont absolument étourdissants. Les mouvements de caméra sont soit très fluides et totalement en harmonie avec la nature qu'elle filme, soit fixe de lors longs plans séquences pendant de rares dialogues. Nous suivons le périple de Lucas, prêtre danois qui a pour mission de construire une église en Islande. Lucas traverse à pied des paysages somptueux mais redoutables, eau, feu, boue, glace... et va affronter une population qui ne l'attends pas et toute aussi réfrigérante que le décor. Lucas n'est pas aimable et la plupart du temps est totalement mutique. Alors le spectateur se met lui aussi à traverser tel un chemin de croix sublime mais pénible ces 150 minutes de toute beauté mais totalement dénuées de dramaturgie, de rapports humains pas toujours compréhensibles, et ne développe donc aucune empathie pour aucun des personnages. Qui est vraiment Lucas ? Pourquoi les islandais détestent ils les danois ? Qui est cette communauté spoiler: que l'on aperçoit qu'à la toute fin
? Assurément une tempête tourbillonnante habite le crâne de Lucas, mais le metteur en scène s'attarde plus volontiers sur les éléments extérieurs qu'aux tourments de ses personnages. C'est très contemplatif, poétique, onirique mais ça manque foncièrement de chair...
sylcler
sylcler

6 abonnés 68 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 décembre 2022
Les chien est très sympathique d'un bout à l'autre du film si non film inintéressant qui donne une pauvre vision de l'Islande, y compris de ses paysages qui en vrai sont 1000 fois plus beaux
Rougi
Rougi

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 décembre 2022
De belles photos mais des longueurs dans toute la 1ère partie du film. Quelques scènes violentes.Une vision de l' homme surtout très pessimiste même si elle s' inscrit dans la tradition luthérienne. D 'ailleurs le terme prêtre utilisé est erroné puisqu' il s agit d'un pasteur ( le Danemark au XIXe ayant depuis le XVI e le lutheranisme religion d'Etat )
Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2022
Nous entrons, avec Vanskabte Land, dans la démesure d’un homme porteur de celle de sa religion : le cadre géographique le confronte sans cesse d’une part à la beauté du paysage, sans cesse rappelée et photographiée, d’autre part à la finitude de toute chose ainsi qu’à ses propres limites d’être vivant ; il subit le dualisme d’un esprit qui doit composer avec un corps soumis aux rudesses d’un climat étranger, aux violences d’autres corps avec lesquels il s’efforce de communiquer et qu’il faut à terme convertir.

Le long métrage s’affirme dès le début comme le drame d’une communication impossible, peu à peu accrue par la disparition du traducteur, par l’intégration suspecte du prêtre étranger au sein d’une communauté qui hésite entre hospitalité et prévention d’un mal à venir, endémique au microcosme investi. La langue danoise se heurte à l’islandais et à la culture orale associée, en témoignent les chansons populaires, les légendes, l’interprétation des signes d’une nature déesse qui donne la vie et la reprend, dégrade, dévore, dissout les corps sans autre forme de procès. Ce que découvre Lucas n’est autre que la vanité, mais ce motif esthétique et moral se voit raccordé à une tradition philosophique plus proche de l’Antiquité, fidèle au De Rerum Natura de Lucrèce : la matière ne surgit pas de nulle part et ne disparaît pas, elle subit une suite infinie de transformations. Dieu n’a rien à faire là-dedans. Dès lors, le prêtre est confronté au dilemme, au sentiment d’injustice et de vacuité quand, par exemple, le premier office délivré dans l’église est perturbé par le chien qui s’impatiente à l’extérieur ainsi que par les cris d’un nouveau-né... Le respect obtenu de ses fidèles résulte de leur complicité à son égard et de la crainte d’un jugement céleste, non d’une foi véritable.

Ce bouleversement, d’ordre philosophique, est ainsi redoublé par un autre, d’ordre esthétique : Lucas doit prendre des photos de son expédition, c’est-à-dire des clichés qui l’obligent à réfléchir le monde en tant qu’artiste, de le réorganiser et, ainsi, de se revendiquer créateur d’une représentation ; on le voit alors décider des modèles, refuser à l’un son portrait pour l’accorder à celle qu’il aime. Il veille à l’entretien de son matériel, se montre impatient, impertinent voire destructeur lorsqu’on interfère dans son geste artistique. La mise en scène adopte cet œil scrutateur par le soin apporté à ses cadres, par les mouvements de caméra qui suivent les personnages avec une fluidité remarquable tout en célébrant la beauté obsessionnelle d’un paysage qui réduit ceux qui le composent à l’état de sujets d’une harmonie d’ensemble.

