Chronique d'une liaison passagère
Note moyenne
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297 critiques spectateurs

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33 critiques
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selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2022
Force est de constater que Emmanuel Mouret est de loin le meilleur des conteurs amoureux en France, à la fois le plus sobre, le plus inspiré, le plus romantique, et le plus littéraire aussi ce qui ajoute parfois un côté kitsh et suranné à ses histoires. Dans ce couple c'est madame qui mène, qui est libre et frivole, qui domine se moquant du quand dira-t-on alors que monsieur est plus frileux, timide voir gêné, presque vierge de toute émotion forte. Et si on se doute de par son titre de la conclusion on sera plus étonné du rebondissement, un twist bien amené et subtil à l'image de ses personnages jamais hystériques et/ou caricaturaux. Il manque peut-être un peu de chair ou d'érotisme pour nous convaincre de cette passion éphémère, ou un peu plus de fantaisie érotique pour croire à cette histoire avec certe deux acteurs fabuleux mais auxquels il manque une petite étincelle. Mais le film reste magnifiquement écrit, le réalisateur-scénariste signe une comédie à la française classe, Mouret étant une fois de plus dans le vrai, dans le juste, dans une fable moderne loin de la vulgarité habituelle. Un petit bijou à conseiller.
Site : Selenie
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 414 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 septembre 2022
Un couple composé d'une femme divorcée et d'un homme marié se rencontrent et décident de vivre une relation dénuée d'engagement, fondée uniquement sur le plaisir d'être ensemble et de faire l'amour.

Emmanuel Mouret, dont le cinéma tente depuis ses premiers films, de se rapprocher de celui de Rohmer, voire de celui de Woody Allen manque de nouveau sa cible.

Si les dialogues sont écrits, travaillés et représentent le point fort de " chronique...", la réalisation ne tient malheureusement pas la route et dessert un propos et une réflexion intéressante, drôle même parfois, sur le couple et ses enjeux.

Centré uniquement sur les deux personnages interprétés par Sandrine Kiberlain et Vincent Macaigne ( presque aucun second rôle n'apparaissent) et sans beaucoup de respiration accordée au spectateur entre deux échanges, c'est un essai sur le côté finalement labyrinthique de la relation amoureuse lorsqu'elle est envisagée dans la durée.

Mouret ne transforme pas ici l'essai représenté par " Mademoiselle de Joncquieres " ( remake de
" les dames du bois de Boulogne " de Robert Bresson) son meilleur film à ce jour.

Malgré ses défauts "Chronique..." vaut néanmoins le coup d'oeil et surtout l'oreille attentive, à condition toutefois de ne pas en attendre une trop grande perfection d'écriture cinématographique.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2022
Emmanuel Mouret agrandit sa carte du tendre en suivant cette fois un homme marié et qui ne demande rien d’autre à la vie quand une femme célibataire le relance sur une liaison passionnelle mais nullement amoureuse. Le contrat est ainsi marqué par ce bel exercice de style qui s’éternise en bons mots et dialogues fins. On y prend nous aussi du plaisir jusqu’à ce que le marivaudage tourne en rond. C'est très bavard, c'est du Mouret, mais ça frise Allen. Le réalisateur fait alors appel à un alibi de circonstance pour tenter d’élever les ébats au-dessus des normes bourgeoises. Un répit dans l’ennui. Sans l’excellence de l’interprétation, il ne tarderait pas à venir. Sandrine Kiberlain en libertine convaincue et convaincante et Vincent Macaigne dont la présence suffit à donner du souffle à son personnage empêtré dans ses contradictions.. Un très joli duo d’acteurs auxquels se mêlent Georgia Scalliet qui elle aussi peut revendiquer une part de ce bonheur partagé.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Cat P.
Cat P.

