J'ai du mal à imaginer que ce film bien pâle ait pu faire sensation à sa sortie, A bout de souffle sans doute que Godard l'était car ce polar romantique en manque énormément ; je me suis rapidement ennuyé et son fameux final est faible. Reste Bébel qui incarne bien ce voyou roublard et sympathique face à la jolie Jean Seberg.
Un film avant-gardiste et très novateur mal reçu par la critique à l'époque de sa sortie. Cependant on s'est aperçu plus tard que l'influence de Godard fût telle qu'il s'est hissé au statut de chef d’œuvre, ce qu'il est. Belmondo est génial et tout les éléments technique du film magistraux, a ne pas manquer!
Novateur et original, c'est vrai, mais jamais prétentieux ni pompeux! Ce film annonce la profonde révolution que va provoquer la nouvelle vague sur le cinéma mondiale et en particulier américain. A noter l'excellente interprétation de Belmondo et l'importance historique du film! Du très grand cinéma!
Scénaristiquement parlant, on s'ennuie assez au sein de cette romance dramatique sur fond de polar, pourtant aussi originale soit-elle sous la mise en scène de Jean-Luc Godard. Le cinéaste vient se faire un nom avec ce "A bout de souffle", qui certes, annoncera une certaine modernité dans le cinéma, mais qui se verra clairement surévaluée. En effet, "A bout de souffle" nous étouffe plus qu'il nous fascine. La fraîcheur de la réalisation est là, le duo Belmondo/Seberg est agréable à voir, mais le film en lui-même nous laissera perplexe. On ne pouvait s'attendre qu'à mieux de la part de ce soit-disant classique, d'autant plus avec l'engouement qu'il a suscité et les nombreuses éloges (qui s'avèreront exagérées) à son sujet. Cependant, ce film reste important en signant l'arrivée d'une nouvelle vague, mais manquera tout de même d'entrain et de fignolage pour mériter le statut qu'il lui est attribué.
Ce film précurseur de la Nouvelle Vague, que Godard voulait comme une mise à nu du cinéma, une révélation de ses "trucs", touche parfaitement sa cible : même en multipliant les fautes de grammaire (jumpcuts violents, regards caméras incessants, récit anémique sacrifié à l'empreinte poétique et à l'équilibre de l'instant, dialogues surréalistes), le futur réalisateur du Mépris arrivait à reconstituer une prosodie qui lui est propre. La liberté technique qu'il s'accorde, Godard finit par la fondre en une liberté réelle qui vient violemment sourdre de l'écran. Parce que tout, dans ce grand bordel apparent en fait impossible à reproduire aléatoirement (il faut que tout soit guidé par un mouvement créateur et une émotion définis pour que celle-ci puisse traverser l'écran comme elle peut le faire), est dirigé vers la même sensation fugace et inconséquente, celle d'un film voué à se célébrer lui-même, comme éclatant de liberté et d'une personnalité intense. Godard arrange, mélange, cite, joue, pose, sans que rien n'ait au final d'importance que le processus créateur et la vitalité qu'il entretient. Amusant de constater que, pourtant si proche de Pierrot Le Fou (un couple impossible, Belmondo lunatique et joueur), le film est dénué de sa mélancolie et tout entier sculpté dans la désinvolture. Pourtant, on disait Godard malheureux à l'époque du tournage. Preuve, sans doute, que lui même croyait tant en la Nouvelle Vague qu'il pensait son premier jet comme un manifeste, comme un appel d'offres à tout le milieu artistique français, et se refusait à concevoir une limite à sa vision, mais voulait la laisser éclater complètement, jusqu'à, lors d'une dernière scène absurde aussi comique qu'infiniment douloureuse, regarder la mort comme un jeu, ou le jeu comme une transfiguration de la mort.
Une fixation sur les nuques, un montage où les raccords sont visibles, des dialogues d'une lourdeur incroyable, des acteurs insupportables.
Mention spéciale à Jean Seberg qui aurait dû prendre des cours de français avant de passer à l'écran. Belmondo a une sale gueule et une voix nasillarde.
Les gros plans tuent les très beaux décors parisiens.
J'ai du mal avec le noir et blanc mais ça s'est pas de sa faute.
Belmondo balade sa frimousse devant la caméra de Godard. Les deux sont insolents de cinéma. L'un joue le dandy, l'autre se régale sur ses plans séquences à rallonge. A bout de souffle mais inépuisables petites frappes. Dialogues mielleux respirant le parisianisme à plein nez. Mais c'est tout de même très charmant. On est dans un Godard qui a une envie de cinéma, qui fabrique du cinéma et qui secoue au shaker les codes du genre. C'est une réussite car c'est du dédain complètement assumé et qu'on tombe forcément amoureux de Jean Seberg.
Un cinéma qui peut dérouter pour son audace , mais qui est relativement délicieux car il y a vraiment le désir de remettre en question le cinéma. Godard le fait très bien , avec bien sûr une histoire pas compliqué pour un sou , mais des scènes très drôles entre Belmondo et Jean Seberg( qui forment un beau couple à l'écran ) valent vraiment le détour. Ce film est vraiment à voir car c'est un tournant du cinéma français qui fit beaucoup de bruit et qui n'a jamais été égalé.
Ce non-film, improvisé, destructurée, rempli de faux raccords, de répétitions, de digressions gratuites, de dialogues impertinents et de pieds de nez...n'a d'intérêt que pour sa valeur historique. A voir pour sa culture personnelle, mais pas pour passer un bon moment de cinéma.
Du grand art ... A la fois vie et mort. A la fois enthousiasmant et déprimant, A la fois noir et blanc. La vie n'est pas à la hauteur de ce qu'elle devrait être. A voir absolument
Je rejoins les critiques des cinéphiles qui me précèdent à la même note. Belmondo se démène comme un petit diable, mais nul ne fait rien ex nihilo. En l'occurrence, voici deux acteurs sans scénario. Godard improvise tellement qu'il les laisse seuls. On croit un moment que Jean Seberg, l'hollywoodienne au destin tragique, joue très bien la fille indécise et nunuche; mais elle ne fait que réagir à l'amateurisme de Godard. L'improvisation n'est pas, faut-il le rappeler, une qualité en soi, et ce film en est la démonstration. Scénario faible, dialogues inutilement vulgaires pour l'époque, "A bout de souffle", bâti sur un fait divers, n'a rien a dire. Godard doit être un des modèles de Spike Lee...