Quelle claque ! Ce film a tout pour lui une mise en scène incroyable, une histoire pleine de suspense. Le film est sombre et violent avec des scènes qui glace le sang (un peu trop sur une scène). Le fait que le film soit en noir et blanc renforce le côté violent du film.
4 étoiles pour l'image et les plans. Certaines scènes gores sont difficiles à supporter et on préfère ne pas voir le film en couleur...dommage que la personnalité du tueur psychotique ne soit que survolée et que sa traque se borne à la manifestation de la violence plutôt qu'à un démêlage de sa folie par les enquêteurs
Ce film coche toute les cases pour être un excellent film, malheureusement le scénario est très loin de tenir la route.
Visuellement irréprochable, une ville étouffante, crasseuse, répugnante, trouve sa beauté dans des plans millimétrés et sublimés par une photographie magnifique. L'image est très souvent surchargée, à l'instar des protagonistes évoluant dans des montagnes de déchets situées dans les dépotoirs a ciel ouvert dans la ville d'Hong Kong.
Le choix du noir et blanc marche extrêmement bien, surtout quand la pluie s'y invite.
Le jeu d'acteurs est irréprochable, chacun des personnages s'insèrent parfaitement dans le récit.
Mais voilà, le scénario...
J'ai eu l'impression qu'il était écrit au fur et mesure, ne sachant pas où aller, surchargé de grossières facilité (les facilité/cliché de Tchekhov) pour faire avancer l'enquête.
L'odorat de limier circonstanciel en est un parfait exemple.
Si je devais comparer ce film à un jeu vidéo, je dirais qu'il s'agit d'une démonstration technique.
Démonstration filmique de haute volée, très bien fignolé.
Mais hélas, dans la finalité, ce film ne m'a rien raconté, et je suis sortie frustré de cette séance, avec l'impression d'avoir perdu mon temps (visuellement une très belle perte de temps), un peu comme converser avec une très belle dame, qui n'aurait que des banalités insipide à répondre. Il peut évidemment y avoir plusieurs niveau de lecture de ce film, (allégorie a Kowloon, l'ancien quartier/bidonvilles d'Hong Kong, où les dentiste douteux étaient légion).
J'ai vraiment envie d'aimer ce film, mais ce film ne m'aime pas.
Je suis persuadé qu'avec un montage différent et quelques changements scénaristiques (cheminent de l'enquête, exposition de certains personnages...), ce film aurait dû avoir un rythme et un scénario digne de la prestation visuelle qu'il nous propose.
La ville pourrait très bien être anonyme, comme celle de Seven. Elle serait d'autant plus facilement assimilable au purgatoire. Un réseau d'artères noircies, détériorées par les fluides, les détritus, la morosité et la rage. Un cauchemar à ciel ouvert. Soi Cheang vous ouvre les portes. Les ténèbres et c'est tout. Bonne chance pour en sortir. En sachant que quand on y arrive, Limbo ne va pas facilement cesser de vous poursuivre. Certains diront stop avant la fin du film, pourquoi leur en tenir rigueur ? Le polar est d'une violence régulièrement insupportable, l'ambiance tout juste suffocante, les personnages peu aimables. Pour ceux qui tiennent jusqu'à la fin, l'exploration de l'abime sera difficile. Désagréable. Mémorable.
Au cinéma, le noir et blanc est un concept un peu mensonger. En réalité, toute une palette de nuances s'expriment au delà de ces deux couleurs, majoritairement dans les gris. Le réalisateur de Soi Cheang ne les gomme pas. C'est juste qu'on ne les remarque pas. Les protagonistes semblent prisonniers, pris en étau entre deux couleurs, et chacune d'elle fait mal. Cheang additionne les procédés de mise en scène et de montage pour maintenir nos nerfs à vif, notamment dans les scènes de poursuite étendues jusqu'à épuisement. Mais ça ne s'arrête pas là, l'environnement tout entier enclave ses policiers sur la piste d'un tueur en série. Accablés par la pluie battante, plongeant leur pieds dans la crasse, comprimés dans de petits espaces dedans comme dehors ; ils se cognent contre les murs, se bousculent sans cesse, se ramassent par terre et souffrent. Quant aux contacts avec leurs semblables, ils sont âpres au mieux. Et le mieux n'a pas souvent sa place dans ce Hong-Kong légèrement déguisé, à la frontière de l'hyperréalisme et du fantastique.
Limbo n'est pas un thriller ésotérique, sa narration file droit. Besoin d'un guide ? Suivez l'image, les paroles ne sont pas essentielles. Pas de ralentissement, pas de détour, on avance. Sauf qu'à chaque pas, on s'enfonce d'avantage dans une zone de plus en plus incertaine. Le psychopathe devient une figure abstraite, le flic à sa poursuite commence à filer la pétoche (Ka Tung Lam, intense), son supérieur semble dépassé...Et au milieu de ces créatures pitoyables, souffreteuses ou monstrueuses, une jeune femme (Yase Liu, déchirante). En immersion forcée parmi les égarés, les déconsidérés et les enragés. Elle n'est pas au bout de ses peines. Ce n'est rien de le dire. S'il y a bien une lumière au bout du tunnel, il faudra d'abord en passer par les plus sombres recoins. Et la rédemption n'aura pas nécessairement la saveur escomptée. Mais au moins, on peut en sortir. Nihiliste, sans aucun doute. Misanthrope, à voir. Marquant, c'est sûr.
