Les Enfants des autres
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320 critiques spectateurs

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Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2022
Les Enfants des autres parvient tout à fait à retranscrire les émotions qu'il cherche à décrypter. On se prend au jeu en se mettant à la place de Rachel. Un peu attendu par contre.
DrineP
DrineP

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2022
Très bon film ! Virginie Elfira est de nouveau épatante et nous embarque dans ses amours (pour un homme, sa fille, son métier). Le film évite tous les clichés... Un moment de cinéma comme je les aime
Claude C.
Claude C.

6 abonnés 26 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2022
Virginie Efira est très belle et joue plutôt bien dans ce film, même si je trouve que sa sensibilité et celle de Roschdy Zem auraient pu ressortir davantage. Le scénario est un peu maigre, et je me suis demandé s'il n'y avait plus d'argent ou si on ne savait pas trop comment finir le film. Enfin, je rigole souvent devant les scènes de conseil de classe ; cette fois, c'est un peu plus proche de la réalité, juste un peu. Ça se laisse regarder un soir à la télé. On reste un peu sur sa faim/fin.
mondidi
mondidi

2 abonnés 56 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2022
comment avec si peu de matière peut on faire un film si riche. C'est une vraie merveille, quand on lit le pitch on se dit on va se faire chier, excusez l'expression, quand on ressort de la salle on est conquis et on a envie de partager ça avec d'autres c'est ce que je fais
Allez voir ce film et soyez heureux
Patricia R
Patricia R

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2022
Beaucoup d émotions ! Super acteurs . Et ce rôle de belle mère rarement traité au cinéma si touchant. On se croirait dans un film de Sautet avec une Virginie Efira qui virevolte .
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2022
Tout le monde connaît le cinéma de Rebecca Zlotowski, du moins par le truchement des courts métrages que dévoile chaque année la chaîne de magasins Intermarché et dont elle est la magicienne.
C'est délicieusement mis en scène et délicatement filmé.
Est ce que ce style bien à elle fonctionne toujours passée au long métrage ?
Pas si sûr avec cette proposition, dont le sujet central est le questionnement d'une femme de 40 ans (Virginie Efira) sur son envie d'enfant alors qu'elle vit par procuration des joies de maman avec un nouveau compagnon (Roschdy Zem)
Est ce moi mâle, blanc, non reproducteur qui n'ai pas su accueillir ce film ? ou bien est ce que le film a failli à rendre universel son propos ?
Etant accompagné d'une amie directement concernée par le sujet et auquel le film n'a fait ni chaud ni froid, je pencherai pour la seconde hypothèse...
Car des jolies images, des jolies dialogues et des jolies musiques ne suffisent pas à servir la gravité du propos (Rebecca Zlotowski qui était interviewée avant cette avant-première semblait très militante dans son choix de filmer ce sujet).
De plus, ayant vu et beaucoup aimé le dernier Emmanuel Mouret avec Sandrine Kiberlain et Vincent Macaigne sur un sujet aussi intime et aussi casse-gueule...mais filmé haut la main, je pense que Rebecca Zlotowski a pêché par manque de modernité.
Le film fait un peu "vieux" ( comme si on était revenu au cinéma de Diane Kurys et aux années 80 ) et même parfois "ringard" (des effets "roman photo" et "ouverture et fermeture manuelle d'obturateur façon film de Chaplin... un peu lourds et qui ne servent pas le récit)
On se sent également rapidement exclu de l'histoire de Rachel qui est régulièrement ramenée à sa judéité (scènes de synagogues, de visites de tombes) ce qui rend difficile l'immersion et encore plus l'universalité du sujet, même si on comprend (si on dispose d'un minimum de culture religieuse) l'importance fondamentale du lien à la mère dans la transmission pour la religion juive.
Au final, le film convînt dans sa forme et son exécution mais semble s'être perdu en route avec son sujet.
Allez le voir et vous me partagerez vos opinions.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2022
Une touchante chronique sentimentale et féminine par la réalisatrice de «Grand Central».
Ou comment une quarantenaire envisageant de devenir mère va s'attacher à une enfant qui n'est pas la sienne.

