7248 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
362 critiques spectateurs
5
158 critiques
4
94 critiques
3
28 critiques
2
25 critiques
1
34 critiques
0
23 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 octobre 2015
Je ne peux pas mettre 5 étoiles car l'absence du décor m'a sincèrement perturbée. Je l'avais loué en DVD à l'époque et quand j'ai compris qu'il n'y aurait que des traces de craies sur le sol dans un studio, j'ai été désappointée. L'histoire est bien par contre. Et Nicole Kidman joue vraiment bien. Je ne sais pas si ce film aurait eu le même impact psychologiquement s'il avait eu un décor réel. Mais malgré tout je me suis laissé prendre au jeu et j'ai passé un (long) bon moment.
Je suis allé voir ce film sur un coup de tête, sans savoir à quoi m'attendre. Et cela a été un choc! Je n'ai jamais vu un film comme ça auparavant: aussi innovant, aussi original. Les acteurs sont épatants, surtout N.Kidman, qui était alors dans une très bonne période (cf "the hours"). Bref une réussite totale, du cinéma comme je l'aime, bien foutu, bien construit et qui vous scotche dans votre fauteuil!
Film choc et le mot est faible. Une audace formelle inimaginable, comment Von trier a osé mettre en marche un tel projet ? Des décors et paysages imaginaires, des discussions sur l'être humain, une cruauté son nom, ... et j'en passe et des pires. Un casting énorme, une mise en scène qui colle au personnages. La fin est dantesque et subversive.
Dogville est un film surprenant, d'une part par sa mise en scène qu'on pourrait qualifier " amateur " du fait d'un mouvement constant de caméra sans plan véritablement fixe, et également théatral par la représentation de la ville. Cela gène un petit peu au début, mais finalement ce fut une excellente idée qui colle bien au film, pour nous montrer la petitesse de la ville, comment se répend les paroles et surtout le sentiment d'être constamment épié et jamais tranquille. Le choix est donc réellement bien amené, surtout qu'on se concentre alors sur les protagonistes vu que le lieu reste froid et le même tout le long du film. Le film en lui même est très malsain et dénonce le caractère animal d'une citoyenneté pas comme les autres : celle de Dogville. On a une réelle proximité avec les personnages, la narration est excellente puisqu'on n'a pas à se concentrer pour découvrir les personnages, tout est bien clair et expliqué. Le film retranscrit bien comment les gens en général se comportent devant quelqu'un d'étranger, et montre comment ils se comportent lorsque cette personne devient familière, en dévoilant leur véritable personnalité. Dur dans son ensemble, Dogville n'en ai pas moins réaliste devant le comportement des personnages qui n'ont pas une vie passionnante et qui sont surtout réclus dans cette ville, même si certains passages sont un peu exagérés et disposent d'une moralité douteuse. On veut crier devant les nombreuses injustices et horreurs commises... Le personnage de Grace, encaisse les coups des habitants sans se morfondre sur son sort, du coup on a encore plus une situation mystérieuse quant à son passé : comment supporte t'elle Dogville ? La scène finale devient alors véritablement anthologie et mesurée à la situation... Le casting est vraiment extraordinaire, chaque personnage dispose d'une personnalité différente et très bien joué, mention spéciale à Nicole Kidman. Malgré tout, le film dispose de quelques passages plutot inutiles et quelques fois de morale un peu douteuse ce qui m'a fait baisser la note...
En bref, Dogville est un film très original et très bien réalisé, le récit est très riche et la critique humaine est très importante. Quelques longueurs alimentent le film mais c'est vite pardonné, une experience malsaine et qui fait reflechir sur le coté de l'humanité, une vie misérable ne justifie pas pour autant des actes humiliants envers une personne. Très bien.
Très spécial. Du pure Lars Von Trier. Je ne décrirai pas toutes les originalités de ce film pour que ceux qui ne l'ont pas vu aient la surprise mais je tiens à préciser que la durée du film, très importante, ne doit pas effrayer car les situations sont bonnes, les dialogues vifs et captivants et les acteurs très bons, en particulier Nicole Kidman, au sommet de son art, qui porte le film presque à elle toute seule. L'histoire du film se révèle extrêmement cruelle mais la mise en scène la rend plus supportable même si l'on a la rage au ventre pendant une bonne partie du film. Mais je pense que tout cela est cependant moins décisif que la spécificité de ce film, que j'ai promis de taire, et qui fera que certains vont crier au chef d'œuvre et d'autres n'auront pas la force d'atteindre la moitié du film car ils s'ennuieront. En ce qui me concerne, j'ai été séduit. Par tout ce que je viens de décrire précédemment. J'ai passé un bon moment. Ce sera peut être votre cas. Comment le savoir ? Eh bien regardez le film! C'est une expérience à tenter...
