À bout de souffle
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390 critiques spectateurs

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Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2016
Belmondo balade sa frimousse devant la caméra de Godard. Les deux sont insolents de cinéma. L'un joue le dandy, l'autre se régale sur ses plans séquences à rallonge. A bout de souffle mais inépuisables petites frappes. Dialogues mielleux respirant le parisianisme à plein nez. Mais c'est tout de même très charmant. On est dans un Godard qui a une envie de cinéma, qui fabrique du cinéma et qui secoue au shaker les codes du genre. C'est une réussite car c'est du dédain complètement assumé et qu'on tombe forcément amoureux de Jean Seberg.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 octobre 2016
Je m'efforce toujours et non sans mal à tenter de comprendre en quoi cette fameuse "nouvelle vague" a changé la face du cinéma français dans le courant des 60's. On avait de très bons films avant et on a continué à en avoir après. En tout cas j'aime le cinéma et je ne pouvais évidemment pas passer à côté de cette période apparemment faste pour le ciné hexagonal, c'est dans l'optique de me cultiver davantage que j'ai mis le nez chez Rohmer pour commencer, non sans mal encore une fois, chez Truffaut, qui remonte nettement le niveau, et le pire, chez Godard, monstre de nombrilisme et d'arrogance. Ici c'est de ce dernier dont il est question avec son premier long métrage qui paradoxalement porte très bien son nom. Si son duo d'acteur est à créditer d'une belle connivence et d'une belle aisance ainsi que d'un charme fou, on ne peut pas en dire autant de l'aspect technique du film. Le vent de liberté de cette époque a sans doute poussé le jeune homme a dirigé ses acteurs à l'arrache avec une grosse part d'improvisation, de traiter le montage comme un vulgaire paquet de m.... ou encore de se permettre une mise en scène approximative sous couvert de néo-quelque chose, m'enfin cinématographiquement parlant je ne vois pas bien l'intérêt ... En outre l'idéologie du Monsieur est somme toute assez particulière, difficile pour ma part de m'attacher à un assassin misogyne bohème et sans scrupule et ce malgré l'interprétation plus qu'intéressante du grand Belmondo. 1h30 d'ennui entre faux raccords, histoire insipide et figurants qui matent la caméra où les bonnes idées de mise en scène sont noyées dans un flot de dialogues pompeux et insignifiants. Après la fumisterie "Le Mépris" du même Godard l'anarchiste, je continue de croire que je ne raterais pas grand chose en arrêtant là ma plongée dans cette "nouvelle vague" pseudo-intello et qui se donne injustement le bon rôle dans le renouveau du cinéma français de ces années là. La libération sexuelle et des moeurs des 60's n'a pas eu que des bons côtés concernant l'art ...
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2016
Une jeune étudiante à l’accent américain et aux cheveux courts qui vend des journaux en criant « NY Herald tribune » sur les Champs-Élysées. Un beau jeune homme français, hâbleur, chapeau, lunettes de soleil, cigarette au bec, l’aborde. L’affaire est dans le sac. Voilà qui donne la tonalité de ce film atypique, sorte de tragédie désinvolte du cinéaste de la rupture. Jean Seberg n’a pas la beauté électrique de Romy Schneider, mais sa nouvelle liberté de ton – « c’est quoi dégueulasse ?»- et de jouir de la vie crève l’écran dans le rôle de Patricia.

Le jeune Belmondo rayonne d’une vitalité qui fera sa réputation. Intrépide, il rêve devant le portrait de Humphrey Bogart sur une affiche de cinéma. En 2013 à Lyon, Tarantino a rendu un hommage vibrant à Bébel, en lui avouant que jeune, il admirait ce plan! Sa course finale, avant de tomber par terre, désarticulé comme un pantin, nous ferait rendre sympathique celui qui n’est qu’un petit voyou devenu assassin. Sa façon de caresser ses lèvres avec son pouce est d’une sensualité délicate et irrévérencieuse.

Patricia et Michel, deux personnages sans avenir, vivent leur idylle nonchalamment, une sorte de Fureur de vivre façon nouvelle vague. Les dialogues sont écrits à l’emporte-pièce et brut de décoffrage. Les faux-raccords pullulent volontairement. Le metteur en scène décoiffe le cinéma d’après-guerre, pulvérise les codes de bonne conduite et son scénariste, François Truffaut, n’est pas en reste. De temps à autre, des passants, voire les héros eux-mêmes, regardent en direction de la caméra !

Michel Poiccard/Bébel n’a pas d’avenir, il dit d’ailleurs qu’il veut « devenir immortel…et puis mourir ! ». L’un des rôles secondaires est tenu par Jean-Pierre Melville, lui qui mettra en scène quelques années plus tard, le destin d’un délinquant encore plus solitaire dans Le samourai.

