“Belfast” est une tranche de vie semi-autobiographique, à la fois tendre et amère, brillamment écrite, mise en scène et interprétée.
La mise en scène de Kenneth Branagh est un véritable travail d'orfèvre, avec une photographie sublime, qui est portée par l'incroyable performance du jeune Jude Hill.
La bande originale comprend spoiler: plusieurs morceaux du musicien né à Belfast Van Morrison, ainsi qu’ "Everlasting Love" de Love Affair .
Film magnifique en tous points, le scénario, l'image en noir et blanc, mention spéciale pour la transition de couleurs et de plan en tout début de film, c'est original et très bien pensé! Du reste, les plans, les acteurs, les décors, tout est splendide et bien retranscrit. Le point de vue innocent de Buddy anime et donne envie de suivre ce petit gars malin et mignon comme tout, alors que la guerre civile, dont il reste, encore aujourd'hui, des murs érigés pour séparer catholiques et protestants, fait rage.
On rit, on pleure presque, on a le coeur resserré par les choix et les décisions que la vie impose parfois, le film est vraiment superbe et la scène finale en est la meilleure preuve. Cela dit, le film tire énormément sur la corde nostalgique, si vous n'y êtes pas sensible, vous apprécierez très peu l'oeuvre.
Pour appuyer ce côté nostalgique, les courts morceaux de jazz sont envoûtants et on regrette immensément une bande originale absente des plateformes de streaming.
Un petit parallèle avec « Jojo Rabbit » de Waititi, dont l'auteur de Belfast semble s'être inspiré, est relativement inévitable. En effet, à l'instar de Jojo Rabbit, le film est tourné du point de vu innocent d'un petit garçon durant une période difficile de l'histoire. Mais Buddy, notre héros de Belfast, porte beaucoup mieux le récit, contrairement à son pendant qui a plus tendance à le subir. Le parallèle peut s'arrêter là.
Bref, aller le voir, si vous n'avez pas peur du noir et blanc et des films nostalgique, c'est une perle, que vous soyez de Belfast ou pas.
Alors que l’on croyait Kenneth Branagh définitivement cantonné aux grosses productions, (voir ses notamment ses adaptation d’Agatha Christie), le cinéaste irlandais revient cette fois avec un film beaucoup plus personnel, une œuvre en noir et blanc dans laquelle il se replonge dans son enfance pour évoquer la lutte entre protestants et catholiques à la fin des années 60 à Belfast. Dans un noir et blanc très beau, qui peut rappeler par moment des photos de Robert Doisneau, le cinéaste nous faire revivre la guerre civile en Irlande du Nord vue à travers les yeux d’un gamin de neuf ans.
Beaucoup moins ambitieux et spectaculaire que les films l’on a pu voir au cours des précédents décennies concernant le conflit Irlande, Kenneth Branagh lui opte pour une vision plus naïve, plus insouciante vu avant tout du point de vue de la famille, des amis et du quartier. Dans un quasi huis clos, Branagh signe un drame historique et social emprunt de légèreté, de douceur et de sincérité porté par des actrices au top (Caitriona Balfe, Jamie Dornan). Un film plutôt attachant plein de nostalgie, mais avec une mise en scène impersonnelle et une réalisation trop théâtrale qui manque de souffle, de force. Une reconstitution qui n’est pas à la hauteur de ce que pouvait être le projet. Bref, on est loin du Roma de Alfonso Cuarón qui reste un modèle du genre de ces dernières années.
Un chef d'oeuvre tout simplement et très bonne réalisation en noir et blanc. Ce film illustre comment une famille va devoir lutter dans belfast dans la guerre entre catholiques et protestant jusqu'à devoir prendre une décision. Je n'en dis pas plus film à voir absolument. J'ai pris l'habitude depuis le troisième confinement d'applaudir mes gros coups de coeur à la fin du film là j'ai carrément lancé plusieurs applaudissements dans la salle.
La guerre absurde de religion vue par le regard d'un enfant "Budy" J'ai aimé :
- loin de 50 nuances De grey, Jamie Dornan prouve qu'il est un vrai un acteur, dans ce rôle mature, il est parfaitement crédible dans ce rôle de père qui veut sauver sa famille de cette folie qu'est la guerre civile ;
- La mise en scène : on passe à des séquences en couleur a des séquences en noir et blanc, et dès le début du film, nous sommes en immersion dans ce Belfast 1969.
Je n'ai pas aimé : - rythme un peu lent, mais cela ne nuit pas à la narration.
Ce film est intéressant à voir, malgré une bonne distribution (judi dench, Ciarán Hinds) il manque ce petit truc qui fera passer ce film de la mention assez bien a bien.