"Limbo" récompensé (grand prix et prix de la critique) au festival Reims Polar est un film policier dramatique hongkongais parfois impressionnant. En effet ce film sortie il y a déjà quelques années, censurée en Chine (à cause d'une violence trop accrue) qui est sortie en noir et blanc pour atténuer la violence exacerbée impressionnent par moments dans un film éprouvant par moments avec un super esthétisme qui met en prise un tueur en série et deux policiers tourmentés même si j'ai trouvé que l'ensemble avait du mal à décoller, que parfois le scénario ne tient pas la route ainsi qu'une image de la femme (celle-ci sert de défouloir pour la gent masculine dans ce film) que je n'ai pas aimée.
Filmé au cœur d’une Hong Kong plus sombre, pluvieuse et poisseuse que jamais, ce polar ultra-violent nous embarque aux côtés de deux flics aux méthodes iconoclastes qui tentent d’arrêter un tueur en série passionné par spoiler: le découpage de mains de jeunes femmes. Très stylisé, filmé dans un noir & blanc superbe, Limbo prend néanmoins une tournure dérangeante lorsque ses personnages s’acharnent pendant de longues minutes – et à plusieurs reprises – sur une junkie spoiler: certes coupable d’un homicide dans des temps passés, mais pas responsable de tous les malheurs du monde non plus. Mais dans cette ville jonchée d’ordures, même les âmes pures finissent vraisemblablement par s’encrasser.
Un voyage dans un merveilleux noir et blanc aux cadrages toujours parfait les images sous la pluie sont de toute beauté indépendamment du scénario il doit être vu pour l'image.
L'histoire dans un Hong-Kong des bas fonds, des immondices on trouve des mains coupées un inspecteur quelque peu blasé se voit adjoindre un nouveau chef propre sur lui probablement frais émoulu d'un école de police.
Un enquête dans les bas fonds, les ordures, les immondices où la noirceur des lieux est servie par le noir et blanc du film. Un film sur la noirceur, le pardon, la rédemption dans des lieux qui peuvent être a minima le purgatoire si ce n'est un enfer.
Un grand moment, un coup de cœur. A signaler la violence de certaines scènes.
Une excellente trame mais le réalisateur n'ose pas pousser le cynisme à son maximum et surabuse des musiques pour pointer la sensation à ressentir. Reste un film avec une vraie noirceur qui aurait gagné à ajouter du contexte avant de nous livrer à cette violence.
très déçu de ce "limbo", j'ai jamais eu l'impression de regarder un film policier, l'impression de voir un film d'enquête ou on s'intéresse pas au tueur. même si les films du type en noir et blanc se font rare, et que c'est visuellement intéressant. entre la scène de viol un peux trop longue à mon gout pour pas grand chose, sa violence omni-présente qui paraît un peux timide et une fin bâclée que sa soit visuellement ou scenaristiquement, je suis déçu et je ne peux que constater des problèmes qui aurait put être largement éviter
Soi Cheang, dans "Limbo", offre une plongée sombre et stylisée dans les bas-fonds de Hong Kong, avec un polar noir qui se détache par son esthétique léchée et un noir et blanc granuleux, signe d'une métropole déchue. Le film réussit à captiver par sa photographie et ses performances, bien qu'il pâtisse de certaines longueurs et d'une trame parfois confuse.
Adapté du roman "Dent de sagesse" de Lei Mi, "Limbo" présente un jeune officier, Yam Hoi, incarné avec une intensité nerveuse par Mason Lee, qui, associé à Chin, campé par un Gordon Lam toujours aussi puissant, navigue dans une enquête tortueuse de meurtres en série. Leur dynamique apporte un équilibre intéressant entre l'idéalisme juvénile et la désillusion cynique, même si le scénario manque parfois de profondeur pour pleinement explorer leur relation.
Cya Liu, dans le rôle de Wong To, livre une performance remarquable, tout en subtilité et retenue, qui apporte une touche de fragilité nécessaire au milieu de l'atmosphère lourde et oppressante du film. La caméra de Cheng Siu-keung se fait le reflet de cette ville fantomatique, capturant chaque goutte de pluie et chaque ombre avec une précision chirurgicale, ce qui lui a d'ailleurs valu un prix bien mérité.
Cependant, le film souffre de certains écueils narratifs. Si la première partie s'engage dans un rythme tendu, la seconde peine à maintenir cette intensité, se perdant dans des détails superflus qui alourdissent l'intrigue plutôt que de l'enrichir. Le récit se veut complexe et riche, mais la complexité tend par moments à l'abstraction, laissant le spectateur dans l'expectative face à des éléments peu exploités.
La musique de Kenji Kawai enveloppe avec brio cette descente aux enfers, tantôt lancinante, tantôt explosive, mais toujours en parfaite adéquation avec la tonalité du film. "Limbo" excelle dans sa capacité à créer une atmosphère, bien que le souffle épique qui devrait animer le dénouement se perde dans un final qui manque de clarté et de résolution.
En conclusion, "Limbo" est un film qui marque par son esthétisme et son ambiance, doté d'une photographie et de performances qui méritent les éloges. Néanmoins, la réalisation de Soi Cheang, si elle est maîtrisée, aurait pu bénéficier d'une écriture plus serrée pour éviter certains déséquilibres. Cela reste une œuvre qui se distingue dans le paysage du cinéma de genre asiatique et qui mérite d'être vue pour ses qualités visuelles et sa proposition cinématographique osée.
Très vite du grand guignol. Un scénario simplet, alourdi de mélo lourdaud, de la pluie, des sacs poubelles partout, courses poursuites constamment alternant avec combats à l'arme blanche et au poing. Affligeant même si avec les critiques officiels on peut apprécier le noir et blanc, quelques prises expressionnistes et deux vues aériennes de la ville la nuit sous la pluie.