Pas facile de rentrer tout de suite dans ce film de Lars Von Trier avec ses décors minimalistes digne d'une scène de théâtre. Et petit à petit, chapitre par chapitre, on se laisse absorber par cette histoire, si dure et si peu flatteuse pour la race humaine. On suit l'histoire du personnage jouée par Nicole Kidman, merveilleuse dans ce rôle, on ressent ses émotions, on prend des coups avec elle, jusqu'à ressentir cette terrible envie de vengeance, horrible mais inévitable. Lars Von Trier a beaucoup de talent pour raconter une histoire et manipuler le spectateur. ça fait mouche ici et les 3h de film passent même plutôt vite !
Œuvre majeure dans la filmographie de Lars von Trier, Dogville prend un parti pris radical de mise en scène, dans le sens où le décor est constitué de quelques éléments de mobilier, mais les rues et les maisons sont représentées par des traits tracés au sol, dans une pièce immense qui pourrait être une scène de théâtre. Dans la ville imaginaire de Dogville, ancienne cité minière où vit une petite communauté en vase clos, l’arrivée de Grace (Nicole Kidman), poursuivie par des gangsters, va bouleverser l’équilibre fragile du collectif. Malgré sa grande bonté et la pureté quasi-christique de son âme, l’arrivée de cette étrangère, dont le passé mystérieux est synonyme de danger, va éprouver chez les habitants les notions d’acceptation, d’identité, de bien et de mal. Et comme souvent chez le pessimiste cinéaste danois, la nature humaine va se révéler bien cruelle, pour ne pas dire monstrueuse. Avec un final tout à fait surprenant, qui met le spectateur dans une position forcément inconfortable. Avec une ribambelle de second rôle géniaux, dont Paul Bettany, Stellan Skarsgård, Ben Gazzara, Lauren Bacall, Patricia Clarkson, Zeljko Ivanek, Chloë Sevigny, Siobhan Fallon Hogan et James Caan.
Un film absolument magnifique avec une Nicole Kidman au sommet. La mise en scène est plus qu'audacieuse, c'est quasiment du jamais vu au cinema. L'histoire est juste merveilleuse et tragique exploitant toute sorte de thèmes tels que l'acceptation d'une étrangère par une population, la deshumanisation de l'Homme, la vengeance, sa lacheté ainsi que sa naiveté sont clairement définis dans ce film ou absolument tous les personnages sont imparfaits. La force du pouvoir est également caractérisée dans ce film qui passe très vite j'ai trouvé malgré sa longueur qui est d'un peu moins de 3 heures. Lars Von Trier réussi là un des films les plus audacieux que j'ai vu de ma vie. Il ponctue également le film de nombreuses scènes d'une incroyable force où la torture psychologique des habitants de Dogville sur la pauvre Grace est clairement exprimée. Le film aborde enfin parfois un côté plus philosophique à l'histoire lorsque Tom s'interroge de l'impact de Grace sur sa vie et sur les habitants de Dogville. Ce film est donc un film très riche et profond interprété par des acteurs exceptionnelles et surtout par l'atout majeur du film: Nicole Kidman. Un film à voir absolement donc, un vrai chef-d'oeuvre tragique.
Von trier n'y va pas avec le dos de la cuillère quand il décide de dépeindre les USA.
Dogville est une réflexion sur la nature humaine, l'ordre et la vengeance.
Il est évident qu'il ne faut pas généraliser, mais dans cette Amérique beaucoup de personnes avaient et ont toujours des comportements semblables à celui des personnages du film.
Un cauchemar.
Un film choc.
Une mise en scène incroyablement évocatrice, entièrement sous la lumière des studios.
Des décors minimalistes théâtrales.
J'ai encore cette image qui en dit beaucoup de Nicole Kidman allongé sur son lit avec un homme sur elle en arrière plan pendant que le reste des villageois sont réunis dans l'église.
Que dire sur ce film? Une très bonne idée de base, celle de simplifier les décors au max en enlevant les murs et les portes des maisons pour montrer que dans la petite ville de Dogville, rien ne reste caché. Les acteurs sont parfaits, la morale bien trouvée, le scénario bien écrit malgré les longueurs; le seul défaut doit être les plans et l'image mals exploités. Nous pouvons voir la nature de l'homme dans ce film, avec son coté malsain.