Histoire d'amour, d'horloge biologique et de parentalité indirecte, un film simple mais juste, entre légèreté et gravité, et servi par un casting tout en nuances et en sincérité.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2022
Le couple fonctionne bien servi par deux acteurs d'exception dont les personnages sont merveilleusement bien écrit. Zem est un homme qui gère mais se repose sans doute trop sur l'excuse d'être père et d'avoir un passé, Efira est touchante (ce visage quand sa soeur lui fait une annonce !) et son statut de prof n'a rien d'anodin. Par contre, la fillette bien que mignonne n'est pas assez naturelle, on sent la direction derrière et la récitation. Mais surtout ce qui agace c'est quasi tous les autres personnages et les sous-intrigues soit l'univers bobo parisien forcément tolérant et bien-pensant qui montre surtout que la réalisatrice a voulu multiplier les messages peu discrets peu subtils mais surtout hors sujet ou si éloignés du récit qui nous intéresse ici. Dommage... Néanmoins, on suit émotion cette femme prise par le temps, prise au piège d'amours sur lesquels elle n'a finalement pas prise. Plusieurs passages sont pleins de grâce, un film qui doit surtout à son actrice principale. Note indulgente.
Site : Selenie
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2022
Rachel (Virginie Efira) rencontre Ali (Roschdy Zem) à un cours de guitare. Elle est enseignante, quadragénaire, sans enfant ; il travaille dans le design automobile, a peut-être une dizaine d’années de plus qu’elle et une petite fille de quatre ans et demie, Leïla, dont il partage la garde avec son ex-femme (Chiara Mastroianni).
Rachel tombe très vite amoureuse d’Ali. Elle éprouve tout autant de sentiments pour Leïla sur laquelle son statut précaire lui interdit pourtant de revendiquer aucun droit. Saura-telle s’en faire accepter ?

spoiler: La bande-annonce des Enfants des autres ne m’avait pas donné envie de le voir. J’imaginais déjà un film à thèse, comme ceux qu’on projetait jadis en première partie de soirée aux Dossiers de l’écran le mardi soir sur Antenne 2 dans les années 70. Il aurait introduit un débat intitulé : « Les belles-mères et les enfants des autres » où auraient été appelés à témoigner une belle-mère qui, après avoir sacrifié de longues années à l’éducation des enfants de son conjoint, en aurait été brutalement séparée après leur rupture, une mère biologique rappelant les droits du sang, un père coincé entre deux légitimités qu’il n’oserait pas départager et un avocat ou un journaliste appelant à l’urgence de réformer le Code civil. Certes, "Les Enfants des autres" n’évite pas ce moralisme un peu balourd. Il le fait d’autant moins qu’il se sent obligé d’ajouter au rôle de la belle-mère sacrifiée celui de l’enseignante militante : on y voit Virgnie Efira batailler dans un conseil de classe pour sauver un Dylan (sic) du déclassement en classe spécialisée. Cette scène-là annonce la dernière du film qui ressemble à une pub pour l’Education nationale : « Chère Sylvie, enseignante en collège, tu as quarante-cinq ans, ton mec t’a plantée, tu n’as pas réussi à faire un enfant, mais tu n’as pas tout à fait raté ta vie : Dylan/Kevin s’en est sorti ! ». Mais – et c’est tout le paradoxe de cette dernière scène – "Les Enfants des autres" m’a arraché des larmes malgré son moralisme pachydermique. Il le doit d’abord à ses acteurs. Virginie Efira au premier chef qui réussit miraculeusement (à la différence d’Isabelle Huppert) à envahir les écrans sans se répéter ni me lasser. Elle est parfaitement juste dans ce rôle profondément sympathique de la quadragénaire nullipare en mal d’enfants, loin des personnages hystériques écrits par Christine Angot ou des égocentriques adulescents à la FabCaro qui sont tellement à la mode dans le cinéma français. Virginie Efira est une tête d’affiche ; mais ce n’est pas une star inaccessible comme l’était Deneuve ou Adjani. C’est la copine ou la sœur qu’on aimerait avoir, la girl next door avec qui on aimerait prendre un thé ou faire les boutiques. Mais il n’y a pas qu’elle. Roschdy Zem est lui aussi parfait. Il trimballe de film en film la même dégaine avec sa veste en jeans trop serrée et ses pieds en canard. Mais il est lui aussi très juste et, ce qui ne gâte rien, Rebecca Zlotowski laisse sensuellement sa caméra traîner sur ses fesses – alors qu’elle filme la nudité de Virginie Efira sur un mode comique pas du tout sensuel (la scène du balcon) qui lui va très bien. Mention spéciale à Chiara Mastroianni qui en trois scènes seulement revisite la figure de la mère et évite le manichéisme dans lequel on l’aurait spontanément enfermée. Rebecca Zlotowski ("Une fille facile", "Planétarium", "Grand Central", "Belle Epine") est une cinéaste confirmée. Elle sait y faire. Elle dirige avec beaucoup de maîtrise ses acteurs. Elle sait susciter grâce à eux une émotion qui a eu tôt fait de lever mes réticences. Le scénario y est pour beaucoup qui nous entraîne gentiment, quitte à un détour vacancier par la Camargue, du début vers la fin dans un récit dont la paisible linéarité m’a reposé des complexes flashbacks dont chaque film aujourd’hui se sent obligé d’être lesté. Reste une minuscule réticence sur ce scénario : le revirement de Ali que j’ai trouvé trop abrupt.
Hélène S
Hélène S

