1624 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
178 critiques spectateurs
5
18 critiques
4
65 critiques
3
43 critiques
2
30 critiques
1
16 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
khesanh76
37 abonnés
356 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 16 juillet 2023
Limbo est un film "trash". Trash à cause des méthodes utilisées par les flics de Hong Kong. Trash, car il se déroule dans les bas fonds de HK, envahis de détritus. Le suspense augmente au fil des minutes et on se demande QUAND les flics vont arrêter leurs manipulations. A noter que plus Cham Lau ( le fic vétéran) s'enfonce dans sa manipulation, plus Wong To ( la délinquante) cherche sa voie dans l'expiation de son "crime". A voir à condition d'avoir le coeur bien accroché. A noter que le tournage du film en noir et blanc accentue la noirceur des personnages - flics, truands et victimes !
"Limbo" est un film que j'ai trouvé pas mal. L'histoire est intéressante mais mal exploité à mon goût. L'intrigue prend des virages pas très convaincante et les personnages sont dans l'ensemble assez sympa. J'ai bien apprécié que le film soit en noir et blanc.
Hong Kong ce n'est pas simplement sa fabuleuse baie, ses appartements aux prix stratosphériques et la collection de Rolls de l'hôtel Peninsula. C'est aussi une ville verticale où les immeubles ressemblent à des clapiers au bas desquels vivent les déclassés dans un mélange de pluie, d'ordures et de putréfaction. C'est ici que sévit un tueur en série. Le noir et blanc et la direction artistique sont fantastiques, on devrait même montrer ce film à toutes les écoles formant des chefs décorateurs. Mais le déroulement de l'intrigue ne laisse pas de place aux surprises et le film est même lassant. Je n'ai pas été emporté comme la plupart des critiques pro ou cinéphiles de ce site.
En 2021, le réalisateur hongkongais Soi Cheang signe un thriller extrêmement soigné. L’histoire de ces deux flics à la recherche d’un tueur en série ne présente pourtant aucune originalité, d’autant plus que la psychologie des protagonistes demeure bien maigre. Mais, en raison d’une remarquable photographie en noir et blanc, ce long-métrage contient une atmosphère glauque assez fascinante. La noirceur des bas-fonds de Hong Kong, où ordures et crasses humaines se mélangent, devient ainsi un personnage à part entière. Pour le reste, la mise en scène très rythmée maintient le spectateur en haleine jusqu’au bout. Bref, un film dans lequel violence et esthétisme font bon ménage.
Le schéma narratif de Limbo est certes connu mais pas convenu. L’histoire racontée est classique : un duo d’enquêteurs est lancé sur les traces d’un serial killer alors qu’une seconde victime est découverte, mutilée de la main gauche à l’identique de la première victime. Classiquement également, le duo d’enquêteurs fraîchement formé fait collaborer deux hommes (Lam Ka Tung et Liu Cya) aux méthodes et à l’expérience professionnelle différentes. La brutalité de l’un n’est pas innée mais acquise par... rage. Et, sans rien dévoiler du contenu du film, celui-ci ne pouvait se clore que sur un cri... de rage. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/berlinale-2021/
Adapté du roman « Wisdom tooth » (dent de sagesse) de l’écrivain chinois LEI Mi, professeur de psychologie criminelle en Chine, le film raconte l’enquête, en 2017, de 2 flics, Cham Lau [Gordon LAM, 54 ans, qui a joué dans 8 films du Hongkongais Johnnie To]) et Will Ren, jeune officier et chef du premier, plus âgé. Ils sont confrontés à un tueur en série qui sectionne la main gauche de ses victimes avec un objet contondant. Cela rappelle « Seven » (1995) de David Fincher (avec aussi un duo de flics, l’un qui va partir à la retraite et son successeur, plus jeune), par l’ambiance sombre (renforcée par de nombreuses scènes nocturnes et le basculement au noir et blanc après un tournage en couleurs), poisseuse et humide et « La Isla minima » (2014) d’Alberto Rodríguez mais sous le soleil d’Andalousie, avec 2 flics que tout oppose. Le réalisateur décrit une ville (Hong Kong ?) loin des clichés touristiques, avec 2 parties, comme dans « Metropolis » (1927) de Fritz Lang, une ville haute et une ville basse, sale, encombrée de détritus et de sacs poubelles et où vivent des marginaux, des dealers, des drogués et des prostituées. Il y a même des containers de membres de mannequins en celluloïd, rappelant