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Alex Motamots
11 abonnés
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3,5
Publiée le 19 août 2021
Un film plein de références à la peinture, la musique et la littérature. Des clins d'oeil au cinéma, également. Un partie-pris filmique intéressant : couper à l'intérieur de certaines scènes. Beaucoup de jazz, de journaux qui servent à nettoyer les chaussures, et des voitures, des voitures, des voitures. Un classique dont je n'ai certainement pas compris toutes les références aux différentes oeuvres.
Les fulgurances de Godard et son avant-gardisme font de ce film une véritable pépite. Belmondo cr^ve l'écran, le Paris des années 60 est sublime, la musique et les dialogues sont superbes. Le meilleur de Goddard.
Le premier et un des meilleurs Godard au style incontestable : utilisation réussie de la musique de jazz, des scènes originales et de qualité (la chambre, l’interview de l’écrivain incarné par J-P. Melville). En revanche le montage est hasardeux, certains clins d’œil inutiles et la direction d’acteurs pesante.
certainement novateur a son époque, ce film est doté de scènes intéressantes et joué par un duo attachant. mais c'est tout. c'est long, bavard inutilement, ennuyeux.
une question de goût probablement mais à quoi bon révolutionner le cinéma avec la nouvelle vague si cette avancée se fait au détriment de la qualité de scénario? ce film n a pas de fil conducteur et est probablement l un des rare films que j ai vu sur lequel je n arrive à dégager de points positifs.. dommage car Belmondo sur le petit ou le grand écran nous régale toujours autant
Difficile de juger ce premier film de Jean-Luc Godard, sorti en 1960, tant il remet en question les codes du cinéma. A l’époque, la Nouvelle Vague balbutie ses premiers mots et cette œuvre en constitue la référence. Elle révèle le couple Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo. Il n’y a pas de scénario à proprement parler, mais des questionnements permanents sur le sens de la vie et les relations amoureuses. Avec une mise en scène révolutionnaire, le réalisateur se contente le plus souvent de balayer sa caméra au plus près des acteurs. Ceux-ci, dans ce qui semble être une forme d’improvisation, déclament des dialogues philosophiques avec un ton souvent théâtral mais rempli d’énergie. Bref, on aime ou on déteste mais cela mérite le statut de film culte.
Novateur et précurseur (et prétentieux aussi, c'est du Godart), ce film lance parfaitement la nouvelle vague. Moins touchant qu'un "Pierrot le fou" qui aborde un peu la même thématique, il aura le mérite pour l'éternité, malgré ses défauts, de révolutionner le paysage cinématographique Français jusque la très académique. Il lancera aussi la carrière du plus grand acteur Français de tout les temps.
« A bout de souffle », le premier long-métrage de Jean-Luc Godard (1960), est malgré un scénario finalement très tenu, un film-phare de la nouvelle vague. Impossible d’oublier Jean-Paul Belmondo remontant la RN 7 avec une voiture volée et des idées libertaires insolentes pour l’époque et tuant un motard ; Patricia (Jean Seberg) vendant le Herald New York tribune sur les Champs-Élysées avec son tee-shirt moulant et son délicieux accent ; cette chambre d’hôtel longuement filmée et cette scène finale où juste avant de mourir Belmondo dira « Vous êtes vraiment une dégueulasse » et Jean Seberg de dire en se frottant la lèvre « Ça veut dire quoi dégueulasse ? ». Les allusions au cinéma sont multiples avec l’affiche de « Plus dur sera la chute » de Mark Robson (1956) avec Humphrey Bogart, ou encore « Hiroshima mon amour » à l’affiche d’un cinéma. La caméra est le plus souvent à l’épaule de Raoul Coutard, la bande son traduit la vie actuelle avec des dialogues apparemment simples et des répliques culte telle « Quelle est votre plus grande ambition dans la vie ? Devenir immortel... et puis... mourir. ». Enfin le thème musical est inoubliable… Même si on oublie souvent que ce chef-d’œuvre est tiré d’une idée originale du grand François Truffaut, c’est pour moi le meilleur film de Godard !
