10 595 abonnés
11 634 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 30 août 2023
Avec son nouveau film, Sophie Letourneur a fait le choix de la banalité et de l'insignifiant avec ce film de vacances qui s'apparente par moment à un simple vlog que l'on aurait tous pu faire... On suit Jean-Philippe et Sophie durant leur voyage en amoureux en Italie durant lequel il ne leur arrivera rien. Les seuls enjeux sont dans un premier temps la destination du voyage puisque les deux ne sont pas d'accord et une fois sur place où ils vont aller et ce qu'ils vont manger. Il s'agit aussi d'une réflexion sur la vie de couple puisqu'ils traversent une sorte de crise, mais ne vous attendez pas non plus à des cris, des pleurs ou de véritables tensions. "Voyages en Italie" est finalement un petit trip tranquille, mais sans grand intérêt. On ne peut même pas dire que l'on a voyagé avec eux, car la photographie n'a rien de dépaysant. Bref, c'est intime, minimaliste, simpliste, mais surtout ennuyeux.
Force est de reconnaître qu’on retrouve dans "Voyages en Italie" de nombreuses situations que nous, spectateurs, avons pour beaucoup déjà connues : les discussions concernant la destination, l’enfant jeune qu’on a l’impression d’abandonner et auquel on va penser sans arrêt pendant le voyage, les longues hésitations avant de choisir l’activité qui va suivre, l’utilisation du Guide du Routard pour le choix des hôtels et des restaurants. On notera à ce sujet que tous les noms des établissements, pâtisseries, hôtels, restaurants, mentionnés ou aperçus dans le film sont les noms d’établissements qui existent vraiment ! Par contre, on ne voit jamais Jean-Fi et Sophie, les 2 protagonistes, procéder à des réservations, et, pourtant, ils arrivent et manifestement, ils étaient attendus. Tant mieux pour eux ! Parmi les bisbilles suivies de rabibochages entre Jean-Fi et Sophie, on a droit bien sûr à un grand classique d’un couple en villégiature sur les bords de la « Grande bleue » : un des membres qui veut aller à la plage pour se baigner alors que l’autre préférerait le repos ou la visite d’un site. Autre grand classique que nous sommes certainement nombreux à avoir connu : on rentre, persuadé d’avoir vu ce qu’il y avait de plus beau, de plus important, de plus intéressant et un ami « qui vous veut du bien » vous glisse « dommage, vous n’êtes allés ni à Noto, ni à Syracuse, les 2 endroits qu’il faut absolument voir en Sicile ! Critique complète sur https://www.critique-film.fr/test-dvd-voyages-en-italie/
Un petit film tourné en vidéo amateur , gros grain, cadrage aléatoire . Supposément pour donner un côté naturaliste, au-delà du manque de moyen. Un couple déjà bien usé , la lassitude, plus de désir sexuel, esprit de contradiction, du classique quoi, du « déjà vu ». Ils décident de partir en Italie pour essayer de se retrouver. Toujours en version naturaliste, on transpire, les cheveux gras , on ne veut pas prendre le scooter à deux , il y a des moustiques dans la chambre, ils piquent !, elle fait pipi devant son conjoint, très naturelle, une petit film de famille quoi . Les dialogues se veulent le point central, avec une appétence pour Rohmer ou Mouret , mais on est deux crans en dessous. Dans la dernière demi-heure , c’est le pire , rentré à Paris le couple se raconte à nouveau le « film « que l’on vient de voir , ouf. Les deux acteurs sont très bons et c’est ce qui sauve le film , Philippe Katherine , excellent , toujours atypique ,plein de nonchalance , qui joue son propre rôle , du Katerine ,et Letourneur qui finalement est meilleure actrice que réalisatrice, très naturelle, déguenillée , anti-star mais au ton juste, on dirait un personnage de Brétecher . Mais cela est vraiment trop juste pour faire un film de cinéma.
