Un retour en disgrâce, un remake ? non, un reboot ? non plus, une suite ? clairement mais bien des années après les 3 originaux se déroulant dans les années 90 avec la même qualité d’image et de jeu. Cet opus qui s’est voulu comme un renouveau
à raté son aventure dès son intro, si bien par la très mauvaise qualité photo (lumière principalement) et jeu du premier duo incarnant les « premières nouvelles » victimes du Creeper. De plus, part rapport au volet original, le fait d’avoir reproduit la même première scène fut très bien pensée, un clin d’œil parfait, mais la mauvaise direction, le manque d’adrénaline, de tension et surtout, de la bande-son allant avec cette « course poursuite » ne pouvait que mal entamer ceci. Ensuite notre nouveau duo, nous passons d’un frère et sa sœur à un couple en roue libre faisant un sur-place sentimental mais souhaitant rebattre son étincelle. Là aussi l’échange en voiture est partiellement raté entre la lumière, le jeu et réactions communes. Comment peut-on raté tous ces éléments majeurs ? Comment peut-on nous faire croire à tous ça sans y mettre la crédibilité globale ? Pour ce qui est du « Festival d’horreur », entendre Chase (Imran Adams) nommer cet évènement « Coachella du cosplay » est d’une foutaise complète. Osé écrire (script) et dire cette phrase pour tenter de valoriser des « stands » en taule froissée entourés de quelques banderoles parsemées est d’un comique au possible. Même le réal Timo Vuorensola ne réussi pas à me convaincre dans les bonus blu-ray en disant : « Vu qu’on avait pas les moyens des grands studios, on a quand même essayé de faire le mieux possible… »… Je serais même pas comment dire à quel point ça m’à fait délirer d’entendre çà tant tout est faux. Le décor global du festival est raté et minimisant avec une direction d’ensemble raté, la moitié des scènes tournées en fond vert avec une qualité numérique au-delà du nauséeux, comment peut-on encore tourner des scènes d’extérieur ne demandant rien de grandiose en « décors supplémentaires » en studio ? Toute la séquence finale du manoir fut en numérique raté, cumulé à un éclairage global raté ne mettant rien en valeur. Pour conclure, notre antagoniste n°1, le creeper parfaitement visible et magnifique visuellement, seul point positif du récit, à lui aussi raté son show par un jeu lourd, sans fluidité, une direction mauvaise qui ne l’aura à aucun moment mis en valeur. Comment on peut rater tout ça ? Le voir si facilement en plus n’à jamais été l’ADN des premiers films l’ayant parfaitement respecté, ici à l’inverse, tout est fait pour le dévaloriser
. Un final en vfx, lumière et jeu raté, sans âme ni tension, une absence musicale concrète totale, ce volet du renouveau est à fuir et j’en suis le premier navré.