Peu importe ce que je pense de « A Bout de Souffle » finalement car dans la filmographie de Jean-Luc Godard, le plus fascinant c’est avant tout l’homme. Ayant habité durant une vingtaine d’années la petite ville de Rolle, j’ai eu l’occasion de le croiser et même de le côtoyer dans le cadre de mon travail. Alors, au lieu de voir (ou d’essayer de voir) ses films, je préfère nettement l’écouter. Et encore bon anniversaire, Monsieur Godard.
Excellent cinéma de la nouvelle vague avec ce culte "A bout de souffle" de JL Godard. Je n'avais pas trop apprécié les 400 coups de Truffaut mais la je trouve que le film n'a pas trop vieilli, il reste très agréable à regarder ce qui ma agréablement surpris et reste le plus important dans un film. J'ai aimé le jeu d'acteurs, la manière de filmer, le scénario avec un certain suspense mais ça reste anecdotique par rapport aux thèmes abordés dans le film qui sont joliment amenés. L'existentialisme donc j'imagine thème assez fort de cette période avec les philosophes Sartre "l'existence précède l'essence", quel est le sens de la vie, à quoi bon!? Avec une vision assez pessimiste, nostalgique et finalement à la fin lorsque Patricia décide de dénoncer Michel, c'est un peu comme une personne qui décide de prendre sa vie en mains, d abandonner l'absurdite et la folie de la vie de Michel. Le message est donc plutôt intéressant enfin ce que jai ressenti en tout cas assez directement. Jai trouvé qu'il y avait des dialogues intéressants, une belle réflexion et un peu de poésie donc. Le point négatif pour moi est la misogynie assez importante qui dégouline de partout surtout de Michel mais l'époque est différente et peut-être que cetait dans ce rôle de Belmondo.
A bout de souffle marque le début d’une carrière exemplaire. Exemplaire pour sa longévité, sa diversité et pour les changements qu’elle a apportée au cinéma. Cette carrière, c’est celle de Jean-Luc Godard, un monument français qui, qu’on le veuille ou non, a révolutionné le cinéma. Il prend lui-même ses inspirations dans ce film de gangster, sans oublier de citer Humphrey Bogart, mythique acteur américain qui confronte Jean-Paul Belmondo pour un passement de flambeau symbolique. En échange, il inspirera des dizaines de cinéastes, voir plus après lui, suite à cet intemporel moment de cinéma. Belmondo, est un petit voyou amoureux d’une jeune américaine interprétée par Jean Seberg. Leur aventure faite de coups bas et surtout de dialogues mythiques, en a fait un couple iconique du cinéma. Belmondo est formidable dans ce rôle, il délivre à la fois beaucoup d’énergie et de nonchalance, cite quelques phrases devenues célèbres et crève l’écran avec son charisme et son humour. Jean Seberg est plus mesurée, mais complète bien Belmondo. Si la plupart du film est fait de dialogues, la liberté prise à la réalisation permet de rendre le métrage assez rythmé. En effet, le montage prend toutes les libertés, et c’est ce qui rend cet aspect si particulier au film. Peu de choses sont explicitées pour se concentrer sur le couple Belmondo/Seberg, et Godard coupe à l’intérieur de ses plans pour raccourcir la durée du film (du jamais vu à l’époque, ce qu’on appelle un jumpcut) … A partir de ces différents éléments, d’une narration décousue, d’un style particulier pour filmer ses acteurs, Jean-Luc Godard s’impose bien vite, dès son premier film, comme un auteur différent. Il casse les codes du cinéma traditionnel. Les musiques semblent sorties d’un autre registre, elles viennent marquer une grande différence avec le ton du film, ce qui impacte la vision de l’œuvre. A travers des images, des plans, des situations, le réalisateur marque durablement le cinéma mondial. A bout de souffle, c’est aussi des regards caméras, des scènes comiques, du drame, et une fin culte. Un premier long-métrage qui installe une carrière, c’est rare, et pourtant ce n’est à l’époque que le début de la vague Godard…
A bout de souffle est le symbole de ce qu on a appellé « la nouvelle vague » , cinq réalisateurs français dont la plupart travaillaient au cahier du cinéma vont créer des films différents. La c est le plus illustre d entre eux : Jean Luc Godard . Le rythme est difficile à suivre , le scénario n'existe pas , les cadrages sont parfois aléatoires et les scènes de rue ressemblent plus à un reportage où les passants regardent la caméra qu'à deux personnes au coeur d'un film. C est donc évident que je n ai pas accroché à ce film que je trouve assez prétentieux et peu intéressant . Je suis sûrement passé à côté .
