À bout de souffle
Note moyenne
3,8
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390 critiques spectateurs

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Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2015
Ça y est, j'ai vu mon premier Godard ! Non pas que ça soit exceptionnel en soit d'en regarder, mais il y a quelques années ça ne me serait jamais venu à l'esprit. Le premier truc à dire sur ce film, c'est qu'il ne doit pas être regardé en tant que film, ou plutôt que c'est plus que cela. C'est plus expérimental qu'autre chose. Et je comprends ceux qui ont détesté, qui trouvent que c'est de la fumisterie, parce qu'effectivement j'ai passé un moment assez bizarre pendant 1h30, l'impression d'osciller entre le franchement nul et la remise en question totale de ce qu'est le cinéma. Car c'est bien ça que le film prétend faire, remettre en question, déconstruire. Godard a compris qu'un film c'est de l'image, du son et un récit. Du coup il va tout chambouler, enregistrer les sons en studios, ou au contraire ne pas arranger le son dehors pour que les conversations soient couvertes par le bruit ambiant. Il va jouer avec l'image, ne pas utiliser de script, faire des jump cut (?) à tout va. Il casse aussi la relation avec le spectateur, lorsque les personnages nous parlent directement. Forcément c'est perturbant mais cela permet de voir vraiment le film, tout devient visible en fait, on voir ce qu'est le cinéma (au sens technique). Oser faire ça c'est juste incroyable. En prime le film se permet des séquences assez mémorables, comme dans la chambre d’hôtel qui doit occuper près d'1/3 du film, ou l'interview de l'écrivain (être immortel puis mourir) il se permet de proposer une vision de la femme libre, croqueuse d'homme (comme un homme quoi). Bref il y a une tonne de choses à voir dans ce film, du bon, du moins bon, c'est très perturbant, donc ceux qui n'aiment pas sont excusés, mais très enrichissant si l'on accepte que le réalisateur modifie nos habitudes de spectateur.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 décembre 2017
L’histoire de la cinématographie place À bout de souffle parmi les œuvres initiatrices de la Nouvelle vague. Cela s’explique autant par le côté rebelle de son propos que par l’approche non conventionnelle de sa trame narrative. Le film met en scène un personnage qui bafoue la bienséance et les lois. Sa quête de plaisir égocentrique est comme le cri d’une génération trop longtemps tenue en laisse. Pour ce qui est de la forme, c’est toute la grammaire du cinéma qui est remis en question dans À bout de souffle. Une caméra témoin qui suit l’action comme elle se présente plutôt que de répondre à une mise en scène réfléchie et léchée. Des ellipses dans une même séquence, voire dans un même plan. Le jeu des acteurs est plus relâché, en quête d’une vérité sans artifice. Belmondo y parvient en partie en offrant une silhouette plus qu’intéressante mais dont la construction psychologique se perd dans la désinvolture du personnage. Alors qu’à travers Jean Sebert on perçoit le déchirement qui l’habite entre son admiration pour l’attitude frondeuse de Michel et la raison qui lui fait réaliser la fatalité de cette relation. Même si l’audace de la réalisation qui attirait les éloges ou les quolibets à l’époque parait bien sage des décennies plus tard, le film conserve, comme c’est le cas pour certaines œuvres d’avant-garde produites à cette époque, une place bien a lui dans l’évolution du 7 ième art.
Séance de minuit
Séance de minuit

