Note moyenne
3,8
9065 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
61 critiques
4
98 critiques
3
60 critiques
2
25 critiques
1
10 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Film tendu et noir sur une amitié brûlante.
La femme presque timide qui se révèle dans sa relation avec l'homme brutal et sans fards.
Efficace et subtil par les sentiments troubles aussi.
La femme presque timide qui se révèle dans sa relation avec l'homme brutal et sans fards.
Efficace et subtil par les sentiments troubles aussi.
Carla s'implique beaucoup dans son travail d'assistante dans l'immobilier, mais elle n'est pas considérée à sa juste valeur. Voire pas du tout ! Sa surdité ne l'aidant pas à s'intégrer dans son entreprise. Elle rencontre un nouveau stagiaire, Paul, ex-taulard brut de fonderie qui ne la laisse pas indifférente. Ensemble, ces deux marginaux formeront une improbable équipe de choc.
Le film de Jacques Audiard doit beaucoup à ses deux excellents interprètes, et à l'écriture de leurs personnages. Loin du cliché du criminel coincé dans le mauvais chemin qui accumule les mauvais choix, Vincent Cassel a certes un look improbable (moustache, mulet, veste en cuir). Mais il campe avec fougue un personnage qui malgré ses déboires et ses maladresses, tente sincèrement de s'en sortir.
Emmanuelle Devos, dont la carrière décolla avec ce film, est troublante à souhait. Régulièrement victime, mais également habile pour manipuler ou prendre sa revanche, parfois cruelle. Attirée par son stagiaire... mais le repoussant systématiquement. Elle apporte également beaucoup de sensualité dans la relation avec son partenaire de jeux, plus écorché.
Côté mise en scène, Jacques Audiard adopte une posture naturaliste, avec des caméras à l'épaule, et beaucoup de gros plans. Afin d'évoquer le brouhaha des bureaux, ou la cacophonie d'une boîte de nuit. Ou tout simplement d'insister sur les lèvres des personnages, que notre héroïne sait lire. Un style rentre-dedans qui marche bien, par ailleurs aidé d'un bon montage sonore. Je note aussi sa manière original d'évoquer la sensualité, dont une séquence orgasmique de lecture sur les lèvres !
J'ai toutefois quelques réserves sur le scénario. Si dans l'ensemble il s'agit d'un polar qui tient la route, plusieurs éléments paraissent étranges.
spoiler: La sous-intrigue avec le contrôleur judiciaire qui sort de nulle part. Une entreprise où les gens méprisent la secrétaire... qui est pourtant encore dans les années 2000 LA personne qui a le pouvoir opérationnel et peut transformer votre carrière en enfer. L'amie de l'héroïne dont on se demande bien pourquoi elles se fréquentent, tant elles n'ont rien en commun. Ou nos héros qui volent un gangster... et s'enfuit illico, quoi de pire pour être repérés !
Toutefois, "Sur mes lèvres" demeure un solide polar dramatique.
Le film de Jacques Audiard doit beaucoup à ses deux excellents interprètes, et à l'écriture de leurs personnages. Loin du cliché du criminel coincé dans le mauvais chemin qui accumule les mauvais choix, Vincent Cassel a certes un look improbable (moustache, mulet, veste en cuir). Mais il campe avec fougue un personnage qui malgré ses déboires et ses maladresses, tente sincèrement de s'en sortir.
Emmanuelle Devos, dont la carrière décolla avec ce film, est troublante à souhait. Régulièrement victime, mais également habile pour manipuler ou prendre sa revanche, parfois cruelle. Attirée par son stagiaire... mais le repoussant systématiquement. Elle apporte également beaucoup de sensualité dans la relation avec son partenaire de jeux, plus écorché.
Côté mise en scène, Jacques Audiard adopte une posture naturaliste, avec des caméras à l'épaule, et beaucoup de gros plans. Afin d'évoquer le brouhaha des bureaux, ou la cacophonie d'une boîte de nuit. Ou tout simplement d'insister sur les lèvres des personnages, que notre héroïne sait lire. Un style rentre-dedans qui marche bien, par ailleurs aidé d'un bon montage sonore. Je note aussi sa manière original d'évoquer la sensualité, dont une séquence orgasmique de lecture sur les lèvres !
J'ai toutefois quelques réserves sur le scénario. Si dans l'ensemble il s'agit d'un polar qui tient la route, plusieurs éléments paraissent étranges.
spoiler: La sous-intrigue avec le contrôleur judiciaire qui sort de nulle part. Une entreprise où les gens méprisent la secrétaire... qui est pourtant encore dans les années 2000 LA personne qui a le pouvoir opérationnel et peut transformer votre carrière en enfer. L'amie de l'héroïne dont on se demande bien pourquoi elles se fréquentent, tant elles n'ont rien en commun. Ou nos héros qui volent un gangster... et s'enfuit illico, quoi de pire pour être repérés !
Toutefois, "Sur mes lèvres" demeure un solide polar dramatique.
