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Gregory S
55 abonnés
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3,5
Publiée le 8 mars 2022
Un petit film sans prétention sur la vie à Belfast en 1969 pendant les émeutes meurtrières entre protestants et catholiques. Ça se regarde bien, le petit a une bouille adorable et joue très bien. Quant au noir et blanc de Kenneth Brannagh ul donne un charme suranné pas déplaisant.
un très bon Kenneth Branagh avec un très belle interprétation de tous les acteurs du plus jeune au plus vieux. J'ai tout de suite plongé dans l'univers de cette guerre civile à Belfast à travers l'enfance du réalisateur . les dialogues sont parfaits et je recommande de le voir en VO.
Pourtant on pourrait se dire qu'en ce moment c'est un sujet qu'on a envie de fuir Et non le sujet est traité avec délicatesse et humour Les acteurs sont incroyables
Un beau sujet. De très bons acteurs, notamment l'épatant petit Buddy. une très belle photo (essentiellement noir et blanc), la musique de Van Morrisson. Tous ces ingrédients donnent un film nostalgique et attachant, qui malgré tout manque de relief et de ressort dramatique.
Un film plein de nostalgie pour les plus anciens dont je suis. Nostalgie de la couleur, ou de son absence plutôt un somptueux noir et blanc. Des images de "L'Homme qui tua Liberty Valance", de "Le train sifflera trois fois" avec sa musique. Des mini jupes une reconstitution d'une époque réussie a mes yeux.
Belfast, associée pour les plus anciens au conflit nord irlandais. Le film se passe dans une rue de la ville. Une rue majoritairement catholique et nous parle d'un foyer protestants d'une famille. Famille dont l'identité ne se définie pas en catholique ou protestante mais simplement habitants heureux de cette rue.Position bien entendu inacceptable pour toute extrémiste quelque soit son bord qui se respecte.
Le film nous montre la montée de la violence, des rapports de voisinage, amour d'enfants. Avec l'ultime question rester ou partir?
Rien que pour sa beauté formelle doit être vu et plaira sans doute plus aux plus anciens.
Incarnant récemment Hercule Poirot au cinéma dans "Mort sur le Nil", Kenneth Branagh signe ici un film intimiste sur la Guerre entre catholiques et protestants en 1969. On retrouve dans cette oeuvre l'enfance du cinéaste à travers le personnage de Buddy, jeune enfant espiègle vivant avec parents (surtout sa mère) et grands-parents dans un quartier populaire de Belfast. Plus qu'un récit des combats, ce film est le plus souvent léger. Jude Hill (Buddy) est terriblement drôle, servi par des dialogues savoureux, notamment avec son grand-père. Même si l'ensemble n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais, j'ai passé un très bon moment devant cette reconstitution de l'Irlande du Nord des années 60 et d'une jeunesse apparemment heureuse. Le cinéaste réussit le pari de nous faire rire et de nous émouvoir jusqu'à la scène finale.
Un film totalement beau du début à la fin c est rare et c est le cas ici . Branagh nous livre ses souvenirs d enfance parfois violent mais souvent tendre . La photo est incroyablement belle et les comédiens époustouflants.
J'hésite entre 4 & 4,5 **** pour ce beau film en Noir & Blanc, tout plein de Blues & de Vert. Dans la veine du "Hope & Glory" de Boorman. J'ai beaucoup aimé car c'est tendre & frais, même si rien n'est léger - anodin, par les temps qui courent... Et puis ces multiples clins d'œil, cet amour naissant pour le 7ème Art, peut-être ses maîtres (Ford - Zinnemann et même Coppola), Oui vraiment, un bon moment de Cinéma dans son universalité. BRAVO !
Chronique touchante dans un noir et blanc élégant. Dans la veine autobiographique du retour à l'enfance qui touche nombre de réalisateurs, Brannagh sait nous embarquer
C’est une réalisation de Kenneth Branagh. Le Britannique, qui a grandi à Belfast, considère ce film comme une autofiction. Pour écrire le scénario, il s’est inspiré de sa vie en la romançant. Belfast a remporté le Golden Globes du meilleur scénario.
Ce drame va donc se passer durant la période des “Troubles”. Un conflit qui a opposé les catholiques et les protestants. De 1968 à 1998, des affrontements vont avoir lieu sous fond de conflit ethnique, mais aussi sur le destin de l’Irlande du Nord. Les républicains de l’IRA, à majorité catholique, veulent que les Britanniques s’en aillent et unifier toute l’Irlande. À l'inverse, les loyalistes de l'Ulster Volunteer Force, sont fidèles à la couronne britannique. Entre ces deux groupes, l’armée va faire tampon. Au total, plus de 3 500 civils vont mourir dans ce conflit entre les affrontements et les attentats à la bombe.
