Dogville
Note moyenne
3,6
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362 critiques spectateurs

5
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keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2007
"Dogville" est ce que l'on peut appeler à juste titre un objet filmique non identifié . Lars Von Trier est l'un des maitres du cinéma européen à n'en pas douter , un réel artiste ayant des choses à dire et à montrer . Dogville est une expérience assez fascinante , surtout du point de vue de la mise en scène . Dans ce film je trouve que l'on peut dire sans hésiter que Lars Von Trier révolutionne les thèmes du huis clos et du théâtre filmé . Sans rien révéler , le liue où se déroule toute l'action du film est dans son esthétisme , exceptionnel et témoigne de trouvailles venant d'un génie . Cela fait plaisir de voir tant d'originalité et d'innovation , surtout quand le réalisateur manie la caméra avec virtuosité , notamment du point de vue des plongées .Plusieurs plans sont des petites merveilles qui restent en mémoire longtemps ! Derrière cette mise en scène formidable nous trouvons un film très intéressant au niveau du contenu , et pas mal de recul est nécessaire pour prendre conscience de l'intérêt du message . Dogville est une critique très pessimiste de notre société , une ode contre la tolérance et une vision très négative et peu rassurante de notre société . C'est là que j'ai eu du mal à accrocher , car j'ai l'impression que Von Trier ne savait pas très bien quoi montrer et s'embrouille un peu les pinceaux . Vraiment dommage car il y avait matière à laisser une réflexion plus qu'intéressante . Malgré cela , les idées de Von Trier restent intéressantes et parlent de problèmes bien actules . Le film souffre également à mon humble avis de 20 ou 25 minutes de trop . Mais qu'importe quand on possède une actrice comme Kidman ? Elle livre ici une performance exceptionelle et majestueuse , l'un de ses meilleurs rôles . On regrette de ne pas la voir assez souvent dans ce registre ... Si Dogville à frolé le chef d'oeuvre , il n'en reste pas moins l'une des expériences les plus fascinantes du cinéma au 21ème siècle !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
On ne peut trouver plus révolutionnaire que la mise en scène de Lars von Trier. Un village des Montagnes Rocheuses se trouve reconstitué sur un plateau par des marques à la craie sur le sol.Pas de décors mais l'aventure terrible et cruelle d'une jeune femme poursuivie ,venue chercher refuge dans ce sinistre endroit.
Ce film admirable nous emmène dans l'analyse d'une petite société villageoise faite de trahison,de sadisme,de synisme et de cruauté.La lacheté des habitants de cette communauté nous ramène aux problèmes quotidiens du moment et l'on ne peut sortir indemne d'un tel propos.
Cette fable, puisque c'est bien de cela qu'il s'agit,bénéficie d'une interprétation remarquable notamment de Nicole KIDMAN et de Lauren BACALL.
Malgré le style plus que dépouillé de cette oeuvre ,celle'ci nous tient en haleine jusqu'à la fin ...et l'on est pas déçu.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 juillet 2007
Que dire?
Bien sûr ce film ne manque pas d'originalité, l'absence de décor n'empêche pas de rentrer dans l'histoire et les acteurs sont tous excellents mais l'originalité ne paie pas toujours car vouloir faire quelque chose se rapprochant du théâtre au cinéma, n'est-ce pas risquer de condamner le télespecteur à s'ennuyer?
En tout cas, malgré tous les messages qui passent dans ce film, j'avoue m'être ennuyée profondément.
Personnellement, je pense qu'il aurait mieux valu faire une pièce de théâtre de cette histoire...mais le résultat y aurait sûrement perdu en originalité.
A voir donc pour son originalité et le jeu des acteurs mais, malgré cela, j'ai trouvé le résultat si lent que je n'ai pas pu aller jusqu'à la fin.
Dommage.
zelefan
zelefan

24 abonnés 92 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Lars Von Trier n'est pas loin du coup de maître. Pour bousculer les mentalités au moyen de nombreux thèmes issus de la moralité, le cinéaste s'impose tel un agitateur de conscience(s) qui assume totalement son point de vue très inspiré (la narration, en totale focalisation zéro, le montre très bien). En plus de rester fidèle à son fameux dogme, Lars Von Trier plante également un décor surprenant voire déconcertant au début, mais qui s'avère très vite judicieux et totalement en phase avec la démonstration qu'il entreprend. Dogville est un film qui donne matière à réflexions et possède cette particularité d'être à la fois si rigide, implacable et frelaté, mais aussi maléable, maniable et libérateur.
Pierre L.
Pierre L.

