Allah n’est pas obligé a été présenté en compétition lors du festival international du film d’animation d’Annecy en 2025. Par la suite, il a également été sélectionné aux festivals de Rio de Janeiro ainsi qu’à celui de Tokyo.
Il s’agit du premier long-métrage du réalisateur Zaven Najjar qui avait réalisé jusqu’ici deux courts-métrages, à savoir Faute de temps (2011) et Un obus partout (2015).
Le film est adapté du roman graphique éponyme de l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma. Il avait notamment remporté le Prix Goncourt et Renaudot des lycéens en 2000.
Parmi les acteurs qui prêtent ici leur voix, il y a notamment Annabelle Lengronne et Marc Zinga. Auparavant, tous deux avaient déjà partagé l’affiche de la comédie Les Femmes du square de Julien Rambaldi (2022).
Allah n’est pas obligé évoque les conflits en Afrique, en particulier les activités criminelles et les massacres de la population civile. Ce n’est pas la première fois que le réalisateur Zaven Najjar s’intéresse à la guerre dans l’un de ses films puisque son court-métrage Un obus partout (2015) dépeignait la ville de Beyrouth fragilisée par la guerre du Liban.
Zaven Najjar a effectué plusieurs voyages en Afrique en amont de la réalisation du film. Sur place, il a mené un important travail de recherche en photographiant différents lieux et en allant à la rencontre de vétérans originaires du Libéria et de la Sierra Leone. Cela lui a permis de se construire progressivement des outils graphiques et d’essayer des partis pris tout en restant fidèle à l’histoire racontée dans l’ouvrage d’Ahmadou Kourouma.
Allah n’est pas obligé s’appuie sur des statistiques précises. Ainsi, entre 1999 et 2003, il y a eu deux guerres civiles qui ont ravagé le Liberia et la Sierra Leone. Ces conflits, nourris par des intérêts internationaux, ont fait plus de 300 000 morts et des milliers de déplacés. En outre, plus de 50 000 enfants ont été enrôlés.
Outre la réalisation et le scénario du film, Zaven Najjar a également participé au montage d’Allah n’est pas obligé.