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guillebotis
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0,5
Publiée le 20 novembre 2024
Versailles, la lumière de Laurent Dailland, un budget de 20 millions d'Euros, sauve à peine ce film du désastre. Un texte du niveau d'une rédaction de 5ème, un casting improbable, euphémisme pour évoquer une protagoniste à l'envers des canons du Grand Siècle, des dialogues anachroniques passant tant à côté du fond que de la forme, on comprend que ce film peine encore à rembourser la moitié de ce qu'il a coûté malgré le rattrapage de Netflix. Cette somptuaire dépense met en colère car elle se fait aux dépends de jeunes cinéastes talentueux qui ne trouvent pas les fonds pour produire leurs films novateurs. Quel gâchis.
Maiwenn réalise un joli film d'époque en retranscrivant à l'écran la vie de Jeanne du Barry, roturière et libertine sachant usée de ses charmes pour séduire les hommes de la noblesse. C'est Maiwenn en personne qui l'incarne de la plus belle des manières. Les costumes et les environnements du XVIII ème siècle sont magnifiquement représentés, c'est vraiment superbe. De plus, le tournage s'est fait au château de Versailles! Que demander de plus! Je reprocherais juste le choix de l'acteur dans le rôle de Louis XV, Johnny Depp ne convient pas du tout pour ce rôle. Heuresement, ils ont pu cacher ses horribles tatouages. Malgré cela, c'est un bon moment de cinéma.
Maiwenn n en finit pas de me surprendre. Un film d époque ! Il fallait oser, elle le réalise. Et à vrai dire c est bien fait. Mais quand même 2 remarques : 1) Maiwenn ne peut s empêcher de porter un regard moderne et singulier. Du coup on se retrouve avec une vision un peu « hollywoodienne » du film d époque et ça c est pas trop ma tasse de thé. 2) ce serait peut être un nouveau défi que de rester uniquement derrière la caméra et de laisser le rôle principal féminin à une autre actrice.
En 2023, Maïwenn se lance pour la première fois de sa carrière dans une biographie historique. Le récit retrace le parcours de Jeanne du Barry devenue la favorite officielle du roi Louis XV. Fille de roturiers, elle va peu à peu gravir les échelons de la noblesse pour atteindre le statut de comtesse. La réalisatrice abandonne sa traditionnelle mise en scène volcanique pour fournir une image pausée et lumineuse. On ressent également l’inspiration de « Marie-Antoinette » de Sofia Coppola, avec le même regard teinté de légèreté sur les codes de cette microsociété et l’utilisation volontaire d’anachronismes pour mieux s’amuser du contexte de l’époque. Les seconds rôles masculins (Johnny Depp, Benjamin Lavernhe, Pierre Richard, Melvil Poupaud, etc.) viennent étoffer cette production. Bref, une vision superficielle mais distrayante de la cour royale et de ses courtisanes au XVIIIème siècle.
Ce film est un chef d’œuvre, la cinématographie, les acteurs, l’histoire, tout est magnifique, j’ai pleurée, rigolee. Je suis passée par toutes les émotions possibles. Merci pour ce film magnifique
Maïwenn narre le récit d’une femme en quête d’ascension sociale au milieu des dorures de Versailles. Sa biographie de la comtesse du Barry donne un film ampoulé, pas toujours très subtil mais parfois touchant lorsqu’il dépeint un amour sincère.
Très beau film, l’histoire de Jeanne du Barry est passionnante. Le personnage interprèté par Maiwenn est original, drôle, fou, touchant. J’ai beaucoup aimé. Les costumes et maquillages sont tellement beaux à voir.
c'est mou c'est mou c'est mou... ça passe le temps , le film passe tout seul pas de rebondissement. johnny deep a 3 répliques.... bref ça se fait 1 fois pas 2
J’avoue avoir été très surpris de ne pas m’être ennuyé. Je craignais ce côté rose bonbon comme l’insupportable « Marie-Antoinette » de Sofia Coppola, réalisatrice surcôtée à mon avis. Il suffit de voir sa version « Les proies » vidée de toute substance provocatrice. Rien à voir avec la version de Don Siegel bien plus redoutable.
