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Arkab Prior
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3,0
Publiée le 15 juin 2026
Chouette film vu avec plaisir et d'autant plus d'intérêt qu'il est autobiographique. La vie quotidienne et bouleversée à Belfast dans les années 1960, à travers le point de vue d'un petit garçon, prend du relief. On s'attache plutôt aux personnages et on est désolé pour eux, ceux qui s'exilent et ceux qui restent. Les nombreuses scènes dans la rue devant la maison font vraiment studio mais je ne saurais dire pourquoi, et c'est peut-être voulu.
Belfast suit l’enfance d’un garçon dans une ville marquée par les premières violences des Troubles, entre vie de quartier, famille et départ possible. Un film intime et sensible, que j’ai plutôt apprécié pour sa beauté formelle et sa manière de raconter l’Histoire à hauteur d’enfant.
Avant de le voir, il faut avoir en tête que Belfast est l’un des films les plus personnels de Kenneth Branagh, largement inspiré de son enfance en Irlande du Nord. Situé à la fin des années 1960, le film ne cherche pas à proposer une fresque politique complète, mais montre comment la violence historique s’infiltre dans le quotidien d’une famille. Son noir et blanc renforce l’idée de souvenir recomposé, dans un récit centré sur la mémoire, l’enfance et le déracinement.
Le film explore avant tout l’enfance face à l’Histoire. Le contexte politique reste présent, mais filtré par le regard d’un enfant qui ne comprend pas tout, tout en ressentant les bouleversements autour de lui. Belfast montre comment une crise collective peut transformer une rue, une maison et une famille.
Le récit s’intéresse aussi à la famille comme refuge fragile. Les parents veulent protéger leurs enfants, mais le monde extérieur finit par entrer dans leur quotidien. Derrière cette chronique familiale, le film parle du départ, de l’identité et de ce que l’on garde d’un lieu lorsqu’on doit le quitter.
J’ai plutôt apprécié le film pour son côté intime et personnel. Le point de vue d’enfant fonctionne bien, en donnant au récit une sensibilité accessible sans trop alourdir le contexte historique. L’émotion est sincère, portée par un bon équilibre entre tendresse, drame, humour et nostalgie. Mais ce que j’ai trouvé le plus beau reste son esthétique élégante, avec un noir et blanc très travaillé et une mise en scène qui justifie presque à elle seule la découverte du film.
Toutefois, j’ai parfois trouvé l’ensemble un peu flottant. La narration reste classique et le film donne par moments l’impression d’une œuvre consensuelle, presque trop prudente. Cela ne retire pas sa beauté ni sa sincérité, mais limite un peu sa force, comme si le film préférait rester dans la douceur du souvenir plutôt que chercher davantage d’aspérité.
Au final, Belfast propose un récit d’enfance sensible sur la famille, la mémoire et l’arrachement à un lieu. Un film sincère et visuellement très beau, parfois un peu trop sage, mais dont la douceur et l’élégance restent touchantes.
Deux tableaux de Belfast se font jour, ainsi que l'annonce l'habile générique d'un mouvement de caméra passant des images touristiques enjouées au souvenir en noir et blanc. De même les yeux du jeune héros nous présentent simultanément une rue riante, terrain de jeux d'enfants candides, et une ville déchirée par le conflit politico-religieux; or, le garçon n'en saisit pas toutes les implications ni même le sens, regardant avec surprise, saisissement, stupeur le monde des adultes. Ainsi, la légèreté, l'espoir, la joie se mêlent à la crainte, l'antipathie, la violence. Exploitant les cadres offerts par le décor, différentes focalisations, des lumières ou nuages naturels, Kenneth Branagh renforce ce paradoxe par son explicite réalisation. Outre le portrait d'une famille et l'ancrage socio-géographique fort, le récit narre la difficulté à s'exiler, la crainte d'un ailleurs hostile, la force de l'imaginaire (cinématographique). Un beau moment, mélancolique et dynamique.
Un film tourné en noir et blanc pour nous plonger dans l'ambiance d'une rue d'un quartier tranquille de Belfast, soudainement plongé dans la guerre civile qui oppose les catholiques et les protestants en 1969. Le film, qui aborde un contexte historique particulièrement sombre, est paradoxalement plutôt optimiste. Le parti pris c'est de nous montrer comment la vie continue, surtout du point de vue des femmes et des personnes âgées, ainsi que des enfants. Une belle histoire de relations humaines, dans le style des films de Ken Loach. Des beaux dialogues et une belle mise en scène.
