Home stories
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Home stories" et de son tournage !

Une émotion née devant la télévision

L’idée de Home Stories est née d’un moment inattendu. Alitée et malade, Eva Trobisch regarde une émission de télé-crochet lorsqu’elle est bouleversée par la réaction d’une famille en coulisses. Plus que la prestation de la candidate, c’est ce besoin universel d’être vu et reconnu qui inspire à la réalisatrice les premières réflexions à l’origine du film.

Greiz, un décor chargé d’histoire

Pour situer son récit, Eva Trobisch a choisi la ville de Greiz, en Thuringe, découverte grâce à son grand-père. Fascinée par cette cité de l’ex-Allemagne de l’Est aux élégants boulevards Art nouveau désertés, elle souhaitait montrer un visage méconnu du pays. Les décors du film reflètent ainsi les traces visibles des bouleversements historiques et sociaux de la réunification.

Un film choral contre les points de vue uniques

Après deux longs métrages centrés sur un personnage principal, la cinéaste a voulu explorer une narration chorale. Son objectif était de permettre à chaque protagoniste d’exister à égalité à l’écran, sans héros désigné ni véritable antagoniste. Un choix ambitieux qui a nécessité un important travail d’équilibrage au scénario comme au montage.

Des projections tests pour ajuster le récit

Afin de trouver le bon équilibre entre les différents personnages, l’équipe a multiplié les projections tests pendant le montage. Les retours révélaient des expériences de visionnage très différentes : certains spectateurs s’attachaient à Christel, d’autres à Kati ou aux adolescents. Ces réactions ont conforté Eva Trobisch dans son désir de laisser chacun construire sa propre lecture du film.

Une débutante face aux caméras

Pour interpréter Lea, la réalisatrice tenait absolument à engager une comédienne sans expérience. Découverte lors d’un casting ouvert, Frida Hornemann a immédiatement séduit l’équipe par sa spontanéité. Ironie du calendrier, la scène de sa prestation télévisée a finalement été tournée dès son premier jour sur le plateau, renforçant encore l’authenticité du personnage.

La quête du parfait Matze

Le rôle de Matze s’est révélé être le plus difficile à distribuer. Eva Trobisch cherchait un personnage masculin capable d’incarner avec justesse les fragilités et les désillusions associées à certains stéréotypes de l’Allemagne de l’Est. L’arrivée de Max Riemelt a dissipé tous les doutes : sa présence et sa dignité naturelle ont immédiatement convaincu la réalisatrice qu’elle avait trouvé son interprète.

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