A Bout de Souffle est le premier film de Jean-Luc Godard... Un film assez fort, notamment grâce à l'interprétation de Jean-Paul Belmondo ( ses mimiques sont devenues cultes : le pouce qu'il se passe sur la bouche, la scène des grimaces, etc...), aux dialogues ( " Si vous n'aimez pas la mer... Si vous n'aimez pas la montagne... Si vous n'aimez pas la ville... Allez vous faire foutre !" ou encore " C'est pas mal, c'est normal : les dénonciateurs dénoncent. Les cambrioleurs cambriolent. Les assassins assassinent. Les amoureux s'aiment..." ) et surtout à la mise en scène de Godard, très novatrice pour l'époque ( je pense notamment aux multiples jump-cut...). Le film parle de l'immoralité de l'être humain et de sa lâcheté ( en fait, le personnage joué par Jean Seberg finira par commettre un acte lâche - bien que moral - en dénoncant Michel Poiccard ). A bout de Souffle est le genre de film envers lequel je n'éprouve aucun déplaisir quand l'occasion de le revoir se présente à moi. Peut-être pas un chef d'oeuvre ; mais un film manifeste, c'est certain.
Le premier long métrage de Jean-Luc Godard est aussi un grand classique de la Nouvelle Vague et le film qui révéla Jean-paul Belmondo. La réalisation de Godard brise toutes les conventions (jump cuts...) Mais A bout de souffle est aussi un vibrant hommage au cinéma et une magnifique histoire d'amour excellament interprétée par le couple formé par Jean-Paul Belmondo et la magnifique Jean Seberg. A bout de souffle est également un film sur Paris: Godard filme la capitale sous tous les angles et nous propose une visite qui nous emmène des Champs-Elysées au Châtelet en passant par le boulevard Haussmann. A cela s'ajoute une musique magnifique.
Etre un "film-manifeste" n'aide pas en général! Et "A Bout De Souffle" ne fait pas exception à la règle. Copié à qui mieux mieux, le film donne aujourd'hui l'impression d'être une ville naguère prospère que des barbares en tous genres ont allégrement pillé à intervalles réguliers. L'apprenti cinéphile peut donc légitimement être dubitatif au moment de visionner l'oeuvre en question. Et force est de reconnaître que Godard en était ici au stade du galop d'essai. Pourtant, rarement film n'aura si bien porté son titre. Le film peut bien ne pas être le plus profond des Godard, il est un des plus séduisants et des plus accessibles, ce qui n'est pas peu de chose lorsqu'il s'agit d'un réalisateur souvent accusé (pas toujours à tort d'ailleurs) d'être délibérement hermétique Le rythme y est aussi vif que légér, il y a ici une liberté folle que les modes cinématographiques ne sauraient altérer. Cela à beau être un film de 1959, pour moi, il a 20 ans. Pour toujours.
En fait, ce n'est pas un navet absolu, mais comme tout le monde croit que c'est un chef-d'oeuvre, il est important de faire baisser la note en refusant la moindre étoile à ce film. Il n'y a pas d'histoire, pas de personnages, pas de dialogue intéressants ou si peu (la fameuse réplique "allez vous faire foutre" est tout de même assez plate et ne vaut pas la plus nulle des sentences d'Audiard)... on s'ennuie beaucoup, beaucoup, notamment dans la chambre d'hôtel. Par ce film devenu "culte" sans qu'il soit possible de comprendre pourquoi, Godard montrait d'emblée qu'il serait un catastrophique cinéaste, creux, qui n'a rien à dire, mais le fait avec prétention : les 40 dernières années lui ont permis de le prouver avec maestria !
Film culte, en effet. Probablement un des meilleurs films français, et un des films majeurs de la 'nouvelle vague'. Cependant, vous m'excuserez si j'ai trouvé le film, disons...lourd, ennuyeux, pompeux, et assez longuet. Je n'ai jamais vraiment aimé Godard, en même temps, excepté deux films, "Pierrot le fou" et "Le mépris".
LE film culte de la Nouvelle Vague, Belmondo est épatant et Godard affirme son sens de la mise en scène. Je ne suis pas fan de Godard mais j'ai bien aimé ce film...
Très représentatif de la Nouvelle Vague française, A bout de souffle possède un scénario très original et de très bonnes répliques. Le duo Serberg/Belmondo fonctionne à merveille. Godard innove beaucoup dans la mise en scène et la réalisation, ce qui donne une vraie pépite et qui mérite amplement son statut culte.
Ce film est un météore qui a changé la façon d'envisager le cinéma en France mais principalement aux Etats-Unis. En effet beaucoup de réalisateurs américains ,parmi les plus célèbres actuellement, ont été marqué et influencé par ce film. Moderne et incontournable.