11 abonnés 22 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2022
Lourd, explicite, pas très joli, quand on sort du film d'Emmanuel Mouret qui était tout l'inverse. Mais sujets intéressants, et peut contribuer à donner des vocations de profs !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 septembre 2022
Quelle déception! Les critiques étaient bonnes, les acteurs prometteurs, l’histoire peu abordée au cinéma. Sur le fond, le sujet principal est finalement superficiellement traité, les scènes d’enchaînent sans profondeur et on ne s’attache pas à l’histoire ni aux personnages. Sur la forme, c’est mièvre avec un usage immodéré de la musique, les scènes parfois avec des dialogues soutenus et parfois très familiers sonnent faux. A côté de Virginie Efira, les autres personnages font office de figurants.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2022
Un film à la fois très romanesque et très réaliste. Le point de vue est celui de l'être, pas celui d'une maternité forcée ou d'une masculinité forcée. Le point de vue est subtil, délicatement émotionnel, pas du tout fait pour un dossier de l'écran.
Ce film est digne des grands films romanesque américain, avec Meryl Streep ou Gena Rowlands.
Et Virginie Efira fait toujours partie de mes comédienne préférée, elle est vraiment choupinette, the girl next door, je suis en joie à chaque fois que je la vois.
flori75
flori75

6 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2022
Rarement été aussi touchée par un film, probablement parce que ça sonne juste et c'est d'une sincérité qui transpire..le sujet est traité avec délicatesse et subtilité, les acteurs sont magnifiques et on s'attache à Virginie Efira qui trouve la un de ses plus beaux rôles...Roschdy Zem est comme d'habitude impeccable (enfin un rôle où il sourit , ce n'est pas toujours ce que les metteurs en scène lui font sortir!) Rebecca Zlotowski était déjà une cinéaste prometteuse, là elle entre dans la catégorie de ceux dont on va attendre les films en voyant son nom...C'est bien filmé, Paris est beau, les héros sont beauc, et l'histoire est écrite avec tellement de sensibilité, j'en suis encore bouleversée...Peut-être que le film ne parlera pas à tout le monde mais les membres de familles recomposées ne pourront que se retrouver dans ce film tellement moderne et qui reflète parfaitement notre époque...bravo!
oooooooooo
oooooooooo

