Better Man
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selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2025
Evidemment la grande originalité du film est ce chimpanzé qui symbolise toutes les facettes et les failles qui habitent la star. C'est une représentation de son état d'esprit et surtout de la perception que le chanteur a de lui-même. D'un point de vue technique c'est une réussite, en Motion Capture système déjà maintes utilisés notamment dans les versions Live de Disney. Pour les fans inconditionnels le film ne nous apprend pas grand chose de nouveau, par contre on remarque surtout quelques omissions plus ou moins notables. Robbie Williams nous promet un grand spectacle mais finalement on attend toujours ce feu d'artifice musical, ce show tant attendu mais on comprend que le film reste un biopic qui se focalise essentiellement sur la partie intime du chanteur, ses addictions et ses amours. Le plus gênant reste les sons/apparitions de ses doubles à la fois trop forts, peu inspirés, devenant même redondants ou envahissants. Dans la dernière partie on perçoit que la pop star est derrière le film, et qu'il s'en sert aussi pour d'une catharsis. . Un peu frustré donc, mais le film reste un biopic bien ficelé, qu'on sent sincère et qui trace un sillon vers une rédemption qui fait de toute façon plaisir. Un très bon moment.
Site : Selenie.fr
symphonie10
symphonie10

19 abonnés 87 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 février 2025
Film.... ennuyeux. Par moment je me suis même endormie.
Si l'idée de donner l'apparence d'un singe au personnage principal semblait originale sur le papier pour moi cela a été très désagréable d'autant que dans le film personne n'y fait attention.
En fait il aurait été préférable de laisser le chanteur sous sa forme humaine ET de représenter sa mésestime de lui, ses démons intérieurs sous forme de singe. Là tout le monde aurait pu s'identifier.
Ensuite ce film n'est qu'une longue litanie de "moi, mes souffrances, mes drames, mes trips" ma rédemption pour finir par "je suis le plus grand"....
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2025
On lui serine qu'il n'a "pas le truc" pour être quelqu'un, ce qui n'est pas difficile à croire dans un Londres populaire des années 90, et pourtant ce crackhead qui cause (très) gras (attention au langage fleuri, n'amenez pas vos gamins) deviendra l'idole des britanniques (et pas que : le Live at Knebworth est un must-have du volume à fond en voiture, conseil d'ami). Better Man se propose de vous faire découvrir son histoire, mais sans verser dans le style "biopic classique", comprenez : c'est le bazar à l'écran, et on en redemande. Ce film a heureusement un montage et des transitions irréprochables, car l'on virevolte d'un délire visuel à un autre, étant plongé dans les pensées chaotiques et décousues de ce crackhead à la voix d'or qu'était Robbie Williams dans les années 90 et 2000. Rien qu'avec cette foule d'images délirantes qui se suivent avec une facilité insolente (quelques enchaînements sont brillants), ce biopic sortait du lot (maintenant embouteillé) des productions musicales qui retracent gentiment la vie d'un artiste. Pas question non plus de vous expliquer les origines de création des chansons ni même leur chronologie, Better Man s'en contrefiche (il le dirait moins poliment, avec la main au paquet et la langue tirée). Mais il va encore au-delà, en remplaçant son acteur principal par un singe en motion capture (une audace pour distinguer le film de la masse, d'après le réalisateur et le chanteur), ce qui déroute carrément (soit l'on s'y fait, soit l'on bloque : on a bloqué, impossible de rentrer dans ce délire-là), et prouvera quand même qu'il n'est pas essentiel de ressembler à son modèle physiquement, pour nous faire toucher du bout du doigt l'âme d'un artiste. La motion capture est quand même très belle, l'acteur Jonno Davies qui se cache en-dessous (non, ce n'est pas Williams, et oui, "Oooooh.. c'est plus triste que ça !") a dû suer à grosses gouttes dans les shows endiablés (la partie "Rock DJ" particulièrement), et on aime bien se perdre dans les hallucinations toujours plus graphiques ( spoiler: la voiture dans le lac, la baston finale étonnamment violente :
wow, juste wow). En revanche, l'hallu récurrente des anciennes versions de Robbie, on s'en serait bien passé (toutes les chansons sont gâchées par ces intermissions répétitives et pénibles : on a saisi l'idée... Vivement l'album, pour réécouter les chansons originales sans les coupures). Surtout que les réarrangements des chansons sont très bons, et que les liens inventés avec les faits marquants de la vie de Robbie sont cohérents (oui, Angels a été écrite longtemps avant que Mémé Betty spoiler: décède
, mais qui, QUI, n'a pas eu le cœur piétiné par ce passage ?). Bref, on ne reprochera certainement pas à Better Man de ne pas essayer d'être original, d'en faire des caisses pour que sa tête simiesque dépasse de la foule, d'être trop sage pour qu'on s'en rappelle : à l'image de sa vedette, c'est un film qui a attrapé son calecif et nous fait un majeur de l'autre main. Oh f*ck yes, il a le truc.
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2025
Pénible… et très long. Si le parti pris technique est intéressant et les effets spéciaux effectivement très bien faits, l’histoire de ce type particulièrement désagréable n’a pas vraiment d’intérêt et est même assez déprimante. La tentative de « rédemption » de la fin est totalement annihilée par la dernière phrase du film spoiler: « je vous emmerde ».
Son but est bien atteint.
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2025
Un tourbillon d'images et de sons avec des trés bons morceaux d'émotion, joués avec talent et sensibilité. Reste une question lancinante : un Robbie en singe, version "Planète des Singes" ne gâche-t'il pas absolument tout ?
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2025
"Light them up !"

