Jean-Luc Godard, avec son univers toujours aussi magnétisant, retranscrit avec brio les émotions humaines de ces deux êtres noyés dans leurs propres passions. Jean-Paul Belmondo est sublime dans ce qui est sans doute son meilleur rôle à l'écran.
A bout de souffle, premier long métrage de Godart, est devenu le film symbole de la Nouvelle Vague française amenée entre autre par Truffaut, Chabrol, Resnais, Rivette, Godart et Rohmer. Un bonheur cinématographique: une mise en scène à couper le souffle et révolutionnaire, un style qu'on retrouvera d'ailleurs dans toutes les prochaines oeuvres du réalisateur (un des meilleurs français pour moi), un Belmondo tout frais et extrèmement talentueux aux côtés de la très belle Jean Seberg. La liberté d'expression et de mouvements, l'improvisation des dialogues à plusieurs moments rendent A Bout De Souffle comme un véritable chef d'oeuvre , récompensé par le prix Jean Vigo et de la mise en scène à Berlin. Je trouve cependant que le film est victime de quelques longueurs à certains passages, mais vraiment très peu car, j'ai quand même été a bout de souffle après son visionnage ! " Si vous n'aimez pas la mer, si vous n'aimez pas la montagne, si vous n'aimez pas la ville... Allez vous faire foutre !"
Avec "A Bout de souffle", Jean-Luc Godart signe un film unique en son genre. Un film avec un rythme très rapide basé sur des simples dialogues entre 2 protagonistes. Pendant 1h30 nous suivons cet assassin, et cette américaine, les voyant parlé, bougeant, faire leur petite vie... Mais ce film reste superbe puisque ses dialogues sont très bien construit, Jean-Paul Belmondo fait une superbe prestation, ainsi que Jean Seberg. Une mise en scéne très réussi, avec une esthétique parfaite, une réalisation à nous couper le souffle. Un film à voir & revoir dont on ne se lasse jamais et qui reste graver dans nos mémoires.
Premier film de Jean-Luc Godard sorti en 1960, A bout de souffle est une oeuvre marquante dans la révolution du 7° Art entamée par la Nouvelle Vague. Le film semble être au début un polar classique, mais Godard s’amuse à briser les règles en rendant lyriques et très "cinématographiques" des moments de vie intimes et des questionnements, en mettant l’intrigue policière au second plan. Pour être plus exact, disons que cette intrigue est fréquemment coupée de scènes qui tentent de rendre sur l’écran des sensations fugaces qui nous traversent et autres questions "existentielles" sur soi et son rapport aux autres ou sur l'amour (surtout dans la magnifique scène centrale, quand Patricia se demande qu’est-ce qui se cache derrière le visage de Michel). Mais le tout baigne dans un hommage constant au cinéma, surtout Américain, aux grands films noirs avec Humphrey Bogart. Un film de cinéphiles, réalisé avec grande inventivité et passion, et surtout beaucoup d’audace dans le style pour l’époque : c’est le début de la Nouvelle Vague. Godard parvient à mêler grande réussite stylistique et oubli des conventions (coupures soudaines, personnage qui s’adresse à la caméra). Côté acteur, Jean-Paul Belmondo est tout à fait excellent, accompagné par la charmante Jean Seberg. Le tout donne un film sublime, à la fois prenant et passionant, réussite esthétique et ode au cinéma.
Ce film est concternant. Les filles y sont évoquées comme de la simple chair fraiche tout le long du film. L'agressivité permanente de Belmendon envers cette pauvre fille est insupportable. Il l'appelle "dégueulasse" !!! Les dialogues sont d'une bétises c'est concernant et absurde. Godard veut nous faire avaler cette histoire sous forme de thriller, je cherche encore l'action. La pseudo histoire d'amour n'est pas crédible pour un sous. Les hommes avait vraiment une position confortable à l'époque, ça n'a finalement pas trop changé. Incroyable que notre Bébel ait commencé sa carrière par ce film, qui pour moi (qui adore les vieux films) est un navet !!
Les plus grandes escroqueries sont celles qui sont le plus admirées. En ce sens, Godard avec "a bout de souffle" et plus généralement la soi-disant nouvelle vague (associés, ces deux mots me filent la gerbe!) n'en finissent pas de le démontrer. On se pâme, on copie, on compare, on disserte, on argumente, on s'tripote le zigouigoui, on en r'demande... Godard, tel un alchimiste des temps anciennement modernes à ceci de remarquable, c'est qu'il a su faire passer une bouse fumeuse en fumisterie royale. Du pur génie: transformer l'étron en art... Chapeau bas!
