Pour ceux qui aurez envie d’aller voir le premier long métrage de Céline Devaux, vous devez savoir que son sujet central est la dépression. Ni comédie, ni drame (je n’ai jamais ri, ni souris et le contraire non plus et un silence de plomb régnait dans la salle remplie à 15%), « Tout le monde aime Jeanne » sans être un mauvais film semble trouver sa justification si : - Vous appréciez Blanche Gardin ou Laurent Lafitte (ils ne déméritent pas à défendre un scénario mince comme du papier à cigarette) - Vous avez ou êtes en dépression - Vous avez ou vivez une succession compliquée - Vous avez une relation compliquée avec un ou une parente psychorigide En dehors de ces cas (mais j’ai peut-être oublié d’autres raisons) vous allez vous ennuyer ferme à suivre les non-péripéties de cette bobo parisienne et start-uppeuse (tout un programme) qui plante sa boîte de greenwashing et retourne à Lisbonne vendre l’appartement de sa mère suicidée peu avant en se jetant d’un pont. Le film accomplit tout de même quelques prodiges. - Blanche Gardin est inintéressante (et même antipathique, normal puisque dépressive) mais très très crédible - Laurent Lafitte joue un personnage intéressant mais absolument pas crédible. - Marthe Keller est encore une fois employée à faire la mère indigne (quand elle n’est pas cantonnée à jouer une fofolle) - Des animations et une voix TRES insupportable en rajoutent une couche complètement inutile - Super mal filmer Lisbonne MAIS ( roulement de tambours) j’ai eu SEPT minutes de bonheur absolu Nuno Lopes avec qui j’entretient une relation cinéphile enflammée (mais que j’ai vu dans un autre nanar, « Azzuro ») m’a fait la journée avec son visage antique et son sex appeal assez déstabilisant.
PS : pour un comparaison cruelle entre ce film et un autre qui traite un peu du même thème revoyez "Sue Lost in Manhattan" de Amos Kolek.
Jeanne devient juste dépressive sans vraiment s'en rendre compte. Une dépression symbolisé par une sorte de femme à barbe en animation aussi primaire que simpliste. Très vite donc on comprend que l'unique originalité du film est cette animation, une sorte d'esprit et/ou subconscient qui remplace l'habituelle dualité ange/diable mais qui est très vite un truc rarement drôle car trop redondant et soulignant des choses évidentes. En plus de madame barbe il semble que la réalisatrice ait encore voulu préciser les choses avec en prime une voix Off pour rajouter les pensées de Jeanne sur des trucs tout aussi banals ou insipides. Bref, le "mauvais" génie de la femme à barbe ou la voix Off, il aurait fallu choisir. Heureusement on aime Blanche Gardin qui assure sans en faire trop mais elle est dans une histoire un peu vaine où l'introspection manque sur le fond de corps et de coeur. C'est dommage car il y a de l'idée, mais les trucs et astuces pour un semblant d'originalité et de créativité semblent surtout des artifices sur lesquels on reste trop en retrait. Site : Selenie
Truculence et réalité de la honte dans la tête d'une femme : honte d'être pauvre, dépressive, ratée, indésirable, d'avoir couché avec quelqu'un, de ne pas avoir su mieux faire avec sa mère, de ne pas réussir à faire quelque chose de sa journée. Mais aussi comment retrouver le goût de la vie et accepter les particularités de chacun. Feel-good movie à la française particulièrement réussi.
Des acteurs principaux pour qui semblent avoir été écrits chaque scène à la virgule prêt. Dont acte, cela fonctionne rigoureusement. Je suis curieux les voir dans un registre rigoureusement différent. La partie dessin a fini par me lasser, vers je voulais être dans l'histoire moins dans la pensée.
quelques passages comiques mais les animations sensées esprimer les pensées de l'héroine sont lourdes et limite puériles cela n'apporte rien, finalement film sans relief et trop peu de folie dans les rencontres Blanche Gardin et laurent Laffite
le titre est inspiré d'une série américaine des années 90, "tout le monde aime Raimond" excellente comédie . Bon le film n'a rien à voir avec cette comédie.....C'est un film délicat et plein d'ironies attachantes sur la vie en société...Le film est bourré de clins d'oeil sur notre vie actuelle...Je ne peux tous les citer;;;; Blanche Gardin veut séduire, sortir du moule...Cest le sentiment que j'ai après avoir vu ce film particulier ....Il faut dire que les dialogues sont toujours appropriés et nerveux, donc aucun ennui à attendre....Ensuite la voix off donne lieu à de courets séquences d'animations, appelons cela plutot de courts dessins...Je dois avouer qu'en sortant j'avais l'impression d'avoir passé une après midi à Lisbonne, donc une bonne bouffée d 'oxygène gratuite...cela fait du bien...Pour en revenir au film, il est délicieusement mis en scène, toujours avec du rythme, des brins d'humour, une caméra qui aime les acteurs autant que Lisbonne, ou les intérieurs d'appartement.... C'est très agréable et frais, jamais lourd, il faut être vif, sauté dans le train.....la dernière demie heure part sur un autre registre ( faire son deuil), là on change, on passe dans l'émotionnel, avec même une certaine tristesse pour ceux qui ont perdu des êtres chers....Céline dEvaux, une réalisatrice à suivre...Je conseille...
J'ai adoré ce film... beaucoup s'y reconnaîtront. Il touche à des termes universels : la nevrose, la transmission, la culpabilité, l'ecoanxiete, la vulnérabilité, la dépression. Film tendre, long et lent, témoin des problématiques de son époque. Il contient ce qu'il faut d'humour.
