Premier long-métrage d’Antoine Chevrollier, qui s’est forgé un réputation solide en tant que réalisateur et scénariste de séries (Baron noir, Le bureau des légendes, Oussekine), La Pampa nous plonge dans l’atmosphère d’une petite ville du Maine-et-Loire, celle-ci même où le cinéaste a grandi. À travers une histoire d’amitié entre deux enfants du pays qui évoluent dans le milieu du moto-cross, le film interroge avec finesse le rapport à la masculinité, aux minorités, à l’ouverture aux autres, à la culpabilité, à la reconstruction personnelle après un drame intime. Porté par d’excellents acteurs (Sayyid El Alami, Amaury Foucher, Damien Bonnard, mais aussi Artus dans un rôle à contre-emploi – l’une des meilleures idées du casting), le long-métrage installe son intrigue, avant un premier coup de théâtre qui entraîne une séquence d’une trentaine de minutes qui compte parmi les plus bouleversantes et les plus palpitantes récemment vues au cinéma. Après un second coup de théâtre, le film nous embarque dans une dernière partie toujours aussi émouvante mais un peu plus maladroite et un brin incohérente, qui parvient néanmoins à maintenir un niveau d’intensité impressionnant. Puissant et incarné.
Un merveilleux film sur l'amitié et la résilience. La sexualité d'un des personnages et ce qui gravitait autour n'est pas le plus important selon moi. AMITIE et RESILIENCE
Une claque que ce film. Une claque que ce jeune acteur Sayyid El Alami qui est formidable de vérité. Artus y tient un role à contre emploi avec brio. L'homosexualité en milieux rural est à mille lieux des soirées dans le marais. Je n'ai pas mis 5 car cela me fait un peu mal de ne voir que des films ou il y a un gay doit être en l'occasion il l'est.
Loin des codes et cassant les clichés, la Pampa nous prend aux tripes et ne nous lâche pas une seconde. Ce qui m’a le plus bluffé c’est le jeu de TOUS les acteurs présent ici, et livrant une prestation déchirante à base d’amitié et d’amour, de tristesse et de promesse.
Ce premier film d’Antoine Chevrollier a du fond : les bouleversements de l’adolescence, le sport, la camaraderie et les attirances sexuelles, le harcèlement et le rejet de l’autre. Beaucoup de sujets très bien traités, très bien filmés et très bien interprétés.
2 découvertes : l’intensité du jeu d’acteur de BONNARD qui est littéralement habité par le drame et notre jeune héros subtilement bouleversé par la situation. Les ados sont malheureusement une nouvelle fois démontés par des dialogues triviaux mais tellement représentatifs ! ARTUS a un rôle à contre-emploi assez efficace. Et puis on s’intéressera -anecdoctiquement- à la Tenture de l’Apocalypse exposée au château d’Angers. L’image est dure , un peu saturée et rend le propos téléfilmesque. Mais l’émotion est au RDV...
La Pampa est un drame touchant qui traite avec finesse des thèmes difficiles, quitte à parfois en aborder trop et laisser quelques pistes sans conclusion. Mais qu’importe : les personnages restent puissants, portés par des acteurs convaincants et prometteurs. Un film sincère, poignant et humain. À voir !
une très bonne histoire touchante et émouvante avec des acteurs vraiment formidables, franchement j'ai vraiment halluciné aussi bien que l'histoire que la mise en scène du scénario au top je peux que le conseiller
C'est un scénario dans son époque qui nous jette à la face ce qui empêche une société d'être accueillante: les préjugés, l’homophobie (tue), les réseaux sociaux, la famille. C'est aussi un regard sur une France périurbaine. Scénario imprévisible, acteurs qui jouent très bien la partition - mention spéciale à Artus et Sayyid El Alami décidément quel acteur ! A voir et à revoir avec des ados.
L’histoire de "La Pampa" suit Willy et Jojo, deux ados unis par l’amitié et la passion du motocross. Leur quotidien bascule lorsque Willy découvre le secret intime de Jojo, et que la communauté se révèle dans sa lourdeur : paternité oppressante, masculinité toxique, harcèlement à l’adolescence. Les deux comédiens crèvent l’écran : Sayyid El Alami, véritable révélation, incarne Willy avec une justesse rare, et Amaury Foucher capte l’attention dans un rôle plus en retrait, mais essentiel. Au fil de sa progression, "La Pampa" interroge la place des garçons dans une société patriarcale, la fragilité des liens, l’impact destructeur d’un secret. Un premier film sincère.
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3,5
Publiée le 9 juin 2025
Willy et Jojo sont fous de moto, une passion qui pourrait être leur porte de sortie afin de quitter leur coin paumé. Ils ont envie d'autres choses, d'être qui ils veulent et de s'affranchir des attentes à la fois sociales et familiales. La vie d'ailleurs, ils en ont un aperçu à travers le personnage de Marina qui critique la mentalité fermée de certaines personnes et qui se moque de ce qu'on dit d'elle. Si le secret dont il est question n'est pas une grande surprise, j'ai aimé la direction prise par l'histoire au sujet de la relation entre Willy et Jojo. Ce n'est pas une amitié qui est testée comme dans d'autres films, mais plutôt une preuve d'amitié et d'ouverture d'esprit. L'acceptation d'un côté, le rejet de l'autre au cœur d'une histoire qui capte avec sincérité et crédibilité les différents sentiments ressentis par les personnages dans un climat qui fait parfois froid dans le dos. L'impossible deuil, l'intolérance, le désir des enfants contre celui des parents, la masculinité toxique, "La Pampa" ne développe pas tout, mais Antoine Chevrollier signe un premier film touchant et percutant malgré une dernière partie qui semble de trop.
j'ai été agréablement surpris par le film. L'histoire est bien menée et bien jouée par de bons acteurs qui croient en ce qu'ils font. Très bonne surprise