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Oliv_78
53 abonnés
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4,0
Publiée le 28 décembre 2022
Un très bon film français, agréable a regarder de bout en bout. Il tient évidemment à la force et la présence des acteurs. Face à un Pierre Arditi sûr de son jeu, Yvan Attal est étonnant de justesse. Il est convaincant dans ce rôle souvent en retenue, où il aurait pu être écrasé par le métier d’Arditi. Il n’en est rien, et ça donne vraiment envie de le revoir. Les scènes d’orchestre sont magistralement filmées mais ce n’est pas un film musical, c’est bien l’affrontement entre les deux hommes qui reste le fil conducteur. Les rôles féminins sont attachants, avec une mention pour Catarina Murino, notamment dans sa magnifique première scène. Et même si la fin est improbable, c’est la magie du cinéma de vous faire sortir des chemins logiques.
Pas mal. Cela se laisse voir. L'intrigue est un peu faiblarde mais on passe un moment agréable avec ces acteurs de talent (Miou Miou, Attal, Arditi). Dommage que la musique passe un peu au second plan avec ces histroires de chefs d'orchestre. Une comédie dramatique dans la moyenne. Quoi qu'originale et sympathique, une scène finale peu plausible et peu crédible. Mais un film qu'on peut voir sans s'ennuyer.
Choisissez bien votre salle, évitez celle qui manque d'entretien et qui pourait gacher l'écoute, la bande son est extraordinaire, vous vous retrouvez au cœur de l'orchestre autant qu'au beau milieu de l'histoire. Un scénario simple, mais qui fait son effet.
Il y a déjà d’excellents films sur la musique [« Amadeus » (1984) de Miloš Forman, « Tous les matins du monde » (1991) d’Alain Corneau et « Le concert » (2009) de Raidu Mihaileanu pour n’en citer que 3]. Idem pour les films traitant des rapports père-fils [« L’horloger de Saint-Paul » (1974) de Bertrand Tavernier, « Un homme presque parfait » (1994) de Robert Benton et « Les invasions barbares » (2003) de Denys Arcand, par exemple]. Bruno Chiche a relevé le défi avec talent en transposant le film israélien « Footnote » (2011) de Joseph Cedar où père et fils sont des universitaires travaillant sur le Talmud, dans le petit monde des chefs d’orchestre. La gageure n’était pas évidente car, de prime abord, François Dumar (Pierre ARDITI) et son fils, Denis Dumar (Yvan ATTAL) sont plutôt antipathiques, le premier, bougon, égocentrique et jaloux de la notoriété de son fils qui vient d’obtenir une Victoire de la musique et le second, mutique, plein de ressentiment vis-à-vis de son père qu’il n’ose pas affronter directement mais la mayonnaise prend ! La mise en scène est fluide, sans temps morts, avec une belle photographie (Denis ROUDEN), notamment lors des concerts. La réussite est due aussi au talent des interprètes et à la qualité des seconds rôles [MIOU-MIOU, compagne (non mariée) de François et mère de Denis, Jeanne (Pascale ARBILLOT), agent et ex-femme de Denis, Virginie (Caroline ANGLADE), la nouvelle compagne de Denis et violoniste (crédible car coachée et doublée par Anne GRAVOIN violoniste) dans son orchestre et Mathieu, le fils de 18 ans de Denis et Jeanne] qui sont présents sans créer de digressions dans la narration. Comme souvent, les mauvaises relations entre le père et le fils proviennent de malentendus car ils s’aiment, sans se le dire. Même si la scène finale à la Scala de Milan [ouverture des « Noces de Figaro. K492 » de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)] n’est pas crédible d’un point de vue musical, elle n’en reste pas moins forte. Pour mémoire, les confusions de patronymes ne relèvent pas toujours de la fiction : ainsi, Kirk Douglas fut proposé comme président du jury du festival de Cannes en 1980, substitué (sous couvert de correction d’une coquille) à l’officiellement sélectionné, Douglas Sirk, cinéaste américain, mais inconnu du factotum adressant les invitations.
Alors que dire Du ou Des Maestros. J'ai bien aimé ce film français de Bruno Chiche, j'ai mis la note de 7 sur 10. On y voit une rivalité entre un père et son fils, une embrouille de famille comme on peut voir souvent dans les famille, une guerre d'égo... Yvan Attal et Pierre Arditi en haut de l'affiche, avec une petite touche de Miou-Miou dont ca faisait longtemps. Merci pour ce moment.