Très belle comédie. J'ai beaucoup aimé la psychologie du personnage et l'humour du film ! Les passages en dessin animé apporte quelque chose en plus (autodérision ?)
Dommage que l'on ne puisse pas mettre moins que ça. Je m'attendais à rire du début à la fin du film et au fait c'est vraiment un fiasco ce film... absolument à éviter à tout prix ! D'un ennuyeux mortel !
Ce film est atypique, d'une grande délicatesse, beaucoup de finesse, d'humour, de profondeur. Des images esthétiques et une bonne son remarquable s'ajoutent à la qualité du film et à la magnifique prestations des acteurs. Blanche Gardin est resplendissante, Laurent Laffite remarquable de justesse. Un excellent moment.
Premier film de Céline Devaux et premier vrai grand premier rôle à l’écran pour Blanche Gardin. Elle y est vraiment très bien, tout en sobriété et presque en discrétion, mais épatante. A ses côtés Laurent Lafitte est tout aussi savoureux. Voilà une comédie dramatique, plus douce qu’amère, plus solaire que triste ou nostalgique. Une jolie chronique sur le deuil et la perte d’un parent, la dépression qui peut en découler puis le retour à la surface. Le tout est écrit avec une belle sensibilité. C’est aussi plein d’humour, souvent décalé. Les pensées et la conscience de l'héroïne sont représentées en voix off et en petites séquences animées par une sorte de petit personnage, petit fantôme chevelu. Je pensais que cela allait être agaçant mais on s’y fait très vite et c’est vraiment très drôle. Chose rare, voilà donc un premier long métrage très réussi et qui sort de l’ordinaire. Et on ne s’y ennuie pas une seule seconde. Un très joli film, original, touchant et plein d’espoir, une très belle surprise.
Un petit bijou que ce film !! Profond et émouvant , décalé et subtil , drôle et déjanté ! Rajoutez à cela deux comédiens remarquables qui nous émeuvent autant qu ils nous amusent et vous aurez un film d une poésie et d une originalité qu il serait dommage de manquer.
Jeanne Mayer (Blanche Gardin) est une jeune start-upeuse propulsée sur le devant de la scène médiatique pour une invention de génie – un filtre biodégradable capable de nettoyer les océans de leur plastique – et rapidement déchue de sa gloire éphémère après le naufrage de son projet. Sa situation financière ayant du plomb dans l’aile, elle n’a d’autre solution que d’aller vendre l’appartement que sa mère (Marthe Keller), suicidée l’an dernier, a légué à Lisbonne, à elle et à son frère (Maxence Tual). Dans l’avion qui l’y amène, Jeanne retrouve Jean (Laurent Lafitte), un ancien camarade de lycée.
J’ai vu ad nauseam, pendant les semaines qui ont précédé sa sortie, la bande-annonce de "Tout le monde aime Jeanne" qui m’avait rebuté. J’imaginais à tort une banale comédie romantique française construite autour de Blanche Gardin et tout entière calibrée pour capitaliser sur son potentiel comique. Je ne me trompais pas tout à fait : "Tout le monde…" est bien une comédie romantique dont l’issue ne surprendra guère ou, pire, nous confirmera dans nos préjugés. C’est aussi un film tout entier construit autour de Blanche Gardin, Laurent Lafitte, malgré sa popularité et son immense talent, en étant réduit au second rôle.
Mais "Tout le monde…." ne s’y réduit pas. Le premier film de Céline Devaux, qui vient de l’animation, est une sacrée réussite qui dépasse de plusieurs têtes le tout-venant télévisuel auquel la comédie française nous avait habitué. Et ce pour trois raisons.
La première, c’est bien sûr Blanche Gardin, dont les one-woman shows me font hurler de rire tout en me mettant terriblement mal à l’aise tant son humour est souvent border line. Elle est ici de tous les plans, le film étant construit autour de la dépression qu’elle traverse. Une dépression causée à la fois par son échec professionnel et par le deuil qu’elle doit faire d’une mère avec laquelle elle entretenait des relations compliquées. Une telle exposition était la porte ouverte à toutes les surenchères. Blanche Gardin et sa réalisatrice ont eu au contraire l’intelligence de se brider. Blanche Gardin n’en rajoute pas. Mieux : elle sous-joue. Le comique nait moins d’elle que de son double imaginaire, un fantôme de papier qui apparaît sous le crayon de Céline Devaux et qui dit tout haut ce que Jeanne pense tout bas.
La deuxième, c’est Laurent Lafitte. Cet acteur est un génie. Il sait tout faire. Quand donc obtiendra-t-il le César du meilleur acteur qu’il mérite tant ? La bande-annonce laissait escompter un beauf envahissant qui finirait par séduire Jeanne en la sortant de sa dépression. Le personnage de Jean est plus complexe : il est moins beauf que gentiment toc-toc, moins irritant que désopilant. Ses répliques décalées sinon malaisantes (« Je suis content que tu sois encore en vie »…) font mouche sans faire exprès, l’air de rien et instille une poésie et une loufoquerie inattendues.
La troisième, c’est Lisbonne où se déroule le film. Il aurait pu tout aussi bien se passer à Paris comme tant de comédies françaises. Mais il n’aurait pas eu le même charme. Céline Devaux ne cède pas à la tentation d’en faire un décor de carte postale. On n’en verra même pas la Tour de Belem ou le Monastère des Hiéronymites. Mais on en humera le parfum sucré des pasteis, on sentira sur sa peau le soleil rasant de l’Atlantique, on en entendra la musique chuintante de la langue….
Comédie de la dépression et du deuil, "Tout le monde aime Jeanne" réussit à nous faire rire sur un sujet grave.