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Cricriiiiiiii
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1,0
Publiée le 4 juin 2023
Tout est plat, sans substance, sans émotion, dans ce premier long métrage pas inspiré d'Héloïse Pelloquet. L'histoire se traine péniblement sans jamais développer quoi que ce soit. On se demande encore l'intérêt de tourner à Noirmoutier pour filmer des plans aussi bateaux.
Aux premiers plans sur Chiara, on se dit qu’elle est comme la mer, immuable, solide, comme une permanence. Et pourtant… Si l’irruption de Maxence n’est pas d’emblée comme une évidence, on devine immédiatement que le couple qu’elle forme avec Antoine repose sur un amour d’habitude, presque une association ou une collaboration. L’affection réciproque est évidente mais l’érosion de la passion est bel et bien là, fatale, inexorable.
Maxence va venir réveiller chez elle un feu évidemment éteint. Et c’est peut-être, à peine cyniquement la seule certitude en amour : l’attrait de la nouveauté. Forcément éphémère, mais pas moins sincère pour autant. Les premiers regards, frôlements et c’est une sensualité discrète qui s’installe entre Chiara et Maxence. L’irrésistible poids de l’interdit et de l’impossible va venir sublimer cette rencontre réciproquement troublante et brulante en devenir. Reste alors à réprimer ou à prendre le risque de vivre.
En étant à minima rompu aux petites comme aux grandes histoires au cinéma, on voit certes un peu tout venir, mais indéniablement le charme de leur duo opère et on se laisse gentiment et tout en douceur amener dans leur parade amoureuse complice et charnelle. Il est juvénile autant qu’elle est à la moitié de sa vie. Il va se grandir, elle va se rajeunir. Les codes classiques de la symétrie de l’autre, où dans l’irrationalité d’une passion, tout ce qui sépare finit par unir. La mer va devenir leur refuge, l’interdit de leur amour peut alors s’exprimer dans une folle liberté, celle des amants que rien ne contrarie, tout émerveillés et étourdis de l’intensité dont ensemble ils sont capables. On pensera un peu à L’équipier (2003) de Philippe Lioret, la complexité et la poésie en moins certes, mais avec cette sincère énergie et la dureté sans faille de la valse des émotions contrariées.
Cécile De France est une amoureuse fabuleusement passionnée, comme on en rêverait. Son ancrage qui s’effrite dans cette seconde jeunesse retrouvée devient pour Chiara comme une seconde peau que l’actrice sublime avec grâce et élégance. Elle est belle, forte, elle écrase tout et devient indispensable à la caméra de sa cinéaste, donc à nos yeux. Une cinéaste qui selon son aveu lui avait écrit comme une lettre d’amour, Cécile lui a parfaitement répondu je t’aime aussi.
Il faut être deux pour un grand amour. A ce jeu-là, Félix Lefebvre, visage poupon de Maxence s’initie aux jeux de la déraison de la passion avec une flamme, une beauté de chaque instant. Il s’ouvre à la vie en nous prenant à témoin de la constance de son impudeur. Fiévreuse et brulante interprétation. La passagère, c’est affaire de parenthèse, de Sur la Route de Madison (1995), quand il faut ou pas ouvrir la portière de la voiture, à Compartiment numéro 6 (2021) quand on sort du wagon ou encore de Lost In Translation (2003) quand on quitte le Japon. Ici la question est de savoir si on quitte l’ile ou pas. Une seule façon de le savoir, de se confronter à ses propres réponses, voir très vite La passagère…
On assiste à une idylle banale filmée d'une manière linéaire caméra à l'épaule. Vivre cela dans une salle de cinéma ne rend pas le moment mémorable : le tourteau ne fait pas rêver; la vie de marin-pêcheurs dans une île bretonne isolée ne fait pas rêver, un jeune apprenti mousse sympatoche ne fait pas rêver... Des scènes sans émotion (divorce par consentement mutuel), des scènes de sexe trop longues, musique non appropriée sur discussion-séparation,... OK le sourire de Cécile De France est magnifique mais à part ça : quel ennui!
Un premier film qui opte pour une thématique sur l’adultère en milieu marin, là où une femme pêcheur tombe amoureuse de son moussaillon. L’idée est séduisante et la présence de Cécile de France engage le processus sur l’originalité du milieu social et un environnement économique défaillant. D’ailleurs c’est en laissant partir son mari discuter avec les anglais sur le Brexit, que la dame et le jeune homme se retrouvent. Une perspective de cinéma qui malheureusement ne tient pas longtemps en respect un scénario lâche et de plus en plus inconséquent, face à une mise en scène très linéaire et sans discernement. On se répète beaucoup AVIS BONUS Un court métrage au bord de la mer, mais cette fois on s'y laisse prendre Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Sur le papier, ce film avait tout pour me plaire ! Mais malheureusement tout est raté ! L'histoire n'est pas du tout crédible. Et le gamin de 14 ans fait trop enfant. Trop de scènes de sexe cru: Mais pas d'amour, pas de passion, et encore moins d'émotion, bref, un beau gâchis ! On ne voit même pas les paysages (ce qui aurait pu nous consoler...puisque c'est tourné sur une ile !) Mais NON. Rien a sauver finalement !