14 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 septembre 2022
Encore un petit bijou de finesse dans le texte,
le jeu des acteurs, la bande son.
Il aurait pu s'appeler " les choses qu'on dit, les choses qu'on ressent", enlevé, bavard mais jamais gratuitement, drôle et tendre, émouvant et joyeux, on en ressort content, vraiment content de ce qu on a vécu, merci!!
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 septembre 2022
Un homme marié, Simon (Vincent Macaigne), se lance dans une « liaison passagère » avec Charlotte, une femme libérée, mère célibataire, joyeuse et aventurière (Sandrine Kiberlain). Simon, pétri de culpabilité, ne sait que faire de cette nouvelle relation, hésite quand Charlotte fonce. Sur ce thème classique de l’adultère léger, Emmanuel Mouret nous livre un film soigné, aux dialogues très (trop ?) travaillés avec une Sandrine Kiberlain, égale à elle-même, excellente. Le film souffre de certains défauts : On a du mal à croire au personnage de Simon, bien trop prudent et réfléchi pour avoir le courage de s’aventurer dans l’adultère ; Alors que cette relation est censée être basée sur le plaisir et l’érotisme, le sexe et la chair sont totalement absents de l’écran y compris sur un mode suggestif, ce qui est peu compréhensible. En définitive, l’intrigue paraît artificielle et nous intéresse peu.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 septembre 2022
Pour ce film, j'ai retrouvé l'impatience que j'avais il y a plusieurs années lorsque étaient annoncées les sorties d'un nouveau film de Woody Allen ou d'Eric Rohmer. Il faut dire que je restais sur l'impression qu'Emmanuel Mouret s'améliorait de film en film et, que réunissant Sandrine Kiberlain et Vincent Macaigne dans un film sur une relation extra-conjugale entre une mère célibataire et un homme marié, relation où les deux amants ont choisi de ne se voir que pour le plaisir et se félicitent de l'absence de sentiment (en tout cas, c'est ce qu'ils se disent), on allait atteindre des sommets dignes de "Annie Hall" ou de "Les nuits de la pleine lune". Et c'est vrai que le début du film entretient cet espoir avec une Charlotte/ Kiberlain énergique et qui sait vraiment ce qu'elle veut face à un Simon/Macaigne empoté, maladroit, hésitant, toujours sur ses gardes. De ce point de vue, c'est sûr, les deux interprètes choisis par le réalisateur sont tout à fait ceux qu'il lui fallait. Il n'empêche, au bout d'un moment, le mécanisme a tendance à patiner et ce film bavard ne se montre plus que par intermittence à la hauteur de nos espérances. Au bout d'un moment, Emmanuel Mouret, peut-être conscient du problème, tente de relancer la machine en introduisant une tentative de triolisme avec une jeune femme mariée. Cet épisode a pour mérite principal de nous faire découvrir Georgia Scalliet, une jeune comédienne franco-américaine de talent. Sinon, comme c'est souvent le cas chez Mouret, le choix des musiques est excellent, nous permettant en particulier d'apprendre que rien ne vaut le duo Anoushka et Ravi Shankar lorsque arrive chez vous celui, celle ou ceux avec qui vous envisagez d'avoir des rapports intimes. Autre chose que nous apprend ce film : la voix de Jean Claude Ameisen, bien connu pour son émission "Sur les épaules de Darwin", aurait un caractère érotique très fort !
LeMarly
LeMarly

3 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2022
Les relations amoureuses, leurs complexités et surtout leurs faces cachées mises en lumière par un duo d acteurs au ton juste. Une belle surprise.
SUZY AND MEE
SUZY AND MEE

159 abonnés 114 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 septembre 2022
Film TABLETTE DE CRUNCH !
C'est frais, aéré, jamais lourdingue, un peu trop sucré, pas du tout bio et ça croustille... ça croustille tellement que l'on reprendrait bien une seconde tablette !
Chaque mot est à sa place et l'on ne s'ennuie pas une seconde en compagnie de nos deux merveilleux compères :))
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2022
L'espérance de vie du désir n'est pas proportionnelle à la conscience de la nature contractuelle d'une relation éphémère. Emmanuel Mouret revient avec un nouveau récit sentimental, chargé de discussions aussi houleuses que sont les rapports intimes qu'entretiennent ses personnages, ivres de partager leur solitude, à défaut d'une passion. Après « Les Choses Qu'on Dit, Les Choses Qu'on Fait », nous pourrions nous dire que le cinéaste est loin de renouveler sa garde-robe, mais détrompons-nous. Son élan dramaturgie continue d'appeler au frisson et à cette légèreté qui détonne par sa candeur et une sincérité à fleur de peau.

Il faudra bien sûr compter sur la fidélité de Vincent Macaigne pour entreprendre des allers-retours entre les maladresses verbeuses de son personnage, Simon, et ses diverses escapades aux côtés de Charlotte, campée par une Sandrine Kiberlain pétillante. Que ce soit dans un bar, un appartement ou des lieux publics parisiens, le temps défilé au gré de leur relation, où l'amante est magnétique et où l'homme marié avance à reculons. C'est sur cet écart permanent que ces héros évoluent. Dans le même cadre ou dans la même valeur de plan, la mise en scène nous guide activement sur la distance que l'un prend sur l'autre et vice-versa. Il découle alors de délicieuses conversations, qui captivent pour leur simplicité et leurs analogies sur le cas de ces derniers, qui finissent par consacrer leur temps plein à sonder le regard de l'autre, dans un souffle de plaisir, mais également dans une complicité qui épate.