71 abonnés 117 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2025
Symbole éclatant de la Nouvelle Vague, À bout de souffle de Jean-Luc Godard dynamite le cinéma classique avec sa liberté formelle et son insolence. Caméra nerveuse, montage haché, dialogues improvisés : tout respire la modernité et la désinvolture. Belmondo incarne le charisme anarchique d’une génération sans repères, tandis que Jean Seberg irradie l'écran de son charme et d'une fragilité froide. Derrière le vernis de "cool absolu", c’est une errance existentielle, un cri contre les conventions...
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2018
Jamais un film n’a retranscris à mon sens avec autant de justesse l’idée de liberté que « A bout de souffle ». Film emblématique de la nouvelle vague, ce dernier est une proposition de cinéma d’une rare pertinence ou chaque choix et parti-pris vise à s’affranchir des codes traditionnels du septième art pour retranscrire ce fameux sentiment de liberté. Le long-métrage s’impose comme le symbole d’une génération libertaire qui secouera la vielle France dans les années 60, bousculera les conventions dans l’espoir de refonder le monde. « A bout de souffle » insuffle et communique au spectateur cet esprit de révolte qui animait Godard à cette époque, le poussant à reconsidérer les codes du cinéma et son conditionnement de spectateur pour mieux réfléchir à sa propre condition dans la société. Un Paris magnifié, un couple d’amants mythiques et une bande originale sublime, c’est en partie ce qui donne au film son atmosphère unique et en fait une œuvre spéciale, un long-métrage novateur et révolutionnaire qui reste un monument du cinéma français.
Shaigan
Shaigan

112 abonnés 131 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 mai 2007
Novateur et original, c'est vrai, mais prétentieux et pompeux au possible. Ce film annonce l'ennuie profond que va provoquer la nouvelle vague sur le cinéma français.

1 étoile malgré tout pour l'excellente interprétation de Belmondo et pour l'importance historique du film.
Akamaru

3 502 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 décembre 2009
Un titre célébrissime.Le film-étalon de la Nouvelle Vague.L'influence de "A bout de souffle" sur l'évolution même du cinéma moderne ne se discute pas.Après,il y a les pour et les anti Godard.Je suis un anti,pour tout un tas de raisons.Cela dit,c'est assez émouvant de revoir ce film en intégrant qu'en 1959,on n'avait encore jamais vu ça:une telle liberté d'expression revendiquée,le reportage d'une jeunesse en recherche de nouvelles valeurs,la création du cinéma artistique et référencé.Au milieu de ces bouleversements,une histoire d'amour peu banale entre un voyou charmeur et une pigiste lunaire.C'est l'époque où amour ne rime plus avec toujours,où la confiance implique la trahison,où tous les repères sont bouleversés.Inutile de dire que Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg sont entrés dans la légende du 7ème art,lorsqu'ils flirtent sur les Champs Elysées ou lors de la tuerie finale.Pour ce qui est de la manière de filmer de Godard,je n'adhère pas,mais alors pas du tout,même si l'on doit lui connaître une sophistication à petits moyens:invention de l'ellipse,voix post-synchronisées,absence de script,son de la rue...Un maelström d'impressions visuelles et sonores qui lasse vite.Une idéologie franchement discutable.
Estonius

4 733 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 janvier 2013
Il paraît que seuls les mauvais films vieillissent ! Je me demande ce qu'on dirait aujourd'hui si on sortait un film similaire ? Non pas que ce soit mauvais, la photo est jolie, les acteurs sont bons, la réalisation innovante, il y a un peu d'humour et quelques bonnes répliques, mais que dire du reste : Un scénario minimaliste et assez peu compréhensible dont on devine que le réalisateur s'en fiche complètement. Des digressions n'en veux-tu, n'en voilà ! Des longueurs (comme cette scène dans la chambre où on nous impose 20 minutes de blablas). Bref un film largement surestimé.
selenie

7 439 abonnés 6 642 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2007
Premier et largement le meilleur film de Godard... Inventivité et fraicheur font de ce film parfaitement écrit un chef d'oeuvre. On est pas encore arrivé à l'orgueil pseudo-intellectuel du cinéaste qui apauvrira son oeuvre après "Le mépris"... Seberg a un charme indéniable et Belmondo est magnifique. Les scènes entre les amoureux sont sublimes et les dialogues sont plus écrit qu'on peut le croire au premier abord. Chef d'oeuvre.
GregLeSuisse
GregLeSuisse

55 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 août 2010
Ennuyeux au possible on a vraiment l'impression que grand-papa a pris sa caméra pour s'amuser un moment (preuve en est le plans coupés à la va te faire foutre et les dialogues inutiles). Un grand film pour pseudo-intellos trouvant une heure trente pour dormir incognito et se réveiller frappés par cette "nouvelle vague" qui s'est cassé la tronche sur les rochers...
lhomme-grenouille

3 610 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2021
Soixante ans après sa sortie, on fait encore d' "A bout de souffle" un incontournable de l'Histoire du cinéma.
C'est comme ça. On ne choisit pas.
Alors rassurez-vous tout de suite : par ce billet, loin de moi l'intention de contester la place qu'a occupé ce film dans ce tournant que fut la Nouvelle vague.
Par contre, je ne vous cache pas qu'en contrepartie je ne vais pas me priver d'interroger sa pertinence intrinsèque en tant qu’œuvre de cinéma.

