Très bon film où tout le talent de Thornton est utilisé, un film vraiment intéressant de par son personnage principal dont on connaît toutes les pensées. Le système narratif est excellent on rentre facilement dans l'histoire. Un petit bijou, mais le seul reproche que j'aurai à faire c'est qu'au milieu du film le rythme baisse légèrement, rien de grave, mais ce film reste une petite merveille d'humour noir.
'The Barber : l'homme qui n'était pas là' de Joel Cohen est une œuvre à découvrir pour son superbe casting, et pour la mise en scène qui est impeccable. Sinon, le scénario est ingénieux, le côté "année 40" est bien mis en valeur par la réalisation et le noir et blanc. Cependant, ce film est assez déprimant, et un peu ennuyant par moment... à ne pas regarder si vous êtes déjà déprimés, sinon c'est à voir au moins une fois !
The Man Who Wasn't There (titre infiniment plus évocateur que The Barber) est le film le plus épuré des frères Coen. Un long-métrage sans concession, fataliste jusque dans les tréfonds de son âme. Tandis que la mise en scène se fait discrète, jamais démonstrative, l'emploi d'un noir et blanc de toute beauté renforce l'aspect tragique de l'intrigue et les sonates de Beethoven accompagnent parfaitement la longue déchéance du personnage principal. En résulte une œuvre pudique et bouleversante à la fois. Billy Bob Thornton interprète avec brio cet antihéros laconique, que des années de routines ont rendu spectateur de son propre destin. Un film assez difficile d'accès et parfois inutilement lent, mais qui renferme le meilleurs du cinéma des frères Coen.
Manifestement pas pour tous publics, ce polar d'une noirceur infinie, une sorte de conte philosophique sur le destin, le hasard, la petitesse de l'homme devant la vie et la mort est indiscutablement très original, très personnel, avec ses images en noir et blanc de toute beauté et ses acteurs habités par leur rôle. Seulement que c'est triste, sans espoir. Il arrive aux frères Coen de rigoler ?
Somptueux noir et blanc en plans larges, on alterne des peignes et rasoirs à la quiétude du pavillon de banlieue sous la brise printanière, avec ce type retenu, une bonne gueule, mais alors, quel enthousiasme !... Un drame à retardement se mijote, car il est question de trahisons qui ne pardonnent pas... Avec tellement de signes annonciateurs, la marque implacable des Frères Coen que le pire, bien qu'il prenne son temps, va se pointer... Présents dans l'escalade, Billy Bob Thornton, flegmatique à hurler, Frances Mc Dormand bien empêtrée (épouse à la ville de Joël Coen) et Scarla Johansson ici en pianiste déroutante, porteuse de ce morceau de Bach, la part lancinante du film... Plaisir toujours très vif de retrouver une fois de plus le tandem Michael Badalucco en coiffeur pipelette et Jon Polito en truand à perruque... A savourer avec patience si vous le voyez pour la première fois.
Une photo léchée et un scénario efficace sauvent ce film qui frôle pourtant l'inutilité. Les effets de manche des frères Coen sont comme souvent insupportables et on se demande où ils veulent en venir. A force de signer leur film de cette sorte de tarabiscotage inutile et d'un sous-jeu d'acteur, les réalisateurs passent à côté des personnages et de l'histoire et ne font que s'admirer le nombril.
On retrouve ici la lenteur des films des frères Cohen. Film excellemment soigné, casting de qualité, le noir et blanc donne vraiment l'impression d'être dans les années 50, les textes du narrateurs sont parfaits, malgré tout ça il manque un démarrage...
Ed Crane est un simple coiffeur sans prétention : il coupe les cheveux, sa femme le trompe avec un notable et il est si avare de ses paroles que pour la plupart des gens, il n'existe même pas. Il est juste "the barber". En décidant de changer le cours d'une existence monotone et insatisfaisante, il va provoquer une série de catastrophes avec un systématisme proche de la fatalité. Les frères Coen jouent avec leurs thèmes de prédilection : arnaques foireuses, fatalité du minable, incapacité des hommes à s'extirper de leur condition... C'est d'ailleurs ce trait qui est le plus marquant dans le film ; comme si cet homme recevait une punition du destin pour n'avoir pas accepté ce qu'il était, pour avoir voulu être un autre, pour avoir voulu être là pour quelque chose ou quelqu'un. Le film est noir et grave mais les réalisateurs ne peuvent s'empêcher de conclure sur cette petite touche de méchanceté ironique si caractéristique de leur oeuvre : cet homme insignifiant, que personne ne voyait (pas même sa femme), trouve tout au fond de sa déchéance la reconnaissance et l'intérêt qu'il avait si maladroitement cherché toute sa vie. Et il en semble satisfait. Tout cela est filmé avec une incomparable maestria, dans un noir et blanc sublime et souvent symbolique. Un très grand film.