La première partie est plutôt bien rythmée et se regarde sans déplaisir. Malheureusement passé la moitié du film, beaucoup de longueurs et une histoire qui semble ne plus trop quoi savoir dire… L’ennui s’installe alors et malgré un film assez court on regarde sa montre pour savoir quand ca se termine… Au final pas terrible…
Ce n'est pas un mauvais film mais on sort de la salle avec un sentiment de déception. La bande-annonce laissait imaginer que le quiproquo serait le déclencheur d'un grand règlement de compte familial et, en fin de compte, le psychodrame père-fils n'est qu'un pétard mouillé. On a plutôt l'impression que Bruno Chiche a fait un cadeau à Pierre Arditi et Yvan Attal en leur permettant de diriger un orchestre le temps d'un film.
Maestro(s) est un film de Bruno Chiche sorti en 2022. Ce long métrage réunissant Yvan Attal et Pierre Arditi pour un duel (annoncé) au sommet assez décevant. Partant d'une histoire de rivalité familiale intéressante sur le papier, le scénario souffre d'un manque cruel d'épaisseur des personnages. Bien que les comédiens soient, dans l'ensemble, convaincant, le film manque cruellement de consistance. L'ensemble est cousu de fil blanc, avec des sous-intrigues peu intéressantes (spoiler: les liens de la relation entre Yvan Attal et Caroline Anglade, la surdité de cette dernière dans le film etc. ) qui viennent gonfler un film qui n'est déjà pas bien long (1h20). En outre, la réalisation de Bruno Chiche est assez impersonnelle, sans prise de risque, et renforce cet aspect sans grande consistance. Ces deux acteurs auraient mérité un plus bel écrin pour leur face à face. Reste un film fade et sans trop de saveur, qui se regarde sans être mémorable.
Le scénario de ce bon film tient sur un ticket restaurant. Mais le vrai sujet, c’est la Musique.. On en déguste de délectables tranches et avec une grande qualité de son ! Merci aux musiciens pro! Donc Arditi fait le papa, Miou la maman, Attal le fiston, chacun est à sa place.. il y a même une violoniste sourde très croquignolette. Pas de fautes de goût, mais tout de même un peu convenu, le fiston aurait pu par exemple jouer du rockn’roll.. Bref un produit léché, et un grand bonheur pour les oreilles !!
De bons numéros d'acteurs mais la relation père-fils ambiguë sans que l'origine en soit jamais évoquée et l'humour du quiproquo d'origine s'estompe vite. Au final, l'impression d'un film inclassable, savoureux sur le moment grâce aux talent des interprètes qui en sont le principal atout
Attal et Arditi s'amusent à jouer un duo père-fils où la rancoeur et la jalousie ont pris le dessus sur l'amour, la transmission et le sens de la famille. Les acteurs donnent corps à ces deux chefs d'orchestres avec brio, grâce à leurs sens du tempo dans des dialogues bien léchés. Une scène de confrontation à huis clos pleine de tension constitue un sommet du film. Le scénario a l'air sur les rails de prime abord mais nous cueille sur le dernier tiers et on est ému , et même surpris , et on se laisse finalement emporter par cette belle histoire , menée par son réalisateur à la baguette.
Un vrai film d'acteurs où cette rivalité père fils fait éclater de vrais moments de cinéma. Le réalisateur a su retranscrire des sentiments profonds dans ces personnages passionnés. Nous sommes bercés entre un Paris magnifique, la Scala de Milan et une bande son géniale. Un film à conseiller à tous les amoureux de musique classique, mais pas que! Les néophytes se trouverons tout aussi bien portés par le jeu fantastique de Pierre Arditti, Yvan Attal et Pascale Arbillot. Quel plaisir également de retrouver Miou-Miou et de découvrir ce jeune acteur Nils Othenin-Girard qui joue le fils et petit-fils des 2 chefs d'orchestre.
Ponctué de magnifiques morceaux et airs classiques, "Maestro(s)" offre un face-à-face très intéressant entre un père et son fils. L'interprétation de Pierre Arditi est encore une fois magistrale et Yvan Attal est tout aussi subtil et sincère. Le reste du casting est au diapason. La réalisation est quant à elle sobre et élégante et ne souffre d'aucune baisse de rythme. Cependant, cet affrontement perd considérablement en intensité dans une deuxième partie qui aboutit à un final un peu facile.