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Un visiteur
1,5
Publiée le 10 juin 2011
Le scénario est certes original, mais la mise en scène très étrange (décors, narrateur), le rythme lent et la fin absurde rendent ce film assez indigeste.
Lent... à déprimer. Les décors ridicules de carton-pâte nuisent à l'intérêt de l'ensemble. Une Kidman femme-fatale transformée en paysanne écrouée par un Lars Von Trier certainement sadique (nous mettre mal à l'aise : le but du cinéaste). Un extrême (soumission complète contre protection) entraîne un autre extrême (humiliation totale, supportée dans l'abnégation) et enfin un ultime autre (la vengeance par l'extermination d'un village). Métaphore du processus de génocide ? Apologie de la vengeance justicière ? Un film résolument malsain.
Sorte de pièce de théâtre, la mise en scène et les décors sont minimalistes et froids, le scénario est plutôt original mais il faut accrocher dans les 15 premières minutes sinon c'est foutu pour 3 heures... Je voulais le voir en entier c'est donc une énorme perte de temps pour ma part.
Ma critique contient des spoilers. Je vous déconseille de la lire si vous n'avez pas vu le film. J'ai trouvé ça très bien. J'ai aimé les partis pris de Lars Von Trier, j'ai trouvé que sa mise en scène s'adaptait bien au sujet. Le scénario se suit avec intérêt. J'ai aimé cette réflexion sur le bien, sur le mal. J'ai eu peur à un moemnt qu'on tombe dans une sorte de misérabilisme mais en fait non. Bref, c'est vraiment intéressant, bien foutu. Je peux comprendre que certains n'aient pas du tout aimé par contre !
Après avoir reçu la Palme d’Or lors du 53ème Festival de Cannes en 2000 pour Dancer in the Dark, Lars von Trier s’est attelé à un tout autre projet, celui d’une nouvelle trilogie intitulée « USA : Land of Opportunity ». Pour son premier chapitre, il nous livre avec Dogville (2003) une œuvre innovante (au niveau de la mise en scène puisque l’originalité ici tiens du faite qu’il n’y a aucun décor, les acteurs se déplacent dans un studio unique avec pour seul élément de repère, des traces au sol, comme au théâtre !!). Audacieux, original, convainquant, le cinéaste séduit dès les toutes premières minutes et bien que le film affiche fièrement trois heures au compteur, on accroche sans le moindre problème ! Ici, les acteurs sont mis à nus, puisqu’il n’y a aucun décors, rien ne les cachent des autres protagonistes, on voit tout, on sait tout, cela peut paraître déstabilisant les premières minutes, mais on s’y adapte relativement vite ! Passionnant, captivant, choquant et dérangeant, Lars von Trier a réalisé une fable morale et mélodrame comme un roman où l’évolution de tous les protagonistes est constante. Un drame suivit de près par neuf chapitres, voilà comment se décompose Dogville, qui nous fait découvrir au coeur des Rocheuses, pendant la crise de 29, un petit patelin où les habitants, au départ accueillant envers la naïve Grâce, va vite tourner au cauchemar pour elle, mais aussi pour eux, en fin de compte ! Ceux qui devenaient ses protecteurs en se montrant d’abord sous leur meilleurs jour, vont rapidement changer et endosser les traits de bourreau en faisant d’elle une esclave et souffre douleur. Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’est que Grâce est au final, plus maligne qu’eux, à ce genre de jeu ! Une réalisation particulière, hors norme et qui peut déranger, mais portée tout au long par une actrice convaincante et admirable : Nicole Kidman. Au final, on adhère totalement et il nous tarde de découvrir le deuxième chapitre : Manderlay (2005).
Le génie expérimentale de Lars Von Trier explore avec "Dogville" les enjeux des décors, dont l'absence semble oubliée pour mettre en avant le jeu d'acteur et le scénario.
Ce film est genial, dramatique, bizzar, mais genial. Magnifiquement joue et il montre un cote de l'homme que l'on aime pas trop connaitre. Les decorts sont simpke et marrant, de plus ce film n'est pas si long, il dure 2h a peut pres (dans la version que j'ai visioné). A voir absolument.