Je ne m'y attendais pas forcément, étant arrivé un peu à saturation avec le genre du biopic musical, qui s'est multiplié ces dernières années (et pas toujours pour le meilleur), et ayant plutôt moyennement accroché au précédent film du réalisateur Michael Gracey, «The Greatest Showman», mais j'ai passé un très chouette moment devant ce «Better Man», dédié à la vie et la carrière du chanteur-compositeur de pop rock britannique Robbie Williams.

Certes, on pourrait reprocher à ce film d'être un projet un peu mégalo (comme pas mal de biopics d'ailleurs), celui-ci étant co-produit, co-interprété et narré par Williams lui-même, et de dérouler certains passages obligés de ce type de production.

Mais malgré cela, il y a quelque chose qui m'a très vite embarqué dans cette œuvre à l'énergie débordante, à l'image de son protagoniste.

Un protagoniste représenté, surprenamment, sous les traits d'un singe.
Un parti-pris qui peut paraître étrange, mais que j'ai fini assez vite par oublier, tellement le rendu de ce primate numérique (merci Weta !) s'incorpore bien à l'ensemble du film. Un "être non évolué", mais au regard bien humain (merci notamment à Jonno Davies, qui a incarné Robbie en grande partie et en motion capture), qui permet de s'accrocher et de croire à ce personnage haut en couleurs et en poils.

Une sorte de conte effréné et désabusé, alternant des séquences rêvées comme cauchemardesques, pour mieux nous illustrer l'histoire d'un artiste en lutte contre lui-même, contre ses addictions, contre ses démons.
Le portrait d'un homme sans filtre dans un exutoire sans filtre, nous montrant Williams sous toutes ses facettes, et pas toujours les meilleures, loin de là.
L'histoire d'un homme qui a longtemps eu du mal à s'accepter ("je ne m'aime pas si on ne m'aime pas"), ne se trouvait jamais à la hauteur, et qui a rempli ce vide et cette culpabilité en lui par tout ce qui lui passait sous le nez, littéralement.

Une approche assez frontale et personnelle, plutôt inhabituelle dans ce genre de film, et dans laquelle les différentes chansons du chanteur s'incorporent à merveille, et font sens avec ce que le personnage éprouve à ces différentes étapes de sa vie.