J'ai mis du temps à voir ce film qui ne m'a jamais vraiment tenté, mais quel claque ! Dogville est ce que l'on peut appeler un grand film. Je connais peu Lars Von Trier mais je vais vite m’empresser de le découvrir. Il nous raconte l'histoire de Grace, et sa vie à Dogville, petite bourgade Américaine situé dans les montagnes rocheuse, où elle fuit mafia et police. Tout le film se passe à Dogville, mais que dire de la façon dont Lars Von Trier nous montre cette ville, si il y a bien quelques meubles ou quelques murs en bois, tout le reste est représenté par des lignes blanches et des légendes, le tout dans un studio, où Von Trier s'amusera avec les lumières. La mise en scène donc très théâtrale est original et surtout superbe, ça rajoute un vrai plus au film, et permet aux acteurs de vraiment s'exprimer, Nicole Kidman en tête, parfaite de bout en bout et trouvant là son meilleur rôle. Malgré ses 3 heures, Dogville est captivant de bout en bout, présenté en 9 chapitres et un prologue, et narré par John Hurt en personne. Puis le fond, c'est une œuvre intelligente, dure, froide et pessimiste qu'il nous livre. A travers cette femme, on suit donc les réactions des habitants de ce village, leurs évolutions et leurs comportements vis à vis d'elle, et la cruauté dépeinte est forte et donne droit à certaines scènes choc comme celle du viol en arrière-plan. Malheureusement les habitants de cette ville, ne sont pas que des caricatures et même pas forcément exagéré, il nous montre la nature humaine, jusqu'à cet excellent, dramatique et pessimiste final. En plus de la parfaite narration de John Hurt, et Nicole Kidman, le reste du casting est parfait, que ce soit Paul Bettany ou même la furtive apparition de James Caan. Superbe, une très grande œuvre.
Complétement débile. Les films de ce malade sont au cinéma ce que le jazz expérimental est à la musique. De l'intellectualisation au ras de pâquerettes. Plus c'est con, pour peu que ce soit "original", et on crie au génie... Lassant...
Je suis un adorateur de Lars von Trier et parmi tous les chefs-d'oeuvres qu'il a pu réaliser, celui-ci est mon favori. L'histoire m'a captivé de bout en bout que ce soit par la décor minimaliste où les murs des maisons ne sont matérialisés que par des traits à la craie sur le sol. Non seulement, il fallait oser mais en plus il en résulte une focalisation sur les visages et Nicole Kidman, au sommet de sa beauté ingénue, pourrait maintenir notre attention des heures durant sans jamais susciter l'ennui. On vit avec elle, oin compatit à ses souffrances, on est presque sur scène à vouloir la sortir de cette ville de dégénérés. J'ai été bouleversé autant par l'innovation esthétique que par la beauté de la bande son et des éclairages. La voix-off, elle aussi parvient à maintenir le rythme de ce film et nous aiguillonne. Ainsi elle nous donne les déictiques qui manquent en apparence. Un savant mélange qu'aucun mot n epourrait qualifier tant j'ai été remué. Paul Bettany, Lauren Baccal sont eux aussi très prenant. J'ai envie de dire que ce film est parfait, je n'y vois aucun bémol. Même intellectuellement, Lars von Trier poursuit la réflexion amorcée dans le génial Breaking the waves sur la souffrance, le bien et le mal et surtout ( clin d'oeil à Tarkovski ?) le sacrifice. La femme, victime propitiatoire désignée, se révolte contre les humiliations qu'elle subit et sa vengeance s'accomplit quand elle prend conscience que personne ne mérite d'être sauvé. Tout le film fonctionne sur les deux notions habituellement antagonistes de l'émotion et de l'abstraction. Le plus grand film que j'ai pu voir dans ma vie... Lars von trier m'a une fois de plus bouleversé. Il est impossible de vivre sans avoir vu cette perle, je le recommande absolument !
Le nanar de l'année pour moi ! Jamais je ne me suis autant em.. devant un film. Mais où sont les décors ? Au nom de "l'art", on permet à un réalisateur de faire n'importe quoi ??? Où est le scénario ?? Minimaliste à souhait.
Sauvez-nous de cette infamie! Un film qui reflète avec inégalable antipathie la présomption de son réalisateur qui détruit un dogme tout aussi prétentieux en voulant impressionner par cette moquerie lourde. Un art totalement artificiel, qui laisse amers devant la vanité de certains. Où est la pureté, la légéreté des grands du cinéma?? Appelez-le un film de série B et il est peut-être (peut-être) regardable voire même intéressant sous certains aspects mais le définir "chef-d'oeuvre" est une insulte au vrai cinéma. Infâme.
Le film se passe sur la spoiler: surface d"un court de tennis
on voit tout le monde en même temps, et on accroche par la simplicité du décor, et l'histoire d'une femme a qui faut pas faire d"histoire.
ART ! CHEF D'OEUVRE ! Qui oserait supprimer le visuel dans le cinéma, son essence ? Lars Von Trier abandonne les décors comme on s'ampute un bras, mais parvient sans lui à nous livrer une oeuvre forte, qui touche, qui fait mal, qui écœure, qui bouleverse. Nicole Kidman y est pour beaucoup avec un rôle qu'elle maîtrise, personnage féminin seule et contre tous. "L'enfer est pavé de bonnes intentions" est un adage parfaitement mis en image ici. Le réalisateur se montre virtuose dans l'art de montrer la cruauté dans ce qu'elle a de plus humaine. Une horreur, un grand film.