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DESFLIMS
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3,5
Publiée le 26 septembre 2022
Résumé à la con : Alors qu’elle n’a jamais procréé, une toute jeune quarantenaire tombe éperdument amoureuse d’un mec qui lui a déjà une gosse bien trop mignonne pour être honnête. Notre héroïne trouvera-t-elle sa place entre les doutes et l’attachement?
L’avis cool : Eh oui, double dose de Virginie Efira en deux jours. On est comme ça chez Desflims, on fait dans la générosité. Aujourd’hui, on vous propose un magnifique portrait d’une femme ancrée dans son époque qui s’interroge sur ce qu’elle va bien pouvoir laisser au monde, servi par un duo d’interprètes au sommet de leur art. Les turpitudes d’une histoire d’amour hyper réaliste à équations multiples teintée d’une telle bienveillance que cela pourrait presque sembler trop beau pour être vrai. On s’identifie pourtant à ces personnages et aux tourments de cette histoire délivrée tout en finesse qui n’est jamais manichéenne ni ne tombe dans le pathos un seul instant.
L’avis moins cool : Ce qui nous chagrine un peu dans cette histoire, sera peut-être un détail pour vous mais pour nous ça veut dire beaucoup. On a constaté un petit manque de congruence entre le fond et la forme. Il existe un vrai contraste entre la modernité du propos qui traite de la famille recomposée, plus précisément de la figure de beau-parent et la forme un peu datée d’une mise en scène hommage au cinéma d’antan. Bien que le choix artistique soit tout à fait respectable, les transitions des différentes scènes entrecoupées d’ouvertures et fermetures d’iris sont parmi les rares éléments qui nous laissent un peu sur le côté.
D’autres histoires d’amour et de parentalité peu ordinaire : JUNO, 2008 - Jason Reitman J'AI TUÉ MA MÈRE, 2009 - Xavier Dolan
Pour plus de billets d’humour, c’est sur l’insta @Desflims
Je me suis beaucoup ennuyée, au point même de penser à partir au bout d'une heure...où il ne se passe rien. je n'ai pas aimé le côté voyeuriste, qu'est-ce que l'image des corps nus de femmes apporte à l'histoire? Pourquoi toute cette lenteur? Certaines pistes non exploitées m'ont laissée sur ma faim. Quid de la relation éclair avec le collègue prof? Pourquoi ne pas exploiter la rencontre dans le parc, où l'ambiguïté sur le landau et l'enfant qui s'y trouve pouvait être intéressante, dans le développement dramatique de l'histoire? Ce que j'ai, aimé : le jeu des acteurs, où les gros plans prennent tout leur sens, car ils sont particulièrement expressifs, bravo à eux, ils portent le film à bout de bras, mais hélas, cela ne suffit pas. Virginie Efira est une merveilleuse actrice, que j'ai beaucoup aimée dans en attendant Bojangles et dans Revoir Paris. Réalisateur et trices, ne gaspillez pas son talent!!! Merci.
Enorme coup de coeur pour ce film où Virginie Efira est époustouflante. Elle y incarne une prof tombant amoureuse d'Ali (Roschdy Zem) mais qui va devoir composer avec la petite fille de celui-ci. Rarement au cinéma l'image de la belle-mère aura été représentée de manière aussi juste. Si la première partie est plutôt légère avec cette idylle naissante, la suite est particulièrement troublante lorsque l'on voit l'affection nouée avec cette belle-fille. Roschdy Zem n'est pas en reste non plus dans un registre d'homme mûr mais dégageant une tendresse mêlée de virilité. Le résultat de tout cela donne un superbe portrait de femme moderne particulièrement touchante dans son désir d'enfanter mais surtout d'aimer. Magnifique. Bravo à la réalisatrice Rebecca Zlotowski pour son cinquième long-métrage!
Si le film n'est pas dénué de qualités, à commencer par ses interprètes et quelques scènes intimistes touchantes, il manque toutefois partiellement sa cible par ses digressions trop nombreuses, comme si le sujet en lui-même n'était pas suffisant pour tenir sur la distance. À l'image du personnage de Rachel, le spectateur subit les événements avec peu d'émotion et un certain ennui.