Une œuvre toujours en mouvement (parfois même jusqu'à l'overdose), traitant aussi bien des moments de gloire que des moments de désillusion, et proposant des séquences entraînantes (mention spéciale au vrai-faux plan-séquence «Rock DJ» dans les rues de Londres) comme des séquences plus émotionnelles (perso, la séquence «Angels» m'a définitivement eu), toutes très bien réfléchies en terme de mise en scène et d'immersion.
Et ayant notamment grandi avec les chansons de Robbie Williams dans mon adolescence, je me suis retrouvé à marmonner certaines d'entre elles dans mon siège.

Bref, un biopic sur les addictions et la dépression assez marquant et fort en émotions, jusqu'à parvenir à l'acceptation de soi, et dans lequel je me suis laissé prendre.
Plus que l'histoire d'un homme rêvant de devenir un chanteur (re)connu, l'histoire d'un fils qui veut devenir un meilleur homme. 7,5/10.
S-Kayp
S-Kayp

178 abonnés 1 252 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2025
"Better Man" est une surprenante et rafraîchissante réinvention du genre biopic musical, offrant un portrait audacieux et sincère de la pop star britannique Robbie Williams. Le film se démarque immédiatement par son choix créatif de représenter Williams sous les traits d'un singe numérique, une décision qui s'avère être bien plus qu'un simple gimmick visuel. Robbie Williams s'est toujours considéré comme un singe métaphoriquement. Le réalisateur Michael Gracey a remarqué que le chanteur utilisait souvent cette comparaison dans ses archives, parlant de "danser comme un singe" ou de "jouer comme un singe" sur scène. Le singe symbolise la façon dont Williams se perçoit - insolent, primaire, soumis à ses pulsions et "pas si évolué", selon ses propres mots. Cette représentation permet d'explorer plus profondément la psyché complexe de l'artiste. Ce choix offre plus de flexibilité dans la mise en scène, permettant des séquences métaphoriques et une narration plus onirique pour illustrer le parcours et les luttes intérieures de Robbie Williams. Ce dernier a déclaré que le singe représentait bien sa nature dans l'industrie musicale, évoquant son côté impulsif et parfois ingérable, notamment durant ses périodes d'addiction. Et puis, cette décision créative offre une perspective unique sur la vie et la carrière de l'artiste. Cette approche unique permet au film d'explorer la psyché complexe de Williams avec une honnêteté désarmante. Loin de brosser un portrait lisse, "Better Man" n'hésite pas à montrer les aspects les plus sombres et cyniques de la carrière du chanteur, tout en célébrant son talent indéniable. Le film parvient à équilibrer humour, émotion et réflexion sur la nature de la célébrité et de la quête d'identité. La fin du film spoiler: est à la limite de nous faire verser une larme
. La réalisation de Michael Gracey est époustouflante, mêlant des effets visuels impressionnants à une mise en scène énergique et inventive. Les séquences musicales sont particulièrement réussies, notamment une reprise de "Rock DJ" filmée en plan séquence qui s'impose comme l'un des moments forts du film. La performance de Robbie Williams lui-même, qui prête sa voix et réinterprète ses propres chansons, ajoute une couche d'authenticité et d'émotion au film. Cette implication personnelle de l'artiste dans le projet transparaît à l'écran, donnant à "Better Man" une sincérité touchante. En effet, il est assez rare que l'artiste lui-même travail sur son propre biopic, surtout qu'en général les biopics se font plutôt sur des personnes décédées. Bien que le film suive parfois un schéma narratif classique du genre, il parvient à surprendre par sa franchise et son approche non conventionnelle. "Better Man" s'impose comme l'un des biopics musicaux les plus originaux et captivants de ces dernières années, offrant un regard nouveau sur la vie tumultueuse d'une icône de la pop britannique. Si je dois faire un seul reproche au film, c'est que, en tant que fan de cet artiste, j'aurais aimé encore plus de ses chansons dans le film.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2025
Un biopic à tout juste 50 ans, il fallait oser! Seulement voilà, Robbert alias Robbie Williams est ce que l'on a coutume d'appeler un "survivant" à la vue de ce superbe film. Enfance pauvre, père très peu présent, et soudain le succès avec son Boys Band de l'époque, Thake That. Gloire et succès auprès des médias et des midinettes ne vont pas réussir à combler l'artiste rebelle. Sa vie aurait pu finir comme nombre de ses prédécesseurs dans le show business. Tout cela est retracé avec brio par Michael Gracey qui choisit l'apparence du singe pour représenter le chanteur tourmenté. Celui-ci dégage une réelle profondeur dans sa détresse et son mal de vivre. Ce biopic est sans doute le moins lisse et le plus puissant en charge émotionnelle quand on fait la comparaison avec les autres vies de stars adaptées ces derniers temps au cinéma. Sombre mais sacrément efficace.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2025
Vu à Montreal.