Bon sang!Quelle purge que ce film. Heureusement qu'il y a Jean Seberg ,mignonne comme tout et dont la jeunesse et la fraîcheur physique charment les regards. Pour le reste,nul de nul. Tout est copié mais surtout bâclé,ce n'est ni fait ,ni à faire. Aucun scénario et un mépris absolu de l'histoire ,tout ce qui est passé dans la tête du metteur en scène nous est montré, ou énoncé ,entrecoupé d'une bande son déchirante. C'est même difficile de parler autant pour ne rien dire .''Allez vous faire foutre '' dit Michel c'est exactement cela que j'ai du faire n'aimant ni la mise en scène,ni les paroles ,ni les rôles tenus par les deux acteurs. Je sais bien que ce film a joué un rôle important dans l'histoire du septième art. Je le comparerais aujourd'hui à la catastrophe numérique. Le public et les critiques professionnels contrairement à la peinture,la musique ou la littérature,ont un rôle majeur sur notre beau loisir. Il serait temps que le vrai cinéma soit enseigné et montré dans nos écoles,faute de quoi ,privé de chefs d'oeuvres les jeunes se lasseront et se tourneront ailleurs.Nul ne pourra leur en vouloir.
Le premier film mythique de Godard, la Nouvelle Vague en action… Mais que tout cela est encore à l’état d’ébauche ! Le cinéaste suisse débutant se livre avec un culot énorme (et pas mal de talent) à toutes les audaces pour faire passer cette histoire invraisemblable du début à la fin. L’influence de Melville est patente (et avouée puisque l’auteur de Bob le flambeur est présent en tant qu’acteur dans le film), plus au niveau de la mise en scène qu’à celui du scénario, nettement plus libre et débridé. Le ton, nouveau pour l’époque, fait un peu sourire aujourd'hui tant il apparaît conventionnel et artificiel. Un film à voir pour sa place à part dans l’histoire du cinéma mais qui est loin de faire partie du meilleur de l’œuvre géniale de Godard.
un tournant du cinéma français. Un cinéma qui peut dérouter pour son audace, mais qui est relativement délicieux car il y a vraiment le désir de remettre en question le cinéma. Godard le fait très bien, avec bien sûr une histoire pas compliquée pour un sou, mais des scènes très drôles entre Belmondo et Jean Seberg (qui forment un beau couple à l'écran), valent vraiment le détour. Ce film est vraiment à voir car c'est un tournant du cinéma français qui fit beaucoup de bruit et qui n'a jamais été égalé.
Première vision de ce film culte. Les premières minutes ne sont pas passionnantes mais petit à petit on est pris par l'histoire, les acteurs et la vue d'un Paris de 1960 forcement étonnante. On comprend aisément que ce film a révolutionné le cinéma à l'époque lançant au passage la nouvelle vague. Même si aujourd'hui il reste un film à voir, il n'a certainement pas le même impact...
Les méandres qui vous conduisent à voir un film sont parfois tortueux... Et c'est le roman de Jean-Michel Guenassia, "Le Club des Incorrigibles Optimistes" qui m'a poussé à m'inscrire sur Allociné et poster un premier commentaire sur l'un des films "cultes" du cinéma français. Dans ce roman, le personnage de Cécile y est décrit comme une Jean Seberg brune. Et bien sûr, la fameuse réplique de Belmondo y est mentionnée: "J'aime une fille qui a une très jolie nuque, de très jolis seins, une très jolie voix..." Ah, le pouvoir évocateur des mots... Ni une, ni deux, je file acheter le DVD pour ma collec'! Mais quelle déception! Le scénario est d'une platitude consternante", les scènes sont mal filmées et le montage est une succession de plans cut du plus mauvais effet. La caméra à l'épaule donne le tournis et les cigarettes grillées sans arrêt par Belmondo, renforcent le sentiment de nausée. À souligner aussi les répliques de Belmondo données aux femmes et décrites par Manou 452. Rassurez-moi mesdames, les hommes ont changé?!.. Heureusement, il me reste le roman de Guenassia pour idéaliser l'époque de la Nouvelle Vague. "À bout de souffle" et Godard ont malheureusement très mal vieilli et au Panthéon des belles actrices, la pauvre Jean Seberg ne méritait pas un si piètre hommage...
Jean-Luc Godard n'a jamais été intéressé par le scénario de ses films, et ça dès son premier long métrage. Il laisse ses acteurs en roue libre et les filme de manière élégante et séduisante, mais, ô combien, ennuyeuse.