Non, le nouveau film de Maîwenn n'est pas l'histoire de l'épicerie fine de la Comtesse du Barry, maison qui opère depuis 1908, dites-donc. Son autrice (elle n'est pas seule au scénario, tant mieux), actrice principale et réalisatrice a toujours été adepte du "I did it Maïwenn" et ce n'est pas parce qu'elle s'attaque à une figure historique, qu'elle va changer sa manière de faire du cinéma. Derrière l'exercice égocentrique, pas aussi appuyé que certains l'assurent, se dissimule en effet un long-métrage écrit et filmé avec une certaine élégance, certes classique et non pop et anachronique comme la Marie-Antoinette de Sofia Coopola mais égayé par l'impertinence et l'espièglerie de la favorite du roi. La mise en scène ne manque pas de panache, également, même s'il n'est pas question d'en faire une Jeanne du Barry Lyndon, cela va sans dire. Disons tout de même que le portrait des filles du roi cède quelque peu à la caricature, de même pour ce qui est des us et coutumes de la cour mais rien d'affligeant non plus sur le ton de C'est bien Versailles ici ! Quelques regrets a avoir cependant sur la prestation de Johnny Depp, un peu engoncé dans ses costumes et à la limite de dévoiler son accent américain (bien tenté malgré tout) et sur celle de Maïwenn elle même, qui aurait pu (dû) confier le rôle à une autre comédienne. Louons plutôt quelques seconds rôles qui rehaussent quelque peu l'ensemble de l'interprétation, au premier desquels Benjamin Lavernhe et Pierre Richard s'imposent tout naturellement. Aisément critiquable, cette Jeanne du Barry ravive en définitive la manière qu'avait Sacha Guitry de s'amuser avec l'Histoire de France. En l'appropriant à sa propre personnalité, avec humour et irrévérence, et en exploitant avec un certain chic et une fausse candeur ses aspects les plus romanesques.
Encore un Maïwenn roublard et superficiel. Une voix off scolaire proférant des lieux communs, des personnages caricaturaux, un scénario pseudo-historique de roman-photo, une musique pompeuse. Le physique ingrat de Maïwenn et l'accent américain de Depp ne correspondent pas à leurs rôles, sauf à y voir un sens du décalage ou du second degré. Les autres interprètes sont soit fades soit excessifs, à l'exception de l'excellent Benjamin Lavernhe. On est loin du "Marie Antoinette" de Sofia Coppola...
J'adore tout se qui se passe et parle de Versailles. Mais là, problème... Je ne suis absolument pas rentré dans l'histoire, bloqué entre autres par ce Roi incarné par Johnny Depp. Son accent, sa dégaine américaine nous empêche de l'imaginer en Louis XV. Les images sont belles, la lumière est belle, mais ça ne suffit pas pour faire un bon film, bien loin de Marie-Antoinette ou Des adieux à la Reine... Bref, je n'ai pas aimé.
Maïwenn nous dépeint avec ce film à la fois une belle histoire d’amour entre Louis XV et sa favorite et une satire des coutumes de la monarchie. De magnifiques décors, de superbes costumes, une très bonne bande son nous plongent pendant 2 heures dans les coulisses de la monarchie.
Quelle niaiserie! On se croit plus dans un roman Harlequin que dans un film qui se veut historique. Le plus triste est que beaucoup de spectateurs vont penser que le Roi( monarchie de droit divin !! ) se comporte et parle comme dans ce navet! On ne parle pas du physique et de la mentalité qui ne correspond en rien avec les protagonistes de l'époque .Heureusement que la beauté de Versailles sauve un peu le film. Ma seule satisfaction est que la location du chateau pour ce film va servir à son entretien !
Un scénario bien épais, bien lourd, bien caricatural. Les gentils (dont bien sûr Maïwenn fait partie) sont bien gentils, les méchants sont bien méchants, des clichés en veux-tu en voilà. C'est digne d'une telenovela. Le malheureux Johnny Depp est statique et terne. Mais c'est normal, c'est un film à la gloire de Maïwenn, il ne fallait pas lui faire de l'ombre. Deux heures d'ennui malgré les quelques magnifiques vues sur le château de Versailles et les gros moyens mis sur les décors et les costumes.