Si le film pèche par une longueur inutile qui lorgne parfois du côté de la contemplation forcée, il propose une vision de la vanité somptueuse et originale comme le faisait cette année, dans un genre différent, Triangle of Sadness (Ruben Östlund).
Florence E.
Florence E.

10 abonnés 115 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 décembre 2022
Très beaux paysages, des moments très forts entre les hommes et les animaux ... pas d'ennui alors que le film dure 2h20
Gimo
Gimo

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2022
pas de commentaire supplémentaire concernant les affres coloniaux , et dieu dans tout ça... mais des commentaires sur les choix formels de ce cinéaste: format carré à l'identique des formats de films des années 30, mais aussi des photos d'une chambre. Époustouflante mise en espace à la fois serrée par le format carré et des travelling et panoramiques serrés qui ne dévoilent ces espaces grandioses qu'à la mesure du regard et de la subjectivité des personnages. Remarquable !
iof
iof

7 abonnés 147 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mai 2023
Un prêtre danois, ferru de photographie s'enfonce en Islande avec la mission de construire une église. Il s'entoure d'une lourde caravane de chevaux, de matériel , d'un traducteur, d'un guide, etc. Ses certitudes vont se heurter à l'âpreté du pays et de ses habitants, à la barrière de la langue et il y laisse la vie. On pense à Jauja de Lisandro Alonso ou un autre danois joué par Viggo Mortensen, se perd en Patagonie à la recherche de sa fille... Dans les 2 cas la beauté des images ne sauve pas le film.
cinono1

368 abonnés 2 292 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 décembre 2022
Oui la mise en scène au format carré est majestueuse rendant hommage aux paysages austères islandais. L'aspect contemplatif du film fonctionne, on est du voyage. Curieusement ce sont les rebondissements narratifs qui m'auront fait décrocher. On s'enfonce dans une dramaturgie de plus en plus sombre. Et où à t on vu prêtre aussi antipathique et médiocre, il n' a pas de talents oratoires, ni de spiritualité ni d'esprit. J'ai bien compris qu'il fallait montrer l'arrogance Danoise sur les autochtones mais la dramaturgie dans lequel s'enfonce le film m'ont fait décrocher de ce qui semblait le sujet du film, l'homme et ses doutes face aux force de l'univers.
pascalparis04
pascalparis04

29 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 décembre 2022
D'un ennui mortel 10 minutes sur des fleurs ou sur l'éruption d'un volcan De quoi s'endormir ou partir au bout d'une heure et demie ce qui a été mon cas
naitsyrk
naitsyrk

23 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2022
Juste excellent ce film dont le scénario pourrait se résumé en deux phrases mais il s'agit d'un quasi documentaire sur la vie en Islande dans le XIX siècles. Mais peut être c'est un enchaînement de photos magnifiquement cadrés des paysages mais surtout des habitants exposés à une nature hostile. Oui le film est long mais c'est une merveille d'images inoubliables.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2022
Les terres islandaises ont une histoire dans le sillage de ses chants et de ses cultures. Hlynur Pálmason (Winter Brothers, Un jour si blanc) propose ainsi une reconstitution de celle-ci avec l’appui de sept négatifs, pris au début du XIXe siècle. Le voyage d’un prêtre danois propulse alors le cinéaste vers un pèlerinage au cœur même d’une terre de misère, l’habitat d’une faune indomptable et d’une flore aux mille visages. En revenant sur les pas de ses ancêtres, il dédie cette odyssée à ses parents, natif d’une nation qui vit littéralement sur un volcan, anciennement sous domination danoise, du langage aux dogmes religieux.

