Derniers Avis : Chronique d'une liaison passagère - Page 14
Chronique d'une liaison passagère
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Arthus27
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4,0
Publiée le 21 septembre 2022
A la fois drôle, touchant, et poétique, le dernier film de Mouret est une ode à la liberté et à l'amour. On y retrouve tout ce qui fait le cinéma de son réalisateur : des répliques envolées, à la limite du théâtrale, une histoire de sentiments et d'adultère, et un cadre bourgeois parisien. Le film ne plaira donc pas à tout le monde, mais pour les personnes sensibles à ce type de poésie, Chronique du liaison passagère est un véritable bonheur
Un homme marié et une femme divorcée s'engagent dans une liaison "pour le plaisir". Ils ne souhaitent pas s'attacher l'un à l'autre mais juste vivre leur relation pleinement. Dans cette nouvelle comédie sentimentale, on retrouve le personnage d'homme indécis, velléitaire et un peu maladroit qu'affectionne Emmanuel Mouret, rôle qu'il confie cette fois à Vincent Macaigne. Face à lui le premier rôle féminin est interprété par une épatante Sandrine Kiberlain, Georgia Scalliet venant compléter ce duo dans la deuxième partie du film. Des dialogues ciselés, des situations amoureuses traitées avec une rare élégance, des personnages féminins forts, c'est tout l'art d'Emmanuel Mouret dont on cite souvent les influences de Rohmer ou de Woody Allen.
J'ai particulièrement aimé cette nouvelle version de l'adultère avec aimer ou ne pas aimer, tromper ou ne pas tromper, être dans l'engagement ou non mais surtout n'éprouver aucune culpabilité et faire tomber les tabous pour ne penser qu'à être heureux et pouvoir prétendre au bonheur sans obligations.
Pour l'une libérée, dés le départ, nous savons qu'elle n'avouera jamais la vérité à la femme trompée et si c'est un réel soulagement pour celui qui trompe, il faut vraiment qu'elle le mette en confiance pour enfin penser, croire et même être convaincu qu'il ne trompe pas sa femme puisqu'il l'aime mais que sans doute d'une routine trop pesante va chercher ailleurs.
Et peut-être même qu'en rentrant chez lui, il est plus agréable parce qu'il culpabilise de la tromper tout de même sans la tromper mais lui seul le sait et c'est tout de même une très grande différence pour souffrir plus.
La rencontre sur site amène du piment et si les deux jeunes femmes sont plutôt libérées avec une progression finale très intéressante, lui se trouve pris au dépourvu et se reproche sans doute de ne pas avoir été à la hauteur et de lui avoir laissé la place libre ?
En conclusion, je me suis tout simplement dit que les hommes et les femmes sont vraiment très différents et que nous les femmes nous devons vraiment être très tolérantes à cause de leurs différences mais surtout parce qu'ils nous font souffrir et qu'ils ne le savent même pas.
Ce film ce film c'est Le mépris sans Brigitte Bardot et sans Michel Piccoli. Une fille et un mec moche se rencontrent. Lui, il parle beaucoup, beaucoup trop pour ne rien dire. Elle c'est la reine des intellos bêbete qui a oublié le Glamour à force de lire Télérama. Ce film raconte la pire love story depuis que le cinéma existe. Le réalisateur enchaîne les situations en croyant être aussi génial que Alain Renais, Jean-Luc Godard, ou Woody Allen. JLG est mort ou à décidé de se foutre en l'air en regardant la bande annonce de ce film. N'y allez pas, vous risquez de regretter pendant de longues semaines cette expérience si peu cinématographique. Le pire du cinéma français s'incarne avec ce que nous propose Emmanuel Mouret.
Encore une fois, je me suis fait avoir par les critiques dithyrambiques sur ce film barbant à souhait. L' histoire est très maigre, ni drôle, ni émouvante. Des dialogues aussi surréalistes que plats. Sandrine Kiberlain joue bien. Vincent Macaigne a du mal avec un texte aussi nul. L'absence de sex appeal et de sensualité des personnages saute aux yeux et fait que l'on ne croit même pas à cette histoire pourtant banale. Bref, c'est long, on s'ennuie, passez votre chemin.