N’oublions pas de mentionner la musique jazzy moderne de Martial Solal, qui participe largement à l’ambiance envoutante et planante de ce film nourri d’inspiration américaine.

Le décor est secondaire, les gabardines et les voitures de police sont bien ringardes, à l’image de la France de cette époque. La morale est sauve – sinon ce film déjà interdit à l’époque au moins de 18 ans (!) ne serait pas sorti. Patricia survivra à cette passion sans avenir, quant à Jean Seberg, fragilisée, elle ne sera pas indemne.

Le vent a soufflé sur l’écran, et nous a fait cadeau des personnages romanesques et tragiques, dont nous n’envions pas le sort, mais seulement le panache et la gouaille. La même année, Delon et Girardot vivent un autre parcours tragique aux antipodes de celui-là dans le méticuleux Rocco et ses frères du maitre milanais Visconti. Changement d’époque.

TV 3 -Octobre 2016
Anémone Merl
Anémone Merl

9 abonnés 29 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2016
Mouais..Mouais...Je m'attendais a quelque choses de plus...intense ? Jean Seberg est très convaincante dans son rôle se petite Américaine distribuant le journal, mais la composition de Belmondo ma totalement échappée. Certains écrits me paraisse vaguement mysogines.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2016
Ce film précurseur de la Nouvelle Vague, que Godard voulait comme une mise à nu du cinéma, une révélation de ses "trucs", touche parfaitement sa cible : même en multipliant les fautes de grammaire (jumpcuts violents, regards caméras incessants, récit anémique sacrifié à l'empreinte poétique et à l'équilibre de l'instant, dialogues surréalistes), le futur réalisateur du Mépris arrivait à reconstituer une prosodie qui lui est propre. La liberté technique qu'il s'accorde, Godard finit par la fondre en une liberté réelle qui vient violemment sourdre de l'écran. Parce que tout, dans ce grand bordel apparent en fait impossible à reproduire aléatoirement (il faut que tout soit guidé par un mouvement créateur et une émotion définis pour que celle-ci puisse traverser l'écran comme elle peut le faire), est dirigé vers la même sensation fugace et inconséquente, celle d'un film voué à se célébrer lui-même, comme éclatant de liberté et d'une personnalité intense. Godard arrange, mélange, cite, joue, pose, sans que rien n'ait au final d'importance que le processus créateur et la vitalité qu'il entretient. Amusant de constater que, pourtant si proche de Pierrot Le Fou (un couple impossible, Belmondo lunatique et joueur), le film est dénué de sa mélancolie et tout entier sculpté dans la désinvolture. Pourtant, on disait Godard malheureux à l'époque du tournage. Preuve, sans doute, que lui même croyait tant en la Nouvelle Vague qu'il pensait son premier jet comme un manifeste, comme un appel d'offres à tout le milieu artistique français, et se refusait à concevoir une limite à sa vision, mais voulait la laisser éclater complètement, jusqu'à, lors d'une dernière scène absurde aussi comique qu'infiniment douloureuse, regarder la mort comme un jeu, ou le jeu comme une transfiguration de la mort.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2016
C'est un classique, voire un film culte.
L'histoire est simple, un jeune truand, voleur de voitures, qui n'a pas beaucoup d'ambition ou d'occupations tout au moins, monte à Paris pour retrouver la belle Patricia, une fille de bonne famille, qui va tomber sous le charme du beau jeune homme même après avoir appris qu’il a tué un policier.
Jea-Paul Belmondo incarne un personnage nonchalant, et jusqu'au bout, même lorsqu'il décide de se rendre à la police (malheureusement le sort va s'acharner sur lui) qui ne sait pas trop ce qu'il veut, sauf peut être profiter de la vie en toute liberté, sans chaînes ni contraintes. Le contraire de Patricia qui elle a une vie professionnelle. Il y a de long dialogues, qui peuvent paraître un peu trop long des fois, mais c'est ce qui fait le film. C'est aussi un film policier, le début notamment, mais il manque de rythme quelquefois.
Un film à voir et à revoir.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 juin 2016
Etant allergique aux films issus de "La Nouvelle Vague" et "A bout de souffle" en étant un des plus emblématiques, je n'ai évidemment pas aimé cette oeuvre de Godard.
On y retrouve toutes les tares de ce mouvement cinématographique à savoir un propos pédant et prétentieux existant à travers des dialogues creux et répétitifs. Ces dialogues sont récités plus qu'ils ne sont joués par des acteurs peu inspirés ce qui, ajoutés à leur vacuité, les rend complètement soporifiques et inintéressants. Seules quelques répliques bien senties se détachent du lot mais elles sont bien trop rares.
Certes, la mise en scène et le montage sont originaux mais, là encore, on y remarque plus une envie de se démarquer à tout prix du cinéma traditionnel qu'une démarche artistique honnête. On peut dire de cette réalisation qu'elle est la fois ambitieuse et présomptueuse, qu'elle tient presque exclusivement de l'exercice de style.
Point positif: la superbe B.O. jazzy signée Martial Solal qui accompagne parfaitement cette ambiance 50's-60's.
Fan de Godard ou de "La Nouvelle Vague", "A bout de souffle" est pour vous. Les autres auront plus de mal à aller au bout.
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2016
Pour commencer, je tiens à préciser que je déteste le cinéma de Godard: c'est extrêmement long, des dialogues et des scènes qui n'aboutissent nulle part, c'est très prétentieux bref, vous voyez..
J'ai été réticent à l'idée de voir celui-là, mais j'ai fini par lui donner sa chance pour au final être agréablement surpris:comme précisé plus haut, beaucoup de scènes sont beaucoup trop longues à mon goût, les dialogues s'embourbent pour finalement ne rien dire mais le film a réussi à m’intéresser jusqu'au bout, les acteurs sont très bons, le scénario est simple mais efficace et la réalisation rend ce long-métrage agréable à regarder.
Je pense que c'est un film que tous cinéphiles qui se respectent doivent voir et pour ma part et il m'a donné envie de voir plus de films de la Nouvelle Vague.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2016
Quand on voit "A bout de souffle", on comprend ce qu'a été la nouvelle vague : un cinéma révolutionnaire simple et réaliste qui se libère des codes rigoureux. Ici on sent une totale liberté dans l'écriture, dans les mouvements, dans le jeu des deux formidables acteurs vedettes, mais il faut bien constater que l'histoire n'est pas toujours très prenante.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2016
Liberté de style, liberté des dialogues, grand bazar organisé pour un film attachant grâce à la fougue de Belmondo et la douceur de Seberg. Une caméra du réel pour des scènes à la limite de l'improvisation. Très intéressant. Malgré tout c'est aussi un peu vain et futile et très cérébral. "Quel est votre plus grande ambition dans la vie? Devenir immortel, puis mourir....."
xlr8
xlr8