Superbe long-métrage à la photographie exceptionnelle et au ton très attachant. On suit avec grand plaisir un récit parfaitement rythmé et magistralement porté par B.B.Thornton.
Un très bon film noir où l'interprétation de Billy Bob Thorton est tout simplement étonnante. Encore une preuve de la remarquable performance des frères Cohen dans des genres très différents.
Juste après O'Brother (2000) et avant Intolérable Cruauté (2003), les frères Coen ont souhaité rendre hommage au film noir des années 40 avec The Barber : L’homme qui n'était pas là (2001), l’histoire « délurée » d’un coiffeur qui souhaite se reconvertir dans tout autre chose et sans s’en rendre compte, il va créer une succession de catastrophes se retournant contre les autres mais aussi contre lui. Dans un somptueux noir & blanc, et accompagné par une pléiade d’acteurs tous très convaincants (l’impressionnant Billy Bob Thornton, l’hilarant Jon Polito, l’habituée des frères Coen : Frances McDormand et sans oublier la participation de Scarlett Johansson). Si le scénario est comme toujours sans faille, c’est la mise en scène volontairement lente avec quelques passages à vide qui gène quelque peu le spectateur, surtout avec un film qui avoisine les deux heures !
Comment définir ce film?? Je dirais un Ovni. Un nouveau chef d'oeuvre signé par deux frères, scénaristes, producteurs et réalisateurs qui, de films en films, imposent leurs talents comme des maitres d'art, Joel et Ethan Coen. J'avais hate de découvrir ce film qui, en 2001, avait partagé le prix de la mise en scène au festival de Cannes avec un autre monument du cinema, "Mulholland Drive" de David Lynch. Aprés l'hilarant "O'Brother" avec un étonnant George Clooney, les frères Coen reviennent dans un genre un peu plus sérieux dans l'Amérique des années 50 avec l'histoire d'un coiffeur marié à la personnalité assez transparante, travaillant pour le compte de son beau-frère, apprend que sa femme le trompe avec un ami proche de la famille et que l'amant lui avoue qu'il a une dette de 10000 Dollars qu'il ne peut payer. Le coiffeur lui tend la main grace à un client, mais l'amant,ivre, l'agresse et le coiffeur le tue en se défendant. Sa femme est suspectée puis arreter pour meurtre.... Quatre etoiles et meme un cinquieme serait la bienvenue pour cette perle du 7eme art, les frères Coen sont tout simplement des génies!!! Billy Bob Thornton est un grand acteur qui réussit a se glisser dans plusieurs registres de roles et etre crédible. Frances Mc Dormand, madame Coen à la vie (pour dire lequel, je ne sais pas) et James Gandolfini sont excellents à ces cotés. A noter dans les seconds roles, une jeune actrice prometteuse qui devait avoir 15 ans à l'epoque et qui est devenue une star aujourd'hui, Scarlett Johansson excellente dans le film. Bref, un chef d'oeuvre a ne pas louper.
Dans un magnifique noir et blanc, Joel et Ethan Coen signent une oeuvre sombre et mélancolique. Non dénué d'humour pour autant, The Barber est un voyage vers la déchéance, dans lequel la seule issue semble être la mort; libération d'un personnage ayant garder trop de secrets pour lui. Billy Bob Thornton est ainsi parfait dans le rôle de ce barbier, froid et impassible. Frances Mcdormand est tout aussi convaincante, ainsi que la plupart des seconds rôles. Les répliques sont parfois teintées de philosophie, le tout nous embarquant dans un polar dramatique surprenant. La mise en scène est très réussie, malgré un rythme finalement assez lent. Les musiques sont subtiles, même si le piano devient parfois redondant. Mais The Barber est une expérience à ne pas rater, étrange et parfois poétique.