Il est intéressant de se pencher sur cette période sombre de l’histoire Britannique qui a pourtant été vite oubliée. Le récit va commencer rapidement et ceux qui ne connaissent pas du tout le sujet pourraient ne pas comprendre les tenants et les aboutissants. Après, si on prend dans l’optique que ce film est du point de vue de l’enfant, cela reste logique. Nous avons les mêmes informations que lui, et sûrement la même incompréhension face à la nature profonde de ces événements. Le concept de faire ça par rapport à Buddy n’est pas totalement exploité. À plusieurs reprises, l’histoire va avancer loin de lui. Cela casse un peu le lien de proximité avec l’enfant.
Ce choix va donner une vision un peu édulcorée de la situation. On voit qu’il y a de la violence dans ces affrontements, mais cela restera matériel. L’aspect des blessés et des morts n’est absolument pas abordé alors qu’il était bien réel. Être centré sur Buddy n'aurait pas dû empêcher cela. Par exemple dans Jojo Rabbit, être uniquement sur l’enfant ne nous prive pas d’avoir des moments véritablement déchirants et durs. Belfast va manquer clairement d’impact à ce niveau-là. À part deux scènes un peu plus mouvementées, le reste va être tranquille. Finalement, on aura tendance à s’éloigner régulièrement du sujet pour juste raconter la vie d’un enfant. À de nombreuses reprises et dans diverses problématiques, nous avons l’impression de ne pas être en pleins “Troubles”. Le côté noir et blanc va donner un aspect époque révolu, voire épique. Malheureusement, sur certains plans, sa gestion par rapport à la lumière laisse à désirer.
Le jeune Jude Hill est parfait dans ce rôle. Son air innocent crée un attachement naturel avec Body. Il est parfaitement épaulé par Caitriona Balfe et Jamie Dornan. Pour faire ses parents, les deux acteurs sont géniaux. Un casting de qualité qui permet de supporter les aspects négatifs de Belfast. Ils vont faire ressentir des émotions sur leur vie de famille.
En 2021, Kenneth Branagh signe une gentille comédie sur fond de guerre ethnique entre catholiques et protestants à Belfast à la fin des années 1960. Inspiré des propres souvenirs de son enfance, le réalisateur britannique livre ce tableau à travers les yeux d’un petit garçon. On peut effectivement parler de tableau tant la photographie est soignée et la mise en scène veloutée. Malheureusement, à l’exception de quelques réflexions sincères sur la peur de l’inconnu, le ton reste léger et manque de contextualisation sur ce conflit nord-irlandais. On ne reste qu’au stade d’une fresque familiale douce et aseptisée. Bref, une œuvre intimiste sans véritable dimension dramatique.
Ça aurait pu être bien. Surtout avec un contexte historique pareil. Mais tout ce qu’on en retient c’est la photographie sympathique (noir et blanc oblige), la mise en scène tape à l’œil et la présence de Judi Dench.
Kenneth Branagh trouve un angle nouveau pour raconter les sixties en Irlande du Nord, en tournant en noir et blanc et en mettant un enfant au centre de l'histoire. Étrangement, malgré cette originalité de traitement, Belfast reste un film classique qui ne nous dévoile pas grand chose de nouveau sur cette époque de tensions communautaires. Cela reste plus un film d'évocation de son enfance en culotte courte, du souvenir de ses proches ou des évènements appréhendés avec toute l'innocence de son âge, qu'un film historique sur le contexte irlandais. Du potentiel et de l'envie dans la mise en scène, un jeune acteur sympathique et une interprétation générale correcte mais un contenu plus conventionnel.
Film très réussi sur une époque bien sombre, filmé de façon réaliste et sans pathos, filmé en noir et blanc on comprend qu'il s'agit d'un film de souvenirs, on en ressort secoué mais dans le bon sens du terme, c'est la vie, celle d'une époque qui a bouleversé le Royaume-Uni et sur laquelle beaucoup de choses ont été dites, écrites et filmées aussi. Une ode à l'espérance, à l'optimisme et à la vie, Kenneth Branagh est décidément un réalisateur hors pair.
Belfast nous fait suivre l'enfance de Buddy, 9 ans, protestant irlandais, en pleine guerre civile dans son quartier de Belfast où vivent protestants et catholiques. Très beau film qui nous plonge dans le quotidien des familles de l'époque et nous fait vivre les choix difficiles imposés à ces habitants des quartiers au cœur de la guerre civile : prendre parti ou rester neutre, partir ou rester...