Une œuvre tendre de Roschdy Zem ou un accident médical va redessiner la carte et les liens familiaux. Roschdy Zem a filmé son époque et les personnages qui vont avec. C'est un film pas des mieux maîtrisé, mais qui pose beaucoup de questions : sur les liens familiaux , la part travail et vie personnelle, ce qui est important, la maladie, la franchise. On passe un bon moment avec ces personnages et leurs contradiction qui ont fait un petit film avec beaucoup de substance que le spectateur pourra emporter en sortant du cinéma
J’ai adoré, c’est fin, intelligent, humain, tendre, ça fait réfléchir sur la famille, sur sa famille même, sur les façons d’aimer et de montrer son amour. Parfaitement crédible les personnages ont tous une histoire et une épaisseur même si certains sortent du lot (Sami Bouajila, Roschdy Zem, Maïwenn) Le film est réalisé par Roschdy Zem et le scénario est écrit en duo avec Maiwenn et ça m’a touché très profondément. Je suis différente après ce film, il faut aller voir ce film très personnel.
Émouvante et (plutôt) drôle chronique d'une déstabilisation provisoire d'une belle entente familiale. La rudesse de la subite franchise à de Moussa, au comportement devenu incompréhensible pour les siens après un trauma crânien causé par une chute, ne sera pas sans effet puisqu'elle sera un bon révélateur de petites médiocrités installées ou rampantes au sein du groupe. Roschdy incarne un grand frère "qui a réussi", certes présent, mais peu impliqué auprès des siens. Moussa (génial Sami), très bouleversé par son divorce en cours, sortira de cette épreuve qu'il aura imposée à tous en refondant sa nouvelle ligne de vie, en retissant les liens familiaux, en marquant son attachement à son frère Ryad (Roschdy) lors d'un très chouette repas de famille en guise de final à l'histoire. Le rôle que s'est dévolu la très fine Maïwenn (co-scénariste avec Roschdy) est bien le subtil révélateur de l'égoïsme de Ryad. Quel bon moment de cinoche.
Dans ce film il y a TOUT ! Evidemment le déclencheur est Sami Bouajila qui dit, sans aucune retenue, de ce qu'il pense de tous et de tout - après son trauma cranien. Il y a le conflit intergénérationnel entre Sami et son fils Amir adepte de jeu vidéo de guerre - débiles - et tout le reste ! Il y a Ryad qui est vedette de télé et qui ne regarde qu'un truc : son nombril ! Bref l'ensemble de la société est passée au peigne fin de Roschy ZEm et ce n'est pas tendre pour nous. De plus cela se passe dans le milieu des "musulmans" de France, ce qui est un exploit car on évite tous les clichés sur l'intégration etc...etc...A voir absolument sans aucune retenue !
Roschdy Zem signe ici un film un peu bancal sur la famille qui va devoir faire face à une épreuve. Moussa (Sami Bouajila) va mettre en péril cet équilibre, lui le comptable sérieux et attentionné, qui suite à une soirée arrosée va être victime d'un traumatisme crânien. Le film repose beaucoup sur le langage sans filtre de Moussa, sans doute trop. Roschdy Zem s'est emparé de sa propre histoire pour écrire le film (avec Maïwenn), mais force beaucoup le trait sur la léthargie de Sami Bouajila, même s'il s'y dégage quand même des moments drôles. spoiler: Heureusement que la scène finale capte enfin cette émotion fraternelle retrouvée car pour le reste, cela ressemble trop souvent à une cacophonie agaçante.
Comédie familiale de Roschdy Zem avec Maïwenn, inspirée de sa propre histoire... Très vite nous sommes plongés dans des scènes ordinaires de vie, Bureau, cuisine, rupture, anniversaire, divorce, jeux vidéos.....tout ceci dans un vacarme, une violence verbale trop forte. Sans démériter aucunement le jeu de Roschdy Zem, ici en délicatesse à mon avis, car ne jouant aucun rôle, et limite spectateur.... Très surpris par les critiques que je ne partage pas, me laissant un goût fort amer de déception... Dommage....!!**
Un film bien fait, bien réalisé, essentiellement en caméra-épaule (pour ne pas dénoter au sein du club des amis de Maïwen). L'étude des rapports familiaux à la lumière d'un frère qui s'exprime sans le moindre filtre est intéressante mais sent le déjà-vu. On peut également douter du réalisme de certaines situations. L'ensemble se regarde cependant avec facilité, grâce au talent de Roschdy Zem et Sami Bouajila.
Pour son sixième long-métrage en tant que réalisateur, Roschdy Zem s’inspire d’un drame personnel ayant frappé son jeune frère. Dans ce film, sorti en 2022, il nous plonge au sein d’une grande famille déstabilisée par le changement de comportement d’un de ses membres qui a été victime d’un traumatisme crânien. Autrefois bon et généreux, cet homme (Sami Bouajila) devient agressif avec un franc-parler corrosif. Le scénario co-écrit avec Maïwenn s’attache à décrypter les frustrations vécues par les uns et les autres. Le plus souvent tourné en plan séquence, on retrouve les traditionnels règlements de compte entre gens qui s’aiment. C’est vexatoire, blessant mais également désopilant. On peut simplement regretter la multitude de personnages dont certains restent cantonnés dans des rôles accessoires ou disparaissent au fil du récit. Bref, de l’émotion et du rire pour cette histoire sincère sur la fraternité.