On ne peut nier que l’on trouvait ce projet extrêmement bizarre et capillotracté : faire un biopic musical sur la star de la pop Robbie Williams avec un singe en lieu et place d’un acteur pour jouer son rôle. Mais, au final, cette idée à priori saugrenue fait du sens tant le chanteur a été comparé à un primate au vu de ses excès et pitreries durant sa carrière (des singeries donc) et qu’il donne sa voie et son regard (par ses yeux) au singe du film qui l’incarne créé par la grâce d’effets spéciaux très réussis. On sait, depuis la nouvelle saga « La Planète des singes », les progrès incroyables faits en matière de reproduction simiesque et ils sont admirablement mis à profit ici. Et, pour le coup, cela permet à « Better Man » d’être probablement le meilleur et le plus surprenant biopic de chanteur ou musicien depuis celui de Baz Luhrman avec « Elvis », tant les autres sortis récemment étaient lisses, triviaux, prévisibles ou, pire, ratés. On pense notamment au catastrophique « Back to Black » sur Amy Winehouse ou au récent et quelque peu classique « Un parfait inconnu » sur Bob Dylan. Espérons d’ailleurs que ceux sur Mickael Jackson et Johnny Hallyday, les plus grandes stars, respectivement américaine et française, ne soient pas de la même veine...

Au moins, ici, pas de souci de mimétisme ou de ressemblance entre l’acteur et la star dont on retrace la vie et c’est tant mieux. Et il faut dire que le singe en CGI qui prend la place du chanteur (et de ses démons, il faut voir le film pour comprendre) est extrêmement performant et crédible au point qu’on en viendrait presque à oublier le délire initial. Ensuite, il faut avouer que le chemin narratif emprunté par « Better Man » est classique et propre à celui des trois quarts des films du genre : enfance, débuts, découverte, succès, chute et gloire sont au programme, dans un ordre adapté à la vie du chanteur et ses déboires. On apprécie tout de même que le chanteur britannique - qui a participé à l’écriture et la gestation du film - ne fasse pas l’impasse sur ses mauvais côtés et tente de porter un regard parfois un peu ironique envers lui-même. Mais sinon, c’est les grandes lignes de sa vie de célébrité qui sont retranscrites ici, de ses débuts dans le boys band Take That à sa rencontre avec la chanteuse des All Saints, Nicole Appleton, en passant par ses succès en solo. La première partie, celle de l’enfance et de Take That, est d’ailleurs plus cool et captivante que la seconde où il y a certaines longueurs et redondances.

Cependant, là où « Better Man » impressionne, c’est sur la qualité de sa mise en scène et de ses numéros musicaux. Michael Gracey, déjà à l’œuvre sur le très réussi « The Greatest Showman » nous livre un récit qui fourmille d’idées formelles, plein d’énergie, de rythme et de folies visuelles. Et celles-ci explosent lors des numéros musicaux où la discographie de Williams est utilisée à bon escient selon les passages de sa vie rencontrés dans le film. Par exemple, l’utilisation du morceau « Rock DJ » est un modèle de mise en scène. On voit le groupe Take That sortir de la maison disques sur Picadilly Circus et offrir des chorégraphies géniales où les tableaux s’enchaînent tels des morceaux de bravoure clippesques. Pareil mais sur une tonalité plus tragique avec le morceau « Angel » mis en parallèle du décès de sa grand-mère ou celui sur sa rencontre avec Nicole Appleton sur un bateau. Parfaitement intégrés narrativement et visuellement, ils font toute la différence d’un biopic sincère, amusant, qui déborde d’idées (parfois un peu trop) et carbure à l’énergie que ne renierait pas un film du genre comme « Moulin Rouge ». Une folie et une énergie qui peut être aussi épuisante que revigorante. « Better Man », c’est un film surprenant et jubilatoire pour qui aime l’originalité et l’innovation tout en étant capable de plaire à tous!

