1449 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
192 critiques spectateurs
5
20 critiques
4
36 critiques
3
36 critiques
2
42 critiques
1
37 critiques
0
21 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Henri Jovi
4 abonnés
11 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 2 mars 2024
J'ai hésité à mettre 3 étoiles, car il en méritait 2 tout au plus....mais mon côté "maso" à joué son rôle... 2h30 de torture psychologique, pour finalement sortir de la salle complètement groggy...et mille questions en tête...la plupart sans réponse bien sûr... à voir une 2e, voire une 3e fois pour essayer de sortir du brouillard, me ce serait sans aucun doute suicidaire. Plus concrètement, Léa Seydoux est à son apogée, George Mackay éblouissant, Bertrand Bonello complètement barré, le tout dans un univers temporellement tridimensionnel, laissant le spectateur dans une détresse d'incompréhension exacerbée, perdu dans les méandres d'un scénario d'un autre monde. A se demander si La Bête ne serait pas tout simplement....la réalisation incompréhensible de cette œuvre littéraire à la base, mais travaillée sur grand écran à la manière d'une grenade à fragmentation qui vous laisse le cerveau en morceaux... Quoi qu'il en soit, ce film ne laissera personne indemne, si on a le courage de tenir jusqu'au bout...
Ce film ne mérite même pas une étoile. J'ai du mal à comprendre les avis positifs. Le film se veut intellectuel, mais est surtout prétentieux. C'est à mourir d'ennui. Léa Seydoux est Inexpressive et distante.
Un film long, confus et prétentieux, où l’ennui domine de bout en bout. L’intrigue est floue, les dialogues interminables et les acteurs semblent absents. Rien ne fait sens, pas même la fin. Une expérience laborieuse qu’on subit plus qu’on ne regarde.
Très bon film, même si il m'a fallu un peu de temps pour saisir tous les fils de l'intrigue et des différentes temporalités. Les décors, costumes sont très réussis. J'aime tout particulièrement la vision du principe bouddhiste de réincarnation, et je jeu des acteurs vient le sublimer, tout particulièrement vrai pour George Mackay. Le point faible du film réside selon moi sur la lenteur du film. De mon point de vue, un raccourcissement des scènes et l'ajout d'une 3eme vie antérieure aurait aidé le spectateur à mieux apprécier le mécanisme et à rendre les similitudes plus claires.
Découvert en compétition lors du dernier festival de Venise, la nouvelle réalisation de Bertrand Bonello, La Bête débarque sur nos écrans pour un voyage envoutant, intriguant et mystérieux. Librement inspiré de l'histoire d'Henry James La Bête dans la jungle (en 1903), qui nous racontait l’histoire d’un homme paralysé par sa conviction que quelque chose de terrible était sur le point de lui arriver, une chose représentée par une bête invisible tapie dans une catastrophe future. Bonello a fait le choix d’inverser les protagonistes du livre pour raconter une histoire avec « une femme en son centre » et pour incarner cette femme il choisit sans hésitation Léa Seydoux qu’il avait déjà diriger dans De la guerre (2008) et Saint-Laurent (2014) en tant que second rôle. Pour sa première incursion dans la science-fiction, le cinéaste français explore l'idée de la technologie et de la peur, il joue avec le déjà vu et nous offre un film scindé en trois parties quelques peu déséquilibré, l'histoire d'amour centrale ne fonctionne pas dans toutes les périodes (surtout la 2ème), ce qui rend le scénario un peu fastidieux. Mais malgré ce petit accro, on obtient un film radical, romantique et délicieusement étrange. Audacieux, la Bête ne constitue peut-être pas une critique convaincante ou approfondie de toutes les idées qu'elle évoque, mais c'est une expérience cinématographique luxueuse, avec des visuels forts intéressants. Ce film de science-fiction ambitieux et intellectuel pourrait effrayer le public, il invite à la réflexion critique et peut prendre un certain temps à être pleinement compris.
Je n’ai jamais trop gouté les films de Bertrand Bonello. Mais le synopsis de celui-ci a attisé ma curiosité. Je ne le regrette pas une seule seconde. Vu les 2h26 je pensais le voir en plusieurs fois, mais j’ai tout avalé d’un coup. Le tout est assez inracontable mais est surtout aussi passionnant que fascinant. Même si je comprends très bien qu’on puisse s’ennuyer et trouver cela rébarbatif. Je ne suis pas très Léa Seydoux mais elle est très bien ici. Une excellente surprise donc. Un chef d’œuvre pour moi.
Totalement dans la lignée d’un Lynch. C’est impeccable, stylisé mais incompréhensible, vain et surtout ennuyeux. C’est l’adjectif qui donnera ou non envie de voir un film obscur qui ne raconte rien d’un futur encore en ébauche.