Ce qu'on a laissé en hors champs, ce sont les personnages secondaires, que l'on devine au fil de l'intrigue, qui préfère caresser l'essence du duo, prenant du recul sur un passé qui les hantent ou qui projette de les métamorphoser à nouveau. Le tout est de les voir se dépasser et d'accepter des sentiments, qui ont parfois besoin d'être partagés avec des mots simples, bien qu'ils soient difficiles à prononcer. Elle se trouve là toute la sensualité de leur histoire, ponctuée d'ellipse, comme si on nous invitait à explorer leur journal intime, jour après jour, de l'hiver à l'été. Les souvenirs se dépeuplent alors de leur présence et se vident de leur aura incandescente. C'est pourquoi l'écoute est le premier réconfort de l'œuvre, intentionnellement bavarde et particulièrement intelligente dans sa délicatesse, rappelant ainsi l'âge d'or de Woody Allen son verbe new-yorkais.

Le dialogue a tout de la drôlerie convenue et retenue, ce qui sert abondement le non-dit, où plusieurs émotions peuvent éclore en une scène. La démonstration est d’autant plus signifiante qu’elle est pertinente, dans ce portrait qui a tout du mélodrame lambda. Pourtant, les sentiments mutent aussi rapidement que le genre, qui trouve de nouvelles issues pour nous faire croire en l’inéluctabilité, en cette dernière et unique expérience, avec ou sans succès. « Chronique d'une liaison passagère » ouvre ainsi la parenthèse sur des enjeux modernes d'une passion, intentionnellement mise en quarantaine, le temps de refermer la parenthèse sur le silence de ses personnages, qui peuvent enfin sortir du cadre.
Thierry B.
Thierry B.

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 septembre 2022
Quel ennui, c'est long, plutôt mal joué et bourré de poncifs. Pas étonnant que les salles soient vides au cinéma.
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2022
La critique est facile: Si vous avez aimé "Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait" vous aimerez "Chronique d'une liaison passagère" et inversement.

Le thème une relation voulue comme purement sexuelle et inscrite dans la durée peut elle perdurer sans affect? Au travers la rencontre d'un homme marié d'une femme divorcée. Une femme pragmatique,optimiste, extravertie. Un homme pessimiste, introverti, doutant de lui.

Un film très verbeux avec des dialogues qui m'ont ravis que certains trouveront lourds, pédants.

J'avais trouver "Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait" jubilatoire celui-ci est pour moi légèrement en dessous mais a voir absolument pour qui a apprécié le film précédent du réalisateur ou souhaite le découvrir.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2022
Le film est charmant, sympathique et plaisant. Il vaut surtout pour ses dialogues bien ciselés et ses interprètes inspirés. Mais un sentiment de déjà-vu est indéniable, tant Mouret semble recycler un archétype d'histoire de couple(s) qui aurait pu alimenter des comédies romantiques ou des contes rohmériens déjà explorés par les spectateurs.
Michel Moatti
Michel Moatti

21 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 septembre 2022
un régal de voir ces comédiens jouer avec les dialogues d'Emmanuel Mouret. Sandrine Kiberlain joue une femme sûre de son désir, Vincent Macaigne joue les indécis et les émotifs avec talent. ça parle, ça parle mais on ne se lasse jamais. Emmanuel Mouret est bien le cinéaste des sentiments dans ce monde moderne apparemment sans surprise.
Les choix de pauline
Les choix de pauline

161 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2022
Un film délicieux.
Plein de charme, de douceur, constamment élégant.
Une ode à la liberté des sentiments.pas si facile à tenir!
Les deux acteurs sont merveilleux
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2022
À la place de la femme d’Emmanuel Mouret, je me poserais des questions.

Aussi réussit soit-il, Chronique d’une liaison passagère réserve peu de surprises si on a déjà vu un film du réalisateur. Des dialogues littéraires et explicatifs, de l’amour et des longs plans pour laisser de l’espace aux comédiens.

C’est un film qui fait du bien. Un film agréable au corps et à l’esprit. Tout à fait touchant, drôle et sincère.

Un duo de comédiens à l’aise dans ce registre et qui apporte beaucoup au film. On peut simplement leur reprocher de ne pas s’approprier complètement les dialogues.

Le thème, habituel en comédie, est ici revisité. De part le dispositif, mais aussi par ses personnages, leurs répliques et les situations créées. L’insistance sur "sa Femme". Des instants magiques capturés. La salle rit, mais pas à l’unisson : chacun est amusé par un moment ou un autre.

La mise en scène est intéressante, jamais démonstrative, et s’étend, voire s’affranchît du cadre et du découpage. Les panoramiques laissent donc, dans le suivi, vivre les comédiens et permettent une dynamique particulière. Et ces travellings intérieurs, toujours majestueux et démesurés.

La fin est inattendue et clos parfaitement, comme prévu, le récit. L’épilogue s’étend, malheureusement un peu trop.
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