Polar lent mais bien mené, qui s'essouffle un peu vers la moitié du film, mais qui reste correct dans l'ensemble. La musique est belle et quasi omniprésente. spoiler: La fin est particulière et nous laisse sur notre faim du coup on s'imagine un autre dénouement...
Sean Penn semble s'être légèrement trompé de cible. Désireux d'une mise en scène assez contemplative, il manifeste son habileté à filmer les paysages et le calme trompeur mais le sujet réel du film - à savoir le parcours intime d'un policier obsédé par une inconsciente promesse - ne parvient pas à prendre le dessus sur l'enquête, présentée sur un rythme nerveux puis délaissée, par le manque d'empathie ressenti pour ce héros pourtant incarné avec conviction par un Jack Nicholson pudiquement intense. Malgré une galerie de personnages potentiellement intéressants (ne serait-ce que grâce aux acteurs engagés!), aucun n'obtient une réelle place au sein de cette amère tragédie. Prometteur mais inabouti.
Aussi bon devant que derrière la caméra, Sean Penn réussit une histoire humaine et originale où Jack Nicholson rayonne dans un jeu bouleversant au milieu de superbes paysages. Robin Wright enlaidie est émouvante et une mention particulière pour Benicio Del Toro en suspect déjanté. Toutefois la fin m’a laissé sur ma faim.
Excellent thriller, du grand cinéma. Jack Nicholson est magique en flic à la retraite obstiné et acharné pour retrouver un tueur en série... Mais jusqu'où la folie peut le pousser . Bravo pour ce film. La meilleure réalisation de Sean Penn
Sean Penn signe un film policier au rythme lent qui s'appuie sur un excellent Jack Nicholson. Le scénario est plutôt classique : un flic à la retraite décide de retrouver le meurtrier d'une petite fille pour honorer la promesse qu'il a faite à la maman. Le film est fort lent et l'enquête passe un peu au second plan car Sean Penn s'attarde plutôt sur la personnalité du policier. Le final est inattendu et nous laisse un peu sur notre faim.
Film d'enquête très basique. Il y a l'intuition heureuse de cet enquêteur de police, spoiler: cette jeune fille utilisée pour mieux servir d'appât (seule originalité)
Pas vraiment de surprise dans ce film, j'ai vu des téléfilms plus prenants.... 3,1/5
Il est assez surprenant de voir le succès rencontré par The Pledge, qui au final, ne vaut que comme un bon somnifère. En effet, après un début long, limite ennuyeux, on pensait qu'une fois le scénario et le décor plantés, Jack Nicholson pourrait nous surprendre. Et bien détrompez-vous ! Aucun rebondissement, pas d'action, pas de suspens, rien. Le film devient vite pompeux et sans intérêt. La fin quant à elle relève de la calomnie ! Tout ça pour ça ?!?!? Oui, tout ça pour ça. Pas de quoi en faire un long métrage avec un acteur aussi renommé, qui pour le coup, a pris une ride. Navrant.
Un intérêt mitigé pour ce polar réalisé par Sean Penn. L'image est belle, mais le rythme est très lent. Après une très longue entrée en matière, l'histoire s'anime quelque peu pour nous sortir de l'ennui et nous proposer un espoir de suspense finalement déçu malgré un très bon Jack Nicholson.
Six ans après "Crossing Guard", Sean Penn retrouve Jack Nicholson pour "The Pledge". Ce dernier reste d'ailleurs le plus grand motif d'intérêt pour ce film adapté du roman de Friedrich Dürrenmatt. Dans la peau de ce flic à la fois téméraire et incompris, le grand Jack livre une bonne performance, faisant oublier les failles alentour. Car "The Pledge" s'avère être un polar somme toute moyen, acceptable certes mais usant régulièrement de grosses ficelles pour appuyer sa démonstration. Penn se montre justement excessivement démonstratif, usant d'une distribution faussement prestigieuse et d'une esthétique de type carte postale comme pour masquer les pas d'une réalisation hésitante. Non pas que l'ensemble ne soit pas convenable mais la consistance demeure bien fragile.
Bien que débutant comme un polar, « The Pledge » est surtout un drame noir, à l’ambiance lourde. Devant la caméra de Sean Penn, Jack Nicholson joue un ancien flic dévoré par la promesse qu’il a fait aux parents d’une jeune victime quelques heures avant sa retraite. Un rôle bouleversant pour un bon film qu’il l’est moins et qui s’empâte de longueurs.
Un petit bijou que ce film policier qui ne respecte pas les codes classiques du polar mais qui pour autant en a tous l3s ingrédients. Ici on s’intéresse plus à l'enquêteur et son jusqu'au boutisme qu'à l’enquête à proprement parlé. Mise en scène ultra délicatesse esthétique. Et un Nicholson magnifique et touchant dans un de ses plus grands derniers rôles.
A quelques heures de prendre sa retraite, le flic Jerry Black fait le serment à des parents bouleversés de retrouver le meurtrier sauvage de leur fillette. Le sujet de Sean Penn n'est pas spécialement original. Mais on y verra moins un thriller policier classique qu'un drame criminel sensible, en vertu du personnage humain et modeste qui est celui de Jack Nicholson, dans une interprétation "en douceur, c'est-à-dire sans l'exubérance où l'acteur excelle, en vertu aussi des moments douloureux du drame, que le réalisateur n'élude pas. Sa mise en scène est une lente et inquiète progression dans l'attente d'une possible récidive. En attendant de savoir s'il y a un tueur en série à découvrir -chimère ou clairvoyance du vieux flic ?- Black "occupe le terrain" et son temps désormais libre. On suit sans désintérêt une intrigue dont les contingences et la progression sont toutefois assez communes; je suis par ailleurs un peu rétif à ce procédé dramatique, au dénouement, du danger que court une petite fille suivant un suspense macabre qui met mal à l'aise. Car on a en tête la dépouille ensanglantée, insupportable, de la gamine du début du film.
Un thème plusieurs fois ressassé et souvent très brûlant que Sean Penn exploite avec une sensibilité bienvenue dans The Pledge. Il ne se concentre pas tant sur l'enquête que sur l'exploration du personnage de Jack Nicholson (parfait) et offre plus un thriller psychologique que policier. L'obsession qui habite le personnage est palpable et hante l'oeuvre du début jusqu'à la fin. Ce n'est pas tant la résolution de l'énigme qui importe mais jusqu'où cette hantise va porter Nicholson. D'ailleurs, la fin très bien penser appuie cet effet en dérobant toute solution au spectateur, le laissant contempler sa propre frustration en même temps que l'on vit Nicholson en proie au délire.
Sean Penn, réalisateur ultra-méticuleux, à l'art de s'attarder sur des personnages secondaires ou sur des détails sans grandes importances mais qui donnent à ses films un réalisme glaçant. Le dénouement, aussi frustrant que génial, les décors magnifiques et l'interprétation encore une fois magistrale de Jack Nicholson font de ce film, injustement méconnu, un must du genre.