Le quiproquo est toujours une valeur sûre comme point de départ d’un scénario. Très courant dans la comédie. Ici pour quelque chose qui est classé dans le registre du drame (n’exagérons pas quand même !). Le père et le fils, tous deux chefs d’orchestre de renom, dans une relation familiale aigre-doux. Le propos du film reposera sur le fait que la direction d’orchestre prestigieuse promise au fils est proposée par erreur au père qui en a toujours rêvé. Comment gérer ça sans froisser le paternel ? Ce sera le sujet et c’est plaisant. Au-delà, des pièces de musique classique qui raviront non seulement les amateurs mais aussi certainement les autres spectateurs pas spécialement férus. Double plaisir.
J'ai vraiment passé un bon moment avec ce film. Je l'ai trouvé parfait. Les comédiens sont bien choisis, ils jouent superbement bien. Ce film dit ce qu'il a à dire simplement, sans excès, sans démesure. La musique est bien choisie. C'est sublimement efficace. Bravo.
Maestro(s) ne va pas bouleverser l'histoire du cinéma mais se laisse apprécier même si Yvan Attal et Pierre Arditi n'ont pas l'air de bien s'impliquer et si leur jeu sent un peu à la figuration de complaisance. Mais cette histoire de chef d'orchestre de père en fils est assez bien menée et offre surtout l'occasion d'apprécier plusieurs moments de belle musique classique mise en image, c'est rare et comme ce n'est pas celle de nos playlistes préférées ça fait du bien de se dégourdir les oreilles et les yeux de temps à autre. On y apprécie Miou-Miou en grand-mère et on y remarque un fois de plus le jeune Nils Othenin-Girard déjà repéré il y a quelques jours dans Les couleurs de l'incendie : visiblement un jeune acteur (20 ans) avec une belle carrière devant lui.
10 571 abonnés
11 456 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 26 avril 2023
Inspiré de "Hearat Shulayim", film israélien nominé aux Oscar, "Maestro(s)" évoque une relation père-fils à travers un quiproquo. François et Denis sont tous les deux chefs d'orchestre sans que leur métier ou passion qu'ils ont en commun les rapproche. On peut même dire que c'est l'inverse avec comme une sorte de compétition entre eux. Quand Denis reçoit un prix au début du film, son père n'est pas là pour le féliciter. Quand ce dernier reçoit une proposition de rêve, il jubile, mais un peu trop vite. Pour un film de ce genre, on s'étonne quand même du peu de scènes entre les deux hommes. Ce malentendu fait quand même léger pour faire tout un film là-dessus. Je n'ai pas vu l'original, mais il n'y a pas grand-chose à raconter. Ce n'est pas drôle, ce n'est pas touchant, il n'y a pas de dramaturgie et les enjeux sont faibles sans parler de l'affiche qui spoile. Les acteurs font le travail et les passages musicaux agréables, ce qui permet de maintenir un certain intérêt, mais l'ensemble est moyen et oubliable.
Le récit d’une relation père-fils tumultueuse sur fond de conflit d’égo, qui vaut beaucoup pour son casting sans fausse note, notamment le duo Attal/Arditi qui donne du souffle à un scénario assez prévisible. 2,75
Aucune surprise ne sort de ces relations entre les protagonistes. La principale, celle père-fils entre Pierre Arditi et Yvan Attal, dont on peine à en comprendre la naissance, est tellement cousue de fil blanc qu’elle tue à elle seule le film.
Il y a de bonnes harmonies, notamment la confrontation d’un soir entre le père et le fils Dumar. Seulement le quiproquo demeure la fausse note. Que la secrétaire de Mayer, lequel est Directeur de la Scala de Milan (André Marcon), se trompe de personne en nommant le père (Pierre Arditi) maestro à La Scala de Milan alors qu’elle devait contacter le fils passe très bien. Mais que ce soit le fils (Yvan Attal) qui doit se charger de corriger l’erreur me paraît peu crédible. Ce n’était pas au fils de le faire mais à la secrétaire. Mais comme le scénario s’est appliqué dès le début à nous illustrer un père et un fils en mode relations compliquées, le réalisateur choisit ce gros bémol dissonant pour créer un faux suspens. Eh oui, comment le fils va-t-il manoeuvrer pour annoncer la nouvelle à son père qui se voyait déjà diriger la prestigieuse La Scala ?! A partir de là, je ne crois plus trop au récit et me laisse malgré tout bercer par quelques mouvements symphoniques. Bref, un film sans consistance, balisé… Balisé, pas tant que ça car la fin, je l’avoue, m’a surpris. Comme à l’image de Virginie (Caroline Anglade), « Maestro(s) » ne sera jamais premier violon.
Superbes numéros d'acteurs Et suspens psychologique bien amené : que ferait on a la place d'Attal ??? La bo est évidemment époustouflante et le tout très agréable à regarder
Ni mauvaise, ni bonne, la partition jouée se laisse écouter. La relation père fils est surexploitée mais manque de profondeur malgré les jeux d'acteurs à la hauteur
La relation père/fils est au coeur de ce film de Bruno Chiche. Ils exercent tous les deux la même profession, chef d'orchestre, mais sont quelque peu en froid. Quand un quiproquo survient sur le prénom de celui qui va être amené à diriger la célèbre Scala de Milan, cela va raviver les tensions au sein de la famille. Yvan Attal et Pierre Arditi récitent leur partition avec conviction, bien entourés par des seconds rôles efficaces comme Miou-Miou ou encore Pascale Arbillot. La place écrasante du père et les non-dits sont traités de manière un peu superficielle jusqu'au "happy end" final. L'ensemble tient la route grâce l'investissement des acteurs sans pour autant atteindre des sommets. Un remake correct d'un film israélien nommé "Footnote"
Bon le plus de ce film réside surtout dans les passages de musique qui sont vraiment top. Je suis pas le plus grand fan de classique mais il reste pas moins que les morceaux sont superbes. Le film reste dans le classique avec cette dualité père/fils mais l'erreur de Dumart pour ce poste prestigieux donne une tonalité propre à l'environnement de la musique et cela monte crescendo quand il tarde à lui avouer la vérité. Le duo Arditi/Attal ce débrouille bien en mec qui font la gueule toute la sainte journée!! Au final cela fini en happy end et de jolie manière. NOTE : 6/10
Bonne histoire, très bon scénario, excellents dialogues (justes poétiques parfois), et surtout une interpretation magnifique (Yvan Attal mérite toutes les louanges !)? Bref, un excellent film Français (ils se font rares en ce moment. Bravo !