Le titre en lui-même prête à réflexion : une liaison peut-elle être passagère ? le film met en évidence les tentations et les pièges et l'on s'aperçoit qu'il est bien compliqué de diriger ses émotions et prendre les bonnes décisions. Le sujet est intéressant mais, si l'on excepte Sandrine Kiberlain, les acteurs ne sont pas convaincants : Vincent Macaigne est godiche et se perd dans des questions interminables. Ce n'est pas le film de l'année !
film très léger , que du bonheur avec ce qu' on vit actuellement , on y rit de bon coeur , ces amants qui ne veulent pas etre amoureux , , et toute cette histoire sur une superbe musique , et les rebondissements de la fin , jusqu' au bout pleil inattendu dans la salle où j' ai visionné ce film ça a beaucoup ri
Moins drôle que Woody Allen, plus réaliste que le perché Rohmer mais aussi poétique et sensible que ces deux-là, Emmanuel Mouret nous peint ici la chronique d’une liaison d’abord légère et inconséquente puis un peu plus dramatique entre deux adultes en milieu de vie, Charlotte, la lumineuse Sandrine Kiberlain et Simon, le lunaire Vincent Macaigne. Plein de tendresse pour ses personnages, le film reste dans le non-dit et l’ellipse tout en marquant nettement les étapes-clés de la relation sentimentale qui se développe de manière finalement peu contrôlée par ses protagonistes. Après un twist scénaristique qui relance à mi-film l’intérêt du spectateur qui aurait fini par s’endormir à l’écoute de dialogues très écrits, la comédie légère se confronte au drame. Superbe dialogue à la sortie du cinéma (Scènes de la vie conjugale !). Des acteurs impeccables, y-compris Georgia Scalliet en Louise qui trouble le mécanisme auquel on avait fini par s’habituer. Nos yeux se mouillent un peu… On restera sur un bon souvenir.
Cette chronique est un peu lente, avec un personnage masculin qui ne m'a pas accroché. Toutefois, l'humour est très fin et les questions abordées réellement intéressantes.
Les dialogues sont réellement profond. Les situations d'apparence légères recèlent une complexité que les acteurs nous font sentir à la perfection. Un film pudique et beau. C'est formidable.
Comme souvent, depuis 20 ans, Emmanuel Mouret nous invite entre réflexion et élan du coeur, à réfléchir avec distance, sur les histoires d’amour. On voit que distance ou réflexion, ne résiste jamais à « l’élan du coeur » mais sa vision n’est pas si optimiste… Et avançant en âge son regard distancié se fait grave et si Sandrine Kiberlain assume pleinement ses actes (apparences?); Vincent Macaigne lui, est plus tourmenté!!! À mes yeux et dans ces marivaudages; derrière la légèreté se cachent, vide et solitude ? Mouret, philosophe…….
Un très beau film où, sous la légèreté, se dévoile la gravité des sentiments et de ce qu'on en fait... ou pas. La mise en scène est magnifique et les deux comédiens excellents. Quand arrive le point final, on a qu'une envie c'est d'être encore avec Charlotte et Simon, de découvrir ce qui les attend. Bref, un petit bijou de délicatesse aux dialogues ciselés, parfois drôle, toujours bouleversant.
C’est l’histoire d’une rencontre entre un l’homme timide et délicat et une femme au comportement libre et sans fioriture. Ils se rencontrent, se découvrent, s’apprivoisent. Emmanuel Mouret est un réalisateur de la délicatesse où les dialogues sont aiguisés et demandent une attention soutenue pour y déceler tous les messages. Dans son film toutes les scènes sont concentrées sur ces deux personnes, visibles dans tous les plans. On est proche de la pièce de théâtre ce qui rend le film un peu bavard, d’autant plus qu’il n’y a qu’une seule actrice supplémentaire, les autres membres proches d’eux n’ont pas d’existence physique. Il est dommage que la barbe de Vincent Macaigne lui fasse manger ses mots et occulte ses expressions. Enfin, le plan à trois est tout simplement incongru dans cette histoire, même s’il est traité intelligemment.
Un film élégant, subtil. Quel plaisir d'entendre parler de sexe sans le voir ! C'est drôle, émouvant. Macaigne est remarquable de finesse dans l'éclosion des sentiments.