20 abonnés 73 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2016
Lars von Trier, on aime ou on n'aime pas. Le réalisateur danois fait partie des rares désireux de s'extirper à tout prix d'une certaine conformité afin de faire parler leur extrême singularité, les situant au summum de la controverse. Avec un univers à la fois complexe, sombre et un brin provocateur, il est d'autant plus clair qu'une telle prestance cinématographique ne peut pas s'adresser à tous et crée à juste titre un bon nombre de détracteurs. A l'instar des super-productions formatées et abusives en effets spéciaux, le fondateur du film dogmatique se différencie de par son vœu de revenir à une sobriété plus expressive, plus authentique, donc plus apte à exprimer les émotions et les enjeux artistiques contemporains.

Avec Dogville, Lars von Trier ne peut pas être plus clair. Constituer un décor des plus minimalistes en installant quelques meubles ici et là au beau milieu d'une scène, et tracer au sol des lignes à la craie dans le but de simuler des situations, c'est du jamais vu. D'ailleurs, il y a de quoi être effaré à l'idée de voir inscrit au sol "groseillier" ou "chien" pour dire qu'à ces endroits, il y a un groseillier et un chien, tout comme ces portes imaginaires que les acteurs font semblant d'ouvrir et de fermer, avec le bruitage représentatif. En clair, il ne faut même pas deux secondes pour comprendre que Lars von Trier excelle dans son genre et cloue le bec à tous en s'inspirant de divers concepts théâtraux pour livrer une chronique à rallonge.

A l'inverse, le décor étant minimaliste au possible, le casting, lui, est très remarqué. Le spectateur assiste à l'arrivée d'une femme dans la petite ville de Dogville et accueillie par une troupe d'environ dix personnes, dix archétypes distincts, allégories de l'identité de cette bourgade. Grâce à son décor, le réalisateur laisse liberté totale à ses stars. Nicole Kidman, toute en douceur et fragilité, règne en reine et livre un prestation fascinante de complexité et de naïveté. Cette fois-ci, Lars von Trier ne mise pas sur des prestations lyriques exhibitionnistes et extrapolées. Nous sommes bien loin des hurlements de Björk ou de la déchéance progressive d'Emily Watson. Non, le réalisateur favorise cette fois la subtilité et le sous-entendu, afin de bâtir une interprétation propre au spectateur et susciter une véritable empathie envers le principal protagoniste. Là est l'authentique force de Dogville.

Maintenir l'attention du spectateur pendant environ trois heures avec, visuellement, le strict minimum est un challenge fort délicat tant il ne concerne qu'une infime partie de personnes. Mais il serait fort inadéquat de discréditer l'ambition folle de Lars von Trier tant son film fait part d'originalité. Le réalisateur livre une chronique sociologique avant-gardiste, au propos d'une rare puissance sur l'atrocité de l'Homme. Expérimental et abstrait, Dogville est unique et fait partie de ces œuvres auxquelles le ressenti du spectateur ne peut se partager et s'identifier tant il lui est propre. La longueur du film peut s'avérer difficile à supporter mais je garantis que le ressenti final est digne d'un grand chef d'œuvre du septième art. D'ailleurs, nul ne pourra cacher une certaine déplaisance à l'idée de ne pouvoir rédiger correctement son ressenti tant il envahit l'esprit.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 décembre 2012
Magnifique interpétation de Nicole Kidman. Un film joué comme une pièce de théâtre, mais cela n'enlève pas la qualité de l'émotion. Je me suis senti mal, j'ai plueiré, j'ai été choqué, bouleversé, alors qu'il n'y avais aucun décors, une vrai leçon de cinéma. Un Chef d'Oeuvre démontrant bien les aspects de la cruauté humaine et des jeux de pouvoirs.
ines41
ines41