une scène de combat à la hache du « Baiser du tueur » (1955) de Stanley Kubrick. On peut voir le film comme un brillant exercice de style sur le thème du duo de flics (ici brutaux et peu sympathiques de prime abord, avec une superbe photographie, des plans courts et serrés et des scènes d’action violentes et efficaces) mais aussi comme une vision critique de Hong Kong, 20 ans après sa rétrocession à la Chine en 1997, où, malgré un régime qui se dit communiste, les déclassés sont nombreux. D’où le titre anglais qu’on peut traduire par limbes et qui désigne, dans la religion catholique, un état de l’au-delà aux marges de l’enfer (où se trouveraient les justes, morts avant la résurrection du Christ ainsi que les âmes des enfants morts avant d’avoir reçu le baptême) et par extension, un état intermédiaire et flou. Dommage que l’analyse psychologique du tueur ne soit pas plus approfondie. Heureusement, c’est contrebalancé par l’excellente interprétation, très physique, de Yase LIU (32 ans, jouant Wong To, spoiler: femme sortie de prison qui veut se racheter auprès de sa victime et qui est poursuivie par la pègre qu’elle a dénoncée et le tueur , faisant office de bouc-émissaire et de réceptacle de toute la violence de la ville) qui a obtenu le prix de la meilleure actrice au festival de Hong Kong.
Wow… Quelle claque ! Crasseux, sombre, pessimiste et malsain, "Limbo" est un excellent thriller qui nous rappelle certains airs de "Seven". Les comédiens sont exceptionnelles et la production design impressionnante. Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est la manière dont Hong Kong est filmée. Surchargé, vivante et menaçante, je n'ai jamais vu un film donner une importance si particulière à une ville par l'image. Le choix d'une photo en noir et blanc est parfait car il accentue encore plus ce côté sale et obscur de ce qui nous est montré. Le suspens est haletant et l'ambiance glauque à souhait. Le rythme est également assez contemplatif ce qui peut parfois faire paraître le temps long mais pour ma part ça ne m'a pas déranger. Alors si vous aimez les enquêtes policières et les films noirs, "Limbo" est fait pour vous !
Un thriller noir d'une violence extrême ultra présente. Mais malgré le chaos, la puanteur des ordures (qu'on peut presque sentir), la misère humaine et l'honneur, c'est un très bon film.
Limbo est un film sombre et violent. Son extrême violence explicite met le spectateur mal alaise (je voyais les gens souffrir dans le cinéma, serrer le poing et grimacer à côté de moi). L'enquête est pas mal mais classique. Le film n'apporte pas grand chose et m'a, de fait, beaucoup déçu.
Ce polar Hongkongais, datant de 2021, a bien failli ne pas sortir chez nous, mais le bouche à oreille et surtout le doublé Grand prix et Prix de la critique au festival du Polar de Reims 2023, lui ont permis d'avoir une sortie en salle. Et heureusement, car quelle expérience de cinéma !!! Soi Cheang nous livre un film d'ambiance qui perdrait énormément sur une TV.
On a affaire à un thriller extrêmement sombre et violent, filmé dans un splendide noir et blanc. On navigue ici à la frontière entre SEVEN, J'AI RENCONTRÉ LE DIABLE ou LE SILENCE DES AGNEAUX...
Ici, tout transpire le glauque, le poisseux, le malaisant. On se retrouve plongé dans une enquête sordide dans Hongkong et ses bas fonds qui prennent des allures de décharge à ciel ouvert. L'ambiance suintante est renforcée par la présence constante de la pluie et un soucis du détail en ce qui concerne le son. On est aussi impressionné par les décors, qui sont constamment surchargés de détritus donnant l'impression d'être éveillé en plein cauchemar. On a presque l'impression de sentir l'odeur des ordures, les eaux sales nous imprégner...
Et pourtant, cette course poursuite cauchemaresque sera visuellement somptueuse. Le réalisateur nous offre un des noirs et blancs les plus beaux que j'ai pu voir au cinéma. Il y a un soucis du détail impressionnant dans les cadres, les éclairages et les ombres. D'autant plus qu'il y a un travail assez dingue sur la profondeur de champs et on se rend souvent compte que tout semble curieusement net à l'écran. Il y a constamment un contraste saisissant entre la beauté des images et l'horreur qu'elles nous renvoient.
Un polar radical, sans espoir, d'une noirceur édifiante. Une expérience sensorielle qui plonge le spectateur dans les limbes de l'âme humaine...
