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Booboot89
31 critiques
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5,0
Publiée le 27 mai 2023
Évidemment, on ne peut pas voir ce film 60 ans après sa sortie comme il a été découvert par les spectateurs des années 60. La forme est à la fois radicale (plans séquences remarquables, cuts brutaux, alternance de voix off et de son ambiants) et très classique (photo superbe, BO de Solal magnifique). Mais du fond, que dire ? Dialogues à l'oralité littéraire, histoire d'un homme et d'une femme qui se cherchent, fable absurde et nihiliste servie par un duo d'acteurs d'une élégante beauté,, humour désabusé... A bout de souffle est un film fondateur, un classique et une oeuvre phare du cinéma mondial
« Quelle est votre plus grande ambition dans la vie ? Devenir immortel et puis mourir. » Telle est la question posée par Jean Seberg à Jean-Pierre Melville. Quelle phrase pourrait davantage représenter ce magnifique film de Godard ? Ecrire, filmer, faire de l’art tout simplement, c’est bien évidemment devenir immortel. Mais l’on finit toujours par mourir quoiqu’on fasse, même si l’on parvient à laisser des œuvres, tracées d’un geste sublime, comme a su si bien le faire JLG. Mais l’amour, n’est-ce pas aussi devenir immortel ? Assurément. Mais là aussi, on conclut toujours son histoire en y laissant sa peau dans une chute symbolique ou réelle parce que l’amour est dangereux et que l’amour fait peur. Et l’amour, c’est bien ce que les deux personnages fuient et cherchent pendant tout le film en répétant à tours de bras les « je t’aime, moi non plus ». Pourtant, c’est ce qui poussera Belmondo à poursuivre Seberg et Seberg à balancer Belmondo. Absurde ? Je ne panse pas. Qu’est-ce que la passion amoureuse si ce n’est d’agir en totale déraison en brûlant tout autour de soi ? Pour y échapper, on finit tous par, à bout de souffle, livrer notre amant qui nous dira « c’est vraiment dégueulasse ! » et que nous prendrons pour un un « vous être vraiment un·e dégueulasse ! » Et cela, JLG le dresse parfaitement.
Le film culte de la Nouvelle Vague, Belmondo est épatant et Godard affirme son sens de la mise en scène. Si il y a un film a voir de Godard c'est celui la.
Pas de scénario, aucun sens, aucune esthétique, des dialogues semblant être improvisés, des gros plans tombant comme un cheveu sur la soupe... A croire que Godard a écrit le film à partir d'un brouillon, qu'il a fait jouer ses acteurs en une seule prise et qu'il a fait le montage complètement alcoolisé. Toute l'oeuvre de Godard comme toute la Nouvelle Vague est à jeter dans la même poubelle que "l'art contemporain".
Film visionnaire, relation touchante, un Jean-Paul Belmondo qui crève l'écran.. Non ce film n'est pas parfait, mais bon dieu ce qu'il est essentiel dans cette période qu'est la Nouvelle Vague
Bonjour vu "à bout de souffle" aujourd hui. J ai aimé voir le Paris des années 60, les voitures etc... J ai bcp plus apprécié que Pierrot le fou, ouf ! Il faut reconnaître que Godart sait filmer les femmes et qu il a bon goût ! Jean Seberg est magnifique tout comme l était Anna Karina... Bébel tjs fidèle à lui-même, on se dde un peu pourquoi il s est fourvoyé 2 fois dans les films de Godard, enfin il était jeune et ça l a fait connaître et puis, faut bien manger... Godart apparemment aime les voyous, qui tuent sans penser à mal, comme si ça n avait pas d importance... Il aime les personnages indécis, qui ne savent pas où ils vont et qui à la fin meurent parce qu ils ne savent pas quoi faire d autre...Et c est aussi une façon de finir le film... Godard était probablement lui-même désaxé et inadapté au monde qui l entoure. Néanmoins qqs scènes cultes que j ai pris plaisir à (re)voir.
Vu avec des yeux du XXIème siècle, c’est un peu foutraque, avec des dialogues parfois abscons, un scénario un peu bâclé, un montage expérimental..., .Mais quel charme ! C’est l’essence d’une époque, un ovni libertaire à un moment où le français moyen avait plus que 150 mots de vocabulaire, un moment ou les numéros de téléphone se déclinaient par quartier, et où on pouvait rencontrer une fille à tète de martien qui vendait en tee-shirt hyper moulant et sans soutien-gorge le New York Heral Tribune à la criée...et en plus de tout cela, la révélation Belmondo, qui vaut bien mieux que ses rôles de flics ultérieurs,...un météore, un joyau, une œuvre rare et surtout un film inoubliable, avec des dialogues et des plans qui restent pour toujours gravés dans notre mémoire....C’est peut-être dégueulasse, mais c’est 5 étoiles
Le scénario est atypique. Le fil directeur de l'histoire est une sorte de fable sur un existentialisme libertaire jusqu'au-boutiste, naturel, désinvolte et cynique. L'idée est intéressante (et elle a dû en 1960 en choqué plus d'un ...) Mais je trouve qu'elle n'est pas toujours subtilement exploitée. Le jeu forcé et caricatural de Jean-Paul Belmando n'est pas toujours heureux. Il pour effet de perturber la compréhension de la narration : celle-ci naviguant maladroitement entre le sérieux et un picaresque lourdaud. Point remarquable dans ce film : le procédé cinématographique. J'ai aimé cette façon de filmer et de cadrer. Ce style visuel naturel accompagne très bien le récit. Rien que pour cela, ce film mérite d'être vu.
En voyant ce film, on comprend mieux le concept de "nouvelle vague" : il règne une ambiance de liberté et de naturel dans la façon de filmer et de jouer pour les acteurs. Et puis l'on ne peut qu'être amoureux de Jean Seaberg ou Belmondo... Selon son sexe !
Novateur dans un autre temps, pompeux dans les temps nouveaux; intéressant pour la culture personnelle, surprenant dans sa proposition .. à voir définitivement pour se faire un avis sans oublier de remettre ce film dans son contexte d'époque
Le premier film à Jean-Luc Godard. On voit que c’est son premier film, il réussit un bon film avec peu de moyens. La moitié du film se passe dans un appartement, une femme et un homme. Des discutions sur le thème, je t’aime moi non plus. C’est presque un scénario identique au film le Mépris, un couple qui papote la moitié du film dans un appartement. C’est le don à Jean-Luc Godard, fabriqué du bon Low Cost. De bonnes actrices et de bons acteurs bon marché. De longues scènes. Et le tour est joué.
Du cinéma français bien prétentieux, qui ne vaut que si on apprécie ces acteurs qui ont pour eux d'être impétueux et monté en exergue pour cela. Rien de bien mauvais mais aussi rien de bien intéressant.
Malgré un certain âge visible l'œuvre propose la création d'un nouveau monde avec un homme sans limite. La mise en scène propose un certain réalisme avec certaines scènes qui marquent. Un ensemble au casting réussi, qui malgré des temps morts, parle aujourd'hui et donne des avertissements.
Pas fans de ce genre de cinéma j'ai voulu découvrir Belmondo l'un de mes acteurs préférés dans son premier rôle. Alors il ne sera pas mon préférés des films de Bebel mes j'ai quand même passé un bon moment.