Godland
Note moyenne
3,6
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115 critiques spectateurs

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Lujsharkzz
Lujsharkzz

14 abonnés 697 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2026
Le film à un rythme très lent et propose un récit intéressant, mais mis en arrière plan. Le film agit comme une photographie de l'islande de l'époque, des paysages et ses personnages. La première heure est difficile car vraiment lente avec quasiment aucun dialogue. La deuxième partie elle est plus intéressante, même si la majorité du propos du film passes par les sous entendu et l'ambiance plutôt que par les dialogues. En tout cas c'est très intéressant à analyser comme film, mais il faut s'accrocher à cause du rythme.
CloakBack
CloakBack

9 abonnés 382 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2025
Un film atmosphérique et rigoureux, porté par un vrai dépaysement, avec un rythme posé qui demande de la disponibilité.

Un homme envoyé dans un pays qu’il ne connaît pas tente de comprendre un territoire qui ne se laisse pas apprivoiser. Le film suit ce décalage grandissant entre une mission officielle et une réalité qui s’impose sans explication.

Hlynur Pálmason inscrit Godland dans un cinéma où la nature façonne autant la mise en scène que les personnages. Il s’intéresse à la rencontre entre un homme venu de l’extérieur et un environnement qui défie ses repères. Le film s’ancre dans un XIXᵉ siècle marqué par la foi, la certitude culturelle et l’obstination, et montre comment ces convictions se heurtent à un monde qu’aucun discours ne domine. Pálmason filme cette époque avec une rigueur presque documentaire, attentive aux gestes et aux silences.

Le tournage en lieux isolés donne au film une matérialité immédiate. La lumière naturelle et le format resserré rappellent les premières plaques photographiques et renforcent l’impression d’austérité. Chaque déplacement demande un effort et chaque plan porte la trace de conditions réelles qui influencent la mise en scène. Il en résulte une expérience physique autant qu’un récit, un film où le paysage ne se contente pas d’accompagner l’histoire mais en constitue la structure.

Le film explore avant tout la confrontation entre deux visions du monde. D’un côté, un homme persuadé d’accomplir une mission spirituelle. De l’autre, un territoire qui ne répond à aucune logique extérieure. Le récit montre comment cette certitude s’effrite au contact de réalités qui le dépassent. Rien n’est dramatique, mais tout devient difficile : la langue, les distances, la communication, les rapports humains. Le film souligne aussi l’écart entre un projet venu d’ailleurs et un monde local qui n’a aucune raison d’être transformé. La foi du personnage apparaît moins comme une force que comme une rigidité qui limite sa capacité à comprendre.

Le récit aborde aussi une domination discrète, glissée dans les postures et les attentes. Le personnage avance avec la conviction que sa mission lui donne une légitimité naturelle. Cette attitude crée une distance constante avec ceux qu’il croise et renforce son isolement. En creux, le film suggère que certains lieux résistent simplement parce qu’ils n’ont rien à prouver.

J’ai trouvé le film superbe. La mise en scène crée une atmosphère oppressante et froide, qui s’installe lentement mais profondément. Le rythme, totalement contemplatif, permet de ressentir la dureté du territoire et l’enfermement du personnage. Il faut être dans une bonne disposition pour accepter ce tempo, mais une fois que l’on s’y glisse, le film impose son mouvement.

La lenteur, assumée mais parfois excessive, étire cependant certaines séquences au point de créer un recul émotionnel. L’austérité accentue cette distance. La durée, importante pour un récit simple, renforce cette impression.

Au final, c’est une œuvre solide et cohérente, qui observe la rencontre impossible entre une certitude venue d’ailleurs et un territoire qui impose sa vérité. Un film exigeant, précis et marquant sur ce que signifie s’égarer loin de ses repères.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 669 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2025
Lucas, un prêtre danois, est envoyé en Islande pour y établir une église et prêcher. Le voyage est toutefois semé d'embûches, et Lucas a beaucoup de mal à s'acclimater à un pays rude et sauvage, qu'il ne comprend pas.
Imaginé à partir de photographies anciennes retrouvées en Islande, Godland n'a pas grand chose d'autre à raconter que ce maigre scénario, qui suit son cours sans véritable surprise. Mais sa lenteur contribue à la tension et au malaise qui l'habitent et trouve donc une justification dans l'économie du récit. C'est aussi un excellent prétexte pour contempler les paysages sublimes de l'Islande, dont la beauté rivalise avec l'âpreté. Pálmason les filme avec un sens du cadrage certain, qui lorgne du côté d'un PTA. Il est toutefois dommage que cela ne serve pas d'autre propos que ce constat asséné du début à la fin que la vie est difficile et solitaire, et qu'elle est d'autant plus pour un étranger dans le rude climat islandais. 
Patjob
Patjob

44 abonnés 763 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 septembre 2025
Il y a dans ce film plusieurs très belles images, dues aux grandioses paysages Islandais ; mais malheureusement « enfermées » dans un format cinématographique que l’on devine choisi par le cinéaste pour renvoyer au format des photographies d’époque, qui sont selon ses dires à l’origine du film. Pour le reste, la première partie est aussi austère que les paysages montrés, et il s’enlise dans le vide et la platitude. Que de longueurs et de plans inutiles, ne soulignant aucun véritable propos ! De plus le film flirte avec le maniérisme et la prétention.
weihnachtsmann

1 622 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 août 2025
Terre hostile. Son vrai titre en danois.
L’homme ne va pas seulement rencontrer les habitants mais il va aussi rencontrer la nature sauvage et mystique. Il va être domestiqué par elle.
Comme les hommes qui lui racontent les légendes des rivières, les cris des flots.
Ces croyances forgent les hommes et c’est la prise de conscience dont nous sommes témoins avec ce film très introspectif et beau.
Nicoco
Nicoco

19 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2024
Évidemment c’est lent; mais c’est tellement beau. Réservé aux amateurs de paysages grandioses et de film d’époque. Une plongée au coeur de la sauvage islande du 19e sciècle et de ses hommes et femmes d’un autre age.
tatiefran
tatiefran

7 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mai 2024
les critiques m'avaient donné envie de le voir, après 40 minutes j'ai dû choisir : faire la sieste ou partir, je suis sortie ce qui ne m'était jamais arrivé lors d'une projection.
Didier G.
Didier G.