14 abonnés 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2008
une oeuvre originale sur le fond et surtout sur la forme, le scénario est très sombre mais c'est une belle réussite
Greg D
Greg D

11 abonnés 75 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 mars 2026
Je passe mon tour là, j’ai tenu deux minutes ! J’allais pas supporter une telle pauvreté de décor et de mise en scène pendant 3 h.
L’histoire me plaisait pourtant mais là ce n’est pas possible pour moi. Les décors sont un des éléments majeurs d’un film tout comme le scénario, la musique ou encore les costumes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 avril 2012
Un film de Lars Von Trier, aussi impétueux et provocateur qu'il soit, se savoure comme un cadeau de Noël que l'on a attendu depuis longtemps et qui enfin s'exhibe sous nos yeux. J'admet que l'utlisation du terme "attendu depuis longtemps" ne s'accorde point de la plus belle des manières pour "Dogville", le film étant sorti en salles il y a de cela 9 ans. Quoi qu'il en soit, malgré ses presques 10 bougies, "Dogville" reste toujours selon mon opinion personnelle le film le plus abouti et le plus poignant du génial cinéaste danois. Souvent, on a entendu des louanges conçernant "Dancer in the Dark" poignant mélodrame et ayant permi à Von Trier d'obtenir la Palme d'Or à Cannes et à Björk le prix de la meilleure actrice, ou encore le tout récent "Mélancholia" mélange entre film catastrophe, comédie et (toujours!) drame. Le fait est que ces deux longs-métrages cités sont très réussis, mais en déça de ce qu'est la terrible histoire contée dans "Dogville".
Nicole Kidman joue avec brio une belle femme cherchant à sauver sa peau de gangsters à sa poursuite. Elle arrive dans un petit village du Colorado, nichée dans les montagnes, Dogville ou les habitants, généreux et ouverts de coeur, vont l'accueillir et l'intégrer dans leur vie communale.
Le grand intérêt du film réside en l'aspect théâtral imposé, les décors étant réduits au strict minimum (seuls quelques meubles sont visibles) et ou les habitations sont marqués à la craie blanche au sol, comme si une pièce se jouait devant une foule de spectateur. Cependant, là n'est pas le but de rendre un hommage au théâtre mais plutôt de se focaliser sur les personnages, leurs comportements, leurs alibies... Car si l'histoire paraît, lors de la première heure, se dérouler comme dans un conte de fée avec des personnages attachants, accueillants et chaleureux, c'était oublier que Lars Von Trier est aux commandes avec son éternelle noirceur misanthrope.
"Toujours se méfier des apparences" semble être la phrase moralisatrice du film lorsque au milieu du film subvient un retournement de situation des plus imprévisibles. spoiler: Les habitants de Dogville, dont l'écrivain Tom Edison joué par le trop rare Paul Bettany avec qui le personnage de Grave (Kidman) file un amour tout droit sorti d'histoires visant les jeunes filles en fleur, révèlent leur vraie nature en abusant de la gentillesse de Grace, en la traitant comme une esclave, certains humilants même la jeune femme en la violant!
On retrouve alors le Von Trier que l'on a connu jadis, peignant la nature humaine de la manière la plus sombre et violente qui soit, de manière plus percutante ici que dans ses précédents films. Le conte de fées flirte avec le film d'horreur et c'est un sentiment de dégoût et d'opression qui devient maître des derniers chapitres, pour se conclure crescendo par une fin surprenante.
"Dogville" est une oeuvre d'art signé par un génie de la mise en scène. Lars Von Trier se révèle plus inspiré que jamais dans son histoire candide et à la fois âpre et violente sur la société américaine servi par un casing 5 étoiles incluant outre Kidman, Stellan Skarsgard, le défunt Ben Gazzara ainsi que Chloé Sévigny ou encore Lauren Bacall. Un film certes difficile d'accès mais ô combien réussi.
MadAngelus
MadAngelus

55 abonnés 536 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 décembre 2011
Dogville est un film difficile, et ce pour plusieurs raisons; premièrement et cela peut rebuter pas mal de monde, son parti pris disons épuré sur les décors, secondement sa durée de 3h, avec un rythme assez lent (surtout pendant la première heure), ensuite, les nombreux raccords au sein meme d'un meme dialogue et la caméra (souvent) à l'épaule pourront achever les derniers casual viewers.
Je serai sincère, ce n'est pas sans mal que j'ai passé ce premier cap, mais c'est une constance chez Lars von Trier. Au bout d'une heure donc, quand le film est lancé, les personnages présentés, s'ensuit un approfondissement de leurs psychologies et de leurs inter-relations, et ce dans la plus pure tradition du cinéaste Danois.
En définitive, Dogville surprend, est passionnant, déroutant, mais perfectible, en fait, je ne crois pas apprécier un jour la caméra à l'épaule. Par moments, on se rend compte du véritables génie de L.V.T. tant dans la gestion des lumières, que dans sa direction d'acteurs, tous meilleurs les uns que les autres, avec surtout une Nicole Kidman au sommet de son art. Mais parfois le plan est banal, à tendance épileptique, filmé un peu comme une série télé, c'est rare mais c'est là, et c'est ce qui empeche Dogville d'atteindre la note maximale à mes yeux.
En reste que le scénario, l'inventivité, et toutes ces autres choses qui font la patte de Lars von Trier sont bien présentes, bien faites, et comme toujours impressionnantes, bien qu'à ne pas mettre devant tous les yeux, profanes soyez prévenus.
Nath D
Nath D