« Sur mes lèvres » est le troisième film de jacques Audiard et le moins que l’on puisse dire est que le réalisateur ne manque pas de courage. Délaissant le cinéma bobo à la mode ou la comédie bien épaisse, le cinéaste réalise un film noir digne des réalisations hollywoodiennes (c’est devenu un gros mot). Il en reprend tous les codes. A commencer par la description sociale d’une PME immobilière, repaire d’arrivistes qui n’hésitent pas à s’approprier le travail de l’assistante dans le style « Working Girl » de Mike Nichols (1988). Comme la dite assistante n’a ni le physique ni la voix de Mélanie Griffith, sur son bureau s’entassent tous les dossiers en retard et le mépris de ses collègues. Néanmoins, son patron lui permet d’embaucher un assistant. Il a vingt cinq ans, sort de prison et est aussi à l’aise dans ce monde qu’un poisson en plein Sahara. S’entremêleront vengeance, gros coup et romance. Bref, tout y est. Mais de plus l’assistante brimée au physique moyen est sourde et le bas de plafond retrouve tous les neurones la nuit, dans la rue comme dans les bars. Emmanuelle Devos et Vincent Cassel offrent à leur personnage cette partie de flou qui renforce l’ambiguïté dans leur manipulation réciproque. Cela aussi rappelle de grands moments hérités de ‘The Asphalte Jungle’ de John Huston ou d’ Hathaway, Tourneur, Lang et Hawks. Devant tant de qualités il est permis de regretter quelques scories qui tiédissent la tension, comme l’inutile caractère meurtrier du probateur de Paul (qui de plus complique inutilement la fin) et une musique parfois peu pertinente. Ces défauts de jeunesse ne doivent pas masquer une volonté affirmée et réussie de développer complètement l’histoire (qualité presque disparue dans le cinéma français contemporain), si bien que la scène finale, surprenante de sensualité, donne envie d’applaudir.
Intrigant au début, le film devient vite ennuyeux et finit en grand n’importe quoi. Je n’arrive vraiment pas à comprendre toutes ces critiques élogieuses envers ce film. J’ai trouvé les acteurs au mieux corrects, le thème de la surdité est très mal exploité (Emmanuelle Devos lit sur les lèvres mais je ne vois pas ce que cela apporte au personnage joué par Vincent Cassel). Non vraiment, l’intrigue est bancale et c’est beaucoup trop tiré par les cheveux et encore une fois toute la partie centrale est extrêmement molle. Bref, je n’ai pas apprécié.
La confrontation des deux personnage est belle parce qu’elle est à la fois violente, brute sans pitié, et délicate par moments: pas de rapprochement à pas d’éléphant, mais de petits riens, de petites touches, des silences que le spectateur est libre d’interpréter comme il l’entend. Parfois on a l’impression de comprendre les personnages, et puis soudain, ils semblent indifférents, on les perd, ils ont encore la possibilité de nous surprendre.
Cette histoire de polar noir est tout simplement très bien écrite et si bien jouée !
Le suspense est maintenu tout au long du film qui ne peut que vous captiver.
C'est du Grand Cinéma français et on en redemande.
Le suspense est maintenu tout au long du film qui ne peut que vous captiver.
C'est du Grand Cinéma français et on en redemande.
Un bon polar. Assez sombre et curieux, surtout pour Carla (E. Devos) qui n'est autre qu'une femme en manque d'amour et va trouver dans son stagiaire (V. Cassel) l'homme idéal. Ce dernier sortant de prison, il va la pousser à sortir de sa coquille et à prendre des risques pour l'aider dans ses problèmes. Il est assez immersif et entraînant jusqu'au final.
Le premier vrai coup de maître de Jacques Audiard. Sur mes lèvres est un film qui sublime son histoire somme toute banale et ses anti héros pétrifiés dans leurs solitudes. Ce qui aurait donner un film morne avec n’importe qui devient dans les mains d’Audiard et de ses deux acteurs un film extrêmement touchant ou l’on vibre pour ces deux personnages. C’est juste sans fioriture, c’est du talent à tous les niveaux.
A l'image de ce que fait Audiard! Drame social plus ou moins prenant et viscérale! Celui ci m'a profondément ennuyé!
Malgré une perte de vitesse en milieu de film, c'est agréable à regarder, on passe un moment divertissant avec une intrigue simple et des acteurs convaincants.
Film malade, fiévreux sur deux protagonistes que tout oppose et pourtant... Devos et Cassel sont magistraux et la mise en scène d'Audiard est sublime. Un beau boulot sur le son et le montage également. Un début très film social qui vire par la suite au polar même si la fin est un peu trop gangster mais quelle classe tout de même !!
Un film puissant, violent et envoûtant, avec deux grands interprètes dans de véritables rôles de composition : Jacques Audiard fait comme à son habitude forte impression, avec une tension énorme dans le final. Très bon film !
Une splendide réalisation et une direction d'acteurs à leur maximum, pas de doute on a affaire à du très bon Audiard. Le duo Cassel/Devos est très convaincant. Le plus étonnant dans "Sur mes lèvres" c'est le tournant que prend le film, passant du drame romantique au thriller prenant et haletant dans la seconde moitié du film.
Une vraie histoire avec des rebondissements inattendus (je dis ça pour que les pseudo-scénaristes d'Hollywood qui se mettent à 3 ou 4 pour pondre le scénario d'un "blockbuster" sans histoire, regardent ce film et en prennent de la graine !), une interprétation en osmose avec les personnages, une observation fine des comportements humains, ... Vous avez vraiment besoin que je continue mon énumération avant de courir voir ce film ? C'est un film surprenant, un film noir qui se déguste de bout en bout. J'ai vraiment passé un bon moment, un moment de pur plaisir. Un film dont le nombre d'entrées ne doit rien à une campagne marketing de grande ampleur, comme les films américains même les plus mauvais, mais qui mérite que l'on fasse l'effort d'aller le voir. Dans la famille Audiard, j'adorais le père, Michel, dialoguiste ("Les Tontons Flingueurs", "Flic ou Voyou", "Le Professionnel"...) et je suis désormais tombé sous le charme du fils, Jacques, réalisateur et scénariste.
Une nouvelle fois Audiard livre aux spectateurs un film soigné. De par son scénario original et ses deux protagonistes opposés intéressants dans la relation qu'ils développent. La réalisation est encore juste et sobre ne laissant aucun temps mort.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse
