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Lionel Gangloff
13 critiques
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4,5
Publiée le 30 septembre 2022
Un bon moment de cinéma avec des acteurs formidables, c'est bien joué, bien réalisé, toujours touchant et souvent drôle. Je dirai un film qui fait du bien, n'est ce pas l'essentiel ?
Un joli film sur la découverte de soi sous bien des aspects. Une femme empêchée toute sa vie qui se révèle au contact de l'art. Une histoire bien racontée et bien jouée. Je conseille
Maria rêve par Dingo de Cinoche Maria est femme de ménage, oui, mais aux Beaux -Arts de la ville de Paris ce qui permet de voir tous les recoins de ce bâtiment quand on n'a pas la chance d'y être élève. Au passage une satire sans surprise de l'art moderne, une motte de beurre à moitié fondue jetée par mégarde à la poubelle et c'est une injure à la nouvelle veine artistique brésilienne. La relation amoureuse qui se noue est bien naïve mais pas si convenue car les deux protagonistes sont des quinquas pas spécialement sexy. La traditionnelle scène d'amour est présentée à travers une des machines artistiques exposées qui a la vertu de tout rendre flou, multiplié et scintillant si bien qu'elle devient très originale. Karine Viard et Grégory Gadebois croient dur comme fer à cette histoire un tantinet simplette.
Heureusement que Grégory Gadebois et Noée Abita sont présents pour relever le niveau. Plein de lieux communs, de clichés à croire que toutes les femmes de ménagent sont portugaises et idiotes ! c'est navrant encore aujourd'hui d'en être là ! Prendre le public pour un idiot et traiter l'art en parlant de mousse pourrie de beurre fondu dès qu'il s'agit d'art contemporain je veux bien mais quelle facilité ....pffffff. Quant à Karin Viard elle a bien voulu jouer la femme de ménage mais en pull cashmere, en boots bobo on est loin de Josiane Balasko dans Hérisson ou du film la femme du 6ème étage. Passez votre chemin....
Une femme de ménage, cinquantenaire, qui est dans une routine très plan-plan jusqu'à cette vie conjugale ennuyeuse trouve un nouvel horizon indirectement par l'art qui l'entoure désormais, en profite pour explorer de nouvelles sensations, redécouvre son corps et donc une nouvelle jeunesse et s'ouvre au monde dans une histoire qui prend le contre-pied des sempiternelles crises de la cinquantaine et autres. Karin Viard est épatante et incarne à merveille cette femme qui ne se rendait même pas compte qu'elle n'était plus heureuse, et Grégory Gadebois est solaire en concierge aux élans artistiques touchants. Le couple offre une alchimie aussi drôle qu'émouvante sous les yeux à la fois naïfs et libres de l'étudiante Noée Abita. Par contre, la sous-intrigue de la fille et du meilleur ami est aussi inutile que sous-exploité (on y va ou pas ?!), mais surtout on aurait aimé un peu plus d'importance des lieux, l'école d'Art étant un décor alors qu'elle aurait pu et dû être un "troisième personnage principal". Un très bon moment. Site : Selenie
Ce film est un délice de finesse, de pudeur, un charme fou. Plein d'idées innovantes de réalisation, la projection poétique des personnages avec un procédé électronique, quelle merveilleuse idée ! Les personnages sont travaillés, on y croit, on les aime. Enfin une comédie romantique sans gros sabots, Tellement rafraichissant !
le meilleur film que j'ai vu depuis longtemps. Une histoire qui nous emporte, sensible, drôle mais très drôle, touchante. Des dialogues et des répliques qui fusent toujours justes. Grands acteurs et Noee Abita que j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver rayonnante et percutante.
Film assez mièvre, décevant par rapport à la promotion. A noter la mauvaise performance de Karine Viard, un manque d'incarnation, personnellement je n'y ai pas cru ... Des personnages trop stéréotypés globalement.
C'est une grande surprise à la sortie de cette séance de voir les critiques dithyrambiques générées par ce film et notamment lors des avant- premières. Sans faire le rabat-joie, j'ai trouvé cette petite comédie romantique assez moyenne dans l'ensemble, mais rehaussée par la qualité de ses deux interprètes. En effet, Karin Viard joue très bien la femme de ménage un peu gourde et trouve en la personne de Grégory Gadebois un grand ours cachant une sensibilité certaine. L'intérêt de ce premier long métrage repose moins sur la romance annoncée que sur le fait de s'affranchir pour Maria des codes de la société moderne à l'image des étudiants des Beaux-Arts et notamment la pétillante étudiante, Noée Abita. Pour le reste, cela reste très fleur bleue et c'est le genre de film que l'on aura oublié dans quelques semaines.
mais pourquoi donc ne pas avoir continué sur les premières minutes par exemple une femme de ménage qui se découvre et devient artiste. elle envoie pourtant des signaux dans ce sens. regarde des objets et s'interroge. plutôt de finir sur une banale histoire d'amour. acteurs très bons. lieu magique mal exploité
Encore une belle surprise du côté des comédies dramatiques française avec « Maria Rêve » de Lauriane Escaffre et Yvo Mulleravec les excellents Karin Viard et Grégory Gadebois.
Comme un pied de nez à la pauvreté des comédies françaises, le film comme ses deux acteurs principaux a su trouver le juste équilibre entre film grand public et cinéma d’auteur.
A part la musique parfois un peu facile et quelques plans qui lorgnent du côté de la télévision, c’est une histoire parfaitement maîtrisée, jouée avec justesse et sur un scénario loin d’être stupide et qui parlera à tous.
Maria est femme de ménage. Mariée depuis 25 ans, réservée, timide et maladroite, elle ne quitte jamais son carnet à fleurs dans lequel elle écrit des poèmes en secret. Lorsqu’elle est affectée à l'École des Beaux-Arts, elle rencontre Hubert, le gardien fantasque de l'école, et découvre un lieu fascinant où règnent la liberté, la créativité et l'audace... Dans ce monde si nouveau, Maria, qui a toujours été dévouée et discrète, va-t-elle enfin se laisser envahir par la vie ?
J’ai particulièrement apprécié le choix du cadre d’émerveillement de Maria, puisque les Beaux Arts sont un peu l’image des possibles et de l’ouverture d’esprit, Marie n’y étant pas jugée pour ce qu’elle représente mais sur les promesses de ce qu’elle porte en elle.
Quelques plans restent en tête après le film comme celui du placard à balai qui devient confessionnal ou d'une mise en scène numérique qui symbolise la réunion de nos deux âmes rêveuses.
Cette mise à nue (au propre et au figuré) fonctionne très bien et au final le film atteint sa cible sans céder à la critique facile des Beaux-Arts en tant qu’institution Bobo ou des milieux populaires.
Je vous le recommande donc ce film qui est fait honneur à son genre, la comédie dramatique.