Better Man
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Laura Bauzet
Laura Bauzet

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 janvier 2025
Magnifique, émouvant et sincère.
Pour toutes les personnes sceptiques et n'ayant pas accroché à la bande annonce (que je ne trouve pas vendeuse) je vous invite à quand même aller le voir, vous ne serez pas déçues !
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2025
Better Man est une réussite rare dans le monde de Biopic !

Il est difficile de ne pas penser à *Rocketman* en découvrant *Better Man*, qui retrace la transformation de Robert en Robbie Williams. Le film dresse le portrait d’un enfant complexé devenu une pop star à l’adolescence, aux prises avec un profond syndrome de l’imposteur et un complexe d’infériorité. Robbie est son propre ennemi, hanté par une voix intérieure qui alimente ses excès. Toujours en quête d’attention à travers ses pitreries, il rejette systématiquement toute main tendue.

Au cœur de cette quête, une blessure : le besoin de reconnaissance d’un père absent, une figure qu’il admire autant que ses idoles Frank Sinatra et les grands crooners de la pop. Cette relation conflictuelle, tantôt explicite, tantôt implicite, devient le fil rouge d’une carrière marquée par des hauts vertigineux et des abîmes insondables.

Le film prend soin de réinterpréter les chansons emblématiques de l’artiste, comme *Feel*, *She’s the One*, et *Come Undone*, en les replaçant dans le contexte de moments clés de sa vie. À travers une mise en scène poignante, il illustre l’esprit torturé de Robbie, prisonnier d’une autodestruction qu’il attribue à son incapacité à retenir ceux qu’il aime. Une séquence marquante montre la transition d’un singe sauvage et primal à une créature plus apaisée, une métaphore puissante de son évolution intérieure.

Parmi les morceaux qui cristallisent l’essence de l’artiste, *Feel* et *Better Man* se détachent. *Feel* expose une quête désespérée de connexion humaine, mêlée à un mal-être persistant. Robbie y dévoile ses luttes contre ses propres démons, une quête d’amour et de spiritualité sans cesse mise à mal par la peur de l’échec. Quant à *Better Man*, qui donne son titre au film, elle incarne une aspiration à la rédemption. L’artiste y confesse ses erreurs et implore pardon et compréhension, dans une recherche de paix intérieure et de transformation.

Un moment particulièrement marquant du film est la réorchestration de *Angels*, l’un des titres les plus emblématiques de Robbie Williams. Cette nouvelle version, épurée et intimiste, s’intègre parfaitement à la narration en amplifiant l’émotion des scènes qu’elle accompagne. Bien que souvent interprétée comme un hommage à une figure aimée ou protectrice, Robbie a toujours nié que *Angels* soit dédiée à quelqu’un en particulier, affirmant dans ses interviews qu’elle reste volontairement ouverte à l’interprétation. Ce choix, autant artistique que personnel, reflète le désir de l’artiste de toucher un public large, chaque auditeur pouvant y projeter sa propre histoire. Dans le film, *Angels* devient ainsi une déclaration universelle sur le réconfort, la protection et la résilience face aux épreuves.

Le film, sans prétendre à une stricte fidélité biographique, utilise les chansons pour insuffler une dimension poétique et introspective à son récit. Ce jeu avec la réalité et la fiction rappelle la démarche d’artistes romantiques, qui cherchaient à extraire du beau à partir du chaos et de la laideur.

Avec Better Man, on touche à la profondeur d’un artiste complexe, sincère dans ses failles et ses contradictions. Ce biopic, à la fois émouvant et universel, ne se contente pas de raconter l’histoire d’une star. Il explore des thèmes universels comme l’amour, le pardon et la quête d’acceptation, en offrant une catharsis tant à son héros qu’à son public. Une œuvre remarquable qui marque les esprits.
Franreal
Franreal

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2025
“You might be thinking: what the actual fuck?”, Robbie Williams nous aura prévenu à l’avant-première événement de Better Man au Grand-Rex à Paris. Il ajoute que l’on oubliera vite cette absurdité après quelques minutes, et il a raison. L'entertainer britannique aurait plutôt choisi un lion mais pour le réalisateur Michael Gracey il sera un singe.

Le Better Man est Robbie Williams raconté par Robbie Williams tel qu'il se voit.

Ce biopic musical nous renvoie aux années 80 dans les cités ouvrières du centre de l’Angleterre où le jeune Robert Williams aime se donner en spectacle pour sa mère et sa grand-mère. Recherchant constamment à susciter la fierté de son père, lui-même comédien et chanteur, il subit la blessure originelle de l’abandon quand il le voit disparaître pour plusieurs années. Robert poursuit alors sa quête d’attention, effrayé de ne rester qu'un « nobody ». On suit évidement ensuite la formation de Take That puis ses débuts en solo dans les années 90.

