2431 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
162 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
41 critiques
3
74 critiques
2
33 critiques
1
6 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Aymeric L
50 abonnés
246 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 29 mars 2023
Globalement le film est bien trop long. J'ai aimé la poésie de certains dialogues, l'atmosphère, les décors et costumes. Mais hélas il y trop de longueurs. Pourtant l'enquête est redoutablement efficace, vers la fin du film je me suis dit "tout ça pour ça", mais le finish m'a vraiment bluffé et je l'ai trouvé très déroutant, ça a le mérite d'être une vraie surprise. Hélas, cette fin réussie, ne l'est pas totalement car une fois de plus, elle est trop longue.
Thriller/ policier se déroulant en 1830 à l'université de Westpoint. Ce long métrage de Cooper est très linéaire et académique dans sa structure et son déroulement. Il ne sort jamais des sentiers battus et on a le droit au retournement final qui va bien.
Ce n'est pas un défaut en soi sauf que pour le coup rien ne le démarque des films du genre et sa durée trop longue le dessert même. Il y a un faux rythme dans le film où l'on a l'impression que ça va vite mais finalement rien ne se passe. C'est assez déroutant. Reste un Christian Bale toujours parfait ce qui n'est pas forcément le cas pour tout le reste du casting. La photographie est belle aussi et la fin reste intéressante. Mais l'ensemble souffre trop des défauts cités plus haut pour vraiment valoir le coup. Dommage
Pas mal, mais je n’ai pas totalement accroché. Le film commence plutôt bien : un crime macabre, une ambiance froide et austère, une institution militaire pesante sur laquelle planent de lourds secrets. Difficile de ne pas être embarqué. Mais progressivement le thriller/l’enquête est dilué dans du drame historique, voire dans du biopic de Poe. Pourquoi pas ? Le problème c’est que les ressorts de l’intrigue sont très conventionnels : le flic au passé tragique, le jeune soldat qui se fait bizuter car poète et original, des romances… L’enquête revient régulièrement, mais jamais avec la même tension qu’au début. On ne cherche pas vraiment à nous faire cogiter sur les potentiels suspects, les quelques indices disséminés sont vraiment évidents et ne laissent pas assez de doute. Tout ça rend les révélations finales un peu artificielles : on ne se dit pas « Bon sang, mais c’est bien sûr ! Depuis le début j’avais tous les éléments sous les yeux ! ». Bien sûr, les acteurs, la photographie, et la bande-son sont impeccables. Le film n’est jamais désagréable à regarder, mais son volet enquête m’a semblé mou du genou, et son volet drame/biopic convenu. Je suis donc quelque peu resté sur ma faim.
Voir Scott Cooper adapter l’imaginaire gothique d’Edgar Allan Poe ne surprend guère compte tenu de son goût pour les personnages hantés, de Rodney revenu traumatisé de la guerre en Irak (Out of the Furnace, 2013) au capitaine Joseph J. Blocker contraint de cohabiter avec le chef indien ennemi à l’origine de l’exécution de ses frères d’arme, en passant par la figure de la mère endeuillée, à laquelle on a ravi époux et enfants (Hostiles, 2017). Cet intérêt porté aux fantômes qui accompagnent des protagonistes oscillant entre deux rives confère à ces derniers une profondeur sensible et ancre les situations qu’ils vivent dans des motivations de vengeance ou, plus généralement, dans une démarche spirituelle. Nous retrouvons tout cela dans The Pale Blue Eye, enquête teintée de sciences occultes au sein d’une académie militaire, microcosme dépeint dans sa rigidité et son hypocrisie congénitales : l’inspecteur Landor a perdu sa femme et ne sait ce qu’est devenue sa fille – du moins, selon ses dires ; sa détresse répond à la noirceur des crimes perpétrés dans les bois environnant l’école, ainsi qu’à celle du poète Poe qui convertit son « ennui », comprenons sa mélancolie, en poèmes. La magnifique photographie de Masanobu Takayanagi, habitué du cinéma de Scott Cooper et de celui de Tom McCarthy, confère au film une atmosphère glaciale onirique dans lequel les paysages enneigés sont autant de supports offerts à une rêverie douloureuse. Le cinéaste sait capturer l’errance intérieure de ses personnages : ainsi laissés à une nature tout à la fois hostile et magique, ils accomplissent en enquêtant sur autrui une marche vers l’acceptation d’un passé qui peine à passer ; ils se racontent par l’intermédiaire de l’autre, laissent des indices (ici, les deux messages manuscrits) comme autant de fragments d’une vérité à reconstruire. La partition musicale de Howard Shore, subtile et envoûtante, rejoue sous la forme d’une variation le thème de The Silence of the Lambs (1991), autre œuvre consacrée à un tueur en série. Desservi par un ventre mou et le recours aux clichés du genre – notamment dans sa représentation du satanisme, facile –, The Pale Blue Eye n’en demeure pas moins intrigant et maîtrisé, preuve de l’indéniable talent de Scott Cooper et de son acteur fétiche Christian Bale.