J’imagine que Maiwenn a dû s’arranger avec la vérité historique pour y saupoudrer une vision personnelle et féministe sans tomber dans le piège du wokisme. Un gros bémol : la présence de Johnny Depp. Même si l’acteur s’est efforcé de gommer cet accent anglo-saxon, il est là et bien là ; même s’il parle peu ou débite de courtes phrases, on le perçoit. Son jeu très sobre voire retenu ne me dupe pas. Quelle est l'utilité de prendre Johnny Depp sinon de toucher l’international ? Apparemment, ce fut un échec. Cela dit, je n’en veux pas à l’acteur d’avoir accepter d’interpréter Louis XV. J’en veux à la réalisatrice qui en a fait une affaire de fan-service ! Elle s'est fait plaisir, c'est l'essentiel.
Par contre, je ne suis pas loin de reconnaître que Maiwenn a eu raison d’interpréter Jeanne du Barry. Elle l’incarne plutôt bien, son personnage paraît conforme au caractère de l’actrice-réalisatrice. Ainsi, elle en profite pour s’amuser de l’étiquette sans s’en moquer tout en respectant les responsabilités de son amant le roi. Comparée à la Pompadour, il se murmurerait que Jeanne du Barry ne se mêlait pas de politique, ce qui était appréciable pour Louis XV. Par contre, concernant Zamor, Maiwenn s’est arrangée avec la réalité. Ce dernier ne semblait pas apprécier la favorite du roi, il évoque des humiliations ; il se serait fait un plaisir de la dénoncer au Tribunal révolutionnaire. Maiwenn préfère tordre le cou à la réalité en ayant des égards bienveillants pour Zamor. Ce qui correspondrait encore une fois au caractère de l’actrice-réalisatrice ! Enfin, je salue la prestation discrète et néanmoins imposante de Benjamin Lavernhe en valet La Borde.
Je mets pas mal sans plus, car on sent que ce film est destiné à une diffusion internationale (Netflix). Il y a du bien et du moins bien. Dans le bien, un bon rappel du rôle de cette favorite de Louis XV, détestée par son entourage car provenant de la « roture » et ancienne courtisane (aujourdhui on dit pute). Du reste, à la mort du souverain, on lui intima de dégager, et pour avoir servi dans la royauté, elle paya de sa vie à la révolution. Un destin pas commun. Dans le moins bien, un à peu près dans la reconstitution historique, avec des personnages à la ressemblance physique éloignée de leurs modèles. .Les robes de Jeanne du Barry semblent éloignées de ce qui faisait à l’époque, ainsi que les coiffures des unes et des autres, comme les filles du Roi. Bref, à voir pour une leçon d’Histoire, mais en la prenant avec beaucoup de recul.
Si on prend la peine de lire entre les lignes, Jeanne Du Barry, c’est Maïwenn, et pas uniquement parce que la réalisatrice tient aussi les premiers rôles dans son propre film. Le concept, c’est que Du Barry/Maïwenn ont fait leur trou dans un milieu qui leur était instinctivement hostile. Disons que la comparaison me semble un peu étrange, dès lors que Mme Du Barry n’était que tolérée en tant que maîtresse royale, là où Maïwenn est, disons, plutôt quelque chose comme “reconnue par ses pairs”. Si on laisse tomber le rapport entre l’oeuvre et l’auteur, il ne reste qu’un film en costume agréable mais totalement académique, qui profite avant tout de ses décors royaux, de ses costumes et d’un cérémonial versaillais parfaitement reconstitué. Maïwenn elle-même jure un peu dans le rôle principal, avec une attitude qui semble un peu forcée pour restituer le côté “alien” de la Du Barry-la-roturière dans ce petit milieu snob et intolérant. C’est dommage car d’autres excentricités donnent une idée de ce que le film aurait pu donner - quelque chose comme une fantaisie pop à la ‘Marie-Antoinette” de Sofia Coppola - s’il s’était abandonné à ses impulsions : les filles de Louis XV, criardes et un peu dégénérées, ressemblent à des copies des méchantes soeurs de Cendrillon, tandis que le monarque lui-même permet à Johnny Depp de sortir de son purgatoire filmique et de trouver un rôle où il n’en dit pas trop (l’accent est quand même épais) et où, surtout, il n’en fait pas trop.