À bout de souffle
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390 critiques spectateurs

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Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

18 abonnés 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 avril 2026
Il y a déjà tout ce que nous retrouverons dans les films suivants de Jean-Luc Godard. L'utilisation du son mixé en avant. Les sons superposant les dialogues, ou les dialogues se superposant entre eux, à la limite de l'audible. Mais aussi l'amour des actrices, avec ici Jean Seberg qui est magnétique. Bien que sur la forme, Jean-Luc Godard soit très identifié, ses films reposent sur les acteurs, et en particulier les actrices. Ici, Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo, ce dernier étant de la presque totalité des plans.

L'histoire n'est finalement pas très compliquée : un voyou s'amourache d'une jeune Américaine à Paris et essai de l'emmener avec lui en Italie tout en essayant de récupérer l'argent qu'on lui doit. Ceci ne parait pas palpitant. Mais ce sont des prétextes qui, avec le traitement qu'en fait Jean-Luc Godard, rendent l'ensemble et chaque séquence passionnante. Avec cette forme spécifique, avec ces dialogues naturalistes, avec ces acteurs, avec ce montage qui ne se préoccupe pas de continuité, bref grâce à la mise en scène.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2026
Manifeste de liberté cinématographique, À bout de souffle dynamite les codes narratifs avec une insolence qui reste intacte. Avec une désinvolture savamment construite, Jean-Luc Godard invente un langage fait de ruptures, de jump cuts et de digressions, où le cinéma semble se réinventer en direct. Le couple formé par Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg incarne une modernité désenchantée, entre fascination pour les mythes américains et dérive existentielle. Derrière la légèreté apparente se dessine une réflexion sur la mort, le désir et l’illusion du cinéma lui-même. De cette énergie brute et de cette liberté formelle naît un film fondateur, dont l’impact continue de traverser les générations.
Legid
Legid

43 abonnés 712 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2026
Je ne m’étais jamais vraiment intéressé à la Nouvelle Vague et je n’ai jamais vu de fil de Jean-Luc Godard. Après avoir vu et apprécié « Nouvelle Vague » de Richard Linklater, récemment récompensé aux César 2026, et qui en raconte le tournage, je me suis dit qu’il était indispensable que je visionne ce fameux film.
Et je dois bien admettre que j’ai aimé « A bout de Souffle ». Tout à été dit, analysé et donc filmé sur ce film et son tournage, sur son influence et sur la révolution qu’il a représentée pour le septième art.
Et je comprends maintenant en quoi ce film est une œuvre à part. C’est un film qui ose, qui ne se met pas de limite et qui casse les codes et usages tant le plan formel que scénaristique.
Sur le plan formel, la caméra épaule, le cassage du quatrième mur ou le montage parfois très haché sont parmi les notes d’intention de Godard.
Sur le plan scénaristique, l’histoire n’est pas révolutionnaire (on suit les pérégrinations d’un criminel recherché par la police et de la fille dont il est amoureux et qu’il convoite) mais la narration l’est bien plus. Le jeu naturel du duo Jean-Paul Belmondo et jean Seberg et les dialogues osés pour l’époque donnent au film un charme et une fraicheur indéniable, qui fonctionne encore 65 ans après sa sortie.
Pour une première expérience de la Nouvelle Vague, « A bout de Souffle » m’a bien séduit et mérite l’aura et le culte dont il bénéficie encore à ce jour.
Note : 15/20
Cinémax
Cinémax

3 abonnés 79 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mars 2026
Véritable chef-d’œuvre, Godard y bafoue tous les codes, Belmondo y excelle d’attachement et de nonchalance, Jean Seberg éclate d’une pudeur expressive et le tout est sublimé par des dialogues fins, poétiques et terriblement drôles.
Taahz
Taahz

2 abonnés 305 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2026
Dans À bout de souffle, la caméra est organique, le 4e mur en surcis, et les répliques plus cinglantes les unes que les autres. S'en dégage une poésie urbaine, reflet embelli de l'époque de sa conception. Belmondo y déborde de charisme.
Paul_hze
Paul_hze

2 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2025
Heureusement que ça ne dure pas 2 heures.
A bout de souffle c'est surtout un film à voir pour la place qu'il a dans l'histoire du cinéma. C'est l'un des classiques et des pionniers de la nouvelle vague.

En rupture totale avec les dogmes de son époque, ce film réinvente une partie du cinéma moderne, des personnages inimitables, un quatrième mur souvent brisé, des cuts rapides au milieu de scènes, des quantités de cigarettes et des dialogues aussi chaotiques que marquants.

Le film n'est pas très loin de remplir toutes les cases du film de cinéphile insupportable qui se la joue type ultra fan de Kubrick
J31frites
J31frites