Le navet de l'année 2023. Maïwenn tente ici de rabaisser l'histoire de France à sa propre médiocrité. Paradoxalement, les seuls éléments qui tiennent debout dans son film, sont justement le fruit de cette histoire qu'elle tente de piétiner. Ce film est mort dans l'oeuf, à l'étape même de l'idée de sa conception, lorsque l'autrice s'est dit qu'elle allait parler d'elle et de ses psychoses politiciennes, plutôt que de filmer ses personnages et montrer leurs actions.
Entre les 3 mousquetaires, le film d'époque et le style Sofia Coppola, le film navigue.... et finit par couler. Des dialogues pauvres malgré des acteurs irréprochables, quelques scènes intéressantes. Le charisme exceptionnel de Johnny Depp sauve le film La présence du fils de Maïwenn est déplacée dans ce rôle. Bien sûr on ne peut que saluer l'engagement de la production et de tous les professionnels talentueux pour les costumes, maquillage etc...
Quand le cinéma me donne envie d'en savoir plus en sortant, ça j'aime, sur Jeanne du Barry, sur Louis XV, sur ses filles, etc Je me cultive grâce au cinéma. Tout comme je me distrais. Ou j'admire les points de vue magnifiques du château de Versailles. C'est aussi ça le cinéma, rire, pleurer, admirer, avoir peur, réfléchir ou pas. Ce film est très réussi car il m'a donné beaucoup de ces choses. Et les acteurs et la mise en scène sont de plus parfaits ! Et d'ailleurs à la fin du film le public a applaudi, moi aussi, et ça j'adore, le partage dans une salle de cinéma...
A l'heure où le féminisme s'exprime notamment en revendiquant de pouvoir devenir actrice sans devoir coucher avec son producteur, Maïwenn à travers ce film exprime sa nostalgie pour une époque où l'on pouvait s'élever socialement par le simple jeu de ses fesses et sa crainte que ce mode de civilisation soit remplacé par un autre. On pourrait arguer que le droit de disposer de son propre corps est un féminisme néanmoins Jeanne est méchamment maquée dans le fim... Le film n'a malheureusement pas grand chose d'autre à raconter. A vouloir être de tous les plans, Maïwenn ne traite que superficiellement l'ensemble des autres personnages du film et passe à côté des enjeux relationnels qui pourraient expliciter le ressentiment dont Jeanne est victime. Des maladresses ampoulent le film, notamment une longue introduction qui n'apporte pas grande chose, l'usage de la voix-off et même de la voix-in, quand le personnage campé par Benjamin Lavernhe explicite ce que l'on va voir ensuite de nos propres yeux. Une fois résumés la morale du film et ses maladresses, on doit admettre que le film se regarde sans déplaisir, avec quelques belles photos.
Mais pourquoi avoir pris une actrice de 46 ans pour jouer Jeanne du Barry??? Et Louis xv a l'accent américain. Bizarre, bizarre. Film historique ennuyeux
Pour vous la faire courte, dans ce film: une fille de rien est absolument prête à tout pour trahir ses origines.
Alors que Maïwenn nous fait l’honneur d’arrêter d’agresser des gens cinq minutes le temps de faire un film, on peut considérer qu’il y a de l’intérêt à découvrir la DU BARRY autrement que sous les traits qu’on lui confère habituellement : ceux de la garce de service, la méchante de l’histoire. Dommage pourtant que dans ce film, seules les femmes soient dépeintes comme monstrueuses. Autant dire que cela reflète assez peu la réalité historique du récit.
Sans être mauvaise actrice Maïwenn, n’est pourtant jamais crédible dans le rôle de l’ingénue fraîchement majeure. Certains choix de casting sont réussis (coucou Benjamin Lavernhe), d’autres carrément polémiques. Indépendamment des casseroles que traîne Johnny Depp, aka le roi des démêlés avec la justice, il est évident que de proposer le rôle d’un monarque franchouillard à un Américain à demi-francophile pose question. Même si nous ne sommes aucunement opposés au principe dès lors que les acteurs sont bons et suffisamment bien dirigés, force est de constater que dans le cas de « Jeanne du Barry », Johnny récite plus qu’il n’incarne. Il ne révèle jamais l’étendue de ses capacités d’interprétation. Pire encore, le fils de la réalisatrice projeté dans le rôle du Dauphin alors que novice et au charisme tout relatif, n’est pas non plus l’idée du siècle.
En définitive, on s’agace rapidement de la forme narrative très académique de ce long-métrage et on s’étonne que la fin du film se concentre bien plus sur le sort d’un certain roi de France que sur celui de l’héroïne qui donne son nom au projet.