Un peu prétentieuse et parfois affecté, les adjectifs ne manquent pour qualifier cette oeuvre dissècatoire de la jalousie et de l'égoisme d'une ville entière qu'on aurait juste aimé dotée d'un peu de moins de clichés et, - de plus - d'un casting moins hollywoodien. ( PLAYBOY52@. )
Contrairement à ce que je pensais au premier abord Lars von Trier est tout sauf un cinéaste à prendre à la légère, c'est même l'un des derniers à repousser les limites du 7e art à chacun de ses films. Surtout que son talent est protéiforme (j'en veux pour preuve la variété de sa filmographie, lieu de toutes les expérimentations formelles) et que son positionnement intellectuel n'a de cesse de nous remettre en question, mettant toujours le doigt où ça fait mal. À ce titre «Dogville» égratigne fameusement nos amis américains, mais plus encore explore les bas-fonds de l'humanité et prétend donc tout autant à l'universalité! La question des rapports de domination, de la violence, du pouvoir est illustrée brillamment, le propos du danois se payant même le luxe de brouiller les pistes tant il use d'un terrible second degré! J'étais offusqué par la « manipulation » de Lars von Trier, nous emmenant précisément là où il le souhaite, « moralement » ou « émotionnellement » parlant : c'est justement tout l'intérêt de sa démarche, démonter les rouages de notre fascination pour la violence, libre à nous ensuite de prendre du recul (encore faut-il le pouvoir!)... Quant à la mise en scène tant évoquée par les critiques, il faut bien le dire, elle confère une force supplémentaire au long métrage de M. von Trier. On est en effet proche du théâtre filmé, et en même temps totalement à l'opposé : tout est une question de « point de vue », plus encore dans le sens où le cinéma, par le biais du cadrage, du zoom, etc. le dirige justement dans telle ou telle direction (contrairement au théâtre). «Dogville» interpelle donc par son fond d'une noirceur et d'un cynisme extrêmes, mais tout autant par sa forme, d'une part vis-à-vis de son accord et de ses interactions avec le fond, d'autre part en ce qu'elle remet en question une fois de plus le 7e art : comme à son habitude Lars von Trier nous interroge sur « ce qu'est le cinéma », sur son essence même. Difficile de le nier : nous avons affaire là à un film gigantesque, vraiment. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Le pire que j'ai jamais vu et pourtant j'en ai vu des navets. Les maisons sont délimitées par des craies rouge, les acteurs sont nuls (et pourtant d'ordinaire j'adore Bettany et Kidman), le film est d'une lenteuuuuuuuur c'est affligeant! Les dialogues quasi inexistant, deux minutes pour dire un mot. En plus c'est mal filmé on ne voit les acteurs que de loin. Autant aller voir une pièce de théatre minable dans ce cas là. j'ai d'ailleurs regardé la dernière heure en accélérer.
J'ai trouvé ce film particulièrement dérangeant. Ce ne sont pas les décors (ou plutôt le manque de décor) qui gênent, on s'y fait assez rapidement. Mais l'ambiance malsaine qui règne durant tout le film. Je trouve, mais j'ai certainement dû mal le comprendre, que l'image de la femme est particulièrement dégradante. spoiler: De plus, la morale du film est de résoudre la violence par la violence quand on voit que Grace assassine son seul "allié" du film après que son père mafieux ait fait brûlé la ville et exécuté tout les habitants. Je me suis aussi demandée comment quelqu'un pouvait avoir l'esprit aussi tordu au point de représenter Nicole Kidman, la femme "faible", sous forme d'un chien, lorsque les habitants l'attachent au cou à une grosse roue en feraille qu'elle devra traîner pour ce déplacer. Tout le film met mal à l'aise. Cependant, le film est prenant car on se demande quelles horreurs va encore subir Grace et l'on fait face pendant 3h à une Nicole Kidman magistrale.
La mise en scène pitoyable pour ne pas dire inexistante nous empêche de rentrer dans l'histoire, histoire ennuyeuse qui se termine par ce que j'appellerai un fiasco. Un film long sans intêret. 1 et pas 0,5 à cause de Nicole Kidman, sans qui je n'aurai pas terminé de visionner le film, qui est limite à conseiller aux amateurs de "théatre", cinéphiles fuyez.
A la fois film-monde et film-monstre, "Dogville " se lit d'abord comme un voyage dans l'humain qui va de l'innocence à la noirceur absolue. Pour se faire, le dispositif est imparable. L'absence de décor se traduit comme une abolition des limites visuelles qui révèle chaque personnage dans leur intime cruauté. Complot, trahison, adultère, sexe, transgression, tout cela prend alors une autre dimension... Du coup, Le projet initial de Lars Von Trier, à savoir radiographier l'Amérique de la grande dépression, prend forme avec une force presque dérangeante...Tous les acteurs, Nicole Kidman en tête, ont accepté l'exercice de cette violence sociale qui les prend littéralement au corps puisque Lars Von Trier les filme constamment dans une sorte de convulsion frénétique et viscérale... Alors, c'est vrai, pour le spectateur, la gesticulation des multiples caméras peuvent agacer à la longue et la durée du film, de presque trois heures, peut amplifier ce sentiment, jusqu'au rejet....Mais l'entreprise est réussie de bout en bout, aussi bien artistiquement que techniquement...Et au bout du compte, si "Dogville" est une expérience de cinéma si prenante c'est parce qu'il s'agit avant tout d'une expérience humaine, toute à la fois édifiante et mémorable.
Bien joué, bien réalisé, le concept de l'absence de décor ne dérange pas, l'histoire avance assez pour intéresser... Mais le message est absolument détestable, misanthrope, voyeur, gratuitement violent. Ecoeurant.