On entre dans l'histoire rapidement avec une claque émotionnelle avant même l'apparition du titre. Bien joué, j’ai apprécié ça. Ça pause clairement les sujets du film : la peur de l’abandon, la peur de la chute une fois au plus haut, la réconciliation.

Bonne idée de remplacé Robbie par le Singe Robbie. Cela permet de se détacher du vrai Robbie Williams, l’histoire racontée n’est pas tout à fait réelle. Singe Robbie joue, chante et danse à l’envie donnant des tableaux très réussis. Au moins 5 ou 6 interprètes jouent Robbie : entre autres Jack Sherran interprète vocalement Robert enfant et Jonno Davies anime la popstar adulte.

Plusieurs séquences dansées et chantées, proches de la comédie musicale sont magnifiquement réalisées se jouant des lumières de la vie nocturne. Les caméras tourbillonnantes autour des performances, comme dans The Greatest Showman, sont envoutantes, j’ai eu plusieurs fois envie de bouger sur mon siège. Des titres emblématiques de Williams, réorchestrés et parfois modifiés, sont à l’honneur mais, justement, tous n'ont pas trouvé leur place. L’animation 3D, par les studios Wētā FX, permet plus de liberté dans les mouvements du héros, notamment la danse, mais pas seulement, et c’est jouissif sans jamais être cartoonesque.

Les performeurs, peu mis en avant au générique je trouve, au chant et à la danse méritent le détour. La séquence avec Raechelle Banno est enchanteresse.

Ce rise-and-fall-and-resurgence movie (no spoil, il a passé les 27 ans) pose la question de la recherche infinie de la reconnaissance et de l’amour, qu’à cause d’une blessure d’enfant on est incapable de voir. Dans un périple sombre, la nuit, sous des ciels nuageux, Robbie est celui qui amuse en public, et celui qui s’autosabote en privé. Il faudra inévitablement se coller au dépassement des élans destructeurs et à la réconciliation.

Malgré un schéma narratif classique, le spectacle est efficace, l’émotion est là, avec une dose d’originalité dans sa forme. A voir sur grand écran.
Nina M.
Nina M.

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 janvier 2025
Excellent film qui ressemble parfaitement au chanteur charismatique et sympathique sans jamais le singer. Il fallait bien cela pour représenter l'énergie, l'audace, le talent, la sensibilité et l'humour de Robbie Williams. Son histoire est touchante, les différents tableaux sont entraînants et l'on replonge avec nostalgie dans ces folles années. Quelques longueurs dans les scènes retraçant ses doutes et dépressions, mais elles sont vite rattrapées par le récit passionné de l'artiste.
Naughty Doc

1 041 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 décembre 2024
Le projet de biopic le plus WTF du moment : un biopic de Robbie Williams (qu'il narre lui-même en voix-off comme si on était dans Goodfellas ou Fight Club) ...ou ce dernier est incarné par un singe anthropomorphique via performance capture !
Une manière pour lui d'exprimer comment il se voit réellement (un singe de spectacle) et qui fonne une curieuse énergie à ce Better Man franchement plaisant durant sa 1e partie. Tous les gros tubes de Williams sont là pour illustrer les étapes de sa vie façon comédie musicale (et il y a une super séquence en plan séquence sur Rock DJ) un peu irrévérencieuse.
On pourra se demander si voir un singe embrasser et tripoter une femme est zoophile dans ce contexte, mais Michael Gracey (The Greatest Showman) en profite pour apporter des idées de mise en scène pour dynamiser le genre. Parfois trop (le concert final), parfois pas assez lorsque dans sa dernière partie Better Man semble être un objet très conscient de lui-même tel un étendard pour Robbie Williams voulant faire la paix avec son paternel (chose qui est amenée de manière un peu extra-diégétique au récit)
Mindy Bonnet
Mindy Bonnet

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 décembre 2024
l’avant première au grand rex était très bien, Robbie Williams est vraiment super
je conseille d’aller le voir
Clota
Clota

4 abonnés 55 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2024
Vu au Grand Rex le 13/12 en présence de Robbie Williams himself. +2h qu'on ne voit pas passer, émouvant, beaux effets spéciaux, vraiment réussi !
Carine D
Carine D

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2024
Vu en avant première hier soir au Grand Rex à Paris . Le meilleur film musical de ces dernières années ! Beaucoup d émotions... un film magnifique , à voir absolument.
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