Parce que d'accord - on a bien compris le principe - il s'agit dans cet "A bout de souffle" de rompre avec toutes les habitudes et les conventions inscrites dans le septième art jusqu'alors.
Ellipses sauvages, sens du tempo à contre courant des habitudes, dissociation entre la narration par le verbe et celle par l'image, explosion du quatrième mur : tout est bon à condition qu'on ne s'y attende pas...
Alors OK, c'est vrai : même soixante ans plus tard il faut avouer que ça fait son petit effet.
Quand bien même assiste-t-on au déroulement d'une histoire sans intérêt mobilisant des archétypes totalement éculés (le bandit dandy, les jolies potiches, les flics en chapeau...), le fait est qu'il y a bien de quoi rester l’œil vissé sur l'image, surpris qu'on puisse être par cet enchaînement de ruptures en pagaille.
Effectivement c'est dynamique, saisissant, déroutant...
...En d'autres termes ça ne laisse pas indifférent.

Maintenant, une fois l'effet de surprise passé - et me concernant ça m'a passé au bout de vingt minutes - la rupture s'installe progressivement comme une nouvelle norme.
S'impose alors irrémédiablement la fatidique question : à quoi bon tout ça ?
...Mais que permet ce cinéma tout en rupture ?

C'est sur ce point là que, me concernant, le bas blesse au point de frôler l'amputation.
A bien y regarder ce cinéma ne va nulle part. Il y va certes très vite, en s'agitant beaucoup, mais sans pour autant avoir de finalité autre que le mouvement.
Ce cinéma n'a au fond rien à dire si ce n'est qu'il est lui-même agité, truculent et mauvais garçon.
Ici Bébel fait la pose quand il sort son flingue de la boîte à gant. Là c'est le cul de Liliane Dreyfus qui se dandine insolemment sur son lit en plein centre de l'écran. Et enfin là-bas c'est Jean Seaberg qui affiche son style iconoclaste pour l'époque : coupe garçonne et t-shirt sans soutif...
Ah ça ! On la sent bien cette nouvelle génération qui s'encanaille !
...Enfin qui s'encanaille... Pour l'époque.
Parce qu'aujourd'hui une fille coupée à la garçonne, un cul plein axe ou un Bébel qui sourit, ça ne rompt avec rien.
Ça se contente juste de faire la pose et rien de plus.

Et à bien tout prendre il est là sûrement tout le caractère historique et iconique de cet "A bout de souffle".
A afficher aussi ostensiblement ce qu'il est et ce qu'il incarne - au point même d'ailleurs de n'être que ça - il devient autant une source de nostalgie et de fantasme pour tous ceux qui adorent se projeter vers cette époque qu'il est aussi en parallèle une source d'exaspération pour tous ceux qui s'en accablent.
Et si moi je fais partie de ceux qui s'en accablent c'est surtout parce qu'à faire les comptes, tout ce cinéma là - celui d' "A bout de souffle" j'entends - n'est au fond qu'un art à l'image de la génération qui l'a porté, c'est-à-dire un cinéma de posture.

En définitive, le cinéma d' "A bout de souffle" ne dit rien et ne porte rien (à part lui-même).
Il n'existe qu'au travers de son esprit rebelle ; de son attitude je-fais-tout-ce-que-papa-m'interdit...
En d'autres mots, ce cinéma se contente juste de jouer au p'tit con, sans rien apporter au passage à aucune question.

