"White Noise" est un film hybride, à la frontière entre la comédie absurde et des scènes apocalyptiques. Adam Driver est le père d'une famille recomposée où les enfants ont l'esprit très éveillé (ou tordu, c'est selon). Après une première heure assez jouissive en terme d'humour avec notamment des joutes verbales sur Hitler, la deuxième partie s'essoufle quelque peu avec une histoire de médicament assez poussive. Dans l'ensemble, cela reste correct malgré des longueurs (le film dure 2h15) et une issue qui m'a laissé sur ma faim. Dans un autre registre, j'avais préféré "Marriage Story" du même Noah Baumbach avec également Adam Driver.
Ce long-métrage se divise en deux parties : une première, assez sympa, construite sous la forme d’un film catastrophe et une seconde, plus centrée sur une histoire domestique qui prend de graves proportions, beaucoup moins intéressante. Le tout est entrecoupé de séquences grandiloquentes (cf. celle où Jack et Murray débattent devant un parterre d’élèves sur l’enfance d’Hitler et d’Elvis) ou de scènes quelconques (comme celles des courses dans les hypermarchés). Les acteurs principaux sont certes très bons (Adam Driver en tête), mais les personnages qu’ils incarnent sont pour le moins étranges voire peu vraisemblables pour certains. En effet, on a tout de même beaucoup de mal à croire aux capacités d’analyse fine ainsi qu’aux réflexions actuelles et pertinentes de tous ces ados qui dans les années 80, n’avaient toujours pas Internet ! Ainsi, ce métrage se perd dans pas mal de concepts (accident toxique national, théorie du complot, crise de la quarantaine, acceptation de la mort…) et a du mal à trouver son genre (drame psychologique, film d’anticipation ?), le tout est servi par un humour parfois absurde et joué par des interprètes investis certes, mais incarnant des protagonistes peu plausibles, si bien qu’on a l’impression de visionner un métrage de Wes Anderson, le talent en moins !
Film bavard censé parler des angoisses existentielles (la vie, la mort, la manipulation des masses, surtout la mort en fait). Il y a quelques fulgurances surtout durant la 2° partie, mais on ne comprend pas toujours très bien où veut en venir le réalisateur. Surtout que le film oscille en permanence entre comédie et drame. Rien à redire pour les acteurs (j’aime bien Adam Driver), mais l’ensemble est un peu confus, il y avait du potentiel, c’est un peu dommage.
Film foutrac et plein d'une philosophie de comptoir grandiloquente. Un mélange de styles qui se veut très intelligent mais qui fini par être d'un snobisme fatigant. A force de caricaturer la société de consommation et de gloser sur la vie et la mort, le film s'embrouille et l'humour absurde fini par lâsser. Aucun intérêt.
La mise en scene, les décors 80's délicieusement kitch et le sens de l'absurde sauvent la mise de ce film trop bavard, trop long, presqu'ennuyeux dans sa 1e et sa 3e partie (la 2e est assez burlesque).
Difficile de savoir où le réalisateur veut nous emmener.
Netflix nous abonne aux déceptions sur ses films exclusifs ; où sont donc les 80 millions de budget annoncés ???
Pour être totalement honnête j'ai dû rater quelque chose : d'un côté des critiques dithyrambiques sur ce film qui semble être un petit bijou ... et de l'autre moi totalement mort d'ennui devant ce film. Ma version est plutôt que ce film est prétentieux, verbeux et particulièrement lourd. Absolument tous les personnages sont pénibles à écouter. Que ce film n'ait ni queue ni tête ne le rend pas forcément intéressant.
Plutôt sympathique et ce White Noise, mais c'est aussi malheureusement le film le moins réussi de Noah Baumbach en ce qui me concerne, la faute à son caractère inconstant dans la maitrise de son ton et de son propos.
Construit en 3 actes (eux-mêmes de qualité inégale on va dire),on tient là une satire pertinente aux accents burlesques réguliers sur la peur de la mort et notre société ayant perdu ses repères face à sa propre existence. Le 1er acte énonce d'ailleurs aisément ce propos, alors qu'on a des personnages évoquant l'existence de grandes figures du XXe siècle (dont Elvis ou Hitler), le sensationnalisme ludique des explosions au cinéma, le caractère trouble de l'information télévisée/radiophonique et le doute qui en découle face à la catastrophe.
Et à ce titre, le 2nd acte est le plus réussi, vu qu'il embrasse à bras-le-corps la comédie avec une vraie aisance, sans discours explicite (chose dans laquelle le film tombe assez régulièrement, en énonçant verbalement ces intentions de manière théorique, et par la bouche de ses persos).
White Noise a ainsi le cul entre deux chaises par instants, nuisant à une certaine spontanéité de ses saillies burlesques (il y a de vraies réussites à intervalles réguliers).
Heureusement, Baumbach livre une mise en scène aussi inspirée que sa direction d'acteurs, saupoudrée d'une BO de Danny Elfman certes peu marquante mais efficace.
S'il y a un vrai plaisir de revoir Greta Gerwig devant la caméra (sous la houlette de son mari), c'est encore une fois Adam Driver qui tire son épingle du jeu, en prouvant (encore une fois) qu'il est un des meilleurs acteurs actuels en prof niant le caractère fragile de sa propre existence.
Bref, au final on tient un Baumbach intéressant bien qu'inconstant. Pas le plus maîtrisé de sa filmo malheureusement, mais proposant de vraies saillies qualitatives.