Non, Belmondo ne manque pas de souffle (à la limite du saoulant) par contre difficile pour moi de tenir jusqu'à la fin, une découpe en épisode pourrait être bienvenue, car certains plans sont intéressants.
Je n’avais jamais vu « A bout de souffle ». Côté 4, oui « quatre », étoiles (film exceptionnel !) sur téléloisirs et en ayant beaucoup entendu parler je me suis dit qu’il ne fallait pas le rater.
L’un des pires navets qu’il m’ait été donné de regarder. Quelle peine, devant mon téléviseur, d’attendre qu’il se passe quelque chose de cohérent, obligé d’attendre un mot d’esprit au milieu de répliques lieux communs et d’une affligeante banalité… J’ai tenu jusqu’au bout… et mes questions, réflexions sont les suivantes:
Est-ce que le fait de faire dire n’importe quoi aux acteurs, de filmer n’importe comment, de monter le film n’importe comment fait d’un film un BON film ? La réponse est oui !! Pourquoi ? Parce que c’est NOUVEAU ! Jusqu’à obtenir les prix Méliès 1960, Jean-Vigo 1960 et l’ours d’argent au festival de Berlin 1960 ainsi qu’un remake américain... On croit rêver… mais non ! On marche juste sur la tête !
Ne parlons pas de la musique… qui serait capable de m’en citer 3 notes de suite… Même veine, on improvise…
Bien sûr j’ai regardé ce film avec ma culture d’aujourd’hui : bien sûr je suis choqué par tant d’absence d’esprit, bien sûr que je suis choqué par le fait que Belmondo soit systématiquement filmé (pendant les 89 mn que dure le film….) avec un cigare allumé dans la bouche crapotant à l’envie (soit probablement des dizaines de cigares pendant le tournage), bien sûr que je suis choqué par certaines images manquantes...
Reste les belles prises de vue de la capitale en 1959 et les 403 omniprésentes, et le beau et frais visage Jean Seberg, nous plongeant dans la nostalgie ; c’est mince…..
On comprends mieux pourquoi ce film « amateur » ne soit jamais programmé. Merci les chaînes !!
Ceci m’amène à une autre question :
L’appréciation de téléloisirs est-elle un copié/collé des appréciations de 1960 ? Où le « juge » a t’il fumé de la moquette ou simplement pas regardé ce navet ? Comment faire confiance à l’ « étoilage » de Téléloisirs ?
Godard et Belmondo avaient, semble t’il à l’époque, un regard plus objectif sur ce torchon….. (voir leurs commentaires).
Heureusement ils s’en sont remis…. Et, bien qu’à bout de nerf, moi aussi !
Difficile de noter un film qui a plus de 50 ans! L'histoire a vieilli mais les dialogues restent très bons et rappels très bien le cinéma d'avant. Jean Seberg est superbe.
Godard,Truffaut et Chabrol jouent avec le cinéma, la Série noire, le mythe ricain, le journalisme, la culture, la nuit parisienne. Presque cinquante ans après ça reste très rafraîchissant.
Manifeste de la Nouvelle Vague, "A bout de souffle" (1959) fut le premier long-métrage réalisé par Jean-Luc Godard. Si "Le Mépris" reste aujourd'hui l'un des plus beaux films de l'histoire, "A bout de souffle" pourrait concourir dans la catégorie des films les plus révolutionnaires en terme de mise en scène. Nombreuses séquences sont improvisées, certains plans sont très longs mais jamais fixes (cf la scène sur les Champs où Patricia vend le Herald Tribune), cutés pour en effacer les blancs inutiles, la violence n'est que suggerée, le tournage a lieu en décors naturels, le personnage principal séduit par son machisme et son je-m'en-foutisme permanent en la présence de Bébel. Un film donc libre, jeune, explosant tous les codes respectés par des cinéastes dits classiques. Et avec ça, Godard nous gratifie son scénario de dialogues savoureux, parfois absurdes, drôles ou poétiques. Un film à la chaleur communicative, qui émerveille autant que divertit. En référence à la citation de Jean-Pierre Melville, ce film là se veut d'être éternel mais jamais ne mourra.
Produit d'une société qui dénonce sans avoir rien construit, la nouvelle vague était aussi ennuyeuse que l'ordre bourgeois qu'elle dénonçait . Film de rupture dans le traitement , c'est un Godard pur jus , chiant mais nouveau . Je n'aime pas le cinoche de posture , je lui met une demi étoile pour le prix de la pellicule.