Ce film est absolument génial, abordant avec justesse et pertinence de nombreuses notions vitales. Il célèbre la solidarité en tant que remède aux tourments de notre santé fragile, particulièrement éprouvée dans le monde du travail. Le film explore la vie avec toutes ses difficultés relationnelles et ses brefs moments de bonheur dans les relations amicales et familiales, tant conflictuelles que sereines. Il souligne l’importance de la communication, de l’entraide, de l’écoute et de l’attention portée à autrui face au handicap invisible. Les acteurs, tous crédibles, mènent une reconstruction menée tambour battant, garantissant une palette d’émotions riches. Pendant 1h25 de réel plaisir, on ne s’ennuie pas une seule minute, emporté par les rebondissements de l’intrigue d’un scénario véritablement bien écrit et joué.On passe un très bon moment et on repart avec un souvenir en tête, comme une photo tirée du film ou un souvenir de famille qu’on conservera dans un tiroir spécial pour les choses importantes à nos yeux. our le meilleur et pour le pire, cela constitue tout l’intérêt d’un film coécrit avec Maïwenn, dont l’apport est indéniable, en particulier dans les scènes de repas où les protagonistes énoncent leurs vérités les plus crues. Malgré cela, Zem réussit parfaitement à rendre tous les personnages attachants, y compris dans leurs faiblesses et leurs lâchetés. Le film a été tourné en seulement quatre semaines, avec deux caméras et un certain degré d’improvisation de la part des acteurs. Cette contrainte économique a permis de créer une urgence qui se ressent dans le caractère spontané du film. La grande classe de Zem, que l’on connaît bien, s’exprime pleinement dans ce film, où il offre à son ami Sami Bouajila un rôle singulier au premier plan, avec une composition vertigineuse. Lorsque les deux hommes sont à l’écran, seuls ou en groupe, une alchimie naturelle se produit, conférant au film une touche d’authenticité qui oscille entre feel good movie et comédie à l’italienne. « Les Miens » est sans aucun doute le meilleur film de Zem et le plus touchant à ce jour.
En Avant première à St Ouen . C'est une histoire vraie. En fait c'est un peu , beaucoup, l'histoire de Roschdy Zem. Elle est parfois souriante parfois plus touchante mais toujours sincère. On découvre déjà cette famille autour d'un repas pour l'anniversaire de la benjamine ; on quitte cette famille autour d'un repas : celui des retrouvailles, celui du bonheur qui revient. Entre les deux il y a des bouleversements , les relations chavirées, des engueulades, de la tendresse .... Effectivement Roschdy Zem précise dès le début du débat que c'est un moment autobiographique de sa vie même si c'est scénarisé
Une savoureuse chronique familiale portée par un casting excellent. La force de ce film est de réussir à montrer un beau message sur la force et la beauté des relations familiales en étant tour à tour drôle et parfois grave. Les personnages principaux ont beaucoup de relief et les seconds rôles sont savoureux. Une petite demi heure de plus aurait fait plaisir...
Très beau film relatant les méandres de la communication familiale au travers d'un traumatisme subi par l'un des membres de celle-ci. Les histoires personnelles s'entrechoquent avec émotion rebattant les cartes de la destinée des 2 principaux protagonistes mais pas que ... C'est interprété avec force, parfois violence mais avec justesse et tendresse. La mise en scène de Roschdy Zem est bien menée et efficace. Un film que j'ai eu plaisir à regarder.
Ai vu "les miens" mis en scène par le comédien-réalisateur Roschdy Zem. Chronique familiale, Roschdy Zen s'inspire d'un accident survenu à son propre frère pour raconter, comment cet évènement va bouleverser sa famille. Moussa suite à une rupture amoureuse violente fait une chute et son traumatisme crânien va lui faire enlever tout filtre social ce qui va lui faire à voix haute tout ce qu'il pense. Toute la famille va se tourner vers Ryad, frère de Moussa, journaliste sportif télévisuel très connu et qui jusqu'à ce jour n'a jamais vraiment investi cette famille qui ne demande qu'a se ressouder pendant la convalescence de Moussa. Roschdy Zem, acteur que j'aime beaucoup, signe une autocritique, un mea-culpa cinématographique, certainement intéressant et essentiel pour les membres de sa famille mais qui laisse un peu de marbre les autres. Moussa se transforme du jour au lendemain en une sorte de "Tatie Danielle" insupportable ce qui ne favorise jamais la compassion du spectateur, et Ryad est un personnage bien trop auto-centré pour retenir un semblant de sympathie. Les autres membres de la famille sont à peine esquissés et leur raison d'être ne permet qu'une multiplication de scènes assez redondantes et/ou inutiles. Rien de déshonorant, mais quelle déception... j'attendais tellement mieux. Nous sommes loin du réalisme et de la ferveur de "ADN" de Maïwenn qui signe également le scénario de ce long métrage, où de "Leïla et ses frères" où encore de "Un conte de Noël". Une petite chose anecdotique.
Sami Bouajila est parfait dans ce rôle de malade décomplexé qui dynamite la famille en exprimant tout haut ce que l'on tait civilement. Ce n'est pas le premier film dont l'action repose sur le déballage au sein d'une lignée ou d'une fratrie. Moins drôle qu'émouvant, il rappelle que l'on s'aime en dépit de ses défauts.