46 abonnés 51 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Et si un décor n'était qu'un élément secondaire, et si il était temps d'épurer le cinéma et d'arrêter de jeter de la poudre aux yeux, seulement s'attarder sur les personnages, qui sont le coeur du film. A travers un tableau noir où les maisons, les chiens sont délimités à la craie, que les portes doivent être imaginés et que l'humain est montré sous sa vraie nature, ce film nous embarque dans l'imaginaire malsain et enchanteur de Lars Von trier. Pari risqué mais rondement mené, car ce film est certes lent mais il s'en dégage une certaine poésie. Dans ce monde si naif et si innofensif aux premiers abords, le voile se lève sur une vérité cruelle où l'homme, n'est qu'un animal, en somme. Nicole Kidman joue brillament, elle arrive à nous transmettre une forte émotion qui nous appitoie sur son pauvre sort. Mais lorsque les rôles sont inversés, quelle jouissance de voir ce massacre... voilà ce qui dérange, La victime passe bourreau et notre côté dogvillien si cruel ressort. Un film dérangeant, long mais interressant. Prêt à vous confronter à votre nature profonde ?!...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Lars von Trier prouve à n'importe quel cinéaste au monde qu'avec pas grand chose, on peut réussir à construire la chose la plus extraordinaire. Exceptionnel et unique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 février 2014
Très honnêtement, je déteste Lars von Trier pour son côté (trop) provocateur et je n'aime beaucoup ses films (Antichrist, Melancholia) sauf celui-ci que j'ai adoré ! Dogville se démarque -en bien ou en mal, c'est à vous de choisir- par son concept original : absence de décors, il n'y a que le stricte minium. Puisque c'est au spectateur d'imaginer la ville, peut-on parler de fainéantise de la part de l'équipe du film ? Non, car je pense que ça ne doit pas être quelque chose de facile à mettre en scène. Je trouve qu'on peut même parler de créativité. Bref, à cause de ce concept assez spécial, Dogville est l'illustration parfaite des long-métrage qu'on adore ou qu'on déteste. N'ayant nullement été dérangé par l'absence de décors, je fais parti de ceux qui ont beaucoup aimé ! Nicole Kidman est juste bluffante dans le rôle de Grace, une jeune femme très attachante, notamment grâce à innocente qu'elle laisse paraître. La narration n'est pas toujours nécessaire dans le cinéma mais là elle utile parce qu'elle permet de comprendre ce que les protagonistes ont en tête. Les dialogues sont également très approfondis. J'ai également apprécié la bande originale. Le scénario est bon, ce dernier possède une organisation spoiler: nous menant vers un petit twist final qu'on n'attend pas
: spoiler: les habitants de Dogville sont méfiants/Grace s'intègre peu à peu/Grace fait parti de "la famille"/les habitants la prennent pour une chienne/Grace en à marre/Ils vont trop loin/Grace se venge (révélation)
. Pour une fois, le côté provocant du réalisateur sert à quelque chose ! En effet, dans le façon dont j'ai compris le long-métrage, ce dernier montre spoiler: jusqu'où les gens sont prêts à aller en profitant d'une personne se trouvant dans une situation délicate ; le film dénonce un chantage atteignant son paroxysme (viols, travaux forcés, esclavage, violence, humiliations, injustices ect...)
. C'est aussi un film ayant pour thème spoiler: la vengeance d'une femme
; je ne sais pas si le réalisateur incite indirectement à suivre l'exemple de l'expression "œil pour œil dent pour dent" -ce qui serait très choquant étant donné la noirceur de la chute du film- spoiler: mais il y a tout un dialogue argumentatif sur la vengeance entre la fille et son père
. Il y a donc des scènes choquantes mais choquantes au sens moral donc la violence de ces scènes n'est pas inutile. Bref, je le dis de nouveau, on aime ou on aime pas, personnellement, j'ai aimé ce film à la fois dramatique et sombre.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2016
Alors bien que je n'avais pas apprécié Melancholia, enfin pas plus que ça, je dois dire que Dogville est le deuxième film du réalisateur qui me laisse sur le cul, ce qui forcément me pousse à voir incessamment sous peu le reste de sa carrière mais aussi à revoir celui qui m'a paru quelque peu mois intéressant que ce que j'ai pu voir ensuite. Dogville c'est une claque phénoménale, sans concession, en fait je dois avouer avoir trouver différents défaut au film mais je ne peut être qu'éblouit par le discours de Trier, déjà dans Antichrist c'était du lourd mais là il réitère. Parfaitement nietzschien et hobbesien il nous montre la structuration d'une groupe social, évidemment rien de plus vrai, mais le film va beaucoup plus loin que ça et je dois dire que la fin m'a pas mal déboussolé, elle est assez énigmatique, vraiment ouverte, intelligente, brillante et ça mériterait une analyse approfondie. Pour un certain aspect brechtien mais que je ne vois pas tant comme une distanciation, le film m'a plu, et c'est là où j'aime beaucoup Trier, c'est que c'est un type avec certaines références évidentes, mais il les réinvesties à sa sauce le tout avec une certaine maestria en développant un discours incisif et personnel sur le sujet qu'il traite. Du coup, certes le film souffre de certaines longueurs, surtout au début vu comme il met du temps à démarrer et d'une écriture quelque peu simpliste et caricaturale, souvent prévisible mais qui du coup corrobore magnifiquement le propos, du coup difficile de lui en vouloir sachant que Trier n'a jamais été très subtil. Bref, un sacré film, coup de poing, avec une bonne dose de provocation intelligente comme on lui connait !
Hakim1976
Hakim1976

96 abonnés 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2012
S'il y'a bien un ovni au cinéma c'est bien ce film ! Les 10 premieres minutes peuvent vous faire fuir mais si vous tenez le coup , vous ne quitterez plus le film. Original car c'est un film sans decor ! Il faut le voir pour le comprendre et le dénouement est non sans surprises. Un role épatant que nous offre Nicole Kidman
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