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Sans être un inconditionnel du cinéma d'Emmanuel Mouret, j'avoue avoir passé un très bon moment devant cette chronique. Bien sûr, le film est très (trop?) bavard mais le duo formé à l'écran par Kiberlain et Macaigne dégage un charme fou. Les dialogues sont excellents avec des pointes d'humour bien senties et l'on se laisse bercer par cette douce liaison qui remet en cause la notion du couple. C'est réalisé avec une grande justesse, sans vulgarité gratuite.
spoiler:
L'issue finale est aussi surprenante qu'inattendue et ce, pour notre plus grand plaisir
. Le duo fonctionne à merveille dans ces joutes verbales de très bon goût.
. Le duo fonctionne à merveille dans ces joutes verbales de très bon goût.
Le précédent film d'Emmanuel Mouret convainquait par la polyphonie de son exploration du couple et des situations amoureuses. Pour ce nouvel opus, le cinéaste se concentre uniquement sur deux personnages commettant l'adultère, toujours dans le milieu ultra bourgeois dont il semble incapable de se défaire. Le scénario qui avance à bon rythme prend la forme d'un récit en expansion, faisant germer une situation de départ fort simple pour lui donner toujours plus d'ampleur. C'est assez original, tout comme l'emploi de l'architecture (plusieurs scènes se passant notamment dans la villa Carré d'Alvar Aalto). Cependant, l'histoire qui nous est comptée pose un double problème. D'abord car on nous impose le spectacle dérisoire des petits soucis de grands bourgeois, dans un monde qui, si on annule sa télé deux secondes, va franchement mal. Et ensuite car la situation adultère est considérée sans aucun égard pour l'épouse, personnage inexistant dans le film, alors même que Mouret avait su dans son précédent film donner gravité et profondeur à ses petites saynètes par le rôle confié à Émilie Duquesne dans ce registre. La machine tourne en rond : je recommande à Emmanuel Mouret de consacrer son prochain film au siège de l’aciérie de Marioupol... ça nous changera...
Une fois de plus, Mouret agit en moraliste subtil, dépeignant (avec passion mais sans outrance) l'ivresse des débuts amoureux, la tentative de sortir des modèles habituels et les inéluctables conséquences... En se reposant sur deux excellents acteurs, qu'il dirige peut-être un peu trop (on a souvent l'impression que Macaigne joue comme Mouret, or Mouret est excellent en Mouret, et Macaigne en Macaigne), il construit une forme de huis-clos amoureux à la fois rare et convaincant. La faiblesse du film réside peut-être dans cette originalité, tenu à l'écart d'une situation asociale construite pour deux personnes seulement, le spectateur finit par s'ennuyer un peu. Cela vaut quand même la peine d'être vu.
Tout d'abord, on se croit reparti dans les schémas chers à Mouret avec Macaigne faisant du Macaigne. Mais l'intrigue part vite dans une direction plus inhabituelle grâce au personnage de Louise (Georgia Scalliet). S'ensuit une très belle réflexion sur les choix de vie et les occasions qu'on laisse passer, ou pas. Comme la mise en scène de Mouret est précise, s'attache autant à ce qui est dit qu'aux sentiments imperceptibles rendus par le talent des interprètes, c'est au final un véritable régal.
Le sujet est intéressant, sur l'exploration d'une relation amoureuse, mais je n'ai pas été ému par le babillage des acteurs en particulier de Vincent Macaigne qui cause, qui cause, en se regardant le nombril que ça a fini par m'ennuyer. J'aime bien que les films m'emmènent sur des territoires que je ne connais pas ou alors mal. Ici tout est plus ou moins téléphoné d'avance. A la limite du soporifique.
J'apprécie le casting de ce film. Mais ce que je n'ai pas apprécié par contre, c'est le film. Malheureusement j'ai passé le film à attendre... attendre une once d'action qui s'est révélée inexistante. Oui, il m'est arrivé de me plongé dans un profond ennui lors du visionnage de ce film. Malgré tout, peut être que je peux dire que l'image est sympathique. Malheureusement j'ai trouvé ça d'un ennui flamboyant.
Film bavard en effet. Mais de bien jolis dialogues. Macaigne magnifique. J'ai mis plus de temps à intégrer Kiberlain ... les premières minutes du film je me suis oups, ça ne va pas le faire. Et elle m'a embarquée ...
Les acteurs sont parfaits, quel bon choix. Qui n’a pas rêvé, vécu une telle situation? Peut-on en sortir indemne?
Que de questionnements en sortant du film.
Que de questionnements en sortant du film.
Un sujet qui pourrait être sulfureux : l'adultère pour juste le plaisir, et pourtant on retient surtout la romance. Faire l'amour sans amour est le deal idéal de départ dans cette relation. Puis la tendresse apparaît. La complicité s'installe. Les sentiments prennent du pouvoir. Et devenir amoureux de l'autre grâce au sexe, grâce au petit plus qui change la mise de départ, ainsi la relation chavire. Excellence des dialogues : il y a en même temps la légèreté des propos et la profondeurs des mots. Le féminin et le masculin se confondent. Le film est surtout crédible grâce à la prestation de Vincent Macaigne à ses petites phrases charmantes et pudiques : son personnage, ou lui, je ne sais plus, joue de sa fragilité qui devient sa force ; cet homme est définitivement un grand séducteur ( déjà ressenti dans #médecindenuit). Il ne manquait pas grand-chose pour que cette rencontre éphémère ne devienne une histoire d'amour, sans doute un peu moins de peur, un peu moins de lâcheté , surtout la prise de risque : celle d'avouer la profondeur de son attachement.
Je te prends par la main et je t emmène au pays des amours exaltants et contrariés des etres humains....un plaisir de sonate romantique toute simple et bien portée. Encore Emmanuel Mouret !
Jolie comédie française, l’histoire d’amour entre Sandrine Kiberlain et Vincent Macaigne est crédible et bien réalisée. L’histoire devient plus étrange avec la rencontre de Louise et de mon point vue plus ennuyante : moins de rythme, moins fine, moins intéressante
Belle comédie de Mouret où Vincent Macaigne et Sandrine Kiberlain sont magnifiques et, chose rare, se réinventent devant la caméra. Le sentiment amoureux, l'attachement progressif et l’éloignement sont mis en images avec beaucoup de subtilité. A voir.
Comédie romantique qui interverti les rôles traditionnels du masculin et du féminin : une femme assume son désir sexuel avec fraîcheur et s'attache à dissocier plaisir et sentiments. L'homme qui l'a suit dans cette aventure d'abord séduit par autant de clarté fini par en souffrir...
j'ai été impressionnée par Sandrine Kilberlain qui joue avec simplicité, naturelle et facilité.
J'ai beaucoup aimé la musique, les images et la photographie.
En dehors de ça, j'ai trouvé l'histoire moyenne et l'épilogue assez déconcertant voire décevant.
J'ai beaucoup aimé la musique, les images et la photographie.
En dehors de ça, j'ai trouvé l'histoire moyenne et l'épilogue assez déconcertant voire décevant.
Emmanuel Mouret nous sert une comédie poussive ponctuée de dialogues improbables ( mais qui parle ainsi) même si l'on connaît son univers. Le personnage de V Macaigne s'excusant tout le temps, se répétant sans cesse vêtu de ses chemise à tricot et veste en velours. Un film avec 2 personnages (3 pour créée la situation finale) assez ennuyeux, bien trop bavard malgré un pitch séduisant. Déception pour un réalisateur acteur que j'apprécie a l'accoutumée ...
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