3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2024
La première heure est sublime, les paysages, l'atmosphère. Mais je ne suis pas rentré dans le film, par la suite.
Chaîne 42
Chaîne 42

222 abonnés 3 635 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 février 2024
Ce film pourrait sembler flatteur pour une expression islandaise particulière comme le célèbre la critique mais au niveau du rythme et de l'histoire c'est plutôt pas terrible, inintéressant et sombre. Pour les paysages il y a sans doute d'autres moyens de les découvrir que cette soupe lente et sinistre. Sur le plan chrétien le fait d'avoir des dialogues paraissant pertinents n'efface les impressions d'un film qui fabrique des drames sur mesures dans un espace et un temps un peu oubliés pour les générations actuelles. C'est un film plutôt prétentieux et mal inspiré.
Sourire
Sourire

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 janvier 2024
A moins d'aimer de s'ennuyer, je ne conseille pas le visionnage de ce film, presque une accumulation de photographies de l'Islande. Autant voir un documentaire.
Basile B
Basile B

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2023
Scène parfois longue.
Image très réussie reflétant bien l'envie artistique du personnage principal.
Marc L.
Marc L.

69 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2023
Désireux de rendre hommage aux premières photographies qui furent jamais prises du sud-est de l’Islande, ‘Godland’ se déploie dans un cadre 1:33, format “diapositive” avec bords arrondis, ce qui accroît la sensation d’avoir affaire à un documentaire. D’ailleurs, l’histoire que raconte le film est véridique puisque c’est à la fin du 19ème siècle qu’un jeune prêtre danois fut envoyé dans cette région isolée pour y construire une église et photographier paysages et habitants. ‘Godland’ possède d’évidentes accointances avec le cinéma de Werner Herzog, ‘Aguirre’ et ‘Fitzcarraldo’ au premier chef avec lesquels il partage cette notion croisée d’une odyssée obstinée à travers des paysages aux proportions mythologiques et dans des conditions extrêmes qui écrasent nécessairement toute vélléité humaine, et d’un autre voyage, intérieur celui-là, où sont remises en cause les motivations et les idéaux qui ont poussé à entreprendre ce voyage. L’isolement, la solitude, la méfiance du prêtre envers ces insulaires qui ne semblent pas débarrassés de toutes leurs croyances ancestrales et celle des insulaires envers ce prêtre qui ne semble pas prêt à se fondre dans leur culture, auxquelles il faut ajouter une incompréhension de langue, tout simplement, vont concourir à pousser l’homme de dieu dans une certaine dérive personnelle. Pourtant, ‘Godland’ brille moins par sa facture patrimoniale ou la relation conflictuelle entre le prêtre et ses ouailles que par le combat que celui-ci semble mener contre des forces invisibles et abstraites que s’incarnent dans la nature hostile de l’île, ainsi que par ses nombreux instants suspendus, qui peuvent prendre la forme de gouttes d’eau s’écrasant sur de la roche noire ou d’un cadavre de cheval se décomposant sur la lande et qui, par leur force mystique et transcendante, ont vocation à laisser l’imagination du spectateur vagabonder. Oeuvre sensorielle, métaphysique et allégorique, destinée à des spectateurs portés à la contemplation et l’introspection, ‘Godland’, oeuvre immobile malgré l’idée du voyage, se montre malheureusement aussi parfois à froid et rigide dans l’application de ses idées, ce qui devrait le couper d’une part non négligeable du public.
Moulineaux de Montesson
Moulineaux de Montesson

10 abonnés 35 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 novembre 2023
Quel dommage, à part 1 petite partie de lutte fraternelle sympathique. Tout est nul et raté.
La mission du prêtre est à dégouter de l'église, il est immorale et tueur !, d'ailleurs il ne tient quasiment jamais son rôle de prêtre. Le scénario est incompréhensible, trop de séquences n'ont pas de lien (où arrivent ils ? comment vives les habitants du lieu atteint ? Ils ont un piano ! d'où sort il ? Ils ont des poutres pour la construction d'où viennent elles ?, même les lieux des séquences n'ont pas de lien (exemple on passe d'un paysage herbeux à une marche sur neige (qui en faite est un glacier) sans transition et on en sort sans plus de transition. Les paysage d'Islande auraient pu être beau (et j'y suis aller, j'en sais quelques choses!), ils ne le sont même pas. La musique de fond est aussi minable, glauque.
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2023
Visuellement fascinant, mais terni par une austérité trop souvent plombante, le périple physique et mystique d’un prête luthérien danois qui part à la fin du XIXe siècle dans les territoires sublimes mais hostiles de l'Islande afin d’y bâtir une église, au péril de sa vie et sa foi.
moket

663 abonnés 4 717 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 juillet 2023
Contemplatif, pour rester poli et ne pas dire le mot qui commence par "chi" et qui finit par "ant". Des paysages rudes mais magnifiques, une quête spirituelle à l'aboutissement inattendu, mais qu'est-ce que c'est long ! De longs plans statiques, des travellings d'une lenteur indescriptible, des chants islandais interminables... S'endormir est encore ce qui peut arriver de mieux.
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