Je m'attendais à plus triste (quel est donc l'avis que j'ai lu qui m'a fait penser ça 樂). Virginie Efira est remarquable à tous les niveaux. Je pense déjà aux Césars Fière que des femmes portent si bien à l'écran la vie de beaucoup d'autres, mine de rien.... Et en ce sens, mille merci à Rebecca.Zlotowski , surtout pour l'épilogue hyper bien choisi qui va booster mon week-end malgré cette pluie. Et aussi pour cette bande musicale de dingue (est ce que ça existe un César pour ça aussi ? ).
Une femme en mal d' enfant s' attache à la fille de son nouveau conjoint. Ce désir d' avoir à donner de l' amour à un enfant , à s' occuper des autres par son métier e prof ne peut laisser indifférent. La Bo est juste, les acteurs justes, l' émotion est là.
Film magnifique, subtil, très bien interprété, profond et léger, excellent scenario. Décidément après fille facile que j'avais beaucoup aimé, il faut que je voie tous ses films précédents
Les Enfants des autres aborde la question du désir d'enfant à travers l'expérience d'une jeune femme qui a tout pour être heureuse, travail, amis... mais qui va ressentir un attachement extrême puis la douleur de la séparation d'avec la fille de son nouveau compagnon. Le sujet est banal en fait, le scénario et le montage aussi mais il vaut par l'interprétation solaire et pleine de nuances de Virginie Efira,qui, de film en film, s'affirme comme une très grande.
Ce film pose le question de la relation d'un lorsque l'enfant s'y intègre, et est nullement le nôtre. Il montre l'investissement, le risque de vouloir s'unir comme une famille, et y prendre goût. La justesse de chacune des émotions est forte, juste. On retrouve la mise en question de la place au sein de cette relation, du rejet de l'enfant, à son acceptation. Il pointe aussi le sujet du couple perdu, qui fait souffrir l'autre. c'est un film vrai.
16 189 abonnés
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3,5
Publiée le 7 octobre 2025
On n'est aimè mais pour combien de temps ? Une prestation bouleversante de Virginie Efira et un splendide travail de la camèra sur cette dernière achèvent de donner toute sa force à ce drame sensible de Rebecca Zlotowski qui interroge. "Les enfants des autres" (2022) met en èvidence la difficultè des relations dans la famille recomposèe (à savoir arriver après la femme qui a donnè un enfant) mais dèviant remarquablement des stèrèotypes du père, de l'enfant et de la belle-mère (n'entend-on pas dans le film le merveilleux Concerto pour mandoline de "Kramer vs. Kramer" ?) grâce à une actrice qui fait des ravages d'èmotion et de beautè! il ne reste forcèment que des miettes pour Roschdy Zem et Yamèe Couture tant Virginie Efira porte ce film à bout de bras avec ce beau personnage de femme en quête d'amour et de maternitè...
Le couple fonctionne bien servi par deux acteurs d'exception dont les personnages sont merveilleusement bien écrit. Zem est un homme qui gère mais se repose sans doute trop sur l'excuse d'être père et d'avoir un passé, Efira est touchante (ce visage quand sa soeur lui fait une annonce !) et son statut de prof n'a rien d'anodin. Par contre, la fillette bien que mignonne n'est pas assez naturelle, on sent la direction derrière et la récitation. Mais surtout ce qui agace c'est quasi tous les autres personnages et les sous-intrigues soit l'univers bobo parisien forcément tolérant et bien-pensant qui montre surtout que la réalisatrice a voulu multiplier les messages peu discrets peu subtils mais surtout hors sujet ou si éloignés du récit qui nous intéresse ici. Dommage... Néanmoins, on suit émotion cette femme prise par le temps, prise au piège d'amours sur lesquels elle n'a finalement pas prise. Plusieurs passages sont pleins de grâce, un film qui doit surtout à son actrice principale. Note indulgente. Site : Selenie
Joli film touchant sur le désir de maternité, l'envie d'aimer. Le style du film est très doux et les deux acteurs sont formidables et émouvants autour de cette petite fille qui cristallise cet amour.