S’inspirant de sa propre enfance, le réalisateur Kenneth Brannagh signe une chronique familiale respirant l’amour sur le Belfast de la fin des années 60 avec tous les tumultes accompagnant cette époque. De la superbe photographie en noir et blanc en passant par une réalisation pleine d’élégance multipliant les effets comme pour mieux rappeler la vision d’auteur de son cinéaste quitte à être parfois dans l’ostentatoire. Le récit évoque le sort d’une famille ordinaire coincée par des évènements qui la dépasse et c’est là que le film se montre le plus touchant d’autant qu’il bénéficie d’une interprétation d’excellente qualité. Il est réellement dommage que le réalisateur britannique s’engonce dans un style maniéré clinquant car cela se fait au détriment d’une histoire ne manquant pourtant ni de relief ni d’émotion.
Gentille chronique autobiographique intimiste dans l’Irlande des années 60 , en pleine guerre civile, dans un noir et blanc un peu trop somptueux. Tout est beau dans ce film, l’enfant Buddy est trop mignon, sa famille est adorable, même la guerre semble lisse et clean comme dans une séquence de publicité
Beaucoup de chaleur et de nostalgie dans ce film en noir et blanc sur l'enfance du cinéaste en pleine guerre civile d'Irlande. Un joli noir et blanc parsemé ici et la de couleur dès qu'il est question de montrer le théâtre ou le cinéma. Les acteurs sont tous bons. Le film manque malgré tout dans sa forme un peu d'audace et ressemble finalement à d'autres films (billy elliot par exemple), ce qui en fait un joli petit film mais pas inoubliable pour autant.
Un très joli film ! Immersion à Belfast, en 1969 dans le quotidien d’un jeune garçon de 9 ans nommé Buddy alors que la période des Troubles débute et que les quartiers ne cessent d’être violemment saccagés par l’hystérie sociale qui grandit. Buddy doit évoluer dans ce monde de rivalités alors qu’il est déjà préoccupé par l’école et sa famille. Le talent de Kenneth Branagh n’est plus à prouver. Le cadre est parfaitement installé, l’histoire à la fois drôle et touchante et le fait de découvrir la dangerosité du monde par les yeux d’un jeune enfant et de ses problèmes juvéniles renforce cette nuance. Le film a beau être en noir et blanc, les plans sont magnifiques et la qualité excellente. Les acteurs sont géniaux et on entre dans le quotidien d’une famille à un autre endroit du globe et dans une autre époque avec une grande facilité.
Il doit y avoir pas mal d'éléments autobiographiques dans ce film. Toutefois, l'approche par le regard de l'enfant simplifie trop les événements. Il ne faut pas compter sur ce film pour comprendre quelque chose au conflit irlandais même si ce n'était pas l'objectif premier. Je ne suis pas vraiment convaincue ni par le noir et blanc ni par les dialogues, ni même par ce qui s'y passe.
Des plans superbes, une musique totalement cohérente et des acteurs superbes. Surtout ce petit garçon craquant ! Une très belle surprise trouvée en fouillant dans Netflix.
Belfast est un film d'une simplicité très touchante. La photographie est magnifique avec son noir et blanc. L'histoire est très touchante et on peut se mettre à la place de Buddy avec son regard d'enfant, mais également à la place des parents qui doivent prendre des décisions importantes pour la sécurité de la famille. Le film est très calme mais a une légère pointe d'action avec les émeutes anti catholiques qu'ils subissent dans leur quartier. Le petit détail qui manque est le développement du personnage du grand frère qui est inexistant tout le long du film, contrairement aux grands parents ou encore à sa voisine. C'est un film qui tient des éléments biographique de l'auteur lors de son enfance, ce qui me rappelle les très bons films de Marcel Pagnol, La gloire de mon père et Le château de ma mère. Il me fait donc penser à la simplicité du regard d'un enfant sur les évènements et de sa gaité. C'est un film très agréable à regarder quand on veut voir quelque chose de calme et admirer de belles images.
J'ai aimé ce film qui nous emmène à " Belfast" en 1969, à l'époque des émeutes anti - Catholiques. On y suit le jeune Buddy qui grandit dans ce contexte difficile mais bien entouré par sa famille. Ce film est dédié à ceux qui sont restés , à ceux qui sont partis et la question qui se pose effectivement : ne vaudrait il pas mieux quitter la ville pour s'installer ailleurs et se sentir en sécurité? Le parti pris du noir et blanc ajoute une touche d'esthétisme au film qui alterne des moments légers et joyeux avec des passages plus terrifiants. A voir pour la jolie bouille du jeune acteur Jude Hill et pour le reste du casting aussi.
Un bon film en noir et blanc qui en mon sens rajoute une certaine puissance émotionnelle à suivre cette famille entre la violence d une guerre civile et la fierté d appartenir a une nation qui combat le joug de l angleterre depuis plusieurs années. Les images sont superbes et témoignent de la dureté d un conflit et ajoute une cetraine mélancolie. Un très bon film semi autobiographique.