L’île possède ainsi une double identité, qu’il convient de confronter, d’abord à travers la nécessité de se faire comprendre des autres. La communication est un atout qui alimente cette frustration, qui empoisonne peu à peu les esprits. La mission du prêtre danois Lucas (Elliott Crosset Hove) possède une multitude d’obstacles, dont l’effort physique, qui se lit sur son regard ou son comportement, dès lors qu’on le voit s’échouer sur une plage islandaise. Ce dernier est déjà à bout mentalement et son voyage ne fait que commencer. Rejoindre la colonie danoise, pour y installer une nouvelle passerelle de foi, en devient presque un enjeu mineur, au fur et à mesure qu’il apprend à monter à cheval ou à monter son campement. Sans interprète pour faire le pont, sans une ancre qui continue de l’arrimer à sa terre natale, Lucas perd espoir et gagne tout un assortiment de doute quant à son utilité, que ce soit dans ces contrées inhospitalières ou que ce soit dans son existence même.

Pálmason apprécie donc cette fresque, qu’il nous dévoile au rythme des pas, dont on sent le poids, la vulnérabilité et la culpabilité. Les corps se brisent sur les roches, sont emportés par la rivière ou se décomposent à travers des saisons et pour l’éternité. C’est ce genre de réflexion qui hante le héros et qui stimule des conflits, notamment avec son principal guide, Ragnar (Ingvar Eggert Sigurôsson), qui n’a pas de place dans ses prières. La bienveillance laisse rapidement place à d’autres sentiments, plus sanguins ou qui versent dans le péché. Dans ces conditions, les personnages finissent par se retrouver seuls, dans ce cadre atypique, doublé du format qui privilégie la verticalité, non pas pour montrer une ascension, mais bien pour écraser les corps sous la masse de la nature, qui ne souffre pas de ses métamorphoses, contrairement à la condition humaine.

Il n’y a pas de raison de parler de réconfort suite à un effort par ici. À l’arrivée, il n’y a que du bois à façonner et une église qui ne fait que dévoiler sa matérialité. La spiritualité des lieux prédomine toujours sur ce mouvement opposé que chacun tente d’entretenir à son avantage, mais en vain. Cette fatalité repose pourtant sur un moment, si bref, qu’elle n’appartient plus au présent. Les Travellings circulaires captent l’instant, la nature, les uns et les autres qui discutent, s’écoutent ou dansent. De même, le dispositif photographique que Lucas trimbale vient renforcer cette aura spectrale, qui plane sur tous ceux qui souhaitent immortaliser quelque chose derrière leur regard fixe et tourmenté. « Godland » (Vanskabte Land) est donc tout cela à la fois, un mélange subtil de contemplation, d’introspection et de collision, dans un enrobage salé, où la cruauté peut devenir une poésie et vice-versa.
jroux86
jroux86

17 abonnés 49 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 décembre 2022
Le choix d’une image au format carré, rappelant les premiers âges de la photographie (dont il est question dans le film) est intéressant aussi bien du point de vue de l’esthétique que dans sa participation à convoquer un imaginaire propre aux grands récits d’explorateurs (on pense par exemple, sur un autre continent, aux nouvelles et romans de Jack London). En revanche, là où le film ne m’a pas convaincu, c’est dans la dialectique nature/culture à l’œuvre. Si celle-ci est incarnée dans bien des aspects du film, aussi bien au niveau du langage (le danois du dominant et l’islandais du dominé), des paysages (le volcan et les vastes étendues herbeuses) que des personnages (la rudesse du guide et l’érudition du prêtre, l’amour d' Anna et les obligations religieuses de Lucas) ; cette dialectique souffre cruellement d’un manque de tension, qui rend le film peu intéressant en dehors du travail remarquable sur les espaces et les paysages. Décevant.
Joce2012
Joce2012

264 abonnés 761 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 décembre 2022
Film très lent empreint de spiritualité, heureusement de belles prises de vue de l’Islande, scénario très pauvre...
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 décembre 2022
Sublime !
Avant de voir ce film, il faut être averti de l'immense tradition littéraire et poétique des Islandais.
En s'attardant sur des paysages (que Cameron n'aurait pu inventer !), En faisant défiler le temps par des plans décalés du même paysage, la caméra est manifestement imprégnée de cette magnifique culture islandaise.
Fallait-il rajouter une confrontation entre colonialistes danois et aborigènes islandais, je ne suis pas sûr que ce fût nécessaire.
Mais du moment qu'on est captivé d'un bout à l'autre…
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