Malgré une photographie bien travaillée (la lumière se distingue), ainsi qu'une bonne post prod qu'on devine mais qui donne un aspect presque dystopique, le film déçoit. Il bénéficie d'un scénario très faible, des dialogues pauvres quand ils sont présents, des personnages peu travaillés pour qui le spectateur ne ressent alors rien, à l'exception de l'actrice cependant.
A ce propos, il lui a fallut bien du courage pour endosser ce rôle tellement elle subit du début à la fin, c'est limite si elle a le temps de respirer entre deux torgnoles, un acharnement de violence qui en devient malaisant. C'est d'ailleurs un soucis dans ce film, tout est poussif; les décors poisseux à n'en plus finir, l'actrice qui se fait fracasser de long en large, le tueur en caricature de l'étranger (japonais évidemment) complètement cinglé qui vit que pour les mains.
Rien n'est crédible :spoiler: le jeune flic agaçant qui passe le tiers du film à chercher son arme puis subitement trouve une empreinte de pas sur une feuille dans la rue et pour lui c'est sûr, il la reconnait, c'est la même que sur une scène de crime, photo sur un téléphone des années 90 à l'appui. Ils tombent sur plusieurs victimes dont une vivante mais ils s'en foutent complètement, l'autre flic qui fracasse la jeune femme tout le film mais soudainement, sans aucun évènement particulier, se met à pleurer pour elle et à vouloir la sauver, le tueur fou dont on ne comprend absolument pas les motivations si ce n'est un certain fétichisme pour les mains et un complexe d'Oedipe par procuration.
J'ai lu qu'il était comparé à Memories of murder et si j'en vois une forte inspiration, je n'en retrouve nullement l'essence de ce qui en a fait pour sa part un excellent film
Bien que l’on puisse reprocher de manière générale aux polars leur tendance à forcer artificiellement le trait du glauque, au risque d’en devenir pesants, on ne peut qu’être intrigué par ce « Limbo ». L’œuvre s’inspire des plus grands - avec une ambiance et une intrigue sérieusement cousine du « Se7en » de David Fincher - et offre un spectacle boueux et humide dans un Hong-Kong putréfié. On reste pantois devant l’engagement physique des acteurs et face aux décors, au montage et à la photographie qui sont époustouflants. Singulier, on peut raisonnablement conclure qu’il ne nous a jamais été offert pareil objet cinématographique. L’histoire rocambolesque derrière la pellicule constitue également un scénario en soit: le film a été interdit par Pékin, tourné en couleur puis passé en noir et blanc pour en atténuer la violence et n’a pu sortir en salle que cinq ans après son tournage. On lui reprochera cependant un manque de sens, une forme de vacuité, derrière tant de cruauté, de violence et de beauté, même si certaines grandes thématiques tentent maladroitement d’émerger en bout de chemin.
Il y differents degrés de noirceur dans la vie, comme au cinéma. Rien ne nous indique au début que l'on va atteindre les sommets de l'horreur. Patience... Ça va arriver très vite. Le tout filmé dans un noir et blanc crépusculaire qui annonce... la fin du monde? ... la fin de l'humain dans l'être humain?... la fin du mythe sur l'aboutissement de la civilisation des villes prospères et modernes a Hong Kong et ailleurs ?... la fin de toute certitude quant au seuil de folie et de violence qu'on. est capable d'encaisser ? L'angoisse du "M. Le maudit ", de "Psychose"et de " La nuit du chasseur" est multipliée par cent. Mais comment peut-on encore respirer en sortant de là ? C'est un miracle qu'on soit toujours en vie... mais l'image de l'horreur en noir et blanc nous accompagnera jusqu'au bout, en laissant une marque indélébile sur notre existence.
LIMBO raconte la traque d'un tueur par deux policiers, l'un est sombre et torturé, l'autre est la nouvelle recrue déjà très douée. Le film joue avec les code du genre tout en surfant avec certains codes du cinéma d'horreur un peu comme Seven, memories of murder ou saw. Une grande tension est présente durant toute la durée du métrage et la direction artistique aide grandement à notre immersion dans cette ville humide, poisseuse, crasseuse. Je met une réserve sur la fin du film qui, pour moi, aurait pû être évitée mais cela n'enlève rien au génie du film. Un Thriller Hong-kongais malaisant mais vraiment excellent, qui vous tiendra en haleine durant toute sa durée.