Un bon film drame qui change de d'autres. Un film qui ému beaucoup, même moi j'ai pleuré à la fin. Un drame avec un peu d'action ce que j'ai bien aimé aussi. Après parfois ok s'ennuie un peu ce qui m'a fait mettre quatre avec des scènes qui n'ont pas trop d'intérêt et je trouve le petit des fois un peu lourd même si il joue très bien. Mais apar ça on voit bien le monde en 1969 en Irlande et on a beaucoup d'émotion. Un film que je reverrai volontiers.
Très belle découverte, je suis allé voir ce film sans avoir vu la bande annonce et sans connaître le sujet du film... et je peux dire que c'est une franche réussite. Tout est originale. J'ai beaucoup pensé au film Jojo Rabbit pendant le visionnage car ces 2 films mettent en avant des enfants avec leurs points de vues sur des situations difficiles. Le côté Noir et Blanc apportent également quelque chose d'artistique et magnifique. à voir
Kenneth Branagh ces 100 minutes comme son film le plus personnel. Il lui aura fallu 50 ans pour trouver comment raconter son enfance et la période tumultueuse que traversait sa ville natale à cette époque. Été 1969 : Buddy, 9 ans, sait parfaitement qui il est et à quel monde il appartient, celui de la classe ouvrière des quartiers nord de Belfast où il vit heureux, choyé et en sécurité. Mais vers la fin des années 60, alors que le premier homme pose le pied sur la Lune et que la chaleur du mois d’août se fait encore sentir, les rêves d’enfant de Buddy virent au cauchemar. La grogne sociale latente se transforme soudain en violence dans les rues du quartier. Buddy découvre le chaos et l’hystérie, un nouveau paysage urbain fait de barrières et de contrôles, et peuplé de bons et de méchants. Raconter l’histoire à travers le regard d’un petit garçon est, à coup sûr, une idée de génie. Ce film bouleversant est une merveille. Brannagh l’avoue, il s’agit ici d’une auto-fiction, car il a puisé dans sa propre vie tout en la romançant. Les expériences vécues par le petit héros passent par le filtre des nombreux films, programmes télévisés et autres histoires auxquels il est exposé. Ces images de cinéma ont eu un effet considérable sur le développement de mon imaginaire. Pour lui, la vie réelle est un western grandeur nature. L’imagination d’un garçon de 9 ans fait le reste. Le sublime noir et blanc parachève le miracle de ce très grand film. Voilà donc une des plus belles chroniques intimistes vues depuis longtemps. La musique est belle, la photographie fait penser à Cartier-Bresson et les acteurs sont lumineux. A voir sans attendre. Que ce soit les « parents », Caitriona Balfe et Jamie Dornan, ou les « grands-parents », Ciaran Hinds et l’immense Judi Dench, - 88 ans -, ils sont tous les 4 parfaits, - ils ont d’ailleurs tous du sang irlandais dans les veines -, mais que dire de Jude Hill, admirable petit bout d’homme qui nous raconte la grande Histoire à travers son regard ? Sir Kenneth Brannagh sait transformer l’émotion pure en spectacle. Attention, chef d’œuvre !
un très bon Kenneth Branagh avec un très belle interprétation de tous les acteurs du plus jeune au plus vieux. J'ai tout de suite plongé dans l'univers de cette guerre civile à Belfast à travers l'enfance du réalisateur . les dialogues sont parfaits et je recommande de le voir en VO.
Beaucoup de concepts sonnent faux : musiques aseptisées sur scènes de violence reconstituées, couleurs appuyées au cinéma et au théâtre pour évoquer l'émerveillement candide des regards des gamins, rues et barricades trop clean en carton pâte, carte postale touristique contemporaine en couleurs de Belfast (bassin de carénage du Titanic), gamin blondinet yeux écarquillés, frère inexistant, père un peu niais, ciel nuageux cent fois filmé,... Ce qui manque : de l'émotion, de l'émotion et de l'émotion!
J'hésite entre 4 & 4,5 **** pour ce beau film en Noir & Blanc, tout plein de Blues & de Vert. Dans la veine du "Hope & Glory" de Boorman. J'ai beaucoup aimé car c'est tendre & frais, même si rien n'est léger - anodin, par les temps qui courent... Et puis ces multiples clins d'œil, cet amour naissant pour le 7ème Art, peut-être ses maîtres (Ford - Zinnemann et même Coppola), Oui vraiment, un bon moment de Cinéma dans son universalité. BRAVO !
Kenneth Branagh est allé puiser dans ses souvenirs d’enfant de Belfast pour rédiger cette histoire qui n’est au final qu’une énième tranche de vie de plus, vue à travers le regard insouciant d’un gosse de 9 ans dans un contexte de troubles et de collision. Bien que joliment écrit, souvent drôle, parfois touchant et tourné dans un splendide noir-blanc, cette normalisation minimise l’impact du film. Le choix indiscutable de Jude Hill, la forte personnalité de la mère (Caitriona Balfe) et l’affection que j’ai éprouvé pour les grands-parents (Ciarán Hinds et Judi Dench) permettent cependant de maintenir un équilibre positif.