La Pampa
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425 critiques spectateurs

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lancelo25
lancelo25

38 abonnés 90 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juillet 2025
Un film à sensations fortes, portés par ses jeunes acteurs. Sayyid El Alami, est impressionnant par la maturité de son jeu. Une petite réserve pour Damien Bonnard, habituellement très incarné qui semble cette fois à coté de son rôle. Un grand film au sujet atypique qui cueille son spectateur à rebrousse-poil et le touche par l’universalité des sentiments qu’il déploie.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 807 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2025
Qui est le film ?
La Pampa est le premier long-métrage d’Antoine Chevrollier, réalisateur auparavant connu pour ses travaux en télévision (En thérapie, Baron noir). Ici, il se détache du format sériel pour inscrire son cinéma dans la matière brute du territoire : une campagne angevine vue comme un écosystème social, saturé de codes, de silences et de tensions. Sorti en 2024, le film s’inscrit dans une série de fictions françaises contemporaines qui interrogent la masculinité et la ruralité.

En surface, le récit paraît simple : deux amis d’enfance, Jojo et Willy, passent leur été entre compétitions de motocross, amitiés rugueuses et angoisses adolescentes. Mais un secret (l’homosexualité de Jojo) vient fissurer l’équilibre du groupe. La promesse affichée du film ? Explorer, sans manichéisme, ce que veut dire "être un homme" dans une ruralité figée, et ce que coûte la différence quand elle surgit dans un monde qui ne veut pas la voir.

Que cherche-t-il à dire ?
Derrière sa chronique réaliste, La Pampa est un film sur l’effondrement discret des modèles virils. Chevrollier ne filme pas tant l’homosexualité que ce qu’elle dérange : un ordre masculin fondé sur la force, le mutisme, la conformité.

De plus, le film interroge la nature même du lien : que vaut l’amitié dans un monde où l’intimité est piégée par la norme ? Jusqu’où peut-on soutenir un ami sans se désolidariser du groupe ? La tension principale du film naît de là : entre fidélité affective et loyauté sociale.

Par quels moyens ?
Dès l’introduction, le terrain de motocross est filmé comme une arène : contre-plongées sur les corps, bruit saturé des moteurs, poussière en suspension. Ce n’est pas un sport, c’est un lieu où se rejoue la virilité comme performance. La mise en scène traduit l’appartenance autant que l’oppression.

Mais plus tard, un moment suspendu survient lors d’une soirée : Jojo, en retrait, observe les autres garçons. Sa silhouette est décadrée, comme égarée dans le cadre. Ce choix de mise en retrait visuel traduit le désaccord intime : il est là, mais pas avec eux. Une solitude non dramatique, presque invisible.

Chevrollier emploie aussi les visages comme cartographie affective. Sayyid El Alami (Willy) est constamment traversé par le doute : le cadre s’attarde sur ses hésitations, ses regards fuyants, ses gestes contenus. Il devient témoin de la tragédie, mais aussi relais de sa possible réparation. Son jeu est discret, mais chargé jamais démonstratif.

Autre scène essentielle : celle de la révélation. La rumeur de l’homosexualité de Jojo se diffuse via un enregistrement. Et cette enregistrement sera une traînée de poudre numérique dans un monde socialement inflammable.

Où me situer ?
Je regarde La Pampa admiratif devant la manière dont Chevrollier filme sans surligner, laisse respirer les silences, fait du motocross une matière dramatique. Il évite les pièges du film à message, préfère l’écoute à la dénonciation, et donne à son duo d’acteurs une humanité rare. Mais je reste en retrait sur certains points : la structure, parfois un peu mécanique (exposition / bascule / tragédie), affaiblit la tension dramatique ; certaines scènes secondaires manquent de densité. Le film aurait pu, par moments, explorer plus profondément ses "antagonismes" notamment la figure paternelle ou l’école comme institution.

Mais ce léger déséquilibre n’invalide pas le projet. Il témoigne plutôt d’un film qui cherche une forme juste, même au risque de la fragilité. En cela, La Pampa rejoint une série de films français récents qui préfèrent la justesse au spectaculaire, le trouble au discours.

Quelle lecture en tirer ?
La Pampa n’est pas une dénonciation de la ruralité, ni une ode à la différence. C’est un film sur l’entre-deux : l’instant où quelque chose bascule, non parce qu’on l’a voulu, mais parce que le monde ne laisse pas le choix. La motocross, les virées à la rivière, les repas familiaux : tout semble banal, mais tout pèse. C’est un cinéma de la saturation, où l’intime est traversé de forces invisibles (normes, loyautés, peurs) qui finissent par trancher.
Enzo
Enzo

21 abonnés 275 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2025
Un film français plutôt bien fait. Les acteurs sont crédibles, l'intensité est là. Il est toujours bon de dénoncer certains comportements. Bravo.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2025
Premier long-métrage d’Antoine Chevrollier, qui s’est forgé un réputation solide en tant que réalisateur et scénariste de séries (Baron noir, Le bureau des légendes, Oussekine), La Pampa nous plonge dans l’atmosphère d’une petite ville du Maine-et-Loire, celle-ci même où le cinéaste a grandi. À travers une histoire d’amitié entre deux enfants du pays qui évoluent dans le milieu du moto-cross, le film interroge avec finesse le rapport à la masculinité, aux minorités, à l’ouverture aux autres, à la culpabilité, à la reconstruction personnelle après un drame intime. Porté par d’excellents acteurs (Sayyid El Alami, Amaury Foucher, Damien Bonnard, mais aussi Artus dans un rôle à contre-emploi – l’une des meilleures idées du casting), le long-métrage installe son intrigue, avant un premier coup de théâtre qui entraîne une séquence d’une trentaine de minutes qui compte parmi les plus bouleversantes et les plus palpitantes récemment vues au cinéma. Après un second coup de théâtre, le film nous embarque dans une dernière partie toujours aussi émouvante mais un peu plus maladroite et un brin incohérente, qui parvient néanmoins à maintenir un niveau d’intensité impressionnant. Puissant et incarné.
Marge Zill
Marge Zill