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Carine D
Carine D

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2024
Vu en avant première hier soir au Grand Rex à Paris . Le meilleur film musical de ces dernières années ! Beaucoup d émotions... un film magnifique , à voir absolument.
Léo b.
Léo b.

5 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2025
Émouvant ! Stupéfiant !
Un attachement fort lie ce Robbie Williams sous une forme animale au public.
J'ai pu m'attacher et ressentir chaque émotions développées dans le film ! Un chef d'oeuvre de 2025
Yves Bertini
Yves Bertini

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5,0
Publiée le 17 février 2025
Quelle claque ! La fusion parfaite entre la science-fiction de La Planète des Singes et l’énergie pop-rock de Robbie Williams. Un film incontournable !
Mélanie M.
Mélanie M.

13 abonnés 109 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 janvier 2025
Cher Antoine. Ne prends pas cette note comme un résumé de notre soirée. Ce film n'a pas été à la hauteur du moment passé ensemble, il n'est qu'à la hauteur de son synopsis, ce qui est pauvre. Seulement quelques scènes de comédie musicale à sauver dans un flot de grossièreté visuelle comme auditive. Un manque de subtilité qui ne peut me laisser apprécier ce film !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 janvier 2025
Better Man est un biopic consacré à Robbie Williams, le chanteur pop rock anglais. On l’y suit depuis son enfance, dans une famille modeste de l’Angleterre du nord. On le voit acquérir une célébrité inattendue au sein d’un boys band, entamer avec succès une carrière solo, s’enfoncer dans l’alcool et dans la drogue mais finalement réussir à se libérer de ses démons.

"Better Man" est un film de commande, produit par Robbie Williams lui-même, dirigé par le réalisateur australien Michael Gracey qui s’est fait connaître en signant en 2017 "The Greatest Showman", une comédie musicale avec Hugh Jackman que j’avais détestée et assassinée dans ma critique. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, "Better Man" est du même acabit qui enfile les vidéo clips jusqu’au plus délirant, "Rock DJ", filmé sur Regent Street. On se croirait sur MTV, pas au cinéma.

"Better Man" a une particularité qui aurait pu titiller : son héros est interprété par un chimpanzé reconstitué en image de synthèse. Sa présence pour le moins surprenante au milieu d’une foule d’humains n’est jamais questionnée. On en déduit qu’il s’agit de la façon dont Robbie Williams se voit lui-même et non pas dont celle qu’il est perçu. Ô combien subtile métaphore de sa difficulté à trouver sa place dans un monde dont il se sent étranger et à se regarder dans le miroir !

Ce biopic d’une banalité crasse coche toutes les cases du genre. Il raconte, comme tant d’autres (Ray Charles, Johnny Cash, Elton John, Freddy Mercury…) avant lui, les passages obligés de la vie d’une rock star : son enfance dans un milieu modeste, ses traumas (ici la relation au père, un crooner de pacotille qui lui transmit néanmoins sa passion pour l’entertainment), sa percée (c’est peut-être la partie la plus réussie, ou disons la moins ratée, du film, qui montre comment un boy’s band qui visait un public gay est devenu à son corps (!) défendant l’idole des midinettes), l’expérience traumatisante d’une célébrité envahissante, la déchéance avant la rémission finale.

Les fans de Robbie Williams s’y retrouveront peut-être. Je n’en fais pas partie. J’avais même confondu son nom avec celui de Robbin Williams, me demandant pourquoi diable le héros de "Mrs Doubtfire" et du "Cercle des poètes disparus" jouait dix ans après sa mort dans le biopic d’un chanteur anglais !
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 janvier 2025
Biopic original, mais musicalement, ça ne décolle jamais. Très peu de moments intenses. Le film a finalement peu d'intérêt.
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