Si l’on n’était pas forcément fan du cinéma de Rebecca Zlotowski jusque et que l’on pouvait trouver que la hype autour de ses films était surcotée, elle nous prouve qu’elle en a dans le ventre avec son dernier film, « Les enfants des autres ». Le film de la consécration, le film de la maturité et surtout un magnifique film d’amour et sur les différentes formes de maternité. Mais son atout maître est avant toute chose le duo de comédiens qu’elle a choisi. Les deux acteurs que sont Roschdy Zem et surtout Virignie Efira, tous deux récemment césarisés, irradient encore une fois la pellicule de leur jeu parfait, impeccable, juste, vrai et incontestablement brillant. Les adjectifs et les qualificatifs manquent tellement le jeu de l’acteur de « Roubaix, une lumière » et de l’interprète de « Revoir Paris », les deux œuvres leur ayant valu la récompense, sont au-dessus de toute critique.
Mais c’est surtout elle, dans le rôle-titre, qui nous happe et nous stupéfait le plus. Pas que le rôle de Rachel, cette enseignante juive qui désire un enfant et s’entiche de celui de son nouvel amour, soit une composition casse-gueule mais elle parvient à le transcender si l’on peut parler ainsi. A l’élever vers une sorte de perfection de jeu, où chaque regard, chaque expression, chaque geste ou chaque parole sont parfaitement en phase avec le personnage qu’elle épouse. Bien sûr, la cinéaste a choisi les bonnes prises et l’a dirigée mais Efira est vraiment une actrice caméléon impressionnante à laquelle il ne manque qu’un bon thriller pour parfaire la filmographie proche du sans-faute.
Le sujet du film, faire avec les enfants des autres donc et lorsqu’on doit s’accorder avec la progéniture d’une autre relation, est traité avec douceur, justesse et sans certains clichés ou les passages obligés auxquels il aurait pu prétendre. On n’est pas dans la jalousie, les problèmes ou autre mais plutôt l’inverse quand tout se passe trop bien. Et on oublie aussi que « Les enfants des autres » est bicéphale car c’est avant tout et surtout une belle histoire d’amour. Du coup de foudre initial jusqu’à la rupture. C’est tellement beau et bien vu jusque dans les moindres détails qu’on en reste bouche bée et qu’on vibre avec eux. Le frémissement amoureux, le rire bête quand on est fou de l’autre, les regards qui en disent long, l’attachement de plus en plus fort, ... La première partie du film est, à ce titre, tout aussi réussie que la deuxième quand le film parle plus de la maternité et de son sujet initial, tout aussi bien traité. Ce thème de la maternité est également très présent sous d’autres formes à travers le désir d’enfant et le compte à rebours de l’âge. Mais encore une fois, toujours appréhendé avec soin et objectivité.
La caméra de Zlotowski accompagne merveilleusement ces tourtereaux et si ce type de film aurait pu être platement illustré, elle nous gratifie d’une mise en scène aux petits oignons. On a droit à des ellipses délicates montrant l’évolution de la relation des deux amoureux avec ce qu’il faut de temps qui passe. On a aussi droit à quelques plans sublimes comme celui sur leurs mains qui finit sur leurs lèvres qui se touchent. C’est beau, presque poétique et on vibre avec ce couple et cet amour fou qui les étreint. Aucune longueur n'est à déplorer et cette fin en plusieurs parties, qui aurait certes pu n’en compter qu’une, permet d’aller plus loin; ce qui n’est pas un tort. Ajoutons à cela des sous-intrigues parfaitement fondues dans la trame principale (le collègue amoureux, le jeune en difficulté, ...) et qui la nourrissent davantage et on obtient un grand drame amoureux. Bouleversant et sublime, bravo mesdames Zlotowski et Efira.
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Virginie Efira ne nous lassera jamais, plus elle avance dans ses choix de films, plus elle excelle et émerveille. Roschdy Zem est doux, dans le rôle de cet amoureux et de père. Le film parle aux parents, aux célibataires, aux femmes et aux hommes toutes générations confondues c'est évident. C'est la complicité cristalline entre la metteuse en scène et Virginie Efira qui achève d’impressionner. Tout d’abord parce que la capacité de l’une à incarner les problématiques que structure la caméra de l’autre est touchante d’intensité, mais également parce que sous couvert d’un énième drame intimiste, elles étendent leur sujet jusqu’aux rivages d’un universel inattendu. L inattendu et le thème choisi ainsi que ses acteurs jouent un grand rôle dans la réussite de la production. Pourquoi pas si la thématique nous intéresse.