14 abonnés 285 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 novembre 2025
Déroutant Godard… qui a en effet le mérite, avec A bout de souffle, de lancer un nouveau mouvement de cinéma, la “nouvelle vague�. En effet le cinéaste comprend qu'un film est seulement un assemblage d'images et de sons et même si cette dimension n'est pas encore tout à fait exploitée ici c'est bien A bout de souffle qui questionne le premier ce rapport. Il présente l'histoire d'un couple marginal dans une société en manque d'oxygène, avec un Belmondo déjà dans son rôle d'anarchie de “Pierrot le fou� et Jean Seberg en charmante américaine.
Rien de bien intéressant en réalité si ce n'est les jeux amoureux et de manipulation du couple sur fond de meurtre inexpliqué et d'histoires de cul.
On ne fait que regarder et écouter les conneries de ce couple.
“Les dénonciateurs dénoncent, les cambrioleurs cambriolent, les assassins assassinent, les amoureux s'aiment.� C'est beau.
“Je suis fatigué j'ai envie de dormir�. Mais quel final remarquable ! Et la vision de la femme montrée par le film est tellement réaliste. Godard introduit de fausses réflexions sur la beauté, le bien et le mal, et est acclamé pour ses incessantes coupures de l'image.
Sur le plan de la musique et des bruitages c'est plutôt expérimentalement interessant mais un travail n'est pas forcément réussi pour l'audace de ce qu'il propose.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 215 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2025
Il y a des films qui ne racontent pas une histoire, mais qui capturent l’essence d’une époque. "À bout de souffle" en fait partie. Entre les rues de Paris, les regards fuyants de Jean-Paul Belmondo et la grâce insaisissable de Jean Seberg, Godard ne filme pas seulement une cavale amoureuse, il invente une nouvelle façon de respirer le cinéma. Ici, pas de règles, pas de conventions : des plans volés, des dialogues qui zèbrent l’écran comme des éclats de vie, une bande-son qui swingue au rythme d’un jazz libre et rebelle. Le film n’est pas un récit, mais une pulsation, un souffle — celui d’une jeunesse qui refuse les carcans et veut tout embraser.
Michel Poiccard, ce voyou au sourire désarmant, incarne cette insoumission. Il vole, il ment, il séduit, mais surtout, il vit à cent à l’heure, comme si chaque instant pouvait être le dernier. À ses côtés, Patricia, américaine perdue dans le Paris des existentialistes, oscille entre fascination et lassitude. Leur histoire n’est pas un mélodrame, mais une danse sur le fil du rasoir, où l’amour se mêle à la trahison et la liberté à la fatalité. Godard, avec son montage audacieux et ses ellipses brutales, brise les codes du cinéma classique pour mieux coller à cette urgence de vivre.
Le Paris des années 60 devient un personnage à part entière : ses trottoirs, ses cafés enfumés, ses nuits sans fin. On pense à Truffaut, à la même époque, mais Godard va plus loin. Là où "Les 400 Coups" dépeignait la révolte adolescente, "À bout de souffle" en fait une philosophie. Le film n’est pas parfait (certaines audaces peuvent dérouter) mais c’est justement cette imperfection qui le rend vivant. Presque soixante ans après, il reste une gifle salutaire, un rappel que le cinéma, comme la liberté, se conquiert en bousculant les lignes.
usermoi
usermoi

3 abonnés 18 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2025
Assez ennuyeux. Mais il faut s’intéresser au côté technique et, si l’on y parvient, on verra que Godard nous propose une deconstruction totale de ce qu’est un film. Il utilise un procédé très organique : les personnages s’adressent parfois directement à la caméra, il utilise le jump cut, certains bruits viennent parasiter les dialogues…
Séance de minuit
Séance de minuit

72 abonnés 117 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2025
Symbole éclatant de la Nouvelle Vague, À bout de souffle de Jean-Luc Godard dynamite le cinéma classique avec sa liberté formelle et son insolence. Caméra nerveuse, montage haché, dialogues improvisés : tout respire la modernité et la désinvolture. Belmondo incarne le charisme anarchique d’une génération sans repères, tandis que Jean Seberg irradie l'écran de son charme et d'une fragilité froide. Derrière le vernis de "cool absolu", c’est une errance existentielle, un cri contre les conventions...
MadMax
MadMax

46 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2025
Cela procure un sentiment assez incroyable de découvrir pour la première fois ce film, qui est défini comme étant le meilleur long métrage jamais réalisé et qui a révolutionné le Cinéma, qui plus est après avoir vu le tout récent et formidable "La Nouvelle Vague" (2025) qui met en scène la production et le tournage de ce chef d’œuvre.
maugis
maugis

23 abonnés 72 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 octobre 2025
c'et un monument du cinéma mais il date terriblement , on pourrait s'attendre à une course poursuite avec la police mais on ne voit ceux ci que trop peu . scenario pas terrible mais jean seberg et Belmondo sont très bien.
Kouto
Kouto

28 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2025
Plus qu’une esquisse, Jean Luc Godard affirme son style et sa nouvelle approche du cinéma avec son premier long-métrage « A bout de souffle » qui est un polar à la fois désinvolte et profond. Parfois trop engoncé dans sa forme narrative certes innovante, le film avec ses dialogues réflexifs et percutants, ses références au cinéma américain le rapprochant par instants au pastiche sans jamais s’y associer totalement étonne et marque clairement de son empreinte le mouvement de la Nouvelle Vague. Et puis il y a à l’écran Jean-Paul Belmondo qui irradie de sa prestance et de sa classe le récit en faisant oublier le caractère décousu de celui-ci. Le long-métrage marque le point de départ de la longue carrière du cinéaste.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2025
Probablement le film le plus culte de la "Nouvelle Vague". Ce premier long métrage de Jean Luc Godard n'est que "un premier jet" de son cinéma qui perfectionnera lors de ses futurs films. Avec un grand Belmondo, ce film respire une avalanche d'idées par sa mise en scène ainsi la manière de "briser" les codes. Cultissime
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juillet 2025
Chef-d’œuvre de la Nouvelle Vague, à la fois révolutionnaire et poétique. Style visuel audacieux, jeu naturel et narration innovante font de ce film un incontournable du cinéma français.
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