C'est plus fort que moi, dès que je vois le visage de Léa Seydoux, j'éprouve une immédiate et profonde antipathie. Elle est peut-être la seule actrice à me faire cet effet, aussi incompréhensible que son succès auprès du gratin des réalisateurs. Malheureusement pour moi, "La Bête" c'est grosso modo 95% de Léa Seyoux en gros plan pendant 2h25 (n'espérez pas économiser 10 min de générique, Bertrand Bonello a utilisé un artifice pour le raccourcir). Le film partait donc avec un énorme handicap. L'histoire se déroule en 2044, où les IA gèrent la société. Le chômage a explosé, et le travail intellectuel est réservé à ceux qui ont purifié leurs émotions en explorant leurs vies antérieures. Gabrielle décide ainsi de se projeter dans deux vies, en 1910 et en 2014. L'aspect SF partait avec de bonnes idées... qui ne seront cependant pas du tout explorées. Bertrand Bonello préfère se focaliser sur la partie dramatique, les relations dans une société où les sentiments sont élagués. L'amour répétitif à travers les époques. Et divers sujets très réflexifs. Pourquoi pas, sauf que tout ceci est terriblement ennuyeux. Très franchement, la seule raison qui m'a fait aller jusqu'au bout du film, c'est mon intégrité morale qui me pousse à rédiger des critiques uniquement sur des films que j'ai terminé. Ce qui tient ici un peu du masochisme. George MacKay, qui remplace au pied levé Gaspard Ulliel après son accident mortel, est plutôt convaincant en lui-même. J'ai d'ailleurs bien aimé sa prestation en incel flippant (apparemment basée sur un authentique tueur de masse de 2014). Mais son couple avec Léa Seydoux ne m'a pas paru crédible une seule seconde. Il n'y aucune alchimie. Les dialogues sont froids, peu naturels, on se croirait dans un mauvais Cronenberg. Tandis que la mise en scène est austère. Des plans serrés sur les acteurs, quand certains passages sont carrément en 4:3. Un montage sonore très discret. Des décors laissés de côté par la photographie. J'ai eu l'impression que certaines scènes étaient tournées sur fond vert, et pourtant ce n'est visiblement pas le cas. L'intrigue est quant à elle très décousue, et semble ne pas savoir où elle va. Attention, je n'ai rien contre les film intellectualisé (au contraire), ni contre les films brumeux à la David Lynch. Mais chez David Lynch, il y a du mystère, et du sensoriel. Ici, rien du tout ! Je sauverai quelques séquences prenantes (le passage dans la fabrique de poupée) ou quelques bonnes idées de réalisation. Toutefois c'est clairement beaucoup trop long et lent pour ce que ça raconte (ou que ça veut raconter), tant c'est abscons, limite prétentieux. Apparemment le film a divisé son public. Si les 30 premières minutes vous paraissent pénibles, arrêtez-vous là ! Sinon, peut-être ferez vous partie des élus à qui le film a causé.
Étalant son récit sur trois époques qui s’opposent et se répondent, Bertrand Bonello signe un film fort, dystopie romantique sur les émotions et un futur vide et désincarné. Léa Seydoux y trouve l’un de ses plus beaux rôles.
Je pense qu'une grande partie des spectateurs n'a rien compris au film, et j'en fais partie. C'est d'une lenteur incroyable, et à aucun moment il ne se passe quelque chose de marquant. On se demande direct dans quoi on s'embarque, et à la fin on reste médusé devant un tel vide de sens à tout cela. Léa Seydoux quant à elle est radieuse et excellente, mais ne parvient pas à sauver le film.
Sans ironie aucune, j’ai bien aimé le générique de fin avec ce QR Code qui permet de lire ledit générique. A part ça, je reconnais que c’est un peu déstabilisant au début, mais assez rapidement, je suis bien ancré dans mon fauteuil. Bien sûr, on peut s’interroger sur quelques scènes mais globalement la narration s’avère fluide. Je sais que l’actrice Léa Seydoux ne fait pas l’unanimité mais en ce qui me concerne, elle assure, elle est pratiquement de tous les plans. Pour conclure : « La bête » se laisse voir mais rien d’extraordinaire. Peut-être n’ai-je pas si bien vu que ça…
« La bête » est une œuvre qui fascinera et marquera les personnes qui fonctionnent avant tout à l’intuition. Cette phrase peut sembler bien vague, et pourtant il est difficile de la formuler autrement ou de ne pas le mentionner tout de suite, parce que c’est bien du phénomène intuitif dont se nourrit le film et qui fondera (ou non) un lien profond avec le ou la spectateur/trice. Plus précisément, et si je devais résumer le film en un mot : « pressentiment ».
La première heure est lente, (je me suis demandée si j’allais continuer, tant la majeure partie des scènes semblaient n’avoir aucun sens et n’être que très rarement dotées de « vie », j’ai bien fait de ne pas m’arrêter là !) mais absolument nécessaire à la suite du récit. Le film prendra ensuite la direction que l’on n’osait (intuitivement) lui soupçonner : et à la fin du film on aura envie de regarder de nouveau cette première partie pour saluer le travail d’écriture de cette histoire très audacieuse (ce n’est clairement pas un film facile d’accès ou destiné à tout le monde). C’est même un film qui se mérite : mais quelle force s’en dégage ensuite.
Il me semble important de souligner qu’il faut être également un peu fasciné par l’amour, le vrai, y avoir cru et l’avoir vécu fortement au moins une fois pour faire partie du public cible.
Difficile d’en dire davantage sans dévoiler ce qui sera susceptible de faire vibrer celles et ceux qui aimeront.
Poignant et brillamment écrit (et interprété !).
Édit 24 heures après visionnage : j’ai augmenté d’une demie étoile encore ma note, puisque « La bête » a dû tellement remuer quelque chose en moi que j’en ai rêvé la nuit suivante.