Quelle déception ! J'adore Cécile de France mais je ne comprends pas comment elle a pu accepter de tourner dans un tel navet : On ne croit pas un instant à cette idylle entre une femme de 45 ans et un gamin de 18 ans qui a la bouille d'un poupon. Mauvais choix d'acteur. Malheureusement, on ne voit pas les sentiments naitre, il n'y a aucun jeu de séduction entre les deux personnages... Ils couchent ensemble. Point. Des scènes de sexe mal filmées et trop crues à mon goût : Pas du tout glamour ! La réalisatrice passe complètement à côté du sujet. On éprouve aucune émotion. Et elle n'a même pas su nous montrer les beautés de la Vendée où le film a été tourné. On nous parle vaguement d'une ile... Mais décidément, il n'y a rien de beau (rien à sauver) dans ce long-métrage) : film raté !
Ce film, réalisé par Héloïse Pelloquet et sorti en 2022, est très bon ! Nous suivons ici l'histoire d'une pêcheuse qui, après le départ provisoire de son mari dans le cadre de son travail, commence à tomber sous le charme de son jeune apprenti, Maxence. Alors oui, je sais, on pense tout de suite à une histoire d'amour lambda, le genre de romance mielleuse que l'on retrouve sur TF1 l'après-midi. Et je ne vais cacher qu'il y a un peu de ça, dans le sens où le film est assez prévisible. Nous sommes effectivement dans une romance où tout est plus ou moins cousu de fil blanc et ce, dès la rencontre entre les deux personnages qui se cherchent, se sourient, se fuient du regard etc. Seulement, le film dégage quelque-chose de très solaire, de très chaleureux ! Déjà de par son ambiance, encore une fois, très chaleureuse, qui est pourtant contrastée avec le froid et les tempêtes de l'île de Noirmoutier. Mais ce côté solaire réside aussi dans les personnages, qui sont particulièrement attachants et qui dégagent surtout énormément de charisme. De plus, nous ne sommes pas dans la romance timide, le film nous offre des plans très charnels (pour ne pas dire érotiques) très bien réalisés et surtout réalistes dans lesquels les personnages se donnent à fond. De plus, même si l'histoire est prévisible, elle n'est pas mièvre pour autant puisque le film joue notamment ici sur les ragots de cette petite île, sur certains personnages qui peuvent retourner leur veste et devenir mauvais etc. J'apprécie également beaucoup la fin qui est, encore une fois, très réaliste et qui, pour le coup, ne tombe forcément dans les clichés de la comédie romantique. Concernant les acteurs, nous retiendrons principalement Cécile de France et Félix Lefebvre qui jouent très bien et dont l'alchimie est vraiment palpable. Nous retiendrons également l’excellente B.O. signée Maxence Dussère qui correspond tout à fait au ton du film. "La Passagère" n'est donc certes pas un film spécialement mémorable mais qui reste très bon dans son genre !
Bon point pour le casting (Cécile de France et Félix Lefebvre en tête de gondole). Pour le reste, les scènes s'enchainent avec parfois un manque de liant qui rende le film bancal.
La passagère. Une réalisation molle, des instants de vie sans grand intérêt. Au bout de quinze minutes, les passagers que nous sommes se détournent. Deux étoiles et demie.
Très belle œuvre aux excellent.e.s acteur.trice.s, à la mise en scène jolie et travaillée, aux personnages captivants et à l'alchimie parfaite entre eux (c'est assez rare pour être souligné). L'ensemble est acéré et passionnant.
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3,0
Publiée le 27 avril 2023
"La passagère" est un peu le mélange de tout ce que Héloïse Pelloquet a réalisé auparavant avec la découverte de l'amour, de nouvelles expériences dans des histoires d'apprentissage proches de la mer. Dans son premier long-métrage, elle raconte l'histoire de Chiara et de son apprenti Maxence. Une histoire de désir, de renouveau, d'insouciance où rien ne compte vraiment. Je pensais que ça allait être une histoire de transmission, mais on réalise très vite que c'est autre chose qui les intéresse. Ce film vaut principalement pour ses acteurs et surtout Cécile de France qui est remarquable. Derrière son côté bougon se cache une femme pleine de désir qui va rayonner d'épanouissement. L'histoire est très légère et sans prise de tête. Il n'y a d'ailleurs aucune confrontation avec le principal intéressé, ce qui peut surprendre. Bref, un joli petit film dans un beau cadre.
Si le film peut souffrir d'une certaine "banalité" dans son sujet, il faut cependant le voir pour la simple performance de Cécile de France qui crève littéralement l'écran. Son rôle de marin-pêcheur et le panel d'émotions qu'elle produit en tant qu'actrice sont d'une telle vérité et d'une telle intensité que tout semble vrai dans son jeu. Elle est Chiara, c'est son histoire, sa vie et l'on retrouve quelque part le jeu de Marta Nieto dans "Madre" de Rodrigo Sorogoyen et qui m'avait là aussi mis une grande claque cinématographique. Intense Cécile de France !
Malgré une bonne interprétation des comédiens j'ai trouvé le film sans intérêt. La liaison entre l'épouse et l'apprenti est trop prévisible et il y a trop de scènes de sexe. Les sentiments amoureux sont inexistants. La scène de la masturbation est inutile. Et la fin n'est pas crédible du tout.
Et pourtant j'aime beaucoup Cécile de France... mais rien de transcendant dans ce film qui ne procure aucune émotion - très déçue mais son prochain film sera meilleur...