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Eric Dugelay
8 abonnés
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2,5
Publiée le 5 mars 2025
Malaise dans La Pampa
Commenter La Pampa sans la spoiler ? Dire que le film d’Antoine Chevrollier campe une belle amitié entre deux ados mais ramène le spectateur à une France que j’espère derrière nous, que nos teens d’aujourd’hui sont plus résistants et moins cons que ce que le film nous dit, même à la campagne (!). Au-delà d’une noirceur décalée, j’ai vu des regards pleins de lumière, ceux d’un père (joué par l’excellent Damien Bonnard) à son fils et à celui de feu son ami, ai cru à la force de ces liens, une paternité et une complicité d’une puissance décuplée par la quête de la performance sportive (en moto cross). Après Oussekine, Antoine Chevrollier a fait à nouveau confiance à Sayyid El Alami pour jouer l’un des deux copains, Willy. Il a eu raison, l’acteur éclaire le film de sa noire beauté. À l’inverse, les débuts cinématographiques d’Amaury Foucher jouant Jojo ne m’ont pas convaincu, mais je n’aime pas le dire ainsi et lui donne quitus car son mandat était d’incarner une tête brûlée dont je maintiens qu’elle est improbable.
Après un début de métrage non sans rappeler le récent Vingt Dieu (aussi bien thématiquement que dans son unité de lieu où encore ans quelques traits familiaux partagés) mais aussi uelques craintes nourries par cette jeunesse qui au delà de vivre sur des terres reculées ont surtout la palabre ''racailleuse'', le film sort ses cartes une à une et présente un jeu d'une solidité quasi-inespérée.
Les couches se superposent et offrent un panel de préoccupations fortes et bien plus universelles que ce à quoi je m'attendais.
Aux détours d'embranchements honnêtes et bien ficelés, la photographie s'autorise des sorties inspirées et la musique, discrète, fait pourtant mouche à plusieurs reprises.
Le casting, quant à lui, à l'image du métrage déploie toute son envergure sans jamais tomber dans la pétulance.
J'y suis allé sans trop savoir, à l'instinct, je saurai dorénavant en parler en toute connaissance.
Déjà ,nous voilà ,depuis quelques films débarrassés du parisianisme ,copinage ,entre soit et cela donne un bol d'air au cinéma français . Alors la Pampa ? Si film de fiction , bon film, bien joué ,belle histoire d'amitié et difficultés de faire des deuils quels qu'ils soient. Si film sociétal , trop outrancier dans ses prises de position pas la vraie vie de province quoique le film tente de nous le faire croire, Une constante ,quel que soit l'angle de vue ,une musique plombante ,dommage! Je ne me suis pas ennuyé , loin de là et j'ai repensé à mes années provinciales ,sans trop reconnaitre d'époque :Fiction?
"La Pampa" est une réussite tant il est immersif et fin, avec des scènes authentiques et des dialogues qui sonnent vrai. L’histoire d'amitié nous touche, portée par des acteurs qui livrent de très bonnes prestations, nous offrant des scènes aussi explosives, brutes que subtiles. Cependant, certains passages sont un peu longs et manquent de concision, ralentissant le flux de l’histoire. De plus, le film a tendance à être un peu trop explicite, ce qui enlève de la subtilité à certains passages. Le schéma narratif est aussi très linéaire, mais tout à fait respectable. En tout cas, ce film ne laisse pas indifférent et puise sa force dans de nombreuses bonnes sources.
Wow ! Énorme claque ! C'est violent, beau et donc bouleversant. Ça parle de plein de choses (amitié, préjugés, deuil, construction identitaire..) parce que la vie c'est comme ça, ça n'est pas une problématique à la fois. Et c'est d'une humanité et d'une justesse incroyables. Acteurs et actrices sont tous excellents, le 1er rôle carrément époustouflant. Sûr que j'irai voir le prochain film de ce réalisateur !
La très grande et belle force de La Pampa réside dans son approche lumineuse de sujets graves, de son refus de toute complaisance dans la détresse humaine au profit d’une immersion épurée et simple dans le quotidien des êtres qui vivent et animent ce terrain de moto-cross présent dès le titre et porté par différents espaces environnant (la buvette, la piscine) et diverses pièces de vêtements (t-shirt bleu, combinaison multicolore). La métaphore de la tapisserie de l’Apocalypse, exposée à Angers, définit cet espace sportif comme une jungle où les relations entre les participants sont biaisées et invalidées par une réalité intérieure que le long métrage sonde avec délicatesse : spoiler: l’entraîneur cache un secret inavouable qui menace sa famille et sa réputation, le père manque à ses devoirs pour se faire coach vampirique, le champion doit subir la passion du premier et les frustrations du second dans un cercle infernal duquel il sera rejeté parce que sa différence à lui se révèle publiquement là où celle des autres demeure tue. Le filmage en go-pro de la dernière course figure ce chaos d’intérêts et de sentiments contradictoires au sein d’un milieu masculin où les bécanes rutilantes participent à la construction d’une virilité de substitution – nous observions déjà cette mise en abyme dans Spetters de Paul Verhoeven, sorti en 1980. La douceur affichée résulte alors du choix d’une focalisation principale reposant non pas sur la victime mais sur son ami, décentrement narratif à valeur d’universalité, décentrage thématique qui intègre une réflexion plus vaste sur la filiation et sur la destinée familiale : le terrain de moto-cross s’avère être d’autant plus démoniaque qu’il empêche la renaissance de Willy en le subordonnant, encore et encore, à l’ombre spoiler: d’un père absent, irremplaçable en dépit des tentatives de la mère et de David . La camera obscura réalisée par Marina renvoie à cette vie intérieure singulière nécessaire à l’émancipation, à la « révélation » d’une Apocalypse qui se trouve forcément ailleurs, hors du village, en direction peut-être de la grande ville. Le train pour espérer l’atteindre. Une œuvre subtile, magnifiquement mise en scène et interprétée.
