1821 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
184 critiques spectateurs
5
25 critiques
4
77 critiques
3
44 critiques
2
23 critiques
1
14 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Gérard Roux Perso
3 abonnés
53 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 28 décembre 2023
Il est certain que ce n'est pas un film financé par le Ministère du tourisme Turc s'il existe. Mais ce genre de comportements réactionnaires , ces foules haineuses, ces politiciens corrompus...il y en a aussi dans quelques coins de France et même dans les Pyrénées, ce genre d'histoire pourrait arriver si un procureur et un journaliste menait une enquête sur, par exemple, la mort d'un ours. En tout cas c'est un film impressionnant qu'il ne faut pas hésiter à voir
Nommé dans une petite ville de Turquie, un jeune procureur va devoir composer avec la population locale et notamment les notables (avocat, dentiste...). Emre va dans un premier subir des pressions à peine déguisées, puis se retrouver au coeur d'une soirée arrosée où une jeune femme tzigane est violée. Emin Alper signe un film où il n'épargne pas son pays, entre politiciens corrompus et relents nationalistes, on oscille entre thriller et chronique sociale. On sort de cette projection assez secoué par cette oeuvre haletante et dérangeante sur la "Turquie des villages" qui ne veut pas se faire dicter sa loi par un "citadin".
Réalisé par Emin Alper. Selahattin Paşalı est super crédible en procureur inflexible qui veut rester intègre coute que coute. A ses côtés Ekin Koç qui joue avev finesse un rôle trouble. Les deux acteurs pnt beaucoup de charisme. Film indispensable et glaçant sur la corruption en Turquie.
Lire la critique complète ici : https://doisjelevoir.com/2023/05/06/burning-days-une-lutte-contre-la-corruption-politique-en-turquie/
"Burning Days" met en lumière la pénurie d'eau problématique en Turquie et les dolines en Anatolie centrale. Le film aborde également la corruption en ville et la lutte du procureur pour la justice. Cependant, l'aspect thriller lié à l'enquête sur le viol s'avère peu intéressant et alourdit le récit avec des flash-back. Ces éléments distracteurs éloignent du sujet central du film : la pénurie d'eau et la corruption. Malgré cela, Selahattin Paşalı se distingue dans le rôle du procureur déterminé à combattre la corruption. Son jeu d'acteur est renforcé par les interactions avec les autres personnages, contribuant à la complexité de l'histoire. Du maire à la juge en passant par le journaliste, les membres de la sphère de pouvoir enrichissent le récit. L'ensemble crée une tension palpable qui ajoute une profondeur à la critique sociale du film. "Burning Days" offre ainsi un portrait puissant d'une partie de la Turquie et de ses enjeux sociaux. Malgré ses faiblesses, le film réussit à captiver grâce à sa représentation de la quête de justice et de la lutte contre la corruption.
Emre est un jeune procureur nommé dans une petite ville de Turquie. Il va se heurter aux notables de ce territoire isolé et rencontrer un journaliste de l’opposition avec qui une relation ambiguë va se nouer. Les images sont sublimes, l’intrigue puissante. Un grand film à suspens, magnifique.
Un jeune magistrat tente de faire respecter la loi dans une petite ville turque en prenant les édiles locales de front. Chasseurs, machos, violeurs, alcooliques, homophobes, démagogues, ses opposants se liguent contre lui et dressent le portrait d'une Turquie corrompue, arc-boutée sur les valeurs d'un indétrônable patriarcha. Le soutient d'un journaliste, de la police locale et de la juge n'aura pas raison de ses opposants. Un excellent film, haletant et crépusculaire.
10 571 abonnés
11 461 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 29 mai 2023
« Il y a beaucoup d'animosité ici. » Lorsqu'il arrive dans la ville où il va prendre son poste de procureur, Emre assiste à une scène avec des gens qui se comportent littéralement comme des sauvages. Si le reste du film se déroule plus calmement, ça n'empêche pas les coups bas et les trahisons. Notre jeune procureur va réaliser que l'amabilité peut cacher de mauvaises intentions... Si le début est prometteur, j'ai été surpris de découvrir un scénario totalement cousu de fil blanc. Il n'y a pas d'ambiguïté chez les personnages, on lit donc immédiatement leurs intentions malgré leur gentillesse et de faux sourires. Ça manque de complexité au niveau du récit avec même de la maladresse dans le traitement des thèmes et de nervosité au niveau de la mise en scène. Au final, un film un peu trop tranquille qui m'a laissé sur ma faim.
Bon, au final suis plutôt déçu: si les intentions sont louables, la mise en scène stylée, avec qd même d'inutiles retours en arrière, le scénario est tout de même alambiquée et lourdingue. Et puis je me suis posé la question tout au long du film: y a t eu qqe chose entre le procureur et le journaliste ? C'est suggéré, voire appuyé, sans plus?
Un thriller halluciné sur fond de corruption généralisé dans un ville de Turquie soumis à un manque d'eau et à ses conséquences. Un cauchemar brûlant ou glaçant comme on voudra qui en dit long sur la manipulation des esprits, la fausse légitimation politique, et le combat d'un procureur pris dans les mailles du filets de politiciens véreux et de coups tordus. Le film ne nous dit pas si ceux-ci font partie de l'AKP triomphant ou pas.
Entre thriller et western, un film qui dénonce la corruption de la société turque en même temps qu'il aborde d'autres sujets de société tels l'homosexualité, la guerre de l'eau... Une belle mise en scène et des acteurs formidables.
Il aurait pu aller plus loin ! C'était très sympathique et l'histoire marche et on est pris. La mise en scène nous fait bien ressentir cette ambiance désagréable de cette petite ville. Il est assez subtil dans sa manière de ne dresser le héros non plus comme un héros. Tout le monde semble pourri même le journaliste. C'est assez intéressant de voir autant de personnages instables et de n'avoir aucun point de repère dans ce complot tarabiscoté. C'est un joli fiasco qui semblerait parle de vrais sujets : le manque d'eau dans certaines régions, la place de la religion, de l'homosexualité, la chasse excessive, la justice face à la politique, les ambitions, la province/citadin, les gitans, la police... Ça fait beaucoup et pourtant je trouve que le film navigue bien entre tout ces pôles et ce surplus de problème rajoute à l'ambiance pesante du film. Une ambiance chaude, sombre, sans non plus trop d'esthétisme déplacé. Mais le film ne vas pas assez loin. Il n'a rien de choquant. Il n'a rien non plus de trop sentimental. On aurait aimé que la relation procureur/journaliste aboutisse (peut être effet de la censure turque) ; qu'il y ait un drame en plus. La fin nous laisse littéralement sur notre fin et elle fait plutôt grotesque au final. Pourtant il aurait pu raccourcir certaines scènes pour nous proposer quelque chose en plus... Donc un film en demi-teinte qui a le mérite d'explorer de nombreux sujets importants.