Entre l’Ukraine et la France, Oxana créé avec d’autres militantes féministes un mouvement d’activisme pour lutter contre la dictature et le patriarcat. C’est la naissance des FEMEN. Un peu brouillon, le film a du mal à convaincre…
J'ai trouvé ce film passionnant par bien des aspects : les FEMEN bien sûr, l'Ukraine et son histoire récente, l'évolution du personnage d'Oksana, de la religion et la peinture d’icône à l'athéisme où elle même devient une icône et son corps son support. L'interprétation d'Albina K. est remarquable Cependant j'ai été gênée par un montage dans lequel j'ai trouvé certaines scènes trop longues et d'autres trop courtes. Et la fin du film traine un peu
Je suis une réfugiée politique, une artiste, une activiste et une sextrémiste. C’est ainsi que se présente Oksana Chatchko lorsqu’elle arrive en France, en 2013. C’est ce qu’a vécu durant une quinzaine d’années cette ukrainienne originaire de la ville de Khmelnytskyï, située à près de 300 kilomètes au sud-ouest de Kiev, que la réalisatrice française Charlène Favier a choisi pour nous raconter l’histoire du mouvement Femen dont elle a été une des fondatrices. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-oxana/
Très beau biopic qui parle de cette femme oxana qui mérite d'être connu je connaissais pas son histoire c'est une militante qui défend ses idées dans un mouvement qui se nomme FEMEN ce film mérite d'être vu.
Eu égard à la vie convulsive et combattante de Oksana Chatchko, cofondatrice du mouvement femen, dans l'Ukraine de 2008, il est assez logique que son portrait tracé par Charlène Favier, dont on n'a pas oublié l'excellent premier long, Slalom, ne soit pas un biopic linéaire et sage. Le film fait sans cesse la navette entre 2018 à Paris, qui devrait être l'année de la consécration pour Oksana, en tant qu'artiste, et le parcours d'engagement de cette jeune femme, pour qui l'art et la révolution sont les deux piliers de son existence. Sans brouiller le message, disons que cette construction en flashbacks a tendance à mettre l'accent en priorité sur ses engagements alors que la réalisatrice ne cache pas qu'elle voulait aussi, et sans doute surtout, parler de l'évolution d'une femme, à la fois pure et complexe , entre la religion, le militantisme et la peinture. Concernant le collectif qu'elle a contribué à créer, et dont elle a été finalement peu ou prou écartée, il est souvent réduit pour beaucoup à une révolte menée seins nus et le film a le mérite de le resituer dans l'espace et le temps, même si son affiche essaie de le faire résonner en fonction de l'actualité, et c'est de bonne guerre, si l'on ose dire. Le casting ukrainien a pris du temps et beaucoup d'énergie à la cinéaste, qui a ensuite dû se résoudre à tourner en Hongrie, mais il est l'un des grands atouts du long métrage, avec la magnétique Albina Korzh en première ligne, qui incarne avec brio cette femme puissante et fragile.
Oksana Chatchko (1987-2018) fut l’une des trois cofondatrices du mouvement Femen. Elle grandit dans une petite ville ukrainienne. Passionnée d’art, elle se consacre à la réalisation d’icônes à côté de ses études à la faculté de philosophie. C’est alors qu’elle rencontre deux jeunes femmes de son âge et fonde le mouvement Femen. Chatchko en inspire l’esthétique : buste nu, slogan peint à même le corps. Le mouvement mène des opérations coup de poing en Ukraine, en Biélorussie – où elles sont torturées par la police – et en Russie – où elles manifestent contre Poutine le jour de l’élection présidentielle. Les Femen quittent l’Ukraine pour la France où elles obtiennent l’asile politique. Elles se divisent bientôt, Oksana Chatchko critiquant le virage autoritaire et fashion tendance pris par le mouvement sous l’impulsion d’Irina Chevtchenko.
Oxana est le troisième film de Charlène Favier. On avait beaucoup aimé son premier, "Slalom", sur l’emprise exercée par un entraîneur de ski sur une jeune sportive de compétition. Noée Abita y jouait le rôle principal. Elle a un petit rôle dans "Oxana", celui d’Apolonia Sokol, qui héberge Oksana à son arrivée en France dans une communauté d’artistes dans le dix-huitième arrondissement. D’ailleurs qui a vu le récent documentaire consacré à cette jeune artiste surdouée, "Apolonia, Apolonia", se souvient qu’y apparaissait en arrière-plan le personnage d’Oksana.
Oxana" a une qualité incontestable : nous raconter, avec une grande fidélité, l’histoire du mouvement des Femen, sa naissance, sa célébrité grandissante, son expatriation en France, ses tiraillements…. Inna Chevtchenko, sa figure emblématique, dont on apprend qu’elle n’a pas participé à la création du mouvement mais l’a rejoint plus tard pour en accaparer la direction, en prend pour son grade. Je me suis demandé comment elle avait réagi à cette version des faits et si elle avait saisi la justice pour la faire interdire.