76 abonnés 73 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2015
Merci à M. Hazanavicius pour sa présentation du film hier et pour ces barres de rires quand un vieux monsieur lui a demandé " mais vous êtes qui, vous ? " et " mais qu'est-ce que vous avez fait ? " c'était frais, comme le film. Avec ma petite culture et les éléments que M. Hazanavicius a apporté, j'ai pu apprécier à quel point ce film est important dans l'histoire du cinéma. Il est filmé sur le vif et je pense que c'est le premier film de ce type à avoir eu du succès. On suit Belmondo presque pas à pas, il est presque de toutes les scènes. Il y paraît jeune et ... (référence à Saez), dangereux, animal, charmeur. On ne pourra pas apprécier le film si on ne s'attache pas à son personnage, il est trop agaçant sinon. Jean Seberg est magnifique, belle, lumineuse, libre. Le film vaut rien que pour les gros plans sur son visage et au cinéma, ça frappe. Qu'est-ce que son personnage a dû choquer à l'époque pour sa liberté sexuelle ! Pas de temps mort dans le film, il faut toujours que ça bouge ou que ça parle. Le blabla n'apporte rien à l'histoire, mais éclaire sur l'état d'esprit des personnages (du réalisateur ? ) Ce film plaira à ceux qui s'intéressent à l'histoire des techniques du cinéma, aux fans de Belmondo et de Seberg. Il devrait déplaire à ceux qui n'aiment pas les verbiages, surtout ceux qui peuvent les trouver prétentieux.
PMarino
PMarino