Parce qu'à force de vénérer ces iconoclastes, on semble oublier qu'en tout et pour tout ces paradoxales idoles n'ont fait que laisser derrière elles que des bris de statues.
Car si je ne renie pas à la "Nouvelle vague" le fait qu'elle a su générer un nouveau type de cinéma signifiant et totalement réinventé, j'ai du mal à considérer que ce nouveau cinéma soit le fait de ces quelques sales gosses dont Godard fait partie plutôt que de leurs successeurs des années 1970 et 1980.

Parce que dans toute cette histoire on semble oublier quelque-chose : déconstruire ce n'est pas construire.
Chaque chose s'observe au regard de ce qu'elle rend possible.
...Et un tas de gravas ne redevient de l'art que sitôt quelqu'un s'en empare pour rebâtir quelque-chose de signifiant avec.
Obligeance française
Obligeance française

7 abonnés 200 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 avril 2020
Ce film est considéré comme un chef d'œuvre. Je ne comprends pas pourquoi. A par les deux acteurs principaux, je n'ai trouvé aucun intérêt. La manière de filmer est très saccadée et pénible. Un ennui à couper le souffle. A fuir !
rogertg2
rogertg2

34 abonnés 762 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 décembre 2007
Un film ennuyeux avec des bavardages... des bavardages... et encore des bavardages... Il faut dire que "Jean-Luc Godard" et "Film ennuyeux" est un pléonasme. Avec des scènes complètement nulles comme la fin par exemple où Jean-Paul Belmondo court au milieu de la rue avec une balle dans le dos alors que les passants continuent à marcher sur les trottoirs comme s'il ne se passait rien. Quant à Jean Seberg, on dirait qu'elle est en permanence sous l'effet de neuroleptiques et on a envie de la secouer un peu pour la réveiller. Seul Jean-Paul Belmondo a l'air vivant. A réserver aux "Intellectuels".
zinjero
zinjero

28 abonnés 193 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 janvier 2011
On est fan de Godard comme on est scientiste. Sauf qu'ici on voit mal comment le guru a pu conquérir de nouveaux adeptes ? Dialogues affreux sur fond de jazz hors sujet, acteurs cabotins non dirigés, réalisation en roue libre et montage bâclé au service d'un scénario insignifiant. Encore un navet subliminal du plus grand charlatan du cinéma français...
annatar003
annatar003

74 abonnés 852 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 avril 2013
Symbole ultime de la Nouvelle Vague, "A bout de souffle" laisse songeur quant à son intérêt voire même par rapport à sa qualité cinématographique. Adulé par le public et haut combien encensé par les critiques, le film de Jean-Luc Godard n'en finit pourtant pas de s'enfoncer dans les marais de la désolation.
Pour autant qu'on s'en souvienne, la réputation de Jean-Paul Belmondo a toujours permis de donner de l'élan à ses rôle. Mais même les grandes figures du cinéma ont l'air idiots lorsqu'on leur met des dialogues miséreux dans la bouche. C'est ce qui arrive dans "A bout de souffle". Scénario désastreux qui tourne en rond du début à la fin, le travail d'écriture de Godard et Truffaut surprend par sa basicité. On y découvre ainsi des échanges des plus poussiéreux où Belmondo et Jean Seberg tentent tant bien que mal de dépasser la rudimentarité du travail du réalisateur.
En effet, entre une mise en scène peu prenante et des rebondissements presque inexistants on est droit de se demander quelle mouche avait piquer les critiques de l'époque. Quant au titre, "Lapsus" aurait certainement été plus parlant en raison de la monstruosité du montage qui tent plus vers l'amateurisme que vers la prouesse artistique.
Au final, "A bout de souffle" se veut révolutionnaire par les sentiments d'une jeunesse perdue qu'il illustre mais à force de cherche un sens caché dans chaque long-métrage on finira par découvrir des inspirations philosophiques dans les films de Michael Bay.
Hotinhere

790 abonnés 5 452 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2014
Le premier film culte de Godard, précurseur de la Nouvelle Vague, à la mise en scène inventive, toujours en mouvement, aux dialogues sublimes, incarné par le couple mythique Belmondo/Seberg. Waow !
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