The Pale Blue Eye est à la fois fascinant et décevant. Adhérer au casting (Bâle bien sur, mes chouchous Gillian Anderson/Toby Jones) Harry Melling qui ressort le plus. L'ambiance est envoutante, l'intrigue captivante (avec 2 belles surprises dans c'est 30 dernières minutes). Mais ....
Un rythme qui patine sévèrement dans la semoule. Qui à demander beaucoup pour que je reste concentré (récit à la fois lent et contemplatif). Pourtant rien de laborieux dans ne le déroulé. Mais ça m'a demandé une grosse énergie pour tenir les 2h du métrage. Reste un beau thriller.
Sans délaisser le Genre qui lui est cher, Scott Cooper délaisse un peu l’Amérique contemporaine désenchantée pour s’attaquer à la reconstitution d’époque. Nous sommes en 1830 : Augustus Landor, ancien détective bourru et secret, est recruté pour enquêter sur des meurtres rituels commis à l’académie de West Point. Sur place, il reçoit l’aide inattendue d’Edgar Alan Poe, aspirant officier qui n’a de toute évidence par l’étoffe d’un militaire mais témoigne d’une vive intelligence déductive et d’un esprit quelque peu fantasque. Ni meilleur ni pire qu’un autre à ce niveau, ‘The pale blue eye’ développe un mystère qu’on prend plaisir à voir se dénouer, de fausses pistes en rebondissements plus ou moins surprenants, jusqu’à un twist final qui semble peut-être un chouïa forcé. Ne pouvant compter sur l’excellence de son scénario, ‘The pale blue eye’ se rattrape par son casting de grand standing, Christian Bale évidemment irréprochable, et Harry Melling confirmant avec son interprétation fiévreuse et un peu dérangeante qu’il a l'étoffe d’un futur grand, tandis que Toby Jones, Gillian Anderson, Timothy Spall, Lucy Boynton et Robert Duvall assument sans se fatiguer leurs partitions plus limitées. En revanche, on est peu déçu du manque d’appâts visuels du film : qui dit Poe dit nécessairement atmosphère gothique. Bien sûr, il y a des corbeaux, des lanternes et des cimetières lugubres et enneigés…mais la mise en scène reste désespérément sage. Quitte à transformer Poe en héros romanesque, ‘The pale blue eye’ s’en tire tout de même mieux que le ‘Raven’ d’il y a dix ans, dans lequel s’était égaré John Cusack…
Je suis ressortie assez mitigée du visionnage de ce film. Sans être loupé, il comporte des longueurs qui m'ont un peu gâché l'ensemble. La réalisation est bonne, les décors somptueux et le casting parfait. Comme toujours Christian Bale est remarquable. Mais le manque de rythme m'a vraiment gênée. C'est long... La fin, avec un twist auquel on ne s'attendait plus, m'a à peine sortie de ma torpeur. À regarder tout de même.
Tout en sobriété, Christian Bâle interprète parfaitement son rôle de détective tourmenté. Thriller à la limite du gothique horrifique, huit clos, rebondissements et émotion font de ce film une belle surprise
Harry Melling exceptionnel donne la réplique à Christian Bale toujours parfait, dans un polar froid, sombre et extrêmement bien écrit. Un peu long mais une belle surprise quand même.
Un film sombre plutôt pas mal, mais dont le scénario comporte malheureusement pas mal de longueurs. Cependant, la qualité de l'interprétation des acteurs ainsi que la beauté de la photographie viennent remonter la note.
Un grand plaisir de retrouver Christian Bale. Mon dernier souvenir de lui était son interprétation dans Thor 4... Bref, ce film est plutôt une réussite. L'immersion en 1830 est réussie. Le film aurait pu être un peu moins long. Certaines scènes sont parfois, à mon sens, un peu trop "étalées". Globalement, "The pale blue eye" est un succès, je vous le conseille, à regarder à tête reposée.