Une fiction sur la vie d'un couple, avec ses hauts et ses bas, qui prépare un voyage en Italie pour se reconstruire. Un film dont les parisiens contemporain se reconnaîtront sûrement. La réalisation n'est pas superbe et peut faire penser à une téléréalité, filmé avec un iPhone. C'est distrayant mais pas terrible. C'est du arte quoi. ----Juillet 2025----
Voyages en Italie - je m’attendais à une comédie mais non seulement c’est très mal filmé mais en plus ça a zéro intérêt ! Aucun dialogue intéressant (mais beaucoup de répétitions), des scènes durement banales. J’espérais qu’il se passe enfin quelque-chose alors je l’ai regardé jusqu'à la fin...on devrait être payé pour regarder ! Nul ! 2/5
C est lent C’est affligeant Il n’y a pas de dialogue C est de l’improvisation… enfin j’espère Non Rien mais j’ai tenu jusqu’au bout Je souhaite souligner le remarquable travail de montage car cela « sauve » un peu la dernière partie du film C est un non film
Le matériau privilégié de Sophie Letourneur depuis La vie au Ranch a toujours été ce magma insignifiant,ininterrompu & parfois loufoque qu'on appelle le quotidien (hé oui). Il faut souligner son extrême justesse dans le dialogue & la recherche du détail , son regard unique sur les relations humaines qui s'attarde sur la difficulté de communiquer , la répétition ,la difficulté de trancher dans le vif lorsqu'on est en couple comme au début du film lorsque Sophie se prend le chou sur la destination du weekend.On peut trouver cela charmant mais on peut aussi se demander si cela n'est pas un prétexte pour ne pas développer plus profondément ses personnages & se contenter d'un film de vacances pas vraiment romantique basé sur la crispation permanente des échanges et des micro-décisions inévitables lorsqu'on se retrouve en terre inconnue.
On a tous déjà vécu cette situation plusieurs fois dans notre vie. Celle qui voit des amis ou de la famille partant en vacances et se montrant contents de nous dévoiler leurs vidéos ou leur film de voyage auxquels on fait semblant de s’intéresser pour leur faire plaisir et/ou par politesse. Si l’exercice peut être amusant un court instant, n’étant pas du voyage, c’est vite ennuyant et inintéressant. Avec « Voyages en Italie » on se retrouve un peu avec ce cas de figure sauf qu’on est face à un film de cinéma. Commençant à se faire un nom au sein du cinéma d’auteur français après « Énorme », Sophie Letourneur semble s’être offerte une petite récréation durant la période Covid en mettant en scène ces carnets de voyage siciliens en même temps que cette tranche de vie d’un couple lambda en vacances. Elle se serait d’ailleurs inspirée de son propre séjour sur l’île italienne pour construire ce long-métrage.
La cinéaste a également choisi de se mettre en scène dans son propre rôle ici et il faut dire qu’elle assure et que sa nonchalance colle parfaitement avec celle de l’un des atouts du film : choisir Philippe Katerine pour être son partenaire à l’écran. Et même si celui-ci joue souvent dans ce registre de clown lunaire et décalé, cela fonctionne encore une fois et leur association à l’écran est plutôt fructueuse. Sa dégaine, ses mimiques et son jeu sont encore une fois la source de la plupart des sourires voire des quelques rires que nous offre « Voyages en Italie ». Les situations et dialogues proposés ici sentent fortement l’improvisation, ce qui occasionne autant de moments savoureux que de moments ratés ou au déroulement approximatif même si tout cela demeure fort naturel. Il y a cependant certains échanges parfois inaudibles qui perturbent notre appréciation du film et le rendent fastidieux, notamment dans la première partie.