2 abonnés 108 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2015
bien mais ça a quand même bien vieilli sauf pour le rythme et la légèreté dans la vie du personnage joué par Bebel
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 décembre 2015
Très étrange comme film. Tout d'abord je me dois de parler de Godard. Le personnage en lui-même je le déteste, tellement il est arrogant, suffisant et méprisant. Mais qu'en est-il donc de Godard en tant que réalisateur. A bout de souffle est son premier film, et on peut dire que la réalisation est vraiment bonne, avec des plans-séquence vraiment impressionnants (même si prétentieux, et c'est probablement le mot qui correspond le plus à ce film : prétentieux). Et ce qui frappe le plus dans ce film, c'est sa volonté (presque risible par moments) de casser les codes : on a un Belmondo qui brise le quatrième mur une seule fois pour sortir une réplique qui n'a rien à voir avec l'intrigue (mais assez drôle), des panneaux électroniques qui affichent ce qu'il va se passer, une sur utilisation des jump-cuts (des ellipses de quelques secondes, ce qui fait que d'un coup le personnage se "téléporte" si on peut dire), il coupe les dialogues avant qu'ils ne soient finis, les étouffe derrière le bruit d'une sirène d'ambulance au loin, joue à monter et à baisser le son sans raison.... D'un côté je trouve ça très osé et très ambitieux, de l'autre je trouve que ça donne au film un air machinal, déshumanisé et très brouillon (parce que si on respecte ces règles, ce n'est pas pour rien, c'est pour qu'un film reste cohérent même et réaliste, et de ce fait A bout de souffle n'est ni cohérent ni réaliste). Même les deux personnages principaux (très bien interprétés je trouve (même si l'interprétation est assez désincarnée), ce qui n'est pas le cas des acteurs secondaire, vraiment très mauvais), très intéressants dans leur personnalité - et qui s'ils avaient été traités de façon réaliste auraient été géniaux - deviennent ici des robots un peu sans âme. Après je trouve que ce film est très intéressant dans certains des thèmes qu'il traite, ce qui donne un paradoxe assez intéressant : je n'ai pas beaucoup aimé le film (sans le détester) et je l'ai trouvé extrêmement riche et intéressant à analyser.
Quelqu'un sur Sens critique a d'ailleurs dit quelque chose que je trouve très juste et très approprié à A bout de souffle : "les cinéastes de la nouvelle vague ont tellement cherché à casser les codes, à innover, qu'ils en ont oublié de faire du cinéma". Un film certes prétentieux, machinal et quelques fois très déroutant, mais également très intéressant dans sa démarche. Un œuvre qui ne laisse pas insensible.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 août 2015
À bout de souffle porte bien son nom, le montage rythmé évoque un marathon parcouru par Michel Poiccard, un truand qui ne prendra qu'une seule pause, à savoir la chambre de la jeune femme avec qui il aimerait coucher. Et à bout de souffle je l'étais en même temps que le personnage principal à la fin du film, à force de soupirer. Le montage est bel est bien rapide, mais il peut aussi être qualifié de brouillon. Godard use beaucoup des jumpcut. Ils sont particulièrement bien utilisés lors des scènes en voiture : la première fois ils servent à une ellipse intelligente, la deuxième fois ils suggèrent que la conversation a laquelle on assiste n'est qu'un fragment d'une discussion qui a duré beaucoup plus longtemps. Mais le reste du temps, ils ont une utilité discutable, surtout lorsque les personnages se parlent en plan fixe. Ce surdécoupage ne permet d'apprécier que trop rarement le travail sur l'image et l'éclairage. L'histoire aurait pu compenser ces défauts si elle avait raconté quelque chose de beau et vrai, mais ce n'est pas le cas. A aucun moment je n'ai cru à cette histoire d'amour, Belmondo et Seberg n'ont absolument aucune alchimie. La jeune femme n'a de cesse de répéter à tous ceux qu'elle croise qu'il y a quelque chose qui lui plaît chez ce bandit, qu'il est gentil, mais ce n'est pas tout de le dire, il faut le montrer ! Le mec ne fait que de la rabaisser, de s'énerver tout seul et de la harceler pour qu'ils couchent ensemble. Les deux sont amoureux parce que le script le dit, point barre. Une fois seul, le personnage de Seberg fonctionne, on la voit se regarder dans un miroir, s'amuser avec les marquages au sol de la route, etc. Elle développe un côté naïf, renforcé par son accent charmant, mais les dialogues abusent tellement du "C'est quoi machin ? C'est quoi truc ?" qu'elle finit par sembler un peu cruche. Ceci dit, c'est toujours mieux que le personnage de Belmondo, qui lui est infect de bout en bout, vil, lâche, méprisant, toujours à vouloir coller son petit grain de sel quelque part. Il m'a tellement insupporté que je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire "Ta gueule !" a voix haute à un moment donné. Évidemment le jeu en roue libre totale de l'acteur n'a pas aidé, et le doublage doté d'une synchro labiale digne des diffusions NRJ12 non plus. Et je sais bien que c'est voulu par le réalisateur, mais ce n'est pas parce qu'il y a une intention derrière que la démarche est pertinente et le résultat probant. La scène où le personnage brise le quatrième mur est assez symptomatique du film : oui c'est novateur, d'accord c'est rigolo, mais après ? Qu'est-ce que cela apporte au reste du film, à part un effet de style supplémentaire plus ou moins superflu ? Je salue la volonté de vouloir faire voler les codes en éclats, mais pour moi le résultat est raté.
guy m.
guy m.

9 abonnés 76 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 août 2015
Ce film est comme un tableau d'art moderne. On n'y comprend rien, mais pour paraître branché, il vaut mieux le trouver génial. Le scénario et les dialogues sont incohérents. En résumé, un ennui total!
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