108 abonnés 115 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2022
Le plus "simple", dépouillé, et aussi le plus beau film de Rebecca Zlotowsky. Qui s'autorise ici l'émotion, sous la gouverne prudente d'une pudeur à laquelle Virigina Efira donne sa juste mesure. Tantôt délicatement solaire, lumière qui libère alors au mieux monsieur Zem, invariablement impériale, de son empreinte première, qu'il élargit de film en film. Tantôt fragile, au bord de l'émiettement. Son meilleur role. Magnifique.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2022
« Belle Epine » possédait déjà une sensibilité là où on ne l’attendait pas. En imposant un compte à rebours déchirant dans « Grand Central », Rebecca Zlotowski s’en tire avec tous les honneurs, contrairement aux cas un peu plus embarrassants, mais loin d’être inintéressants, « Planétarium » et « Une Fille Facile ». Son retour triomphal à Venise confirme cependant que la cinéaste a passé un cap, celui de la maturité et de ces moments de vies qu’on nous a déjà raconté mille fois, mais avec justesse folle. Il est toujours surprenant de nous laisser tenter par une aventure aussi troublante aux côtés d’une femme, qui a longtemps refusé la maternité et dont l’indépendance semble toucher à sa fin. La beauté du geste consiste ainsi à dupliquer le plaisir de vivre chez elle, d’une manière aussi verbeuse que déchirante.

Ce n’est donc pas une surprise de voir le film démarrer sur une projection silencieuse des « Liaisons Dangereuses », car Rachel (Virginie Efira) devra faire face à la réalité et à des choix qui ont autant leurs conséquences dans le passé que dans le présent. L’institutrice surfe ainsi sur la même vague tout le long d’une intrigue, entourée d’une jeunesse qui a l’âge de bouder et de se révolter. Mais son idylle avec Ali (Roschdy Zem) la pousse à croire en un fantasme, jusqu’à ce qu’elle en vienne à confronter cette fameuse question de la maternité, sous l’angle de la belle-mère. Cette figure souvent caricaturale, et placée au second-plan, devient le sujet principal qui se greffe à Rachel, perdue dans sa volonté d’appartenir à un ensemble, fait de pains et de fromage. Son élan est malheureusement sabordé par l’opinion du passé, qui ramène ainsi la jeune Leila (Callie Ferreira-Goncalves) à jongler entre deux visages, l’une plus familière, l’autre plus éphémère.

En cela, la narration prend la forme de diverses confessions, les épouse et les catapulte dans des histoires de famille, à différentes étapes de leur maturité. Entre celles qui sont déjà mères et celles qui sont enceintes, Rachel analyse peu à peu sa présence sur son entourage. Quelques fois un fantôme dans ses relations, quelques fois convaincu de sa substitution, ce personnage est toujours au soin d’une écriture admirable, ne laissant jamais la rivalité féminine rendre le dessus. Zlotowski en comprend les enjeux et les manie avec une grande sagesse et une intelligence, qui ne renouvelle pas la banalité du pitch, mais qui s’approprie fièrement la lutte personnelle d’une femme d’âge mûr, à dépasser la vie de couple, la rendant ainsi plus radieuse que jamais.

C’est dans cet esprit de clairvoyance que la transmission a son importance. L’héroïne étant proche de ses élèves, surtout les plus démunis pour trouver la stabilité, il y a un plaisir réconfortant de voir que la plupart de ses efforts puissent se convertir, au moins dans la mémoire. « Les Enfants des autres » n’a peut-être rien à réinventer dans un portrait sociologique de familles recomposées, pourtant l’œuvre se démarque via sa démarche audacieuse et empreint de dignité, comme on en voit peu sur le sujet. L’histoire de Rachel sonde ainsi, et par-dessus tout, ce confort de vie, libre et sans concessions, jusqu’à la garde et jusqu’au triomphe de sa propre maternité.
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