À bout de souffle, film mythique du cinéma français et mondial reste l'œuvre majeure (et première) de la carrière de Jean Luc Godard. Cette aventure est merveilleusement bien menée par Belmondo et Jean Seberg somptueux. En 13 min, l'épopée est déjà pleine de rebondissements, 2 personnes sont mortes, 2 femmes avec *Belmondo, 2 plans complémentaires (de face large et de dos large à la suite), plusieurs journaux et 2 références par Godard au cinéma. Pour continuer à parler technique, dans l'agence américaine le plan séquence est splendide: Tout d'abord Michel* entre et les enquêteurs arrivent lorsqu'ils part. Ce long plan est comblé par des plans coupés pendant les discussions, mauvais montage ou style frénétique ? En revenant aux plans coupés qui produisent un rythme rapide par leurs accumulations, des plans d'ensemble (champs Élysées en rotation laterale) se solidarisent avec des plans à l'épaule très mouvementés, comme Michel avec ou sans Jean Seberg d'ailleurs. Venons en aux tenues et aux styles des personnages qui sont emblématiques. Belmondo tout le long du film reste élégant, galant, bien habillé et smart malgré ses mésaventures et son portefeuille. Son toc évidemment qui est repris par Jean Seberg (caresse la lèvre) à la fin est lui aussi une caractéristique du personnage de Michel. Ce que l'on retiendra surtout ce sont les deux tenues du couple, les rayures de leurs peignoirs sont dans un sens opposé, Belmondo, vif, actif et Seberg, calme, posée et complentative. Ce film est surtout rempli de sensualité entre les deux personnages, les caresses sont suivies par la caméra. Nous sommes dans le mouvement amoureux du film. Les regards nous plongent dans cet amour inconditionnel et affranchi, les deux se regardent.. comme Belmondo regarde la camera et comme nous ne les voyons plus lorsqu'ils sont sous le drap. Jean Seberg dit cette réplique qui résume assez bien A bout de souffle lorsqu'elle ferme les yeux pour que "ce soit noir" mais "ce n'est jamais complètement noir". Et enfin par dessus (ou pas) l'amour se cache l'effroyable idée de la mort, la peur qu'habite Michel, qu'il énonce lui même. Lorsqu'il voit son journal avec son nom, la musique augmente en crescendo, c'est déjà fini pour lui. La célébrité qu'interview Jean Seberg parle lui aussi de la mort, alors elle est angoissée et regarde la caméra (encore un plan magnifique). Pour finir, À bout de souffle est un merveilleux film mettant en scène sous une BO parfaite dans son cadre, le personnage de Michel qui mène double vie: le voleur qui est un homme apeuré et angoissé et le séduisant 'amant', romantique et drôle. L'alchimie opposée des deux amoureux fait leur union et rend le film complexe et simple, rapide et lent, joyeux et triste pour dire Godard et Godard.
Film phare de La Nouvelle Vague, "A bout de souffle" de Godard est un film culte qui a marqué l'histoire du cinéma français. Evidemment, les soixante années du film se font ressentir, il a vieilli, beaucoup vieilli. Les fulgurances de mises en scène se font toujours ressentir, avec de nombreuses coupures pendant les scènes de dialogue par exemple pour donner du rythme. Malheureusement, cela ne suffit pas pour vraiment passionner le spectateur qui regardera le film plus par curiosité que par réel intérêt. Même si les performances de Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg sont réellement bonnes, notamment lors des scènes où le film prend le temps d'installer leur histoire d'amour, le reste de l'intrigue ne semble jamais vraiment décoller. "A bout de souffle" est bien sûr à découvrir pour les passionnés de septième art.