Beaucoup de sentiments dans ce film avec un acteur principal promis à un grand avenir je l’espère… d’une très grande justesse dans les émotions, juste dans les regards… si jamais il y a une suite…
Un film poignant. Les deux jeunes acteurs principaux, Sayyid El Allami et Amaury Foucher, sont justes. Ils imprègnent ce film qui abordent des sujets difficiles : le deuil, l'homophobie, les attentes trop lourdes des parents envers leurs enfants, la difficulté à dialoguer. Une réalisation percutante.
Très bon sujet qui aurait pu faire naître une forte émotion. Hélas mal filmé, inaudible, acteurs médiocres hormis Damien Bonnard qui dégage une certaine émotion dans la deuxième partie du film. Dommage, il y avait vraiment matière à faire un film original et émouvant
« Les copains d’abord» Le sujet de l’homophobie revient avec ce film d’amitié entre 2 potes qui font du motocross, l’un étant boosté par son père qui veut réussir à travers lui, tout cela en Maine-et-Loire. L’histoire est finement amenée, l’analyse psychologique des parties en présence intéressante. On remarque particulièrement le jeune Sayyid El Alami qui joue à merveille dans tous les registres, dont celui de l’ado en pleine crise qui souffre pour son ami.
Un beau film, plein d’émotions, avec une belle histoire d’amitié ! Parfois on rit, parfois, on pleure c’est vraiment une belle histoire à la fois dur et tellement simple par ses sentiments. Les acteurs sont tous parfaits !
Quelle histoire et quel jeu d’acteurs! On est embarqué assez rapidement, entre fougue de la jeunesse, image de la société et réalité de la vie. Un film d’auteur à voir !
L'année 2024 nous a livré des films prônant un retour à la ruralité et aux choses simples, à nos racines en les encrant dans un contexte social fort. Le début de 2025 perpétue cette ligne directrice avec l'apparition de jeunes réalisateurs issus de milieux modestes et ruraux dans le paysage cinématographique et qui ont du talent !!
Ayant vu "Leurs enfants après eux" il y a peu, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer qu'il y avait énormément de similitudes entre ces films. Cela m'a beaucoup dérangé durant la première partie de l'histoire... Mais c'est le seul "défaut" que j'ai touvé !!
La BA joue sur un secret mais ne vous inquiétez pas il est vite dévoilé dans le récit. Surtout, ne vous dites pas que vous avez tout vu car il y a un vrai rebondissement dans le scénario qui bouleverse complètement le reste de l'histoire. Et c'est là que j'ai vraiment été emportée et émue !!
C'est un premier film réussi qui décrit vraiment l'intolérance qui règne dans le milieu rural, dans ces villages où tout le monde se connait et où ne peut pas être véritablement soi-même. Il traite également du harcèlement scolaire, de l'amitié si forte que notre ami fait un peu parti de la famille, de la toxicité de la famille et du rapport à la masculinité faussé et bien d'autres choses....
Le capital émotionnel de ce film est apporté par deux acteurs principaux qui sont criants de vérité et très justes dans leur jeu.
Sayyid El Allami est incroyable. J'avais remarqué son intensité de jeu dans "Leurs enfants après eux" mais son rôle n'était pas assez mis en avant... Ici, il peut déployer toute l'ampleur de son talent : un simple regard peut en dire tellement plus que des mots. J'ai été bouleversée par ses non-dits et la capacité de maîtrise de ses émotions.
Mention spéciale également à Artus qui dévoile ici un jeu plus sombre : comme je l'ai détesté dans ce film !! Lui qui a un fort capital sympathie, il est vraiment détestable !
Un film dont on ne peut pas sortir indemne et dont je ne vais pas spoiler le twist car il gâcherait votre surprise...
Un chef d œuvre ! J ai adore ce film les acteurs sont incroyables le ton est juste tout est limpide sans exces Je souhaite une belle carrière a ces 2 jeunes acteurs , j’ai été ému par ce film il me rappelle un autre que j ai beaucoup aimé il y a longtemps Seule la terre Merci au réalisateur d avoir maitrise un sujet difficile