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juin 2025
Un merveilleux film sur l'amitié et la résilience.
La sexualité d'un des personnages et ce qui gravitait autour n'est pas le plus important selon moi.
AMITIE et RESILIENCE
black-kanagar
black-kanagar

19 abonnés 182 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2025
Une claque que ce film. Une claque que ce jeune acteur Sayyid El Alami qui est formidable de vérité. Artus y tient un role à contre emploi avec brio. L'homosexualité en milieux rural est à mille lieux des soirées dans le marais. Je n'ai pas mis 5 car cela me fait un peu mal de ne voir que des films ou il y a un gay doit être en l'occasion il l'est.
Matt
Matt

26 abonnés 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2025
Loin des codes et cassant les clichés, la Pampa nous prend aux tripes et ne nous lâche pas une seconde. Ce qui m’a le plus bluffé c’est le jeu de TOUS les acteurs présent ici, et livrant une prestation déchirante à base d’amitié et d’amour, de tristesse et de promesse.
🎞️  DaeHanMinGuk 🎬
🎞️ DaeHanMinGuk 🎬

235 abonnés 2 467 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juin 2025
Ce premier film d’Antoine Chevrollier a du fond : les bouleversements de l’adolescence, le sport, la camaraderie et les attirances sexuelles, le harcèlement et le rejet de l’autre. Beaucoup de sujets très bien traités, très bien filmés et très bien interprétés.
Ciné-13
Ciné-13

176 abonnés 1 442 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2025
2 découvertes : l’intensité du jeu d’acteur de BONNARD qui est littéralement habité par le drame et notre jeune héros subtilement bouleversé par la situation. Les ados sont malheureusement une nouvelle fois démontés par des dialogues triviaux mais tellement représentatifs ! ARTUS a un rôle à contre-emploi assez efficace. Et puis on s’intéressera -anecdoctiquement- à la Tenture de l’Apocalypse exposée au château d’Angers. L’image est dure , un peu saturée et rend le propos téléfilmesque. Mais l’émotion est au RDV...
Sacha Bony
Sacha Bony

5 abonnés 85 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2025
La Pampa est un drame touchant qui traite avec finesse des thèmes difficiles, quitte à parfois en aborder trop et laisser quelques pistes sans conclusion. Mais qu’importe : les personnages restent puissants, portés par des acteurs convaincants et prometteurs. Un film sincère, poignant et humain. À voir !
fabienleouf
fabienleouf

8 abonnés 144 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juin 2025
une très bonne histoire touchante et émouvante avec des acteurs vraiment formidables, franchement j'ai vraiment halluciné aussi bien que l'histoire que la mise en scène du scénario au top je peux que le conseiller
David B.
David B.

55 abonnés 595 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2025
Une histoire d’amitié émouvante, où chacun trace sa route, son chemin souvent tortueux, fait de joies, de partages mais aussi de drame. Très touchant.
Stephan B.
Stephan B.

2 abonnés 87 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2025
C'est un scénario dans son époque qui nous jette à la face ce qui empêche une société d'être accueillante: les préjugés, l’homophobie (tue), les réseaux sociaux, la famille. C'est aussi un regard sur une France périurbaine. Scénario imprévisible, acteurs qui jouent très bien la partition - mention spéciale à Artus et Sayyid El Alami décidément quel acteur ! A voir et à revoir avec des ados.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2025
L’histoire de "La Pampa" suit Willy et Jojo, deux ados unis par l’amitié et la passion du motocross. Leur quotidien bascule lorsque Willy découvre le secret intime de Jojo, et que la communauté se révèle dans sa lourdeur : paternité oppressante, masculinité toxique, harcèlement à l’adolescence. Les deux comédiens crèvent l’écran : Sayyid El Alami, véritable révélation, incarne Willy avec une justesse rare, et Amaury Foucher capte l’attention dans un rôle plus en retrait, mais essentiel. Au fil de sa progression, "La Pampa" interroge la place des garçons dans une société patriarcale, la fragilité des liens, l’impact destructeur d’un secret. Un premier film sincère.
FaRem

10 595 abonnés 11 634 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2025
Willy et Jojo sont fous de moto, une passion qui pourrait être leur porte de sortie afin de quitter leur coin paumé. Ils ont envie d'autres choses, d'être qui ils veulent et de s'affranchir des attentes à la fois sociales et familiales. La vie d'ailleurs, ils en ont un aperçu à travers le personnage de Marina qui critique la mentalité fermée de certaines personnes et qui se moque de ce qu'on dit d'elle. Si le secret dont il est question n'est pas une grande surprise, j'ai aimé la direction prise par l'histoire au sujet de la relation entre Willy et Jojo. Ce n'est pas une amitié qui est testée comme dans d'autres films, mais plutôt une preuve d'amitié et d'ouverture d'esprit. L'acceptation d'un côté, le rejet de l'autre au cœur d'une histoire qui capte avec sincérité et crédibilité les différents sentiments ressentis par les personnages dans un climat qui fait parfois froid dans le dos. L'impossible deuil, l'intolérance, le désir des enfants contre celui des parents, la masculinité toxique, "La Pampa" ne développe pas tout, mais Antoine Chevrollier signe un premier film touchant et percutant malgré une dernière partie qui semble de trop.
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