La terrifiante émotivité de "Breaking the Waves" peut bien être moins présente, Von Trier affirme son propos une fois de plus, avec une maestria qui pourra sembler un peu trop aboutie pour ne pas avoir l'air, ne serait-ce qu'un peu, démonstrative. Néanmoins, rares sont les films d'une telle puissance aujourd'hui. Des différents niveaux de lecture possibles, deux m'apparaissent particuliérement bien exploités. Les critiques (américains surtout) virent en "Dogville" un brulôt dirigé contre la société US. Et bien que Von Trier cherche (et réussisse) à donner une dimension fondamentale et existentielle à sa critique du genre humain, il y a du vrai dans cette remarque. Mais bien loin de donner dans la simplicité d'un discours anti-américain formaté, Von Trier nous invite à un véritable débat, théologique en un sens, entre un protestantisme nordique (luthérien pour faire simple) et un protestantisme anglo-saxon (anglican donc, dont les sources sont plus à chercher du coté de Calvin). Car ici, il y a une critique de la raison religieuse à travers celle d'une organisation sociale fondée sur un corpus et son exégèse. Et sans s'en tenir là, Von Trier, alors qu'il semble arrivé au bout de son propos, dévoile alors sa vision, encore plus sombre, de la martyrologie, montrant admirablement la proximité de la sainteté et de la monstruosité humaine, comme retournant sa caméra contre lui-même pour admettre le destructeur qu'il est tenté d'être lui aussi quand il en vient à désespérer de l'Homme. Rares sont les aveux aussi courageux. Car, pour ceux-là, aucune confession ne vient offrir de soulagement.
Une claque ce film. Au début je me suis dit que j'aurais du mal à le supporter durant près de 3h, puis j'ai été complètement englouti par l'intrigue et les personnages. L'absence de décors et d'extérieurs met en exergue les relations et les actions des personnages, le résultat est saisissant et magistral. Du grand cinéma.
ça c'est vraiment le genre de film où : ou on adore ou on déteste. Lars Von Trier ne fera jamais l'unanimité. Son style est très spécial et très controversé. Son dernier film : "Antichrist" était également une catastrophe. Pour ce qui concerne "Dogville". C'est une réalisation bizarre, avec des décors a la limite du ridicule, une histoire qui n'est pas du tout captivante, j'ai lutté pour ne pas dormir. Un film intello bien ennuyeux et dont l'impression finale est mitigée.
Un bon film avec un scénario et une réalisation soigné . Le fait de n 'avoir mis presque aucuns décors donne un certain charme au film . Dommage que la scène final est bien peu crédible.NOTE: 8/10
Une oeuvre tout bonnement extraordinaire de Lars Van Trier, magnifiée par la grande originalité des "décors" et de la mise en scène. Il semble que l'on ne pouvait proposer le rôle principal à une autre actrice que l'éblouissante Nicole Kidman. Toutefois, on regrettera que celle-ci ait fait faux bond au réalisateur pour un second et/ou troisième film, de cette trilogie. Il semble, en effet, que Nicole Kidman ait à nouveau préféré rejoindre les sirènes hollywoodiennes. Surtout ne pas manquer la fin de ce film, qui se réfère à l'impitoyable loi du Talion...
Un véritable Ovni cinématographique Dogville n'est pas à mettre entre toutes les mains. Un véritable pari de mise en scéne qui met en avant les relations humains et le jeu des acteurs (Nicole Kidman est géniale). Un film vraiment dur.
C'est excellent, il faut le reconnaître : des acteurs impeccables, un enjeu artistique complexe et parfaitement maîtrisé... La grande force du film réside dans le pari qu'il constitue : au bout de 10 minutes, le spectateur a complètement oublié que les décors n'existaient pas, il est véritablement à Dogville. Cependant, on peut faire des reproches : le final est intéressant, mais il "casse" d'une certaine manière la trame, dans une volonté de provocation. La photographie est sublime, mais elle éloigne sensiblement les personnages de nous. Quant à la musique, elle est parfois un peu attendue (le sabbrat matter aux moments émouvants). Mais ce ne sont que des détails d'un superbe film, très riche et moins difficile qu'il n'y paraît.
A voir, ainsi que sa superbe suite, Manderlay, qui surpasse de loin Dogville.