Le long-métrage est assez court mais il devient de plus en plus long et laborieux, preuve que les plaisanteries les plus courtes sont souvent les meilleures et qu’un court-métrage d’une trentaine de minutes aurait suffi. Surtout que si les paysages siciliens sont magnifiques, ils ne sont pas forcément mis en valeur par cette manière de tourner sur le vif. La mise en abyme intervenant dans la dernière partie du film tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, de manière abrupte mais elle s’avère finalement un outil de relance narratif assez salutaire. Au final, « Voyages en Italie » est amusant par instants et sur le court terme mais tourne vite en rond au point qu’on s’en désintéresse vite pour un résultat finalement assez insignifiant.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Inspiré d’un épisode de la propre vie de sa réalisatrice, Voyages en Italie raconte, comme son titre l’indique, le séjour en Sicile d’un couple de Parisiens noyé dans sa routine quotidienne et ses obligations parentales. Interprété par Philippe Katerine et Sophie Letourneur elle-même, ce film dont le scénario est aussi épais qu’un papier à cigarette n’est jamais désagréable mais pas suffisamment conséquent pour se départir de l’anecdotique. Mignon, vaguement drôle mais un brin inconséquent.
Ce film n'est pas un ovni dans le paysage cinématographique français mais il pourrait s'en approcher. Car on reste un peu dubitatif. C'est une comédie. Qui met en scène un couple, dont la partie masculine est interprétée par P. Katerine. Les dialogues sont ceux d'un couple qui parle de ses vacances, de leurs fils, de la famille, de ce qu'ils vont manger, etc...Et où ils pourraient partir en vacances. Il n'y a rien sauf ce quotidien, et ces dialogues plats du quotidien aussi. Il y a aussi la référence au film de Rossellini de 1954 mais ça s'arrête là. Bref un film un peu bébête mais peut-être pas tant que ça.
Jolie découverte. Je ne me suis pas ennuyée en compagnie de ces deux acteurs sympathiques. La recette fonctionne bien chez moi je trouve le concept simple et original, un brin sociologique. Ne vous attendez pas a un rythme endiablé. Sentiment d'évasion garanti.
Pour Sophie Letourneur, il n’y a rien de plus beau que la normalité. Dans ‘Énorme’ déjà, étrange comédie sur la grossesse, le doute était entretenu sur la nature de l’approche, fictionnelle ou documentaire. Cette fois, ce sont des vacances en Italie qui constituent le terreau de cette normalité, des vacances qui, débarrassées de leurs clichés romantiques, se résument à des chicanements quant au fait de savoir si aujourd’hui, ce sera plage ou randonnée sur le volcan, agrémentées de triviales prises de bec de couple. Filmé comme une vidéo de vacances, “remontée” a posteriori par le couple de retour à Paris (la fictionnalisation de la fiction dans le cadre d’une fiction, en quelque sorte), ces vacances transpirent l’ennui, la mollesse, l’indécision,...la “normalité” en somme. L’idée peut présenter un certain intérêt sur le papier mais la normalité, clairement, c’est d’un ennui sans nom, et ‘Voyages en Italie’ peut sans doute expliquer pourquoi regarder photos, films et diapositives des vacances des autres est une assez bonne définition de l’enfer. Le plus curieux, c’est que la réalisatrice, pour cette ode à la normalité la plus insipide, ait choisi l’un des spécimens les plus bizarres du cinéma français, celui qui malgré tous ses efforts, ne parviendra jamais à paraître complètement “normal”.
Voyages en Italie est le nouveau film de Sophie Letourneur. Après Énorme, elle embarque avec elle Philippe Katerine dans une comédie burlesque et raconte un voyage romantique… c’est drôle, décalé et attendrissant.
Non seulement le film est extrêmement drôle, mais c'est en plus l'un des meilleurs films sur le couple que j'ai jamais vu. Sophie Letourneur arrive à pointer à la fois l'absurdité du couple moderne, son ridicule évidemment, mais sans aucun cynisme et toujours avec une grande justesse. Sous le masque de la comédie potache, elle saisit quelque chose de l'amour qui est bouleversant.
J'ai failli abandonner au début, surtout au regard de phrasé mou de l'actrice principale qui m'agaçait fortement. Bizarrement, cela lui passe doucement, je ne sais pas si c'est voulu dans l'évolution du personnage, mais ceux-ci deviennent plus sympathiques au cours du périple ennuyeux, offrant au final une comédie attachante.