On s’interroge en regardant "Oxana" sur la valeur ajoutée de la fiction sur le documentaire. Ce que le film nous raconte des Femen, un documentaire – tel que celui tourné en 2014 par le réalisateur suisse Alain Margot "Je suis Femen" – l’aurait aussi bien voire mieux raconté. L’intérêt de la fiction est du côté de son personnage principal et du portrait incandescent qu’elle en fait. Oksana est une jeune femme ardente et entière. Pénétrée de religion, elle veut entrer dans les ordres gamine et en est dissuadée par un pope qui lui conseille de développer ses talents artistiques et de peindre des icônes. Le féminisme est pour elle une autre religion à laquelle elle se consacre à corps perdu.
Le défaut hélas d’"Oxana" est que cette incandescence, selon moi, fait long feu. L’actrice qui l’incarne a beau payer de sa personne, son interprétation m’a semblé bien fade. Je n’ai pas vibré, je n’ai pas trouvé touchante cette figure qui avait vocation à l’être.
"Lorsque la survie, la fuite ou les prières ne suffisent plus, il ne reste que la lutte pour se redéfinir et affirmer tout son être. C’est dans cet état d’esprit que l’artiste ukrainienne Oksana Chatchko a donné naissance au mouvement des Femen. Aujourd’hui encore, les droits des femmes sont plus que jamais menacés au XXIe siècle et Charlène Favier, révélée avec son premier long-métrage Slalom, délivre avec Oxana un nouveau portrait de femmes en quête de justice et de résilience. La cinéaste utilise la toile pour y peindre les émotions et l’histoire d’une authentique icône, à la fois vulnérable, indépendante et révolutionnaire."
"Douée depuis son enfance pour l’illustration d’icônes religieuses, la jeune femme met à profit ses talents pour transformer le corps féminin en œuvre d’art. Et toute œuvre délivre un message. C’est l’aspect poétique d’Oxana qui ressort de ses réalisations et de ses idées avant-gardistes, bien avant que le mouvement MeToo ne s’installe durablement dans la société contemporaine. Elle était la plus entreprenante dans ses actions, où la forme compte autant que le geste de se dévêtir. [...] L’isolement d’Oxana est un élément qui sert à la compréhension du personnage. Ce qui démarque cette nouvelle œuvre de Favier avec ses précédentes, c’est le fait d’explorer la psyché de son héroïne avec beaucoup plus d’onirisme. Les symboles christiques sont assimilés par le regard et le jeu subtil d’Albina Korzh. C’est une aura de pureté qui se dégage d’elle et la mémoire d’Oksana Chatchko est sublimée à l’écran, comme si on empilait plusieurs mosaïques pour alimenter la narration."
"C’est dans un contexte sous pression, où l’on rejette aussi bien son art que son histoire, que Charlène Favier étudie les réactions de l’artiste dans un second temps. Une étude qui s’achève par une tragédie qu’elle stylise par respect à celle que l’on peut s’identifier de bien des manières, car « tout le monde peut se déclarer Femen ». Tout le monde peut incarner une idée. Oxana constitue ainsi une lutte ouverte pour les droits des femmes et un portrait solennel d’une artiste qui avait tout pour briller, mais qui a choisi de repeindre les ténèbres pour se sentir vivante et libre."
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Un film qui m'a beaucoup apprit sur le mouvement femen au travers l'histoire de Oxana Chatchko magistralement interprétée par l'actrice Albina Korzh. Ce film raconte l'histoire de ce mouvement au travers le parcours d'une de ses fondatrices et insiste sur les revendications politiques liées a l'air Poutine. Très bien fait et réaliser surtout pour les reconstitutions de la répression policière dans les pays de l'est.
Ce film qui retrace le parcours de la militante féministe d’origine ukrainienne Oxana, faisant partie des fondatrices du mouvement Femen. Avec son choix d’une narration éclatée, le récit ne parvient jamais à s’attacher réellement à comprendre son personnage et la dimension du mouvement qu’elle représente. L’imagerie léchée du long-métrage prend le pas sur un véritable travail de fond pour un film sans aspérité qui demeure anecdotique alors qu’il représente une figure aussi marquante que clivant du 21ème siècle.
Parcours passionnant mais un peu décousu d'Oksana Chatchko, créatrice avec deux amies du mouvement FEMEN. Ce biopic retrace l'essence même de la lutte de ces jeunes filles, à savoir la corruption et la prostitution tolérée en Ukraine. Les revendications et surtout les actions vont ensuite s'exporter dans d'autres pays. Charlène Favier ("Slalom") narre cette histoire tout en nous montrant chronologiquement la dernière journée d'Oxana à Paris. Entre le pouvoir, la prison ou la récupération politique du mouvement, c'est tout un ensemble que cette frêle guerrière combattait, même s'il est dommage de ne pas se focaliser sur ça et de jouer sur deux tableaux. Par contre, l'interprétation de la jeune comédienne ukrainienne Albina Korzh est sublime.
Oxana est l’une des fondatrices des FEMEN dont Irina, arrivée plus tard, récupérera la couronne. Au départ l’idée est une révolution anti-patriarcale, bien avant metoo, puis le mouvement s’internationalise et se politise. Après Slalom Charlène Favier filme à nouveau une femme exemplaire mais semble comme intimidée par son icône qui à force d’en peindre pendant sa jeunesse artistique a fini par en devenir une elle-même.
Un film très dans l'ère du temps qui met en scène la pionnière du mouvement femen.
C'est très instructif, les actrices jouent très bien, la mise en scène est soignée et hormis pour le premier quart un peu ennuyant c'est un sans faute.